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    Montaigne et la révolution copernicienne

    Marc Foglia
    L'expérience du décentrement : une discipline stoïcienne de l'imagination.

    Enfin, si Montaigne est favorable aux thèses de Copernic, ce n'est pas parce qu'il les juge vraies, mais parce qu'elles ont pour effet de relativiser la place de l'homme dans le monde. Il faut préférer la thèse qui met le soleil au centre pour des raisons éthiques. Bien plus tard, Sigmund Freud comparera l'humiliation qu'il fait subir à l'homme, en lui montrant qu'il n'est pas le maître dans sa propre maison, à celle que lui a fait subir Copernic en lui montrant que sa maison n'est pas située au centre du monde87. Cependant, il n'a pas fallu attendre Copernic pour que la philosophie conteste à l'homme l'importance que celui-ci s'attribue spontanément : les philosophes hellénistiques, et en particulier les Stoïciens, ont pratiqué cette discipline intellectuelle et morale.
    Ce qui rapproche l'œuvre de Copernic de la philosophie de Montaigne, au fond, c'est l'expérience du décentrement. Si l'on considère que l'effet philosophique du De Revolutionibus est d'expulser l'homme hors du centre de l'univers, et de le reléguer sur la planète terre à un rang cosmique marginal, cet effet ne revêt, aux yeux de Montaigne, rien d'extraordinaire. Pourquoi ce décentrement apparaît-il dans les Essais comme normal ? C'est indépendamment de la question de la vérité scientifique et de la communauté scientifique, à laquelle Montaigne n'était pas partie, que l'on doit ici réfléchir. Nous avons déjà évoqué l'absence d'obstacle cosmologique ou religieux dans une vision du monde fortement teintée d'épicurisme. Il faut souligner encore que le philosophe Montaigne pratique avec assiduité le décentrement. Le chapitre I,23 des Essais vise par exemple un décentrement par rapport à nos certitudes morales. Ces certitudes, que nous ancrons dans la conscience, doivent être en réalité rapportées à la société dans laquelle nous vivons. Un référent moral plus large, la coutume - que nous appellerions aujourd'hui " la société " - doit décentrer l'individu par rapport à lui-même.
    " Les lois de la conscience, que nous disons naître de nature, naissent de la coutume : chacun ayant en vénération interne les opinions et mœurs approuvées et reçues autour de lui, ne s'en peut déprendre sans remords, ni s'y appliquer sans applaudissement88. "
    La conscience individuelle est réduite au rang de satellite de la coutume : mes certitudes morales sont celles que la société me contraint d'avoir, à mon insu. En énumérant une grande diversité de coutumes, Montaigne se propose de faire perdre au sujet moral ses certitudes89. Je crois que les valeurs morales sont issues de ma conscience, instance placée au centre, et que ces valeurs sont approuvées par un jugement souverain. Mais en réalité, ces valeurs morales ne gravitent pas autour de moi comme le feraient les planètes autour de la terre. Mon jugement et ma conscience ne sont que le reflet de la coutume, l'expression de son terrible pouvoir d'attraction90. Montaigne fait faire à son lecteur une expérience copernicienne en morale : par un effort d'imagination, je dois être capable d'adopter un point de vue extérieur au point de vue ordinaire, qui renferme une illusion. En comparant mon système moral avec d'autres systèmes, je prends conscience de leur relativité.
    On pourrait évoquer aussi la critique de l'anthropocentrisme dans l'Apologie de Raymond Sebond : l'homme qui se prend pour le centre de la Création s'arroge une supériorité de droit sur tout le reste. Montaigne veut lui montrer que cette prétendue supériorité est illégitime ; il veut lui apprendre à se penser dans le monde comme un vivant parmi d'autres. On pourrait évoquer aussi le système scolaire du chapitre I,26 : traditionnellement, c'est le maître qui est au centre et l'élève doit répéter ce que dit le maître91. Chez Montaigne, ce n'est même pas l'élève qui vient au centre du processus d'éducation, mais l'enfant. L'exercice des facultés naturelles de l'enfant n'est pas nécessairement réglé ni orienté par une somme de connaissances à savoir. C'est à l'enfant d'exercer son goût et ses facultés naturelles, c'est à lui de s'exercer à bien parler et à bien juger. L'enfant a l'initiative de la parole ; si le maître discute de ce que l'enfant a dit, c'est pour offrir à ce dernier une médiation vers une pensée plus élaborée. Il est facile d'appliquer largement le schéma copernicien chez Montaigne ; je me concentrerai ici sur le décentrement cosmologique.
    Dans le système de Copernic, l'observateur idéal doit se déplacer jusqu'à adopter le point de vue du soleil, pour comprendre l'harmonie de l'univers. Montaigne pratique et fait pratiquer à son lecteur le décentrement, lorsque ce décentrement est une condition pour mieux juger. L'imagination joue ici un rôle essentiel, comme le montre l'exemple de celui qui " embrassait l'univers " comme s'il s'agissait de sa ville.
    "Il se tire une merveilleuse clarté, pour le jugement humain, de la fréquentation du monde. Nous sommes tout contraints et amoncelés en nous, et avons la vue raccourcie à la longueur de notre nez. On demandait à Socrate d'où il était. Il ne répondit pas d'Athènes, mais du monde. Lui, qui avait une imagination plus pleine et plus étendue, embrassait l'univers comme sa ville, jetait ses connaissances, sa société et ses affections à tout le genre humain, non pas comme nous qui ne regardons que nous. Quand les vignes gèlent en mon village, mon prêtre en argumente l'ire de Dieu sur la race humaine, et juge que la pépie en tienne déjà les Cannibales92."
    Par l'imagination, Socrate embrasse l'univers, comme il peut embrasser Athènes, dont il n'est jamais sorti, et qu'il connaît à fond. La vigueur de l'imagination supplée aux voyages et aux rencontres diverses : elle trace l'horizon d'une pensée cosmopolite. La localisation à Athènes ou dans un village est quelque chose de particulier, de contingent, qu'il faut dépasser. Montaigne promeut l'usage relativisant de l'imagination, pour éviter au jugement certaines erreurs d'appréciation : croire par exemple que la colère de Dieu s'abat sur le genre humain, lorsque les vignes gèlent aux alentours. L'imagination, devenue cosmopolite et haussée au niveau cosmique, nous protège contre ce risque d'erreur en prenant pour référent le monde dans son immensité et sa diversité. Ce que l'on doit acquérir ici n'est pas un savoir, mais le sens du relatif. Le prêtre du village de Montaigne manque précisément du sens du relatif : certes, il invoque dans son prêche les Cannibales, preuve que son imagination n'est pas limitée par les bornes du village, mais il est incapable d'en tirer une bonne leçon. Il ne suffit pas d'imaginer le monde entier pour assainir le jugement, il faut encore faire un usage relativisant de l'imagination, à l'opposé de son usage le plus ordinaire, que l'on pourrait appeler généralisant. L'usage généralisant de l'imagination consiste à donner au particulier la valeur du général, tandis que l'usage relativisant rend au contraire au particulier sa valeur de particulier. Pour bien juger, il faut se penser citoyen du monde, et replacer ce qui nous arrive dans un cadre général. L'expérience du décentrement montre ici clairement son inspiration stoïcienne.
    " À voir nos guerres civiles, qui ne crie que cette machine ne se bouleverse, et que le jour du Jugement nous prend au collet93, sans s'aviser que plusieurs pires choses se sont vues, et que les dix mille parts94 du monde ne laissent pas de galler le bon temps95 cependant ? Moi, selon leur licence et impunité, admire de les voir si douces et molles. A qui il grêle sur la tête, tout l'hémisphère semble être en tempête et orage. Et disait le Savoyard que, si ce sot de Roi de France eût su bien conduire sa fortune, il était homme pour devenir maître d'hôtel de son Duc. Son imagination ne concevait autre plus élevée grandeur que celle de son maître. Nous sommes insensiblement tous en cette erreur : erreur de grande suite et préjudice. "
    L'expérience personnelle perd en importance, lorsqu'on la confronte avec d'autres expériences possibles. L'imagination enrichit le référent de nos jugements, en allant beaucoup plus vite et beaucoup plus loin que ne peut le faire une diversification de nos expériences96. Alors même que l'Eglise a condamné les thèses de Copernic, Blaise Pascal pratique le décentrement cosmologique97. Il transporte l'homme jusqu'au soleil pour lui faire contempler de ce point de vue la terre comme un point minuscule98 (voir Annexe VIII). L'imagination peut nous faire embrasser la terre comme un point, mais Pascal souligne que l'imagination ne peut s'égaler au réel : l'expérience mentale qu'il propose de faire consiste bien à relativiser notre situation au sein de l'univers, et non à s'égaler au tout par la pensée.
    L'usage fautif de l'imagination consiste à généraliser sa situation particulière, au lieu de la ressaisir comme particulière. On reconnaîtra dans le passage de Montaigne que je cite maintenant la source d'un autre fragment de Pascal, celui réservé précisément à " l'imagination ". On notera que Montaigne est préoccupé par la formation du jugement, alors que Pascal cherchera avant tout à explorer les pouvoirs de l'imagination.
    " Mais qui se présente, comme dans un tableau, cette grande image de notre mère nature en son entière majesté ; qui lit en son visage une si générale et constante variété ; qui se remarque là-dedans, et non soi, mais tout un royaume, comme un trait d'une pointe très délicate : celui-là seul estime les choses selon leur juste grandeur. Ce grand monde, que les uns multiplient encore comme espèces sous un genre, c'est le miroir où il nous faut regarder pour nous connaître de bon biais. Somme, je veux que ce soit le livre de mon écolier. Tant d'humeurs, de sectes, de jugements, d'opinions, de lois et de coutumes nous apprennent à juger sainement des nôtres, et apprennent notre jugement à reconnaître son imperfection et sa naturelle faiblesse : ce qui n'est pas un léger apprentissage99. "
    L'expérience proposée ici par Montaigne se rattache à la tradition stoïcienne. L'exercice relativisant de l'imagination est en effet, chez les Stoïciens, un exercice mental à finalité morale, exercice destiné à assurer l'ataraxie du philosophe. En réduisant l'importance de ce qui nous arrive, au regard de l'immensité cosmique, le philosophe s'endurcit contre les maux qui peuvent survenir. Il s'agit d'assurer l'indépendance du jugement, de réduire les passions, et de s'imprégner de la rationalité de l'univers. Marc-Aurèle écrit :
    " Considère la rapidité avec laquelle tous sont oubliés, l'abîme du temps infini dans l'un et dans l'autre sens, la vanité des paroles retentissantes, l'humeur changeante et indécise de ceux qui semblent te louer, l'étroitesse du lieu où cette gloire se borne ; car la terre entière n'est qu'un point, et ce pays n'en est qu'une infime fraction ; et ici même combien y a-t-il d'hommes pour recevoir des éloges, et que sont-ils100 ? "
    L'esprit est élargi par le philosophe aux dimensions du cosmos. Les prétentions individuelles sont dégonflées. L'empereur se rend insensible aux louanges et aux blâmes de la foule. C'est ce qui explique que dans l'Apologie de Raymond Sebond, pour humilier l'homme, Montaigne emprunte à une tradition chrétienne elle-même nourrie de stoïcisme101.
    On comprend mieux pourquoi Montaigne est favorable à Copernic : la science contemporaine vient fournir une caution inattendue à l'exercice moral du décentrement. Mais ici, ce n'est plus seulement la philosophie des Anciens qui nous aide à relativiser notre place au sein de l'univers, c'est un astronome polonais dont les hypothèses tombent à pic.


    Notes
    87 : "Freud himself emphasized the parallel effects of Copernicus' discovery that the earth was merely a planet and his own discovery that the unconscious controlled much of human behavior." (T.S. Kuhn, The Copernican Revolution, p.4).
    88 I,25,115a
    89 " Ici on vit de chair humaine ; là c'est office de piété de tuer son père en certain âge ; ailleurs les pères ordonnent, des enfants encore au ventre des mères, ceux qu'ils veulent être nourris et conservés, et ceux qu'ils veulent être abandonnés et tués ; ailleurs les vieux maris prêtent leurs femmes à la jeunesse pour s'en servir (...) " (I,23,114a).
    90 III,13 : " C'est à la coutume à donner forme à notre vie comme il lui plaît ; elle peut tout en cela, c'est le breuvage de Circé (...). "
    91 " On ne cesse de criailler à nos oreilles, comme qui verserait dans un entonnoir, et notre charge, ce n'est que redire ce qu'on nous a dit. Je voudrais qu'il corrigeât cette partie, et que, de belle arrivée, selon la portée de l'âme qu'il a en la main, il commençât à la mettre sur la montre, lui faisant goûter les choses, les choisir et discerner d'elle-même : quelquefois lui ouvrant le chemin, quelquefois le lui faisant ouvrir. Je ne veux pas qu'il invente et parle seul, je veux qu'il écoute son disciple parler à son tour. Socrate et, depuis, Arcésilas faisaient premièrement parler leurs disciples, et puis ils parlaient à eux " (I,26,150ac).
    92 I,26,157a
    93 est tout proche
    94 parties
    95 passer du bon temps
    96 "Ce grand monde, que les uns multiplient encore comme espèce sous un genre, c'est le mirouër où il nous faut regarder pour nous connaître de bon biais" (I,26,157a).
    97 Les thèses de Copernic furent condamnées en 1616, mais sans l'approbation du Pape. Voir P. Costabel, " Etat actuel des recherches sur la réception de l'héliocentrisme ", in Colloquia copernicana, IV, in Studia Copernicana XIV, L'audience de la théorie héliocentrique : Copernic et le développement des sciences exactes et des sciences humaines, Torun, 1973, pp.17-26 : " La première de ces constatations c'est, me semble-t-il, le fait de la réaction tardive des autorités de l'Eglise catholique contre Copernic, en 1616, trois quarts de siècle presque après les grand réformateurs, et en les rejoignant sur l'argument ex auctoritate Sanctae Scripturae. (...) On a dit qu'au début les responsables de l'Eglise catholique avaient manqué de clairvoyance, et qu'ils n'avaient raidi leur position que lorsqu'ils s'étaient aperçus de la fragilité des thèses aristotéliciennes, à la fin du XVI° siècle. On a été, sur ce point, assez influencé par la déclaration de Galilée lui-même dans sa lettre à Christine de Lorraine. " La décision de 1616 contre Copernic s'est limitée à un décret disciplinaire. Il n'y a pas eu approbation solennelle du Pape (p.22). Mais voici ce que dit le cardinal de Bérulle dans les Grandeurs de Jésus : " Un excellent esprit de ce siècle, Nicolas Copernic, a voulu maintenir que le Soleil est au centre du monde, et non pas la Terre ; qu'il est immobile et que la Terre, proportionnément à sa figure ronde, se meut autour du Soleil. Cette opinion nouvelle, peu suivie en la science des astres, est utile et doit être suivie en la science du salut car Jésus est le Soleil immobile en sa grandeur et mouvant toute chose, il est le vrai centre du monde et le monde doit être en mouvement continuel vers lui. "
    98 Pascal, Pensées, Brunschvicg 72 ou Lafuma 199
    99 I,26,157-158a
    100 Marc-Aurèle, Pensées pour moi-même, II.3. Sur la réception de Marc-Aurèle à la Renaissance, voir " Ethicorum omnium sanctissimus, Marcus Aurelius and his Meditations from Xylander to Diderot ", in Humanism and Early Modern Philosophy, Jill Kraye and M.F. Stone éd., London, Routledge, 2000, pp. 107-134.
    101 Voir Hugo Friedrich, " l'homme humilié ", in Montaigne, Paris, Gallimard, 1968, en particulier pp.108-122. Ce point mérite d'être souligné, tant l'on considère d'ordinaire que la pensée chrétienne aurait mené le combat contre l'orgueil stoïcien. En réalité, ce combat contre l'orgueil emprunte largement à la philosophie morale des Stoïciens.
    102 T.S. Kuhn, La structure des révolutions scientifiques, Paris, Flammarion, 1983, p.22 et p.29.
    103 T.S. Kuhn, " un rôle pour la science ", in La structure des révolutions scientifiques, Paris, Flammarion, deuxième édition française, 1983, introduction pp. 22-23. Voir aussi " nature et nécessité des révolutions scientifiques ", op.cit., chap.VIII, p.133 : " les révolutions scientifiques sont des épisodes non cumulatifs de développement, dans lesquels un paradigme plus ancien est remplacé, en totalité ou en partie, par un nouveau paradigme incompatible. "
    104 Des Révolutions des Orbes Célestes, " ad lectorem ", traduction Alexandre Koyré, Paris, Alcan, 1934.
    105 Voir pseudo-Plutarque, De placitis philosophorum, livre III, chap. 13.
    106 Nicolas Copernic, lettre-préface au pape Paul III, Des révolutions des orbes célestes, traduction Alexandre Koyré, Paris, Blanchard, 1934.
    107 R.S. Westman, "Three Reponses to the Copernican Theory : Johannes Praetorius, Tycho Brahe and Michael Maestlin", in The Copernican Achievment, (voir biblio) pp.285-337.
    108 Thomas Samuel Kuhen, The Copernican Revolution, 1957, p. 193.
    109 Thomas S. Kuhn, The Copernican Revolution, Cambridge (Mass.), Harvard University Press, 1957, p.3.
    110 Pascal, Pensées, op.cit., Brunschvicg 72 ou Lafuma 199
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01

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