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    Impression du texte

    Dossier: Francophone

    Le Québécois francophone: homme d'espoir

    Aurélien Leclerc
    L'Histoire des francophones d'Amérique remonte à peine à trois siècles et demi. Ce laps de temps peut paraître une éternité au jeune, éduqué à l'ère du café instantané, de la télévision par satellite et de l'ascenseur qui escalade vingt deux étages à peine en une minute. Peu importe la perception que nous pourrons avoir de ce temps, il reste que le passé laisse ses marques qui influencent l'avenir. La dispersion des francophones en terre américaine illustre l'histoire de ces quelques siècles. C'est là une période relativement courte pour une nation, un pays, un continent.

    Malgré sa dispersion géographique, son intégration dans un tout plus grand et différent, humainement, le groupe francophone d'Amérique peut se diviser en deux, l'un qui espère, l'autre qui désespère ou n'espère plus.

    Le dernier a accepté la situation et a abandonné d'abord la religion, la langue ensuite, pour devenir comme le conquérant ou, si l'on préfère, comme son environnement. Le premier, l'homme d'espoir, poursuit la lutte pour sa survie, mais il éprouve de la difficulté à circonscrire ce long chemin dans des axes orientés selon ses désirs. Du temps où chacun va à la messe le dimanche, la langue y trouve son point d'appui. Le jour ou le perron d'église cesse d'être une plaque tournante, il ne reste que la langue et elle ne trouve plus rien pour s'appuyer. Le francophone cherche alors un soutien à son espoir!

    Il peut choisir d'abandonner sa langue et l'histoire se termine. Pourquoi certains optent-ils pour la conservation de leur langue et lui cherchent-ils un soutien?

    La religion et la langue furent longtemps les deux gardiennes de notre existence. Elles nous différenciaient des autres citoyens anglophones et protestants. Elles nous fournissaient aussi les outils nécessaires au développement de liens familiaux et collectifs. Le modèle de cette société remonte loin dans le temps, soit à l'arrivée de Champlain en NouvelleFrance. La sociologie, la démographie et bien d'autres sciences sociales permettent de comprendre l'évolution du francophone d'Amérique. La science politique fournit une lumière différente puisque dans sa démarche elle synthétise.

    La théorie du fragment, élaborée par Hartz, donne un autre fondement au francophone d'Amérique: selon Hartz. la vie des peuples européens des XVe et XVIe siècles finit par devenir sclérosante et probablement anémique sur les plans politique, économique, social et culturel. Les peuples européens cherchent aussi de nouvelles matières premières. Devant cette situation, certains individus se mettent en quête de cieux plus radieux. Pour eux-mêmes, mais aussi afin de trouver de nouvelles matières premières ou de nouvelles richesses pour la patrie.

    Les Espagnols, les Français et les Anglais se lancent à l'assaut des mers vers la découverte de nouvelles contrées. De ces peuplements nouveaux naîtront ce que Hartz appelle des fragments. Ces nouvelles colonies seront des prolongements de la vie en mère patrie mais, avec le temps, elles chercheront à devenir indépendantes. La vie se différenciera et les valeurs divergeront de celles de la mère patrie. L'histoire des fragments prendra des couleurs différentes selon leurs origines.

    Les Espagnols s'installent en Amérique du Sud, les Anglais en Amérique du Nord et les Français habitent l'Amérique, du nord au sud. Les nouvelles populations commencent à se développer. Elles inventent de nouvelles habitudes de vie. Petit à petit, ces différences s'amplifient et éloignent la colonie de sa mère patrie. Le fragment se détache violemment ou paisiblement. Il apparaît alors de nouvelles entités sur la surface du globe. Le seul lien commun perceptible encore aujourd'hui entre ce fragment et sa mère patrie est la langue. Nous parlons ici de l'Amérique du Sud et ses nombreux pays et des États-Unis. Pour sa part, le Canada fait bande à part.

    Le Canada ne représente pas un nouveau fragment au mêrne titre que les États-Unis. Ces derniers ont conquis leur indépendance. Ils se sont perçus et définis différents de la mère patrie: l'Angleterre. Dans cette perspective, le Canada se compose de deux fragments.

    Les francophones en Nouvelle-France ont développé peu à peu une façon de vivre différente de celle en vigueur dans la mère patrie. Cette recherche échouera avec la conquête. Le fragment francophone n'atteindra pas le stade de la vie. Il devra se contenter de survivre. Les anglophones canadiens vivent un phénomène semblable.

    Devant la montée revendicatrice des habitants des onze États anglophones du sud, ceux du nord s'objectent et ils n'acceptent pas de renier la mère patrie. Selon Hartz, les anglophones canadiens forment ainsi, eux aussi, un fragment inachevé. Cette composition différencie le Canada des États-Unis. Sans la présence du fragment français, le Canada ne pourrait pas exister; voilà ce que soutiennent plusieurs. D'autres affirment que la compagnie du fragment anglais a procuré la sécurité au fragment français. De guerre lasse, ne pouvant s'aimer, ils s'habituèrent à vivre ensemble, jouant à tour de rôle l'amant ou la maîtresse, le violeur ou le violé, le dominant ou le dominé, l'agresseur ou l'agresser. Les supporteurs inconditionnels de ces deux opinions ne foisonnent pas, ni d'un côté ni de l'autre.

    Ce jeu du chat et de la souris a donné ce qui existe: un Canada avec une politique extérieure imprécise et une politique intérieure à la Robin des Bois qui enlève aux riches pour donner aux pauvres. Ni l'un ni l'autre des fragments n'a évolué pour arriver à sa pleine prise en charge. Si une maternité menée à terme donne une naissance, que penser de deux avortements?

    À travers ces siècles d'histoire des francophones d'Amérique, nous est-il possible de découvrir un homme d'espoir? Le Français vint en Amérique dans le but de tenter sa chance, de découvrir autre chose. Il apprenait à créer en réinventant les règles d'autorité, en adaptant l'architecture, les habitudes culinaires, etc.

    Les historiens nous ont illustré cette réalité: une colonie à la recherche d'elle-même, de nouveaux citoyens travaillant à établir une nouvelle vie. Le fragment poursuivait son affranchissement. Les représentants de l'autorité royale constatèrent cette réalité en soulignant l'indiscipline des habitants de Nouvelle-France. Loin des yeux, loin du coeur, soutient l'adage populaire. Les francophones n'acceptaient pas l'autorité lointaine qui tentait par tous les moyens de les soumettre à ses règles et diktats. Les francophones s'affirmaient différents des habitants de la mère patrie, beaucoup par refus mais aussi par obligation. L'environnement commandait de nouveaux comportements et de nouvelles règles du jeu. Sous la tutelle française le fragment s'épanouissait cependant à son rythme. L'avenir lui réservait un cheminement différent.

    Vint la conquête!

    Certains historiens définirent l'âme des habitants d'ici à partir de ce seul accident de parcours. La tentative mérite sans doute qu'on s'y arrête. Mais vouloir définir toute une vie par un seul événement, n'est-ce pas chercher à la faire entrer dans un cadre d'analyse dans le seul but de procurer la paix intellectuelle à un chercheur en mal de vérité! La conquête ne serait-elle pas une autre étape sur le chemin de la maturation du fragment?

    Il est important de s'arrêter à cette conquête, non pas pour tout lui mettre sur le dos, mais pour essayer de cerner ses conséquences sur l'esprit, la mentalité et, disons-le, sur l'âme des habitants francophones d'Amérique.

    Une âme vaincue, abandonnée. Suite à cette réalité, elle a vécu repliée sur elle-même et soumise. Malgré cette réalité, n'est-il pas resté un goût d'insoumission, un besoin de liberté, de vouloir mener à terme ce qui doit s'y rendre? Analysons de près cette route sinueuse.

    Il y eut la déportation des Acadiens. Nos historiens nous décrivent ce drame comme une tuerie, un acte barbare. Ils oublient de nous raconter ce qui la motiva. Ces francophones vaincus décidèrent de résister. Ils entreprirent une guerre de tranchée que nous appellerions aujourd'hui de la guérilla. Ils brûlaient les maisons anglaises en ayant soin d'y enfermer leurs habitants. Devant ce problème, les vainqueurs n'eurent d'autres choix que la déportation. Elle eut comme conséquence de décimer les plus agressifs et de soumettre les autres.

    La résistance des francophones d'Amérique se produisit aussi à d'autres endroits. Au Québec, on assiste aux troubles de 1837-1838. Les francophones essaient d'assumer le fragment, pourrions-nous dire. Il ne s'agit plus maintenant de se libérer de la mère patrie mais de s'affranchir du vainqueur. Les tentatives avortent avec leur suite de déportations et de pendaisons. Incapable de vaincre, le Canadien français se repliera sur lui-même aidé en cela par des autorités locales. Le vainqueur tentera de l'assimiler en inondant le territoire d'immigrants et aussi en répondant à l'un de ses désirs: la chambre d'assemblée. Nous assisterons alors à diverses tractations de la part des autorités locales dans le but d'asseoir leur influence sur le peuple et auprès du vainqueur. C'est de ce long cheminement que sort lentement le francophone québécois.

    Qu'est devenu ce Français d'Amérique?

    Le Cajun meurt petit à petit. L'Acadien cherche la lumière et le Québécois francophone aussi. Mais comment?

    Le Cajun se replia sur sa musique vide de toute agressivité et esprit de conquête, mais pleine de plaintes comme le "blues " des noirs américains. Les Acadiens cherchent encore à survivre comme en fait foi leur dernier projet de fondation d'une onzième province. Les Québécois francophones durent eux aussi survivre. Le fragment n'a jamais réussi complètement à se détacher et à, vivre de et par lui-même. Tout comme l'individu, il tente d'abord d'assurer sa survie avant de penser à créer ou à, aimer le beau, le. raffinement. L'avenir n'existe pas lorsque la survie économique n'a pas de base solide. Le Québécois francophone essaya donc de survivre par tous les moyens.

    Devant le manque à gagner, des francophone émigrent aux États-Unis. Les villes peuplées de francophones pullulent sur la côte est des État-Unis et cela du nord au sud. Les autorités locales, devant ces départs massifs, incrustent dans la tête des citoyens la résistance " mystique ". Vaincre l'ouest! Nous savons aujourd'hui ce qui reste de cette épopée homérique. Les francophones hors Québec s'accrochent péniblement à des petits hebdos, des postes de radio et de télévision pour la survie d'on ne sait quoi. Il reste aussi bon nombre de francophones en Ontario dont la survie économique est assurée, mais l'avenir culturel se peint en noir. Le débouché pour leur culture se trouve au Québec. Le phénomène des dernières années au Québec, dans le domaine du disque, n'est-il pas justement la présence des vedettes ontariennes, acadiennes et louisianaises!

    Pour reprendre une chanson connue: " Que sont devenues les âmes de mes amis disparus? "

    Devant si long d'histoire, beaucoup abdiquent, mais plusieurs persistent. Voilà ce qui déconcerte bon nombre de Français de France. Ils nous regardent amusés et inquiets à la fois. Amusés parce que nous ne nous sommes pas assimilés; ils s'en montrent très fiers en clamant: nous avions laissé de la bonne graine. Mais inquiets aussi parce que nous n'avons pas adopté la langue et la culture du vainqueur; cette inquiétude provient du fait qu'ils ont tous transmis leur langue et leur culture à leurs colonies et ils se souviennent des troubles engendrés par celles qui résistèrent. Heureux de notre résistance, mais inquiets de notre opiniâtreté.

    Mais nous, citoyens d'ici, que nous reste-t-il? Ne nous reste-t-il justement que cette histoire, ce fragment inachevé?

    Notre histoire fonde notre espoir: un peuple décimé par l'adversaire, par les conditions économiques et gardé dans la passivité par ses propres autorités. Toutes ces expériences se résumèrent longtemps par l'expression "né pour un petit pain ". Vigneault le chante bien: "change de char, change de face, mais change pas les choses de place. Fais attention de casser la glace."

    L'échec et tout ce qui l'accompagne, la crainte, la peur, l'angoisse, l'insécurité ont longtemps été le pain quotidien du francophone d'Amérique. Le fragment avorté martelle encore les esprits et les âmes. Cette petite collectivité décimée traîne pourtant encore son passé inachevé. Nous croyions bien en Dieu et à ses pompes, mais personne ne faisait confiance à personne. Nous eûmes longtemps la conviction que tout le monde était méchant, que nous étions seul à seul avec nous-mêmes. Nous ne pouvions rien attendre des autres et de la vie. Cela signifiait ne pas croire en l'homme, en son pouvoir, au succès et surtout, ne pas croire en soi-même.

    Cette perception de la vie s'avéra un échec sur le plan personnel, collectif et extérieur. Malgré cette triste réalité, des individus persistèrent. Des hommes et des femmes crurent en eux-mêmes et luttèrent par tous les moyens pour créer. Le Refus Global de Borduas et ses amis représente une preuve vivante de ce nouvel espoir, de cette nouvelle foi en l'avenir. Cette foi émergea d'abord chez les Québécois francophones. Une croyance réaliste en l'avenir se développe non pas pour bannir le passé, mais parce qu'il ne reste plus rien d'autre à faire que créer.

    Cet espoir se perçoit dans tous les domaines de la vie collective. La réussite dans le domaine culturel n'exige plus de démonstration. Les Leclerc, Vigneault, Charlebois, Ferron, Borduas, Villeneuve, Dompierre, Ducharme en témoignent avec toute la moisson qu'ils ont engendrée. Sur le plan économique, la créativité des Québécois francophones s'affirme. Le Mouvement Desjardins, les Caisses d'Entraide Économique et toute la panoplie d'autres institutions du secteur financier francophone témoignent eux aussi de cette débrouillardise . Les francophones, coupés des sources de financement, fouillèrent dans le fond de leur cerveau pour trouver les formules originales qui les aideraient à vaincre, à se dépasser. Les industriels, hommes d'affaires et banquiers francophones témoignent eux aussi de ce nouvel espoir créateur.

    Cet espoir transparaît au plan politique. Là, encore plus qu'ailleurs, il vient simplement rendre actuels, sur le plan collectif, tous les changements accomplis depuis plusieurs décennies par des individus "têtes de pioche". Un parti politique fondé il y a dix ans, et ayant comme objectif la maturation du fragment, prend démocratiquement le pouvoir. C'est là une règle: une transformation se produit au niveau politique lorsque l'idée a fait son chemin. On peut prendre en exemple la Loi 101. Elle fut décriée par une minorité mais soutenue par une majorité. Un autre exemple: l'élection du Parti Québécois en novembre 1976. Beaucoup de monde faillit s'évanouir. Trudeau prend la peine de prononcer un discours à la nation. Toute cette commotion témoignait de naïveté consciente ou inconsciente. L'élection d'un parti souverainiste était dans l'ordre des choses. Depuis 15 ans l'idée faisait son chemin et depuis 10 ans, ce parti construisait la route qui le mènerait au pouvoir. Il ne fallait pas être du côté de l'espoir


    pour tomber à, la renverse à l'automne '76. Il n'y a que des francophones nord-américains pour utiliser une telle démarche afin de modifier un système qui ne leur convient plus. Cette démarche démocratique et pacifique ne s'est jamais produite nulle part dans le monde.

    La dernière victoire politique illustre bien le long cheminement d'un fragment qui cherche à s'épanouir, mais aussi à se libérer d'un autre fragment, le Canada anglais. Ce dernier n'est pas encore arrivé à cette croisée de chemin. Il se sent sûrement bousculé comme en font foi les résultats des dernières élections fédérales.

    L'espoir des Québécois francophones signifie croire en soi, pour soi, mais surtout croire pour les autres, croire que l'avenir s'ouvre, qu'il reste à construire. C'est croire que dans ce monde, que l'on dit de plus en plus incertain et peint en rouge et noir par plusieurs, des choses sont encore à faire. C'est croire qu'il y a encore quelque chose à bâtir, que les valeurs se transforment quotidiennement pour permettre aux chercheurs de découvrir, d'avancer sur la route de la connaissance. Le Québécois francophone y trouve une charge de crainte, de peur, d'anxiété, mais il croit surtout que ce bagage est le propre de toute existence, tant individuelle que collective.

    À cause de cette conscience, le Québécois francophone apprend qu'il rejoint ainsi l'homme dans son essence, l'humain universel. Il n'a pas à copier les autres. Il doit plutôt regarder et réfléchir sur le fruit de leurs expériences, afin d'éviter des écueils et trouver des solutions originales. Tout cela ne provient pas de la conviction qu'il a une mission à remplir, mais bien parce qu'il assume et témoigne de sa présence sur ce vaisseau spatial qu'on nomme terre. Cette responsabilité est d'abord individuelle. Le Québécois francophone n'a pas à calquer son existence sur celle de la collectivité et croire que cette dernière lui procurera la sécurité. Il s'agit pour lui de croire que son travail lui procurera le nécessaire pour son développement et qu'il aidera la collectivité par ricochet. Il lui reste à prendre conscience que le fragment dont il est membre ne demande qu'à vivre.

    A cause du niveau atteint dans son cheminement, tant au plan culturel, économique que politique, le Québécois francophone est le seul à pouvoir assurer la maturation du fragment français en Amérique. Il n'a pas à jouer un rôle de sauveur ou à s'en chercher un. Il n'a qu'à croire en sa responsabilité et son rôle devient précis. Il espère qu'un jour ses enfants liront et chanteront dans leur pays.
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01

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