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    La polyphonie aux XVe et XVIe siècles

    Léo-Pol Morin
    LA POLYPHONIE AUX XVe ET XVIe SIÈCLES


    Le mot polyphonie vient du grec, et veut dire plusieurs sons, ensembles ou superposés. Jadis, on chantait à l'unisson. Il n'y avait que la monodie. Peu à peu, le génie des musiciens inventa une façon nouvelle de combiner les voix, d'abord par mouvement parallèle, puis par mouvement contraire, enfin plus librement, à mesure que grandissait la science de l'écriture. Le mot contrepoint vient de ce que, au moyen âge, les mélodies étaient écrites sous forme de points, les uns sur les autres, selon le nombre de voix. On disait des points contre des points.
    Les historiens nous disent que l'honneur d'avoir inventé le contrepoint revient à la France. Les moines du XIIe siècle usaient de ce procédé et au XIIIe Adam de la Halle, Garlande et Guillaume de Machaut en précisent la formule. Cependant, la polyphonie et le contrepoint se sont développés partout en Europe presque en même temps. Et au XVIe siècle on voit apparaître des noms de musiciens qui sont demeurés considérables dans l'histoire de la musique: Josquin des Prés, Guillaume Dufay, Obertht, Dietrich, etc... Les musiciens voyagent et apportent avec eux une technique dont profitent les pays où ils vont s'installer. Aussi bien, la musique se propage grâce à l'imprimerie de la musique, laquelle est due à un Italien du commencement du XVIe siècle. On voit aussi paraître les premiers essais de gravure sur cuivre et enfin la gravure sur zinc, dont on se sert toujours. Déjà, de grands progrès se sont accomplis et on entre dans les grandes époques de la musique. L'art musical, lent à se former, en retard sur les autres arts, va désormais marcher vite et, aux noms déjà fameux que je mentionnais plus haut, on doit ajouter ceux de Palestrina d'abord, Monteverdi, Roland de Lassus, les Gabrielli, Jacobus Gallus, Vittoria, Morales, Marenzio, Morley, Byrd, tous magnifiques fleurons de la Renaissance, et qui s'étendent sur tous les pays d'Europe.
    Le madrigal est une forme et un genre essentiellement du XVIe siècle. Le madrigal est une pièce de poésie d'origine italienne, exprimant le plus souvent des pensées galantes ou des sentiments tendres, mais il y en a aussi de caractère spirituel ou religieux. Les musiciens s'emparent de ces textes précieux, qui prêtent au traitement musical. Ils les traitent de forme polyphonique, c'est-à-dire à plusieurs voix, avec accompagnement de luth, violes ou guitares. Bref, ils en font un genre musical qui jouira d'une vogue immense pendant plusieurs siècles.
    La plupart de ces madrigaux sont déjà des petits drames ou comédies musicales qui vont donner naissance à l'opéra. En effet, Vecchi et Peri, parmi d'autres, s'essayent déjà à l'opéra, et Monteverdi en fixe le plan et la forme de façon magistrale dès le début du XVIIe siècle.
    On a mis cette musique sur disque, par bonheur. Cependant, la musique ancienne est plus rare, sur disque, que celle que nous appelons la moderne. Et puis, il y a la guerre qui nous prive de certaines ressources européennes. Je n'ai donc pas sous la main l'un de ces beaux madrigaux anglais ou italiens que j'aimerais étudier. Car ce sont les plus beaux de cette époque, surtout ceux de Morley et de Biggons. Cependant, j'en ai trouvé un qui est fort joli, sur un poème de Ronsard. C'est Mignonne, allons voir si la rose... mis en musique par Guillaume Costeley, musicien français du XVIe siècle, mais d'origine irlandaise. C'est une chanson à quatre voix mixtes. Les voix entrent successivement, la basse entrant la dernière sur le mot « las! », dont elle souligne la mélancolie...
    Il existe aussi sur disque un fragment de messe de Palestrina, un Offertoire, chanté par le chœur de la Chapelle Sixtine, sous la direction de Perosi. Palestrina doit son nom à sa patrie. Il fut un jour remarqué par l'archevêque de son pays d'origine qui, devenu pape sous le nom de Jules III, l'appela à Rome pour lui confier la direction de la chapelle Julia, école préparatoire à la Sixtine. Les messes de Palestrina ont été l'objet de bien des discussions, notamment la Messe du pape Marcel, dont le thème est emprunté à l'art profane; mais cette messe est d'un caractère si profondément religieux qu'elle a été non seulement tolérée, mais recommandée comme modèle aux musiciens de son temps.
    La musique instrumentale fait aussi son apparition au XVIe siècle. La viole, ou vielle, existait au temps des troubadours, mais le luth semble être l'instrument par excellence du XVIe siècle. Le fameux luthiste espagnol Luis Milan a créé le premier une écriture et un style propres à cet instrument difficile, ingrat et, au fond, pas très satisfaisant pour nous aujourd'hui, surtout si on le compare à l'épinette et au clavecin, qui le détrôneront un peu plus tard.
    Le luth est un instrument à cordes pincées, très ancien, de la famille des guitares. C'est le premier instrument pour lequel on ait écrit des oeuvres un peu élaborées. Le luth avait ses virtuoses. Cet instrument revêche pouvait se prêter à une certaine virtuosité.

    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01

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