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    L'Encyclopédie sur la mort


    Comment des médecins belges se situent par rapport à l'euthanasie?

    Marie-Luce Delfosse

    Dans Jocelyne Saint-Arnaud et Marie-Luce Delfosse, dir., L'aide médicale à mourir, Frontières, vol. 24 ,n° 1-2, automne 2011-printemps, 2012, p. 88 s.

    Jocelyne Saint-Arnaud et Marie Luce Delfosse, dir., L'aide médicale à mourir, Frontières, vol. 24, n°1-2, autonomne 2011-printemps 2012.

    Trois médecins belges livrent ici leurs réflexions sur l'euthanasie, chacun à partir de sa pratique professionnelle : médecine générale, maison de repos et de soins, soins palliatifs. Quelles que soient leurs convictions religieuses ou philosophiques, leur cheminement personnel et professionnel les a tous les trois convaincus du bien-fondé de la loi belge relative à l'euthanasie et de celui de la possibilité qui leur est ainsi donnée de pratiquer, sous conditions, cet acte. Qu'ils partagent la même conviction ne permet pas d'inférer qu'il en est de même pour tous les médecins belges. La loi belge prévoit et encadre l'objection de conscience du médecin. Cependant, les réflexions qu'on peut lire ici - et qui sont fortement arrimées à l'expérience et à la pratique - permettent de se rendre compte de façon nuancée de la loi avec une conscience professionnelle et personnelle exigeante. Dans la mesure où l'euthanasie pose question et n'est  légalement admise que dans peu de pays, il m'a paru plus stimulant pour le débat de ne livrer ici que des positions favorables à l'euthanasie. (Marie-Luce Delfosse)

    Philippe Van Vlaendren, « Le cheminement et l'expérience d'un médecin généraliste et diacre permanent de l'Église catholique face à l'euthanasie », o.c., p. 89-96.

    Introduction

    En tant qu'être humain, aussi bien qu'en tant que médecin et en tant que diacre permanent, je souhaite, dans la mesure du possible, pouvoir alléger la souffrance physique ou morale de la pesonne que je rencontre. Au cours de ma vie professionnelle, j'ai été amené à reconnaître que, dans certaines circonstances, l'euthanasie est le seul moyen d'alléger cette souffrance. Comment cette conviction s'est-elle imposée à moi? Et quelle est ma position à l'égard des règles qui encadrent la pratique de l'euthanasie en Belgique et des situations que je rencontre? C'est de ce parcours que je voudrais ici rendre compte. Ce faisant, je ne plaide pas pour ou contre l'euthanasie. Dans les lignes qui suivent, j'explique ce qui existe actuellement et ce que j'en pense .

    Gérard Marin, médecin de famille, « La fin de vie en maison de repos (MR) et en maison de repos et de soins (MRS), o.c., p. 97-100.

    Mes convictions

    Au fil de ma carrière longue déjà de 40 ans, je me suis forgé, à propos de la fin de vie, deux convictions fortes qui soutiennent ma pratique : la fin de vie constitue un tout, elle n'est pas séparée du reste de la vie; la fin de vie requiert une approche globale. Le médecin généraliste est un omnipraticien, il prend donc la fin de vie en charge de manière globale.

    Je cite souvent cette phrase des Essais de Montaigne : « si nous avons besoin de sages-femmes pour nous mettre au monde, nous avons encore besoin d'hommes ou de femmes plus sages encore à nous en sortir ». Il n'est pas précisé au médecin comment sortir de la vie, nous avons à aider les patients tout au long et en fin de vie. Or on constate souvent que des médecins ne tiennent pas jusqu'au bout la promesse qu'ils ont faite au malade de faire tout pour les aider, et se défilent quand les difficultés apparaissent en laissant leur patient au milieu du gué.

    Nadia Huart, docteure en médecine, responsable de l'unité en soins palliatifs à la Clinique Saint-Jean de Bruxelles, Soins palliatifs et euthanasie, o.c., p. 101-104.

    La souffrance totale - physique, psychique, sociale, spirituelle, existentielle -, face à l'évolution d'une maladie grave devenue incurable et en fin de vie m'a toujours interpellée. Le sentiment d'abandon ressenti par le patient et ses proches, lorsqu'aucun traitement curatif n'est plus envisagé ni envisageable , m'a souvent touchée et culpabilisée. Plusieurs cas de patients en détresse physique, psycho-sociale ou existentielle me sont restés en mémoire. Les contingences effectives, ajoutées au sentiment d'impuissance, sont difficiles à vivre pour un soignant.

     

    Date de création:2012-10-19 | Date de modification:2012-10-29

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