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    Dossier: Développement durable

    Une société viable et vivable

    Guy Lemieux
    Profondément influencés par la pensée économique du temps, nous nous sommes donné, au moment de la Révolution tranquille, des objectifs de croissance industrielle à tout prix. Beautiful had to be big! Le résultat: de trop nombreux cas de «B.S.» industriel, des fermes hors de prix dont les jeunes ne peuvent et ne veulent plus assurer la relève, la disparition des petits ports de pêche et la destruction des fonds marins, une urbanisation anarchique... et un Québec qui se retrouve sans projet de société.
    L'avènement de la Révolution tranquille il y a quelque trente ans marquait une rupture importante avec le passé. Quelques hommes d'État visionnaires prenaient finalement le parti de répondre au bouillonnement social et culturel de la société québécoise et de lui présenter un projet de société à la mesure de ses aspirations. Les Québécois avaient décidé tous ensemble de se prendre en main.

    Au départ un effort interne de réflexion s'est amorcé pour définir une stratégie de développement socio-économique pour le Québec et ses régions. Il y eut le Conseil d'orientation économique, le Bureau d'aménagement de l'Est du Québec, I'Office de planification et de développement du Québec, les conseils régionaux de développement, et j'en passe. Profondément influencés par la pensée économique du temps, on s'est donné des objectifs de croissance industrielle à tout prix. Il fallait se doter de complexes industriels de calibre international. Beautiful had to be big! L'écologie, l'environnement, la biophysique, on s'en souciait peu malgré l'inventaire des terres du Canada. L'énergie étant un outil essentiel à l'industrialisation, on a d'abord procédé à la nationalisation de l'hydroélectricité pour s'en servir comme levier de négociation avec les investisseurs. Du même coup, on assurait aussi un coût uniforme de l'électricité à toutes les régions.

    On a aussi amélioré de façon importante les infrastructures de transport routier, aérien et maritime. On a doté les principaux pôles urbains de parcs industriels prêts à accueillir des clients.

    Parallèlement on a aussi développé le réseau scolaire public pour le rendre physiquement accessible à toutes les couches de la population. Les Québécois francophones allaient enfin avoir leurs «highschools» comme leurs compatriotes anglophones en avaient depuis longtemps. Le développement économique exigeait des professionnels et des techniciens bien formés et une main-d'oeuvre ouvrière plus instruite. Malheureusement on s'est fourvoyé dans le contenu des enseignements et notre matière grise, notre ressource la plus importante, est restée sous-développée. La recherche-développement indispensable à I'innovation et à la haute technologie a souffert de cette lacune et des fonds limités qu'on y a consacrés.

    Comme résultat, les infrastructures et les services publics ont été mis en place partout et la qualité était satisfaisante sauf du côté de l'éducation. Restait à amorcer l'industrialisation et là ce ne fut pas aussi facile.

    Les investissements privés dans de gros complexes se faisant discrets, on s'est donné des instruments étatiques comme la Société générale de financement, la Caisse de dépôt et placement, etc. et développé ce qu'on appelle aujourd'hui le Québec Inc. Les gouvernements se sont donné des politiques de développement régional dont l'essentiel était des participations financières importantes à des projets privés. À côté de quelques réussites on trouve de trop nombreux échecs et des cas patents de BS industriel que la rivalité de deux niveaux de gouvernement n'a pas contribué à améliorer.


    L'obsession macro-économique
    Il fallait dès le départ partir à la conquête du monde! Il fallait industrialiser l'agriculture au primaire pour être compétitif sur les marchés mondiaux. Il fallait de grandes fermes hautement mécanisées et capitalisées; maximiser les rendements à tout prix à coups de drainage, d'engrais et de pesticides. Il fallait aussi concentrer la transformation des produits dans de gros complexes industriels.

    Le résultat: trois fois moins de fermes, disparition des beurreries, fromageries et abattoirs locaux, valeur prohibitive des fermes pour la relève, d'autant plus que les quotas ne viennent pas automatiquement avec la ferme mais doivent être rachetés à gros prix. Si l'on ajoute à cela l'effet pervers d'un meilleur réseau routier qui permet d'aller faire ses emplettes au pôle urbain le plus près au détriment des commerces locaux, on n'a pas à s'étonner du vieillissement des populations rurales et de la désertion des campagnes. Les jeunes n'y voient pas d'avenir.

    On a commis une erreur semblable dans le secteur des pêcheries. Traditionnellement, la pêche aux poissons de fond s'était pratiquée à la ligne, à la palangre, au filet ou à la trappe dans la zone côtière et semi-hauturière. Les embarcations rayonnaient de presque toutes les localités côtières, ramenant au port chaque jour un produit frais. Mais le gros des prises était séché ou salé. Choisir de mettre sur le marché davantage de produits frais ou surgelés ou à transformation plus poussée était souhaitable. À cette fin, des usines d'un certain gabarit étaient préférables. On aurait pu continuer les méthodes traditionnelles de pêche à partir du réseau de petits ports et transporter le poisson éviscéré par camions réfrigérés jusqu'aux usines de transformation. Mais on a plutôt opté pour le développement d'une flotte de chalutiers ayant comme ports d'attache les sites des grosses usines.

    Le résultat: la stagnation quand ce n'est pas la disparition des petits ports de pêche, la destruction des fonds marins par le chalutage et une surpêche des poissons de fond, une situation économique intenable dans un secteur déjà hypothéqué par la saisonnalité des activités. Par comparaison, une pêche sévèrement réglementée du homard et du crabe par des méthodes douces qui ne détruisent pas l'habitat a permis de préserver la qualité de cette activité.

    Du côté forestier, les nouvelles politiques à partir du début des années soixante-dix ont permis le développement du sciage à côté des pâtes et papiers dans les régions. En l'absence de sylviculture adéquate, on a manipulé essentiellement du petit bois rond juste bon pour la pâte, les 2x4 et les panneaux-particules. Les industries qui avaient besoin de bois de qualité et d'essences de valeur ont périclité faute d'approvisionnements adéquats. L'innovation dans ce secteur laisse à désirer.

    La mécanisation poussée de l'exploitation forestière s'est faite sur le dos de petits entrepreneurs qui doivent défrayer les coûts d'achat et d'entretien de grosses machineries de plus en plus sophistiquées et qui peuvent rapidement devenir périmées si l'on modifie les méthodes sylvicoles. La production de pâtes et papiers se fait encore dans plusieurs usines vétustes dont les rejets créent des problèmes environnementaux.

    Le plus gros des produits étant exporté, la concurrence mondiale se fait de plus en plus dure et ne favorise pas une amélioration des procédés d'aménagement et de transformation.

    Pourtant la forêt est la principale sinon l'unique ressource renouvelable dans plusieurs régions et cette ressource supporte deux industries: celle du bois et celle du récréo-touristique. Le nouveau régime forestier traduit une prise de conscience de ce fait, mais le tournant vient à peine d'être amorcé.

    Les efforts les plus récents de développement industriel par l'État se sont faits du côté des industries énergivores comme les alumineries en capitalisant sur notre potentiel considérable d'hydroélectricité, ce qui a soulevé des controverses autour des projets de développement d'Hydro-Québec et sur les retombées économiques réelles de telles industries.

    Quelques secteurs de haute technologie se sont aussi développés; mais est-ce suffisant?

    Les PME s'avèrent de plus en plus la voie la plus importante de création d'emplois. Mais combien d'entre elles sont autre chose que des industries de services? Combien innovent et livrent des produits avancés, à valeur ajoutée, de haute technologie?

    Est-ce la crainte du risque ou la faiblesse du système d'éducation qui en est la cause? Pourtant on ne compte plus les «patenteux» dans l'histoire du Québec.


    Une société viable et vivable
    L'intérêt de plus en plus grand de la société québécoise pour le développement soutenable et la qualité de vie appelle un nouveau projet de société.

    Les Québécois veulent un milieu de vie agréable et sécuritaire. Ils veulent un système d'éducation de qualité qui leur permettra d'acquérir la formation appropriée pour un emploi rémunéré décemment. Ils veulent des services de santé adéquats et accessibles à tous.

    Tout cela est possible. Mais il faut cesser de ne compter que sur l'État. Celui-ci croule sous les dettes et sa source de revenus, les citoyens, croule sous les taxes et impôts de toutes sortes. Il restera toujours un rôle à jouer pour l'État, mais les citoyens devraient aussi se prendre en main eux-mêmes.

    La qualité et la sécurité du milieu de vie commencent à la maison. Elles commencent par l'éducation des enfants au respect de leur environnement et au respect des autres. Les familles éclatées ou monoparentales, les parents indifférents ou violents, voilà autant de circonstances peu propices à une saine éducation. Voilà autant de causes du vandalisme, du vol et de la violence des jeunes, des habitudes qui se perpétueront avec l'âge. C'est aussi très souvent la cause des difficultés d'apprentissage scolaire et de l'inconduite des enfants à l'école. Les enseignants et les autorités scolaires ne peuvent jouer le rôle des parents à leur place. La tâche d'enseigner est déjà assez lourde comme ça.

    Par ailleurs, le système d'éducation vient de connaître une période plus ou moins reluisante. Quelqu'un a choisi dans les années soixante de «jeter le bébé avec l'eau du bain» avec comme résultat une diplômation souvent sans valeur. Heureusement, un redressement majeur s'amorce. Mais il faudra prendre soin de toujours rechercher une adéquation entre les formations offertes et les besoins du milieu du travail. Qu'on veuille l'admettre ou non, l'étudiant n'a qu'un but ultime à ses études, un emploi à sa mesure et rémunéré décemment.

    Le grand dilemme se pose justement à la fin des études. Où trouver un emploi? Dans l'entreprise de réduction des dépenses publiques et d'amaigrissement de la fonction publique, il est bien évident qu'il ne faudra pas compter sur beaucoup de jobs de fonctionnaire. Les jobs devront provenir du secteur privé.

    Le secteur des services s'est fortement développé depuis des années. Mais il faut qu'il y ait quelqu'un à qui rendre des services et qui a le moyen de payer pour. Les services traditionnels sont amplement comblés. Il reste de la place pour les innovations. Ces innovations, il faut les imaginer, les concevoir, les développer, le plus souvent à partir de RD. Il y a là de la place pour l'initiative individuelle comme pour les entreprises privées. Il en va de même pour les entreprises de production de biens, les industries tant primaires que secondaires, créatrices d'emplois et clients potentiels pour les entreprises de services. La RD est encore plus pertinente dans ce cas, en particulier dans les secteurs de haute technologie. Il y a là un besoin crucial de concertation entre l'État, l'entreprise privée et les institutions de haut savoir. C'est là un aspect qui a besoin de beaucoup d'amélioration.

    Mais, comme on ne cesse de le répéter depuis quelques années, il faut cesser de penser uniquement gigantisme et macro-économique et penser davantage PME régionale ou locale.

    Pourquoi ne peut-on favoriser une certaine autarcie des régions périphériques dans le secteur alimentaire? N'y a-t-il pas une place pour la production et la transformation locale de viande, d'oeufs, de produits laitiers, de légumes en serre?

    Pourquoi ne peut-on tabler sur le génie et la dextérité manuelle de la main-d'oeuvre locale peu scolarisée pour développer des produits spécialisés non traditionnels à partir du bois? Des produits qui n'ont pas nécessairement besoin d'un marché gigantesque. Les forêts, tant privées que publiques, de l'oekoumène ou de son voisinage immédiat, sont celles qui ont le meilleur potentiel au Québec, tant par la variété des essences que par la productivité liée au climat et aux sols. Écrémées depuis des décennies, elles ont un besoin urgent de réhabilitation par les méthodes sylvicoles appropriées. Comme il faudra plus d'une génération pour réaliser les bénéfices de cette réhabilitation, les propriétaires, peu fortunés pour la plupart, sont incapables d'assumer seuls les coûts. L'État a tout intérêt à les aider financièrement et à trouver des débouchés pour les produits de faible qualité qu'on peut actuellement tirer de ces forêts.

    Des forêts réhabilitées ne pourraient qu'améliorer les paysages ruraux et offrir un potentiel récréo-touristique intéressant accessible par le réseau routier provincial. Des associations de propriétaires pourraient aussi offrir l'accès à leurs terres moyennant certaines protections légales et des frais d'utilisation.

    Des sociétés de gestion intégrée et d'aménagement polyvalent pourraient aussi être envisagées pour gérer des blocs de forêts publiques pour la production de matière ligneuse et le développement du tourisme de plein air et d'aventure.

    Dans les zones côtières et insulaires, où les pêches ont jusqu'ici été une activité importante, la crise qui frappe les poissons de fond a des répercussions sociales graves. De toute évidence, il faut laisser cette ressource se régénérer. Mais il faut en profiter pour repenser complètement les modes d'exploitation mais aussi de transformation en recherchant le plus de valeur ajoutée possible et en utilisant les espèces jusqu'ici laissées pour compte. L'aquaculture et la mariculture sont des avenues qu'il faut développer davantage aussi pour prendre la relève de ressources naturelles affaiblies.

    Mais la mise en valeur plus ordonnée des ressources naturelles n'est pas la seule avenue de développement des régions périphériques. Les nouvelles technologies de communication, comme la télématique par fibres optiques entre autres, permettent le travail en réseau éclaté. Tous les employés d'une entreprise n'ont pas à se retrouver dans un bureau central. Ils peuvent choisir de résider dans un environnement naturel isolé et plus agréable, tout en étant aussi productifs et efficaces.

    D'autre part, la distance des marchés n'a pas nécessairement d'importance pour certaines entreprises de haute technologie, en particulier celles dont les produits sont petits, légers, livrables par la poste ou l'avion. Elles peuvent choisir comme lieu d'implantation autre chose que les grandes villes dont le milieu de vie laisse à désirer. Elles peuvent se développer de connivence avec les institutions universitaires, collégiales et techniques présentes en région.

    Dans les grandes agglomérations urbaines, les conditions de viabilité et de vivabilité sont d'un autre ordre. Bien sûr il faut là aussi créer des emplois à rémunération décente. La grande faiblesse actuelle, c'est la prédominance énorme des industries de services.

    On n'arrive pas à multiplier suffisamment les industries de production de biens, qu'elles soient petites, moyennes ou grandes, de haute technologie ou pas. Et ce, malgré une concentration d'institutions d'enseignement universitaire et collégial et de recherche. Les sommes consacrées à la RD sont insuffisantes de même que les mesures pour produire et commercialiser par la suite les produits mis au point par la RD. Par ailleurs, il faut déplorer la faible proportion de diplômés au Québec dans les domaines scientifiques techniques par rapport aux domaines des sciences humaines et autres, de nature plus «intellectuelle». Est-ce par goût ou par manque d'orientation que les étudiants choisissent ces voies? Une telle situation a comme conséquence de limiter le pool de main-d'oeuvre disponible pour la RD et le transfert des résultats par la suite. Mais le plus grand problème affectant la qualité de vie en milieu urbain c'est l'environnement physique. Les centres ville vieillissent graduellement de façon centrifuge et se détériorent.

    Plutôt que d'encourager le rajeunissement et la modernisation du milieu, on a laissé migrer les commerces vers des centres d'achat à l'extérieur du périmètre urbain. On a aussi laissé migrer le résidentiel vers la banlieue-dortoir plus sécuritaire et d'un environnement plus agréable. Le résidentiel qui reste au coeur des villes est essentiellement locatif et de qualité médiocre, l'environnement est terne et les gagne-petit y sont concentrés. Ce sont essentiellement les spéculateurs fonciers qui ont dirigé l'urbanisation. Les plans d'urbanisme municipaux sont arrivés sur le tard. Ils ont consacré les acquis des spéculateurs, séparant les zones résidentielles des zones commerciales, industrielles ou institutionnelles. Aujourd'hui les plans d'urbanisme cherchent à planifier les développements futurs. Mais combien de fois les règlements de zonage sont-ils changés sous la pression des spécu- lateurs? Les autorités municipales cherchent à revitaliser les centres ville. Mais la valeur foncière spéculative et la poursuite de la rentabilité maximale ne permettent que les tours commerciales ou résidentielles à des taux de location prohibitifs. Les résidences locatives et les condos ne sont accessibles qu'aux mieux nantis et l'environnement est peu propice aux enfants. On assiste essentiellement à une gentrification des centres ville. Les édifices à bureaux recrutent leurs travailleurs dans ce milieu ou dans les banlieues-dortoirs.

    D'autre part, trop de plans d'urbanisme poursuivent encore une séparation nette des diverses fonctions dans les nouveaux développements alors qu'on devrait chercher à regrouper les fonctions résidentielles, commerciales et même industrielles propres (haute technologie ou autres) dans un périmètre unique, facilitant ainsi le lien résidence-emploi-services et la réduction de l'utilisation de la voiture.

    Chercher aujourd'hui à desservir cette urbanisation désordonnée par un système de transport en commun relève de l'utopie.

    Il est essentiel d'en arriver rapidement à contrôler et orienter l'expansion urbaine, à modifier l'approche traditionnelle de zonage, à maîtriser la spéculation foncière par des lois fiscales ou autres et la mise sur pied de banques de sols municipales, et à verdir le milieu urbain, tout ça pour humaniser davantage la ville.


    Conclusion
    Ce n'est là qu'un survol très sommaire des acquis et des ratés de la société québécoise des dernières décennies. Chaque thème pourrait être développé bien davantage, mais il vaut mieux commencer par une perspective plus large et essayer d'identifier les relations de cause à effet. De cette façon, on peut concevoir plus aisément une stratégie cohérente pour l'avenir. Il est clair que la société québécoise est en manque de projet d'avenir. Mais se trouvera-t-il quelqu'un pour reprendre le gouvernail, quelqu'un à l'écoute de toutes les couches de la société, un visionnaire pondéré pour nous proposer de nouvelles avenues? Ce nouveau projet de société devra tabler bien davantage sur la volonté de chaque citoyen et sur une vol onté politique que sur l'afflux d'argents nouveaux.
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01

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