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    Impression du texte

    Dossier: Maladie mentale

    Les soins aux malades mentaux : perspective historique

    Voir l'historique sur le site de l'hôpital Charcot.
    Ouvrage de Michel Foucault

    Prévoir une section pour le Québec, ou en faire un document distinct

    Présidente: Andrée Yanacopoulo (chercheuse autonome)
    "Si le 19e siècle fut marqué par l'institutionnalisation progressive de la folie, le 20e, quant à lui, vint compléter un cycle. Ce cycle, c'est celui qui mena des grands espoirs fondés sur les capacités thérapeutiques de l'asile à la désillusion qui s'ensuivit et de la révolution psychiatrique des années 1960 jusqu'aux récentes politiques de désinstitutionnalisation qui marquèrent la fin du cycle. Durant cette période, des personnes durent s'adapter à la vie en institution jusqu'à ce que l'on décide que telle n'était pas vraiment leur place. Commença alors un difficile retour à la communauté et qui sait, le début, peut-être, d'un nouveau cycle."
    http://www.unites.uqam.ca/chrs/C_FolieF.htm



    Du traitement des fous au siècle dernier, le public a généralement une
    image noire. Image d’une période où l’on enfermait à vie les malades dans
    de gigantesques asiles plutôt que de chercher à les soigner. Dans le
    meilleur des cas, ils y connaissaient une vie triste et monotone. Parfois,
    ils y subissaient des traitements pires que des tortures, infligés par des
    soignants en mal de sadisme : camisoles de force, électrochocs…
    Les sciences humaines ont largement contribué à relayer cette vision
    négative du passé de la psychiatrie. Dans le sillage de Michel Foucault et
    du mouvement anti-psychiatrique, nombreux sont ceux qui se sont ainsi
    employés à dénoncer les abus de la médecine mentale. Leurs travaux ont eu
    pour intérêt non négligeable de relancer l’intérêt pour l’histoire de la
    psychiatrie en France. Mais ils ont aussi eu pour effet de passer sous
    silence tout un autre aspect de l’histoire de la folie. L’insistance sur
    l’omniprésence de l’asile a fait oublier d’autres modes de compréhension
    et de traitement de l’aliénation qui ont également existé, concurremment
    ou parallèlement à l’institution asilaire et au « pouvoir psychiatrique
    ».
    Cette journée d’études a justement pour but de faire émerger cet aspect
    méconnu de l’histoire de l’assistance des malades mentaux. On découvrira
    qu’au XIXe siècle tout le monde n’acceptait pas l’idée que les fous soient
    des malades ou des dégénérés. Certains, y compris des médecins, proposèrent
    donc d’autres lectures de l’expérience de la déraison. Tout comme il n’y
    avait pas que les asiles traditionnels pour soigner les aliénés. Bien
    avant le secteur, bien avant les expériences anti-psychiatriques,
    existèrent des « alternatives » aux structures fermées.
    Il s’agira donc d’opérer une relecture de l’histoire de la folie ; de
    montrer que dès ses débuts la médecine mentale s’est heurtée à des
    résistances et que le mouvement anti-psychiatrique des années 1970, loin
    d’initier une rupture inédite avec la psychiatrie comme cela a pu être
    dit, est en fait l’héritier d’une longue tradition de critiques largement
    méconnues.
    Journée d’études
    Organisée par Aude fauvel
    Vendredi 15 octobre 2004
    Que faire des fous ? Les « alternatives » aux asiles. 1800-1914
    C:\Documents and Settings\Administrateur.PORTABLE\Mes documents\Nouveaux documents\Juin2005\theuth_agenda_cal_prgm_php.htm

    En Afrique :
    Concept traditionnel de la folie et difficultés thérapeutiques psychiatriques chez les Moosé du Kadiogo
    Jean-Gabriel Ouango, Kapouné Karfo, Moussa Kere, Marcelline Ouedraogo,
    Gisèle Kabore, Arouna Ouedraogo
    L’exercice de la psychiatrie en Afrique au Sud du Sahara se heurte à de nombreux problèmes d’acceptabilité des soins par les malades et leurs familles. Le rejet fréquent de la démarche thérapeutique des psychiatres s’explique peut-être par l’inadaptation de l’approche étiopathogénique. En effet, en Afrique Noire, les responsables des maladies différent selon qu’on a été à l’école ou non.

    L’école occidentale apprend aux minorités qui ont la chance d’y aller ou de l’approcher que le corps humain peut être agressé par des bactéries, des virus, des mycoses ou autoagressé par des modifications de sa propre physiologie. L’éducation traditionnelle, quant à elle, fait du corps une entité mystérieuse susceptible d’être pénétrée ou mangée par les génies et les sorciers anthropophages, suivant un mécanisme mystico-religieux lié aux croyances et coutumes. Chez la majorité des Moosé du plateau moaga du Burkina Faso, ces agresseurs sont des génies ancestraux ou des génies de brousse, en particulier dans le domaine de la folie. L’explication de la souffrance psychologique par un conflit familial, social ou intrapsychique indépendant du monde invisible est à la limite délirante pour eux, provoquant ainsi leur résistance à la prise en charge psychiatrique complète de ces malades. Une analyse des causes probables de cette résistance nous a paru nécessaire.

    À l’aide d’interviews, elle nous a montré que l’institution psychiatrique est vécue par les Moosé du Kadiogo comme une étape dans l’itinéraire thérapeutique de leurs malades mentaux, étape au cours de laquelle leur demande de soins se réduit à la suppression du symptôme qui dérange. Pour eux, la suppression de la cause relève d’un savoir que ne possède pas le psychiatre, ce qui rend la relation thérapeutique frustrante de part et d’autre.
    http://rsmq.cam.org/smq/revues/v23n2.htm
    Santé mentale au Québec, Volume XXIII, Numéro 2, Automne 1998

    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01

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