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    L'Encyclopédie sur la mort


    La musique funèbre

    Euripide

    Dans «Musique du deuil», Des lyres et cithares. Musiques et musiciens de l'Antiquité. Précédé d'en entretien avec Annie Bélise, Textes réunis et présentés par Séline Gülgönen, Paris, Les Belles Lettres, 2010, S. Gürgönen recueillit Euripide et Plutarque pour nous présenter deux scènes de deuil* tragique où la musique et les chants funèbres expriment et apaisent la douleur causée par la mort. Le pouvoir thérapeutique de la musique est comparable à celui du vin.
    « Hélène, la tragédie d'Euripide, met en scène l'histoire funeste de l'héroïne grecque. Elle s'ouvre par une adresse aux spectateurs, dans laquelle Hélène les prend à témoin de ses malheurs. Un rescapé de la guerre* de Troie arrive alors, et lui raconte le désastre dont elle est la cause. Après son départ, Hélène chante, dans la parados (entrée sur scène du choeur) sa souffrance, en invoquant la musique funèbre.» (S. Gülgönen. o.c., p. 164)

    HÉLÈNE. - À l'instant où je vais préluder au thrène gémissant de mes grandes douleurs, ah! quels sanglots pousser, ou quel mode entonner? Est-ce celui des pleurs, des plaintes ou des deuils? Aï... Aï ... !

    (Pendant qu'Hélène chante la première strophe de cette parados, tournèe vers le tombeau, dans l'orchestra entre peu à peu le choeur, composé de captives grecques, compagnes et suivantes d'Hélène.)

    Jouvencelles ailées, ô vierges filles de la terre, Sirènes, puissiez-vous venir à mes plaintes faire écho sur le lotos de Libye ou la syrinx, apportant à mes cris funèbres des larmes bien à l'unisson, des accompagnements de peines à mes peines, et de chants à mes chants. Que Perséphone*, afin de s'unir à mes thrènes, fasse monter vers nous de lugubres concerts et reçoive en retour, dans son palais nocturne, le péan tout mouillé de pleurs que je dédie aux misérables morts.

    Euripide, Hélène, 164-179

    «La musique de funérailles est jouée sur des aulois courts, dans un registre très aigu, pour accompagner les thrènes ou chants funèbres.» (S. Gülgönen, o.c., p. 165)

    Les chants funèbres et les airs d'aulos dans les funérailles nous bouleversent d'abord et font jaillir nos larmes, mais à mesure qu'ils portent notre âme à la pitié, ils endorment insensiblement et font disparaître le chagrin: de la même façon, on peut voir que le vin, après avoir provoqué le trouble et suscité les comportements les plus violents, ramène aussi la détente et apaise l'intellect, qui retrouve le calme en s'enfonçant davantage dans l'ivresse.

    Plutarque, Propos de table III, 8, 657a









    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:-1-11-30

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