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    Impression du texte

    Dossier: Médecine

    Vers une nouvelle médecine et de nouveaux docteurs

    Robert Mendelsohn
    Ce texte truffé de remarques humoristiques n'en est pas moins alarmant, et surtout en ce qui concerne la santé des femmes.
    Ce colloque témoigne du scepticisme grandissant à l'égard de la médecine et du désir de trouver d'autres modes de guérison. J'ai toujours eu un grand respect pour la tradition médicale française. Lorsque je vais à Paris, je vois, entre autres, des pharmacies homéopathiques, ce qui n'existe pas aux États-Unis. Je sais que ce n'est pas par hasard si les docteurs Le Boyer et Michel Odent sont tous deux issus de la tradition française. Ce qui me plaît beaucoup dans la méthode Le Boyer, c'est qu'il insiste pour que l'accouchement se fasse dans une lumière diffuse. Je pense que c'est une très bonne façon d'empêcher l'obstétricien qui n'y voit plus grand chose d'intervenir inconsidérément.

    Je vous prierai d'abord de m'excuser pour deux raisons: la première parce que je ne parle pas français, la deuxième, parce qu'étant médecin et par conséquent, ayant été formé à penser selon d'étranges principes, je suis accablé d'une tare que vous voudrez bien me pardonner. Vous connaissez notre puissance à nous les grands-prêtres de la médecine moderne: qui d'autre peut avoir assez d'autorité sur vous pour que la plupart du temps vous acceptiez d'enlever vos vêtements quand nous vous en donnons l'ordre? Nous pratiquons dans un temple, que nous appelons hôpital, que j'ai personnellement surnommé le Temple de la Fatalité, car vous pouvez y contracter des germes que vous n'attraperiez nulle part ailleurs.

    Dans les facultés de médecine, on nous enseigne un catéchisme selon lequel nous devons toujours répondre à un patient qui nous pose des questions: «FAITES-MOI CONFIANCE», et si ce patient est une femme: «CHÈRE MADAME, faites-moi confiance». Si un patient vient me voir avec des données contraires aux miennes, je lui dis alors: «À quelle école de médecine avez-vous étudié?». Si je veux convaincre une femme de se faire enlever l'utérus,je m'abstiens de mentionner que le taux de dépression postopératoire est 8 fois plus élevé chez les femmes ayant subi l'hystérectomie que pour toute autre forme de chirurgie. J'évite de lui dire qu'il est scientifiquement prouvé que 40% des femmes ayant subi l'hystérectomie n'ont plus jamais de relations sexuelles. Au lieu de cela je dis à cette femme: «Ce n'est qu'une opération comme les autres». Je ne dis pas «utérectomie», je dis bien hystérectomie, dont la racine est hystérie. Si vous cherchez les raisons justifiant cette opération, vous constaterez qu'elle fut introduite pour rendre les femmes plus dociles et pour pouvoir les contrôler plus facilement. Ce sont les mêmes raisons qui incitent le vétérinaire à recommander la stérilisation des animaux femelles. De même, si je dois convaincre une femme de subir une mamectomie, je lui dis: «Mais pourquoi tenez-vous tant à vos seins, votre mari vous aime pour vous et non pour vos seins», pour mieux la disposer à subir cette intervention chirurgicale dangereuse dont toutes les conséquences ne sont pas encore connues. Si j'ai comme patient une personne âgée, je lui demande d'emblée: «Mais qu'attendez-vous de plus à votre âge?» C'est pour cette raison que personnellement, je recommande à toute personne d'un certain âge, qui doit voir un médecin, de dire qu'elle n'est âgée que de 35 ans! Après tout c'est nous qui connaissons notre âge! Je me souviens de cet homme de 70 ans qui, aux prises avec une douleur à la jambe droite, va consulter un médecin qui l'examine et lui dit: «Mais qu'attendez-vous d'autre à votre âge? Et le vieil homme de répondre: «Mais docteur, ma jambe gauche a aussi 70 ans».

    On m'a appris à la Faculté de médecine à répondre à un patient qui me demande quels sont les effets secondaires de tel médicament: on n'a recensé que 7 cas d'intolérance sur un million. Dans la localité de Belleville, située dans le sud de l'Illinois, où je suis né, dans la salle d'opération de l'hôpital local, on a par inadvertance interverti deux jeunes patients qui devaient subir dans un cas, l'ablation des amygdales et dans l'autre, une opération sur le bout du pénis. Le premier garçon subit donc une opération au pénis et le deuxième se fit enlever les amygdales. Le docteur responsable se défila en protestant que ce cas ne se produit qu'une fois sur un million. L'hôpital fit savoir qu'elle ferait cadeau aux deux enfants de l'opération qu'ils devaient subir à l'origine.

    Si des effets secondaires se manifestent suite à la consommation de médicaments, ou si vous souffrez de complications dues à une opération, le médecin vous dit: «Vous prenez un risque chaque fois que vous traversez la rue», ce qui me fait rire parce que les médecins semblent croire que les gens traversent la rue les yeux fermés. Ils ignorent que vous avez la possibilité de regarder dans les deux directions en traversant la rue et de voir ce qui vous arrivera. Mais les médecins ne vous donnent pas cette possibilité: ils ne font que vous réciter le catéchisme de la religion qu'ils ont appris dans les écolesde médecine.

    Si vous demandez à un médecin quel régime alimentaire adopter, il vous répondra: «Suivez un régime bien équilibré», et si vous voulez savoir ce qu'est d'après lui un régime bien équilibré, vous n'avez qu'à lire le menu d'un hôpital. Vous pourrez observer chez les pédiatres, dont je fais partie, leur passion pour le Jell-o: les pédiatres prennent plaisir à donner cette infâme gelée à de pauvres enfants sans défense.

    Depuis qu'un grand nombre de mères ont choisi l'allaitement naturel pour leurs enfants, les pédiatres ont dû se plier à leur volonté. Comment réagissent-ils lorsqu'une future mère leur apprend qu'elle nourrira son enfant au sein? Ils disent: «Je suis ravi que vous ayez choisi l'allaitement naturel, parce que le lait maternel est l'aliment le plus parfait que la nature ait créé, mais... ce n'est pas encore assez parfait: vous devez donner à votre enfant des vitamines supplémentaires, vous devez lui donner de la vitamine C, ou de la vitamine A, ou des gouttes de fluor» (ou tel supplément à la mode), parce qu'ils sont persuadés que Dieu a commis une erreur en ne mettant pas telle ou telle substance dans le lait maternel!

    Tout comme les pédiatres sont persuadés que Dieu a erré en créant le lait maternel, les obstétriciens sont convaincus que Dieu s'est trompé en ne posant pas de fermeture-éclair sur le ventre des femmes. Aux États-Unis, le taux de naissances par césarienne n'a pas encore dépassé 30% que les obstétriciens cherchent déjà à atteindre le chiffre de 100%. Il y a quelques mois, lors d'un débat sur les césariennes, je m'opposais à un des plus éminents obstétriciens de New-York, lequel s'objectait aux mots que j'employais pour décrire la césarienne: «Docteur Mendelsohn me disait-il, pourquoi utilisez-vous tout le temps l'expression "le médecin lui ouvrit le ventre", et non «le médecin pratiqua une césarienne»?

    Comme si les mots changeaient quoi que soit à la réalité. Les résultats demeurent les mêmes.

    Pour que vous ne supposiez pas que tout ce que je dis est le fruit de mon imagination, j'ai apporté quelques documents qui témoignent de la façon de penser des médecins. Je n'ignore pas l'importance de la documentation, particulièrement pour ceux qui parmi vous ont poussé leurs études plus loin que le niveau collégial. Si votre degré de scolarité correspond au niveau secondaire, vous pouvez toujours changer d'opinion en vous basant sur le simple bon sens, mais pour ceux et celles qui ont obtenu un baccalauréat, une maîtrise ou un doctorat, et qui ne peuvent changer d'opinion que sur la foi de documents sérieux, je ferai état de quelques documents.

    Le premier document est extrait non pas d'un guide de remèdes alternatifs, de magazines de prévention ou des bulletins de l'American Natural Hygiene Society ou d'une de mes publications favorites, mais directement du bulletin de l'American Médical Association. On nous rapporte le fait suivant: le sénateur Ted Kennedy, témoignant devant un comité de membres du Congrès, raconta que lorsqu'il était jeune, il se blessa gravement à l'épaule en skiant au Vermont. Son père le fit examiner par quatre médecins, tous chirurgiens orthopédiques. Trois d'entre eux recommandèrent que le futur sénateur soit opéré et le quatrième suggéra qu'on ne fasse rien. Joe Kennedy compara les diplômes des quatre chirurgiens et, constatant qu'ils s'équivalaient, prit la décision de ne rien faire. Le sénateur démontra au comité que son épaule avait guéri d'elle-même. Le comité fit venir le représentant de l'AMA, le docteur Lawrence Weed, doyen de la faculté de médecine de l'Université du Vermont, pour avoir son opinion. Le docteur Weed fit le commentaire suivant: «L'épaule du sénateur aurait probablement guéri aussi bien si l'opération avait été pratiquée». Je me demande si on peut trouver en dehors du milieu médical des gens qui raisonnent de cette façon!

    Voici la publicité parue dans le, même journal, le AMA News, d'une drogue connue, le valium. J'adore les noms que les docteurs donnent aux drogues. Le valium ne vous rend-il pas vaillant, le librium ne vous libère-t-il pas, et pour ceux et celles qui se souviennent du latin, le sinequan ne vous fait-il pas penser à sine qua non? Que dire de la pro-cardia, une nouvelle drogue pour le coeur? Qui oserait dénigrer une drogue dont le nom même indique qu'elle est favorable au coeur? Pouvez-vous concevoir une drogue dont le nom serait anti-cardia?

    Je vais vous lire les informations relatives à la prescription du valium; je lirai en premier l'emploi indiqué et puis les effets secondaires du valium. On suggère l'emploi de valium dans les cas de tension, d'état d'anxiété, de fatigue, de dépression, d'agitation, de tremblement, d'hallucinations, de spasmes musculaires et de spasticité. Voilà les raisons pour lesquelles on prescrit le valium. Maintenant, voici les effets secondaires possibles: confusion, somnolence, dépression, etc. J'ai un classeur plein de documents comme ceux que jeviens de vous, lire, mais j'ai reçu des instructions où, tout en considérant qu'une critique de la médecine conventionnelle est inévitable, on me suggère de ne pas m'étendre trop longuement sur cet aspect. Je tenterai plutôt de lancer le débat en montrant qu'il existe d'autres solutions.

    Tout d'abord, je dois admettre que j'hésite à employer certains mots tels qu'«option», «alternative» et même «médecine douce» parce que comme vous le savez, aux États-Unis, doux signifie mou et a une connotation péjorative; il est mal vu d'être «soft-headed» (faible d'esprit), il vaut mieux être «hard-headed» (avoir la tête dure), il est bon d'être «hard-nosed» (d'être endurci). J'ai donc des réticences devant ces mots. J'hésite devant le mot choix parce que d'une part, je suis en faveur de la liberté de choix et d'autre part, je m'oppose à la liberté de choix. Si j'avais le pouvoir de décider, je ne permettrais à aucune femme d'accoucher dans un hôpital à moins d'avoir eu au préalable une consultation obligatoire avec une sage-femme. Je ne permettrais pas qu'une personne se fasse ouvrir le dos avant d'avoir eu une consultation obligatoire avec un chiropraticien. Au cas où vous ne le sachiez pas, on m'a enseigné dans les écoles de médecine de ne pas FRAYER, c'était l' expression employée, avec les chiropraticiens. Quelques années après que j'eus obtenu mon diplôme de médecin, on m'a permis de m'ASSOCIER avec des chiropraticiens. Il y a trois ans, après que les chiropraticiens eurent poursuivi en justice l'American Médical Association, on me permit de CONSULTER les chiropraticiens, et je prédis que si cette tendance se maintient, avant longtemps, nous médecins, nous aurons l'autorisation d'épouser des chiropraticiens. Ce sera le mariage interprofessionnel de l'année!

    Comme toute religion, celle de la médecine moderne a son éthique, et c'est de là que vient le danger, parce que les médecins obéissent à une éthique différente de celle des gens ordinaires. Par exemple, on nous apprend que l'honnêteté est la meilleure police qui soit. Il n'en va pas de même en médecine: on apprend au futur médecin à ne pas révéler toute la vérité à ses patients, on lui démontre que s'il a le malheur d'avertir ses patients des effets secondaires des drogues qu'il leur donne, ils ne les prendront pas. Et c'est très juste car lorsque sur l'ordre du gouvernement américain, on fut obligé d'indiquer sur chaque boîte de pilule anti-contraceptive ses effets secondaires, les ventes diminuèrent de 30%.

    Lorsqu'on fit la lumière sur le problème de l'intoxication par le valium, grâce à Barbara Gordon qui a écrit un livre remarquable: Im dancing as fast as I can (Je danse aussi vite que je peux), les ventes de valium diminuèrent de 40%. L'étudiant en médecine, lorsqu'il assiste à une césarienne pour la première fois, apprend à ne pas se précipiter hors de la salle d'accouchement pour communiquer la nouvelle à la famille qui attend. Au lieu de cela, on tient un conciliabule stratégique, et c'est alors que le médecin en herbe est initié à l'art du mensonge, des explications évasives et de la tergiversation, et il retiendra cette leçon jusqu'à la fin de ses jours. Vous devez toujours vous attente à ce que le docteur ne vous dise pas toute la vérité; c'est la marque distinctive de l'éthique médicale moderne. Si vous ne me croyez pas, essayez le test d'honnêteté du docteur Mendelsohn: la prochaine fois que vous irez chez le médecin et qu'il vous donnera des médicaments puissants ou quelque drogue que ce soit, demandez-lui quels sont les effets secondaires de ce médicament. Lorsqu'il vous aura dit ce qu'il croit devoir vous dire, plutôt que d'être un patient soumis qui se rend directement chez le pharmacien, faites un détour par la bibliothèque publique et prenez vingt minutes pour lire ce que le dictionnaire mentionne au sujet de ce médicament. Vous serez alors en mesure de décider si vous devez retourner chez votre docteur, cette fois accompagné d'une bande de parents costauds pour avoir une petite discussion avec lui.

    Permettez-moi de vous citer d'autres documents. Le docteur Leo Wrigler, professeur à l'Hôpital universitaire du Minnesota a dit: «Le médecin n'est pas chargé de dire la vérité à ses patients, le médecin a la responsabilité de dire aux patients seulement ce qu'ils doivent savoir pour faire ce qu'il croit être bon pour eux.»

    C'est ce qu'on enseigne dans les écoles de médecine. On enseigne que Dieu a commis une foule d'erreurs, non seulement du point de vue obstétrical, non seulement du point de vue pédiatrique; on enseigne que Dieu s'est trompé en créant les amygdales puisque les chirurgiens s'acharnent à les enlever; je suis d'accord avec eux là-dessus car lorsque je recréerai le corps humain, je placerai les amygdales à un endroit inaccessible au bistouri. C'est la première chose que je ferai.On a même appris aux docteurs qu'il y a un défaut dans les organes génitaux de la femme et, comme je présume que vous ne croirez pas ce que je vais dire sans que je vous en donne la citation, je vais vous la lire. Le docteur James C. Burt a mis au point une procédure qu'il appelle «chirurgie d'amour» et il soutient qu'elle accroît le potentiel orgasmique de la femme. Selon sa conception: «Les femmes ne peuvent connaître l'orgasme total, parce que le design anatomique du vagin de la femme est imparfait». C'est une autre petite erreur qu'a commise Dieu. Il soutient que «le clitoris n'est pas assez sensible à la stimulation par le pénis lors du coït, ce qui cause une inaptitude physiologique au coït chez la femme».Voilà ce que J'appelle un diagnostic créatif. Une fois le diagnostic posé, le docteur doit intervenir et il intervient. Pour compenser cette déficience, le docteur Burt a conçu une opération qu'il a nommée «le Mark II Vagina». C'est ici que le tout devient intéressant. Pour environ 1500$ U.S., les femmes peuvent se payer le Mark II qui consiste à allonger le vagin en sectionnant le muscle pubien. Pour ceux et celles qui se souviennent de leur anatomie, c'est le muscle qui soutient la vessie. Lorsque vous sectionnez ce muscle pour reconstruire les organes génitaux d'une femme en rapprochant le vagin du clitoris, vous prédisposez cette femme à l'énurésie et à une foule d'autres problèmes plus tard au cours de sa vie. Pour finir, toujours selon le docteur Burt, environ 4,000 femmes ont subi l'opération et plusieurs de ces opérations ont été pratiquées expérimentalement durant une autre intervention chirurgicale sans que la femme en ait connaissance. Quelqu'un peut-il me dire de quelle intervention il s'agit? De la fameuse épisiotomie. Eh oui, le docteur dit à la femme: «Vous devez me laisser faire cette opération sinon le bébé ne pourra pas émerger de l'utérus» ou encore «Laissez-moi faire cette épisiotomie pour que je puisse vous "recoudre" aussi parfaitement que si vous étiez vierge» Mais il se garde bien de dire que l'épisiotomie peut s'infecter et que les infections consécutives à l'épisiotomie sont la cause, aux États-Unis, de 20% de toutes les mortalités maternelles.

    Vous ne devez pas vous étonner si les médecins suivent un système d'éthique particulier. Nous assistons aujourd'hui à la faillite de la médecine moderne, nous le voyons aux États-Unis et au Canada. L'année dernière fut une année extraordinaire car les admissions dans les hôpitaux ont chuté de 25% et présentement aux États-Unis, on parle de fermer de nombreux hôpitaux. 10% des obstétriciens ont cessé de pratiquer suite à l'escalade vertigineuse des taux d'assurance professionnelle qui ont atteint les 100,000$ aux États-Unis, et certains, moi y compris, sont convaincus que si nous réussissons à faire grimper les taux d'assurance professionnelle jusqu'à 200,000$ par an, peut-être que tous les obstétriciens devront cesser de pratiquer et alors la naissance pourra se faire là où elle devrait avoir lieu: dans les foyers entre les mains des sages-femmes.

    Je veux maintenant vous donner quelques règles pour vous aider à trouver un bon médecin. La première: cherchez un médecin qui sait comment mener à bien une naissance à la maison et qui encourage cette pratique. La deuxième: cherchez un médecin qui, lorsqu'il immunise vos bébés, vous avertisse des effets secondaires de l'immunisation pour que vous puissiez faire votre choix. La troisième: quelqu'un qui, lorsqu'il prescrit des médicaments puissants, vous donne les informations relatives à la prescription de ce médicament. La quatrième s'applique particulièrement aux États-Unis: cherchez un médecin qui acceptera d'aller en cour défendre ses patients, même si cela exige qu'il témoigne contre un autre docteur. Cela vaut aussi pour le Canada; j'ai eu l'occasion de comparaître devant les tribunaux en diverses circonstances. Entre autres, récemment, à Ottawa, où j'ai eu à témoigner pour un enfant de Témoins de Jéhovah dont les parents s'opposaient à toute transfusion de sang (il est devenu évident avec l'épidémie de SIDA que les Témoins de Jéhovah savaient ce qu'ils faisaient longtemps avant que la science ne nous révèle les dangers inhérents aux transfusions). C'est pourquoi lorsque je passe à la télévision, je regarde droit dans l'objectif de la caméra et je dis à tous ceux et celles qui me regardent depuis un lit d'hôpital: «Si votre docteur entre dans votre chambre et menace de vous faire une transfusion de sang, faites-lui croire que vous êtes Témoin de Jéhovah». Des études révèlent que lorsqu'il s'agit d'asepsie, le groupe qui est le moins susceptible de se laver les mains est celui des médecins. Des études à l'échelle nationale démontrent qu'en gros, tout le personnel de l'hôpital se lave les mains entre chaque patient: les infirmières, les techniciens, etc. tous se lavent excepté les médecins. Les médecins ne se lavent les mains que dans 17 interventions sur 100, soit 1 patient sur 8. Je dis aussi aux gens qui me regardent: «Lorsque votre docteur viendra dans votre chambre, épiez-le pourvoir s'il se rend au lavabo, et s'il ne le fait pas, dites-lui: Docteur, voudriez-vous lavez vos mains sales avant de toucher à mon corps bien propre».

    Il existe trois occasions de fréquenter le médecin. La première: si on vous y porte. Comme la plupart d'entre vous le savez, je recommande de ne pas aller chez le médecin à moins qu'on ne vous y porte. Je fonde cette recommandation sur les grèves de médecins. Dans tous les pays, sans exception, lorsque les docteurs font la grève, on remarque le même résultat: le taux de mortalité baisse. La première grève a eu lieu en Saskatchewan en 1968: le taux de mortalité diminua. La deuxième grève eut lieu à Los Angeles en 1974 et, selon le professeur Milton Raymer de l'École de Santé Publique de UCLA, le taux de mortalité tomba de 17%. La troisième grève a eu lieu en Colombie, Amérique du Sud, et le taux de mortalité dégringola de 37% . Mais la grève que je préfère est celle d'Israël. Elle dura 85 jours et la mortalité diminua de 50%, ce qui alerta les entrepreneurs de pompes funèbres qui découvrirent que le même taux avait été atteint 20 ans auparavant lors de la dernière grève des médecins.

    Pour vous illustrer la façon de penser des médecins, lorsque les entrepreneurs en pompes funèbres demandèrent au président de la Société Médicale d'Israël d'expliquer ce phénomène, il leur répondit: «Nous médecins n'avions plus à nous occuper que des cas urgents, nous n'étions plus embêtés par les plaintes quotidiennes et banales de nos patients habituels et ainsi, nous étions en mesure de consacrer le meilleur de nos énergies au soin des vrais malades et de sauver des vies». On ne saurait trouver de meilleur argument pour justifier une grève perpétuelle des médecins. Ma première règle donc est la suivante:évitez ce qui en ma qualité de médecin, me trouble un peu d'aller chez le docteur; allez voir un parent, parlez à grand-mère ou à une tante ou à quelqu'un de votre famille qui a une grande expérience dans le soin des malades; si cela ne suffit pas, allez voir ce qu'on appelle les nouveaux thérapeutes, les réflexologues, les nutritionnistes et les gérants de magasins d'aliments naturels et j'en passe. Vous remarquerez que tous ces guérisseurs parallèles bénéficient d'un grand avantage: la loi leur interdit de prescrire des médicaments ou de pratiquer des opérations chirurgicales; ils ne sont donc pas dangereux: ils ne peuvent vous causer autant de tort que les docteurs. Bien sûr, les docteurs les qualifient de charlatans. La raison pour laquelle ils les qualifient de charlatans, c'est qu'ils redoutent d'être les premiers traités de charlatans. Le Office of Technology Assessment (Bureau d'Evaluation des Technologies) du Congrès américain a mené une étude publiée en 1979 ou elle a démontré que seulement 10 à 20% des médicaments en circulation aux États-Unis se sont avérés à la fois sans effets secondaires graves et efficaces. Cela signifie que seulement 10 à 20% des remèdes distribués aux Etats-Unis sont, du point de vue scientifique, valables, ce qui veut également dire que les autres, soit 80%, sont néfastes ou nuls: c'est une façon polie de dire que c'est du charlatanisme médical.

    La deuxième règle que vous devez suivre est d'aller consulter les guérisseurs qui oeuvrent hors du giron de la médecine: je soutiens que ces gens seront les médecins de l'avenir. J'ai vécu de près des expériences avec ces guérisseurs: ma femme a longtemps souffert d'une douleur au dos; elle alla se faire examiner par trois chirurgiens en vain puis elle consulta un chiropraticien qui après deux séances la soulagea de son mal. Bien sûr, nous nous gardons bien de le dire à personne car, si vous allez voir un nouveau thérapeute, que vous vous en portez bien et que vous le racontiez à votre docteur, il vous répondra, car c'est ce qu'on lui a enseigné: «Guérison spontanée». Ce qui, en ma qualité de médecin, me trouble un peu parce que je ne comprends pas pourquoi ce sont les autres thérapeutes qui obtiennent le crédit de toutes ces guérisons spontanées. Nous aussi, médecins, avons droit il me semble à notre part de guérisons spontanées. Ou bien le docteur vous dira qu'un mauvais diagnostic a été posé au départ et quoi encore. Ma première règle donc est que la seule occasion où il n'est pas dangereux d'aller chez le docteur, est lorsqu'on vous y porte. Lorsque vous êtes déjà entre ses mains, je vous conseille alors de ne jamais aller le consulter seul: il est trop puissant.

    Particulièrement si vous êtes une femme; faites-vous accompagner par d'autres femmes, mieux encore, amenez un homme avec vous. Toutes les études démontrent que les docteurs consacrent plus de temps à parler aux hommes qu'aux femmes.

    Lorsque vous allez chez le docteur, surveillez-le avec la plus grande défiance; vérifiez tout ce qu'il vous dit car vous ne pouvez jamais être sûrs qu'il vous dit toute la vérité. Le plus grand ennemi de la médecine moderne c'est la vérité et c'est pourquoi un colloque comme celui-ci est si important parce qu'ici, personne ne cache la vérité à personne, parce qu'ici, personne n'a rien à cacher contrairement aux médecins qui ont tout à cacher.

    Après la consultation, il y a deux scénarios possibles. Le premier: vous avez recouvré la santé, auquel cas je vous félicite d'avoir gagné à la grande roulette de la médecine moderne et je vous conseille de faire comme si aviez gagné à Las Vegas: prenez votre argent, allez-vous en et n'y remettez plus les pieds. Deuxième scénario: vous n'avez pas gagné. Si vous n'avez pas obtenu les résultats que vous laissait espérer votre docteur, la chose à faire alors est de vous emparer de votre dossier médical. Il y a à peine quelques années, on poursuivait peu de médecins en justice pour négligence professionnelle, mais je lis dans les journaux que ces recours deviennent de plus en plus fréquents aussi bien au Canada qu'aux États-Unis. Lorsque vous serez en possession de votre dossier médical, vous pourrez le revoir en compagnie d'un autre docteur et d'un avocat. S'il y a un mot que les docteurs détestent, c'est le mot avocat. Je recommande aux gens qui veulent consulter un docteur et lui poser des questions, par exemple, au sujet des complications que risque d entraîner une opération, de le faire en ces termes: «Docteur, mon beau-frère qui est avocat veut savoir ... », même si vous n'avez pas de beau-frère qui soit avocat.

    Je voudrais terminer par des prédictions sur ce qui se prépare dans un avenir rapproché. Je prédis que plus les gens découvriront les dangers et la malhonnêteté de la médecine moderne, plus ils se tourneront du côté des thérapies alternatives. Il y a quinze ans, un colloque comme celui-ci eût été impensable, mais aujourd'hui, on organise des réunions de ce genre partout en Amérique, car les gens percent progressivement à jour les pratiques médicales. Je veux vous donner une liste d'organisations qui sont apparues récemment. Si vous retournez quelques années en arrière, vous noterez que les organisations dans le domaine de la santé étaient orientées vers les maladies naturelles: la Société Américaine contre le Cancer (American Cancer Society), l'Association américaine du Coeur (American Heart Association), la Fondation pour la Sclérose en Plaques (Multiple-Sclerosis Foundation). Mais de nos jours des organisations sont mises sur pied pour combattre la forme la plus répandue de maladies dans la société moderne, c'est-à-dire les maladies engendrées par le traitement médical. Quelles sont ces organisations? Nous avons aux États-Unis, au Canada et en France des organisations pour les enfants victimes de la vaccination. Aux États-Unis, il s'agit de la D.P.T. ou Dissatisfied Parents Together. Il existe une nouvelle organisation qui porte l'acronyme de H.E.RS., pour Hysterectomy Education and Research Service, dont le siège social est à Philadelphie, qui réunit des milliers de femmes victime de symptômes après leur opération et se sont vu répondre par le docteur: «C'est dans votre cerveau». Aujourd'hui, elles savent la vérité, ces symptômes ne sont pas nés de leur imagination mais ils découlent de l'opération. Le groupe H.E.R.S. vient de publier une étude où est compilée l'expérience de 6,000 femmes qui, faisant face à l'hystérectomie, sont allées consulter en deuxième recours des gynécologues spécialement sélectionnés: 98% des femmes ont choisi de ne pas subir l'hystérectomie. Nous savons désormais quel est le taux réel d'hystérectomies nécessaires. Une troisième organisation est le groupe d'action D.E.S.: ce sont les initiales du dyéthalestostérol qui, comme vous le savez, a causé des dizaines de milliers de cas de cancer du vagin et de cancer des testicules chez les descendants des mères qui avaient pris ce médicament. Je vous prédis que nous aurons à faire face dans les années à venir aux effets du diagnostic par ultrason utilisé maintenant lors de la grossesse à moins que nous ne commencions à mettre la population en garde contre les dangers qu'entraîne cette pratique. Une autre organisation vient s'ajouter à celles déjà mentionnées, il s'agit de la N.A.H.B. (National Association for Home Birth) qui est l'Association nationale pour la naissance à la maison. Il y a aussi People's Médical Society, dirigée par le docteur Lowell Levin que vous avez entendu au cours du colloque et pour lequel j'ai une grande admiration. J'ose espérer que les associations qui seront créées dans le futur seront destinées à combattre les maladies nées de la médecine. À ce sujet, ce que nous pouvons faire de mieux c'est de conseiller aux patients lésés de former un groupe pour vérifier si leur maladie n'aurait pas été causée par un médecin. Évidemment, les médecins ne diront jamais: «J'ai causé cette maladie». Ils se tournent plutôt vers la langue grecque et disent que c'est une maladie iatrogène, mot dérivé du grec qui désigne une maladie causée par un médecin. Ce dernier n'admettra jamais qu'il ne connaît pas la cause d'une maladie, il se sert du grec pour dire:«C'est unemaladie idiopathique», ce qui revient à dire: je n'en sais pas la cause. Il ne vous dira jamais que vous avez attrapé une infection à l'hôpital, il dira plutôt que vous souffrez d'une infection nosocomiale, une façon déguisée de dire que vous l'avez attrapée à l'hôpital.

    Je vous recommande d'adopter deux stratégies. La première: faire de son mieux pour que soit révélée au public la vérité au sujet des dangers de la médecine moderne. Les gens ne se tourneront vers les médecines alternatives que lorsqu'ils auront reconnu les effets néfastes des techniques utilisées par les médecins. La deuxième: poursuivre les rencontres comme celle d'aujourd'hui pour que nous puissions nous entraider, approfondir nos connaissances, faire savoir, par exemple, que les salles d'urgence sont devenues dangereuses. Dans les grands hôpitaux où l'on fait de la recherche et où l'on enseigne, les chirurgiens spécialistes de la transplantation attendent dans les couloirs. Les médecins se sont donné de nouveaux critères pour définir la mort. Dans toutes les religions traditionnelles, la mort était déterminée selon des critères circulatoires et respiratoires: votre coeur devait cesser de battre et vos poumons de respirer pour que le docteur vous déclare mort. Mais les médecins ne respectent plus depuis quelques années ces critères: maintenant vous êtes déclaré mort si vous avez un électroencéphalogramme plat, ce qu'ils appellent la mort cérébrale. S'ils devaient attendre que votre coeur cesse de battre, ils ne pourraient récolter - c'est le mot qu'ils emploient, vos organes qu'ils convoitent avec une concupiscence de vampires. Je vous dis ceci: si vous êtes victimes d'un accident de voiture et qu'on vous conduit à un hôpital où on fait de la recherche et de l'enseignement, ne demandez pas au docteur s'il a du coeur parce qu'il y a de fortes chances qu'il vous prenne le vôtre...

    Si les gens ne peuvent plus être en sécurité dans les salles d'urgence ils se tourneront de plus en plus vers les nouveaux thérapeutes. Nous n'avons plus aucune raison de faire crédit aux médecins qui sont formés dans les facultés de médecine de nos jours. Je fais régulièrement des conférences devant des étudiants en médecine et dans les hôpitaux. En 1983, j'ai prononcé la conférence inaugurale du Congrès national américain des étudiants en médecine (American Médical Students National Convention) et je leur ai dit que s'ils voulaient éviter que leur personnalité soit complètement détruite par les facultés de médecine, ils devraient suivre une ou deux règles: la première, se lier d'amitié avec un thérapeute parallèle - ils n'ont pas compris ce que je voulais dire par là - la deuxième, établir un lien avec une sage-femme, - ils ne savaient pas ce qu'est une sage-femme. Ma seconde fille est sage-femme à New York et pratique illégalement des accouchements à la maison, ce qui ne me dérange nullement car, voyez-vous, je descends d'une famille qui, lors de la prohibition, comptait tout un lot de contrebandiers d'alcool. Nous avons donc une longue tradition d'activités illégales que ma fille perpétue pour ma plus grande satisfaction. La troisième règle donnée aux étudiants concerne la vivisection: «Lorsque vous irez dans les laboratoires où l'on pratique la vivisection animale, munissez-vous d'un appareil-photo, prenez des photos et envoyez-les aux journaux.» Et ils le font désormais: les facultés de médecine, les compagnies d'assurance et les centres médicaux sont infestés d'espions.

    Je suis extrêmement heureux d'être avec vous aujourd'hui. Vous auriez pu être beaucoup plus nombreux, plusieurs milliers si la publicité avait pu atteindre les anglophones du Québec et de l'extérieur. Au moyen d'une publicité adéquate, on peut remplir de nos jours de vastes auditoriums. Je crois que cela viendra même si j'apprécie également les rencontres de groupes plus restreints comme celui-ci. Je voudrais vous souhaiter une bonne santé. À ce propos, je dois avouer qu'à cause de ma formation médicale je suis tellement mal armé pour juger de ma propre santé que je ne sais plus comment je me porte. Si bien que lorsqu'on me demande: «Comment vous portez-vous»? Je ne puis que répondre: «Je ne sais pas, je ne suis pas allé voir mon médecin.»

    Je voudrais donc vous remercier et vous inviter à nous retrouver tous le jour où la médecine n'aura plus le monopole exclusif de la santé. Ce monopole sous sa forme actuelle ne garantit qu'un niveau uniformément bas de soins. À nous réunir donc le jour où nous serons libres de choisir qui nous voudrons pour participer à la guérison de nos propres corps, de façon à ce que nous puissions dans l'avenir passer des méfaits de la médecine moderne à la sécurité et à la santé par les thérapies alternatives.
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01

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