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    Dossier: Fièvre de Marburg

    L'Angola a bon espoir de juguler l'épidémie de fièvre de Marburg

    Jim Fisher-Thompson
    20 avril 2005
    L'Angola a bon espoir de juguler l'épidémie de fièvre de Marburg

    La « mobilisation sociale » sera la clé du succès, d'après un responsable angolais

    Par Jim Fisher-Thompson
    Rédacteur du « Washington File »



    Washington - Grâce à l'intervention sur le terrain de plusieurs agences internationales et à la « mobilisation sociale », on est sur le point de jugulée une épidémie de fièvre hémorragique causée par le virus de Marburg qui s'est déclenchée dans le nord de l'Angola, a déclaré un haut responsable de la santé publique de ce pays.

    Le 19 avril, lors d'une vidéoconférence par satellite tenue à Luanda, le vice-ministre angolais de la santé, le docteur José Van-Dunem, a déclaré aux participants d'une réunion organisée à Washington par le Centre d'études stratégiques et internationales (CSIS) qu'il avait bon espoir de stopper l'épidémie grâce à l'aide de l'étranger et aux efforts de galvanisation de l'action publique dans le cadre d'un processus appelé « mobilisation sociale ».

    Il a ensuite remercié l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la Banque mondiale, le Centre d'épidémiologie des Etats-Unis (CDC), le gouvernement portugais et diverses ambassades, notamment des Etats-Unis, de la France, de la Grande-Bretagne et de l'Espagne, pour leur aide dans la lutte contre ce virus et dans la mise en place d'un mécanisme de surveillance et de contrôle de futures flambées de la maladie.

    Le virus de Marburg déclenche une fièvre hémorragique qui est apparentée à celle causée par le virus d'Ebola. Il a été identifié pour la première fois en 1967, lorsqu'une épidémie s'est déclarée à Marburg (Allemagne) parmi des techniciens de laboratoire qui avaient manipulé du sang de singes africains. Le virus, qui bloque les capacités de coagulation normales du corps, se propage par contact avec des fluides corporels et entraîne la mort dans 25 à 100 % des cas.

    Depuis qu'elle s'est déclarée en septembre 2004, la maladie est essentiellement limitée à la province d'Uige, où 277 personnes ont succombé, a déclaré le docteur Van-Dunem. Le gouvernement angolais a admis qu'on avait signalé des victimes de la fièvre de Marburg en dehors des zones rurales de la province d'Uige, mais il a affirmé qu'elles n'avaient pas propagé la maladie dans les villes.

    Certaines personnes vivant en zone rurale, a-t-il expliqué, se sont rendues dans des villes voisines pour se rapprocher de leur famille lorsqu'elles sont devenues gravement malades et qu'elles ont compris qu'elles allaient mourir. Maintenant, des équipes spéciales de « mobilisation sociale » sont déployées dans les « municipalités afin de rechercher ces personnes et de s'occuper des cadavres » parce que le virus est très contagieux.

    Un spécialiste du CDC, le docteur Tom Ksiazek, qui s'exprimait également de Luanda, a confirmé que le virus était endigué. Il a précisé que des spécimens de sang analysés dans un laboratoire spécial du CDC en Angola avaient permis de confirmer que « la transmission du virus de Marburg était limitée à la province d'Uige ».

    Le docteur Van-Dunem a souligné que les équipes de « mobilisation sociale » jouaient un rôle essentiel en informant le public de la nécessité de signaler les cas de fièvre de Marburg. Il a par ailleurs indiqué que le fait d'amener les collectivités locales à faire partie de la stratégie de contrôle de l'épidémie était un facteur clé de la politique angolaise de santé publique.

    Les guérisseurs traditionnels font partie intégrante de cette stratégie, a ajouté le docteur Fatima Diallo, spécialiste de l'OMS qui participe à la lutte contre le virus en Angola. Qualifiant les guérisseurs de source puissante de « mobilisation sociale », elle a déclaré : « Nous devons les contacter tous, car ils font partie du système de santé. Nous devons les informer et leur donner le savoir-faire nécessaire pour aider à transporter les malades vers des salles d'isolement. »

    Elle a précisé que l'armée angolaise participait à cette action en fournissant du personnel de « mobilisation sociale » qui sillonnait le pays pour informer la population sur les moyens d'éviter la maladie et d'y faire face.

    L'ambassadrice des Etats-Unis en Angola, Mme Cynthia Efird, s'est félicitée des efforts de coordination déployés par la Commission technique nationale de l'Angola. Elle a également indiqué que le Portugal avait été le premier pays à intervenir pour aider l'Angola à lutter contre l'épidémie. Quant aux Etats-Unis, ils fournissent leur aide par l'intermédiaire du CDC, de l'Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) et du Commandement européen du ministère de la défense (USEUCOM), a-t-elle précisé.

    Elle a également cité plusieurs organisations non gouvernementales, notamment Médecins sans frontières et le Fonds des Nations unies pour l'enfance (UNICEF), et fait état du rôle joué par plusieurs grandes sociétés étrangères, dont Chevron/Texaco, Exxon/Esso, BP et Total.

    (Les articles du "Washington File" sont diffusés par le Bureau des programmes d'information internationale du département d'Etat. Site Internet : http://usinfo.state.gov/francais/)
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01

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