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    Dossier: Biotechnologie

    L'opposition aux plantes transgéniques en Angleterre

    Robin McKie
    Clones, plantes transgéniques, oeufs humains à 50,000$, on se demande quel est le pays qui imposera le premier une limite à ces innovations de plus en plus inquiétantes. On aurait pu croire que ce serait la Suisse ou l'Autriche, à cause des référendums tenus dans ces pays en 1998, mais ce pourrait bien être l'Angleterre. Le 22 octobre 1998, le gouvernement britannique imposait un moratoire de trois ans sur les plantes transgéniques résistant aux insectes ravageurs. En février 1999, éclatait le scandale Pusztai. Le docteur Arpad Pusztai, checheur au Aberdeen's Rowett Research Institute, perdit son emploi l'an dernier après avoir terminé une recherche montrant que des plantes transgéniques avaient provoqué une maladie du système immunitaire chez des rats. En février 1999, une vingtaine de savants du monde entier se portèrent à la défense du docteur Arpad Pusztai. Ce qui, dans une Angleterre qui se souvient de l'histoire des vaches folles, dressa l'opinion publique contre les plantes transgéniques. Voici deux documents relatifs à l'un et à l'autre de ces événements.
    LES BRITANNIQUES RÉSISTENT AU TRANSGÉNIQUE
    Moratoire de trois ans pour les OGM résistants aux insectes ravageurs

    Paris, le 22 octobre 1998 - Le ministre de l’environnement de Grande Bretagne, Michael Meacher, a annoncé hier, parmi d’autres mesures concernant les plantes transgéniques, que l’industrie du génie génétique s’était engagée à ne pas introduire en Grande Bretagne de cultures génétiquement modifiées résistantes à des insectes pendant les trois prochaines années.
    Ce moratoire, accepté par l’industrie, est une indication que même les promoteurs des plantes transgéniques prennent de plus en plus conscience des risques potentiels liés aux disséminations dans l’environnement. Aux États-Unis, le développement de résistance chez les insectes ravageurs des plantes transgéniques, nié jusqu’à une époque récente, est reconnu comme un danger majeur lié à ces plantes, au point que l’EPA américaine (Agence pour la Protection de l’Environnement) recommande aux agriculteurs de planter de 20 à 40% des surfaces en «zones refuges» non transgéniques afin de ralentir ce phénomène d’acquisition de résistance. Novartis offre des réductions substantielles sur ces semences non transgéniques pour encourager les agriculteurs à suivre les recommandations de l’EPA.
    En France en revanche, Novartis et Monsanto font tout pour imposer leur maïs transgénique, malgré l’opposition du public et d’une bonne partie des agriculteurs et utilisateurs de maïs. Greenpeace a récemment montré que, dans sa hâte d’être le premier à commercialiser le maïs Bt, Novartis a même permis que soit planté 500 hectares du maïs Pactol Cb avant qu’il ne soit autorisé par son inscription au catalogue officiel des semences le 3 août dernier (voir communiqué de presse du 13 octobre 1998).
    «Il est tout à fait choquant de voir les multinationales de l’agrochimie appliquer les doubles standards à l’intérieur même de l’Union européenne», a commenté Arnaud Apoteker, responsable de la campagne Biodiversité à Greenpeace France. «L’industrie doit appliquer les mêmes mesures en France qu’en Grande Bretagne et mettre en place un moratoire sur le maïs Bt. Le gouvernement français doit l’imposer si l’industrie ne l’applique pas volontairement, et ce d’autant plus que la légalité même des autorisations de mise en culture est actuellement questionnée.»
    Greenpeace a intenté un recours en annulation des arrêtés d’autorisation de mise en culture et de commercialisation du maïs Novartis de février 1998, et des maïs Monsanto et AgrEvo d’août 1998. Le Conseil d’État a demandé le sursis à exécution de l’arrêté du 5 février 1998 (maïs Novartis) et doit se prononcer sur le fond en décembre. La Commission Environnement du Parlement européen a demandé l’instauration d’un moratoire sur les disséminations d’OGM et le maintien de l’interdiction de l’importation et commercialisation du maïs transgénique par l’Autriche et le Luxembourg. «Il est de plus en plus évident qu’en dehors des multinationales, personne ne veut de ces maïs transgéniques», a conclu Arnaud Apoteker.

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    Miracle foods that the public won't swallow

    Doubts about GM food are tainting our dinner tables with fear. Science Editor Robin McKie asks how a once tasty concept turned so sour?

    The Guardian, Sunday February 14, 1999

    It was supposed to be the food of tomorrow: a genetically engineered ambrosia to feed Earth's hordes next century. But it has turned into a political nightmare.
    Last week unprecedentedly ferocious criticism fell upon the heads of those responsible for making genetically modified (GM) foods in Britain - an onslaught so fierce it is hard to see how their products can survive commercially.
    Far from being nutritional saviours, GM foods now look like the pariahs of the European food industry. But how did this PR calamity occur? How could such a wonder-food fail so spectacularly in the eyes of the public? The answers have much to do with misunderstanding the public's fear of science and failing to realise that consumers become suspicious and vulnerable to fear when they are starved of choice.
    In particular, people worry that (GM) crops are dangerous to eat, that they threaten the environment, and that they will allow a few big pharmaceutical companies to monopolise agriculture.
    In the first instance, there was little to upset consumers until the Pusztai affair erupted last year. Dr Arpad Pusztai, of Aberdeen's Rowett Research Institute, claimed that rats fed on GM food suffered immune problems.
    An external investigation subsequently criticised his experimental procedures. He retired, and the matter seemed closed - until last week, when a group of scientists (none of whom, it must be said, were noted genetic engineers) signed a letter condemning Pusztai's employers for mistreating him.
    They claimed that his studies revealed possible dangers in genetic engineering techniques. That is crucial. The group claims to have found a danger so far unrecognised.
    Pusztai was working with lectins - a group of chemicals which include poisons found in some varieties of beans. He fed potatoes - some injected with lectins and some modified to make their own - to rats, and they suffered atrophy in various organs, including their livers.
    The results caused a furore and the external inquiry was set up. Pusztai's results were blamed on the simple fact that he was working with lectins, which, it was argued, were the real cause of the atrophy.
    But follow-up studies by one of Pusztai's colleagues, Dr Stanley Ewen of Aberdeen University, suggests that these reassurances are misplaced. More damage was done when the pototoes were modified than when they had simply been spiked with lectins: in other words, there was something in the process of genetic modification that was causing damage.
    "We think we were showing up something that nobody has spotted", said Ewen.
    Neither Pusztai"s nor Ewen"s research has been published or subjected to peer review. "This is the only study ever to claim there is something damaging about the business of genetic modification, but we cannot evaluate it because we cannot get access to their data", said Professor Ray Baker, head of the Biotechnology and Biological Sciences Research Council.
    That was because the Government has not asked for information, the group retorted.
    Regardless of who is right, the Aberdeen work was seized upon last week as a "food scandal": a lone voice trying to raise a matter of vital public concern was being silenced.
    In vain scientists tried to point out there was no scandal: no food for human consumption was involved.
    "This was a safety trial", said Dr Bernard Dixon of the European Biotechnology Forum. "We have them all the time. New antibiotics are constantly being found to have adverse effects, and as a result are never marketed. No one suggests the fundamentals of antibiotics manufacture is suspect, however."
    It was also claimed that Pusztai"s work was the first to use GM food in feeding trials, and that scientists were failing to carry out basic safety tests: feeding GM food to rats to study the impact.
    "But that is exactly what we do do", said Professor Nigel Poole of Zeneca, the manufacturers of one of the few modified foods on sale in supermarkets. When we created puree made out of genetically modified tomatoes, the first thing we did was to feed it to rats and then study the effects on their bodies. It is utterly untrue to say we don"t do such studies. People are making up facts as they go along."
    Then there were the pictures of healthy rat stomachs and those damaged because of GM food.
    "Of course, they were damaged", Poole said. "They had been eating lectins, which are poisonous. It"s got nothing to do with genetic modification."
    Unfortunately, the British public - distrustful of official assurances after the mishandling of the BSE crisis - is in no mood to listen to scientific "reason". Nor is the media. As far as most people are concerned, Pusztai has been vindicated, all GM products are "Frankenstein foods", and there should be a moratorium on the growing of gene crops - as demanded by the "20 international scientists" who have backed Pusztai.
    In making this last claim, the group is, in a sense, wasting its breath. Given the hysteria unleashed, there is absolutely no chance that modified crops will be grown commercially in this country for many years - though some small, experimental trials have begun.
    "There is only one application currently in the pipeline - from AgrEvo, which would like to grow oilseed rape that can resist the use of the herbicide glufosinate," said Dr Phil Dale of the John Innes Centre in Norwich.
    "It will take years before they satisfy the regulatory process and pass safety trials - if the company decides it is worthwhile proceeding, that is."
    This leads us to the public's second major fear: that GM crops fitted with genes to resist pesticides and herbicides will devastate our countryside. The insertion of such genes is supposed to benefit the environment by making it easier to control weeds. "So far, all studies show modified crops need less chemicals than standard crops", Dale said.
    But many people fear that pollen from these crops will drift and be picked up by nearby weeds, which will then become resistant to herbicides. Britain will be invaded by superweeds that will strangle our fields.
    "People forget that only weeds of species that are botanically similar to a particular crop will pick up its pollen and form a hybrid", said Dale, who was one of the Government"s advisers on the release of GM organisms. "In the case of modified oilseed rape, the principal candidate for commercial planting in this country, there are no weeds with which it can hybridise in Britain."
    Critics of GM foods are unabashed. They point to the fact that the industry refuses to release data from the trials of modified crops. The public wants reassurance, and is simply not getting it. And the Green movement - which has long disliked the intensive agricultural practices of modern farming - has seized on these fields of crops, genetically modified in some sinister way, as the battleground it has been lacking.
    This takes us to the third great fear: that one or two GM companies are attempting to monopolise crop production. In the case of Monsanto, the world"s biggest GM company, they have good grounds for concern. Much of the present crisis can be blamed on its persistence in exporting mixed consignments of modified and unmodified soya oil to Europe. Consumers could not tell the difference.
    Europe objected and was threatened with a trade war, and many GM foods appeared unmarked in supermarkets. Two years later, we are reaping the harvest.
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01

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