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    Dossier: Pluralité

    L'infini et la pluralité des mondes

    Giordano Bruno
    Koestler avait bien raison de rappeler qu'en plaçant le soleil au centre de l'univers, Copernic a fait éclater les limites de ce dernier, mais on pourrait tout aussi bien dire, tant le besoin de dépasser les limites était répandu à la Renaissance, que Copernic a tout simplement fait entrer l'astronomie dans une ère de l'infini que les grandes découvertes avaient d'autre part amorcée. Plusieurs grands esprits de la Renaissance ont anticipé les idées actuelles sur les dimensions et la composition de l'univers. Le plus audacieux d'entre eux fut l'italien Giordano Bruno.
    Koestler avait bien raison de rappeler qu'en plaçant le soleil au centre de l'univers, Copernic a fait éclater les limites de ce dernier, mais on pourrait tout aussi bien dire, tant le besoin de dépasser les limites était répandu à la Renaissance, que Copernic a tout simplement fait entrer l'astronomie dans une ère de l'infini que les grandes découvertes avaient d'autre part amorcée. Plusieurs grands esprits de la Renaissance ont anticipé les idées actuelles sur les dimensions et la composition de l'univers. Le plus audacieux d'entre eux fut l'italien Giordano Bruno.

    Dans un livre intitulé L'infini, l'univers et les mondes, paru en 1584 il écrivait:

    «Mais nous savons qu'il existe un champ infini, un espace contenant qui embrasse et pénètre le tout. En lui se trouve une infinité de corps semblables au nôtre. Aucun d'eux n'est au centre de l'univers, car l'univers est infini et par conséquent sans centre ni limite, bien que ces derniers appartiennent à chacun de ces mondes, qui sont au sein de l'univers de la façon que j'ai déjà expliquée en d'autres occasions, en particulier lorsque nous avons démontré qu'il existe certains centres définis déterminés, à savoir les soleils, des corps de feux autour desquels tournent toutes les planètes, les terres et les eaux, comme nous voyons sept planètes décrire leur trajectoire autour du soleil. De même, nous avons montré que chacun de ces astres ou mondes tournant sur son propre centre semble un monde solide et continu qui s'empare, en raison de sa force, de toute chose visible, susceptible de devenir un astre et fait tourner ces choses autour de lui-même comme s'il s'agissait du centre de son univers. Ainsi, il n'existe pas seulement un monde, une terre, un soleil, mais autant de mondes que nous pouvons voir de lumières briller autour de nous, qui ne sont pas plus dans un seul ciel, un seul espace, un seul contenant sphérique que notre terre ne se trouve dans un seul univers contenant, un seul espace ou un seul ciel. De sorte que le ciel, à savoir cet air qui s'étend infiniment, bien que partie de l'univers infini, n'est pas un monde ou une partie de monde. Mais c'est le sein, le refuge, et le champ où tous ces mondes se meuvent et vivent, où ils croissent et rendent effectives les différentes actions de leurs vicissitudes. C'est là où ils produisent, nourrissent et préservent leurs habitants et leurs animaux».
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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