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    Dossier: Robot

    Le règne des robots

    Dennis G. Jerz
    Écrite en 1920 et jouée pour la première fois à Prague l'année suivante, cette pièce de théâtre, intitulée Rossum's Universal Robots (R.U.R.), introduit le terme robot, qui remplacera dorénavant celui d'automate. La pièce de Capek fut acclamée dans le monde entier.
    Dans une usine de Rossum, on a remplacé les ouvriers par des robots. Helena Glory, l'héroïne de la pièce se rend à cette usine avec l'intention de libérer les robots, du moins ceux qui semblent avoir une âme. Le psychologue Hallemeier soutient que les robota n'ont pas d'âme, bien qu'il admette que parfois certains d'entre eux arrêtent subitement de travailler et grincent des dents. Helena Glory voit dans ce geste le signe d'une âme qui aspire à émerger.

    Le patron de l'usine et créateur des robots, Domin, demande Helena en mariage. Elle accepte la proposition, mais à condition de pouvoir continuer à s'occuper du salut des robots. Elle obtient ainsi que les savants s'efforcent de créer des robots doués d'une âme capable de s'épanouir. Il en résulte d'abord une robotesse appelée Helena, comme celle qui a présidé à sa création. Elle est belle mais inutile et ses créateurs craignent qu'elles ne veuillent se venger d'eux parce qu'ayant la beauté, elle n'aurait pas la capacité d'aimer et d'enfanter. Elle s'identifie bientôt aux fleurs de la serre chaude, qui sont stériles parce qu'on les fait pousser artificiellement pour satisfaire une demande que la nature ne saurait satisfaire. Pendant ce temps, le taux de stérilité s'accroît partout dans le monde. La civilisation industrielle et la mécanisation font apparaître les êtres humains comme superflus.

    Le prix à payer pourrait être l’extermination graduelle de l’Homme; mais un des robots spécialement modifié d’Helena, lance un appel à ses semblables: «Robots du monde entier, vous êtes sommés de détruire la race humaine… Ne vous arrêtez que lorsque cette tâche sera accomplie.» Domin possède la formule de production du vieux Rossum; celle-ci lui confère un pouvoir de négociation auquel il entend recourir pour assurer la liberté des humains confinés dans l’usine. Ignorant tout de la menace réelle des robots et de son ampleur, Helena décide toutefois de détruire la formule, croyant ainsi stopper la production des robots et en conséquence, mettre un terme à l’effondrement politique et économique. C’est à ce moment que les robots envahissent la scène, détruisant tous les humains et n’épargnant qu’Alquist: seul humain de l’usine qui travaille encore de ses mains. Damon, le chef-robot prévoit repeupler la terre: «Grâce à des machines, nous concevrons. Nous produirons mille mères automatisées, desquelles émergera un flot de vie. Que la vie! Que des robots!»

    Exprimé ainsi par Damon (un démon?), ce rêve vient en écho à celui de Domin (Dominus, Dieu?); ils aspirent tous deux à utiliser les machines pour parachever l’œuvre de la Nature. Toutefois, les robots se rendent bientôt compte que sans l’indispensable manuscrit: «la seule chose qu’ils ne peuvent pas produire, c’est les robots, car les machines se transforment en amas de chair sanglante.» Ils cajolent, menacent et supplient Alquist, tentant ainsi de le convaincre de les aider à découvrir ce qu’ils appellent «le secret de la vie». En désespoir de cause, Damon se sacrifie et se porte volontaire comme cobaye pour la recherche; hurlant sur la table de dissection, il ordonne à Alquist de poursuivre néanmoins ses recherches.

    Éventuellement, la Nature triomphera une fois de plus, lorsque deux robots (la ravissante mais dorénavant inutile Helena et Primus) deviennent amoureux. La pièce se termine sur une note religieuse et d’élévation morale. Alquist bénit les amoureux, les rebaptise Adam et Ève, et il leur confie la mission de ne pas commettre les mêmes péchés qui détruisirent leurs prédécesseurs.

    Source

    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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