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    Dossier: Violence

    Nous vivons dans une société ultra-violente

    François Taillandier
    Extrait d'un entretien de François Taillandier avec Christian Authier de L'Opinion indépendante au sujet de son roman Anielka: «S’il y a des livres qui réconcilient avec la littérature, Anielka, le nouveau roman de François Taillandier, est de ceux-là. L’auteur des Clandestins et Des Hommes qui s’éloignent nous apporte une nouvelle preuve de son talent. À travers le portrait d’une femme en crise, c’est aussi le monde et lui-même que l’écrivain interroge.»
    L'Opinion Indépendante: Vous montrez que notre société et notre présent se gargarisent de mots et de notions comme les “droits”, le “respect”, la “protection” et qu’en même temps la violence, la brutalité, la laideur et la vulgarité s’étalent partout.

    François Taillandier: C’est justement pour cela que l’on ne cesse de parler de protection et de respect. Je trouve que l’on vit dans une société qui tourne à la sauvagerie sous de multiples formes. La première violence étant la violence économique qui est énorme. Le système du marché fait des dégâts gigantesques. Une société qui, en vingt ou trente ans en Europe a jeté sur le pavé vingt-cinq à trente millions d’individus, est une société de violence terrible.

    J’aime assez le constat qu’a fait Houellebecq de notre époque. Les libérations postulées par mai 68 ont aussi abouti à des effets de violence. Prenons l’éducation ou les violences dans la jeunesse qui ne se sent plus bridée par rien. Il est banal de parler de cette violence urbaine mais elle existe. La jeunesse des banlieues est traitée très violemment et elle est très souvent violente… L’école s’occupe à peine de ces jeunes, les parents ne s’en occupent plus. Sous prétexte qu’il ne fallait plus de professeur trop autoritaire, qu’il ne fallait plus de curé, de parents trop autoritaires et bien à la fin il n’y a plus rien. Sauf la télévision. La télévision est violente dans sa succession de messages désordonnés, dans son incitation à consommer… Je me sens personnellement violenté par cette société. François dans mon roman se sent agressé par le discours que l’on tient aujourd’hui sur la sexualité et l’amour. Il y a de la violence dans la façon dont l’enfance est mise en contact très facilement avec des réalités sexuelles. C’est toujours délicat d’entrer dans ces choses parce que l’on passe tout de suite pour un vieux bouffon réac mais je ne suis pas sûr que les gamins soient forcément capables d’intégrer tout ce qu’on leur balance à la figure… Oui, je crois que l’on vit dans une société ultra-violente.
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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