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    Dossier: Claude Debussy

    Debussy et le mouvement musical français

    Léo-Pol Morin
    Conférence donnée au Québec Ladies Club, le 5 mars 1935.)


    Ce n'est pas sans émotion que je me présente ce soir devant le Ladies Musical Club de Québec. Car je n'ai pas oublié que ce club fut le témoin de mes débuts dans la carrière pianistique.
    C'était aux environs de 1909. Il y a donc 25, 26 ans, ainsi qu'un journaliste le rappelle dans Le Soleil de ce soir, avec une exquise discrétion d'ailleurs.
    J'étudiais alors chez Gustave Gagnon, le maître des maîtres, le plus sympathique des maîtres.
    C'est loin déjà. Je devais être bien jeune! Mais rassurez-vous: je le suis encore. Nous sommes toujours jeunes.
    Vous étiez alors au Morrin College, là, derrière, rue Stanislas.
    J'avais joué, si j'ai bonne mémoire, un Prélude et Fugue de Bach, le n° VII en mi bémol. Et aussi un Caprice Espagnol de Moskowski.
    Les «dames », je dis les dames, puisqu'on dit, à Québec, le club des dames, en manière de raccourci familier, les dames tricotaient alors aux concerts du matin. Eh bien! en descendant de l'estrade, après avoir fait mes prouesses, mes pieds s'accrochent dans un tricotage. Furieux, écrasé de timidité, et puis, déjà récalcitrant, du pied je lance au loin la laine, au lieu de la ramasser poliment. Je voudrais ce soir pouvoir m'excuser de ma nervosité auprès de cette industrieuse auditrice.
    Je n'ai rien oublié de ces petits incidents: c'était mon premier concert.
    Vous étiez déjà un club plein de vie et de prospérité puisque vous avez magnifiquement grandi et monté en grade. En ce temps-là, autrefois, des élèves faisaient le plus souvent les frais de vos concerts. Aujourd'hui, vous êtes admirablement logées dans un château modernâgeux - oui, je dis bien, modernâgeux! - et vous donnez l'hospitalité aux plus grands artistes du monde.
    Permettez-moi d'abord de vous remercier d'accueillir, ce soir, un ancien élève. Mais permettez-moi aussi de féliciter le vaillant club de sa belle splendeur. Permettez-moi encore de féliciter le comité et, surtout, la très active et très sympathique présidente actuelle, madame Robitaille. Mais il faut aussi féliciter les membres du club, le public, car une telle prospérité n'est pas possible sans son concours.
    Beaucoup de choses ont changé depuis 1909. Sauf moi peut-être! Je me présente devant vous avec la même timidité, et je n'ai certainement pas plus de talent que dans ce temps-là. Mais j'ai beaucoup voyagé. J'ai vu, entre temps, bien d'autres clubs, mais pas de plus sympathiques! Je ne suis cependant pas plus conférencier que je ne l'étais alors. En tout cas, je tiens à vous dire tout de suite que ce n'est pas comme conférencier de métier que je me présente ce soir devant un aussi brillant auditoire. Les papiers que j'ai là, dans la main, vous montrent bien que je suis rebelle à toute improvisation oratoire.
    A titre de musicien, j'ai cependant l'intention d'évoquer devant vous les grandes lignes et les couleurs essentielles du mouvement musical français qui a pris naissance à la fin du siècle dernier avec Claude Debussy.
    Cette évocation, qui sera rigoureusement schématique, je la voudrais très peu technique. Car le côté scientifique de cette musique doit surtout intéresser les gens de métier. Et je sais bien que mes confrères de Québec sont suffisamment informés de cet art...
    Vous savez comme moi que la musique française n'est pas née d'hier et qu'elle a connu un passé glorieux, notamment au XVIIe et au XVIIIe siècles, au temps de Rameau, Couperin, etc. Mais vous savez aussi qu'elle a subi une douloureuse éclipse au XlXe siècle.
    En effet, au sortir de la Révolution, la musique ne passionne plus l'esprit français. Sous le règne de Meyerbeer, Thomas, Adam et Massé, elle a même failli sombrer dans une sentimentalité honteuse et dans un classicisme de bas étage. Entre temps, Berlioz, Lalo, Gounod, Franck et Saint-Saëns l'ont empêchée de mourir et lui ont même donné quelques-uns des titres d'originalité et de noblesse dont elle avait besoin.
    Et pourtant, il a fallu la catastrophe de « 1870 » pour que l'on s'aperçut, en France, que la musique avait cessé d'être française. Elle était devenue, en réalité, bien plus italienne, bien plus allemande que française. La réaction fut donc dirigée à la fois contre Wagner, dont l'influence ne convenait pas au génie de la race, et dirigée aussi contre le romantisme allemand. Peu à peu, au cours des ans et à la faveur d'un orgueil national nouveau, il redevint de bon ton, en musique, d'être français.
    Français, Bizet avait osé l'être, déjà, avec sa Carmen, que Nietzsche considérait comme un modèle de musique parfaitement française. Mais pour trouver dans l'histoire de la musique française une oeuvre complète et belle après Carmen, une oeuvre qui soit le commencement d'un âge nouveau en même temps qu'un point capital et achevé, il faut attendre la révélation de Pelléas et Mélisande de Debussy, en 1902. Après cela, et si on y ajoute Ariane et Barbe-Bleue de Paul Dukas, Pénélope de Fauré, l’œuvre symphonique de d'Indy, Florent Schmitt, Ravel, Roussel, de plus jeunes comme Milhaud et Honegger, on peut dire que la victoire est complète et définitive. Il peut désormais être question d'esthétique musicale française.
    Bref, une musique pure de tout alliage a pris naissance en France et a touché son plus haut point de perfection en moins d'un demi-siècle. Et jamais l'École française n'a eu autant de vitalité qu'aujourd'hui, ni autant de curiosité, d'originalité et de diversité. Jamais elle ne s'est imposée à l'attention du monde avec autant de force persuasive et de charme.
    *
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    Faute de temps, et aussi pour ma commodité, je vais devoir me confiner à quelques noms: Debussy, Fauré, Ravel, à quoi j'ajouterai quelques plus jeunes musiciens. C'est que Debussy, Fauré et Ravel me paraissent représenter les aspects les plus caractéristiques et la personnalité essentielle de cette musique. Des noms importants comme ceux de Vincent d'Indy, Paul Dukas et Florent Schmitt, et même Roussel, ne serviraient pas aussi bien ma démonstration. Ils en seraient un peu l'antithèse. Ils me paraissent être d'un autre climat, d'une autre atmosphère. Disons qu'ils sont du Nord de la France, ou de l'Est, tandis que Fauré, Debussy et Ravel sont spécialement d'Ile-de-France. Et vous savez bien comme moi que l'on veut que l'Ile-de-France, ce soit le cœur de la France.
    D'Indy, d'ailleurs, n'est pas un créateur d'images ni de langue comme le fut Debussy. Sa musique est admirablement construite, savante, émouvante aussi, mais il lui manque cette étincelle qui, chez Debussy, par exemple, commande l'amour. Ainsi qu'on l'a déjà remarqué, pour Paul Dukas, la musique de d'Indy nous parle comme du haut d'une chaire et elle démontre toujours quelque chose. On se tient à distance respectueuse de ces monuments d'indystes, comme de ceux de Dukas, d'ailleurs, parce qu'ils inspirent avant tout le respect. Il en est de même de Florent Schmitt, dont l’œuvre est intimidante par ses proportions et son atmosphère. Et même je vous dirai que Florent Schmitt est quelquefois ennuyeux. Mais cela est une opinion personnelle... Et quant à Roussel, son art très français doit beaucoup plus aux théories libres de Debussy qu'à celles, toutes dogmatiques, de son maître d'Indy.

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    Debussy est mort depuis dix-sept ans. Il appartient déjà au passé. Mais il reste et restera la plus lumineuse figure de la musique française au commencement du XXe siècle.
    On ne se doutait pas de l'importance qu'il prendrait le jour où, au Conservatoire, en réponse à son maître Guiraud qui lui demandait quelle était enfin sa règle, il jeta fièrement ces simples mots: « Ma règle! Mon plaisir! » C'est là la réponse d'un homme libre, que rien n'arrête. Mais Guiraud, qui était intelligent, et qui avait déjà deviné la personnalité du jeune révolutionnaire, ajouta: « Si vous avez du génie, ça va bien! »
    Le jeune Claude-Achille - car il s'appelait alors Claude-Achille Debussy - avait assurément du génie et il savait déjà qu'il ne pourrait jamais se plier aux règles du jeu de la composition telles qu'on les lui présentait dans les manuels.
    Mais Debussy n'a jamais voulu régenter personne. Il n'a jamais prétendu que les règles dont il entendait user étaient les meilleures et les seules bonnes. Elles l'étaient pour lui et il n'eut jamais envie, comme on le sait, de contrarier sa nature. A sa sortie du Conservatoire, un voyage en Russie et la fréquentation des tziganes n'ont fait que développer cette indépendance d'esprit, qui était certainement propre à l'éclosion de son génie.
    Debussy n'aimait pas que l'on donnât de la musique des
    définitions morales, philosophiques ou littéraires. Il a dit un jour avec beaucoup de finesse que l'art ne doit pas être que jeu froid de l'esprit, et qu'il doit aussi être près de la chair.
    Pour compléter encore la définition de son art, ce musicien sensible entre tous a même osé écrire que « la musique doit humblement chercher à faire plaisir ». Il savait mieux que personne qu'il y a « une grande beauté possible dans ces limites ». Et il savait aussi que la musique peut charmer sans déchoir.
    La musique, il voulait qu'elle écoute les leçons de la nature et qu'elle ne connaisse aucune contrainte arbitraire. La musique, il la voulait libre et il voulait encore qu'elle chante et qu'on puisse l'aimer tel un être de chair et d'os.
    Et voici qu'en marge de ces théories plus ou moins païennes paraît justement une oeuvre qui en est l'incarnation vivante et troublante. En effet, dès 1892, Debussy propose à l'attention du monde l'un des plus étonnants et des plus frémissants chefs-d’œuvre de tous les temps, un chef-d’œuvre palpitant de vie mystérieuse, un chef-d’œuvre exquisément charnel. Ce chef-d’œuvre, c'est le Prélude à l'Après-midi d'un Faune, pour orchestre.
    Le Faune de Debussy, inspiré comme vous le savez d'un poème de Mallarmé, conserve une jeunesse éternelle malgré ses quarante ans, et nous révèle chaque fois des frissons nouveaux. Le Faune, tel que le concevait jadis le grand danseur Nijinsky, est un être de chair et d'os, soumis à toutes les émotions humaines. Être voluptueux entre tous, il poursuit les nymphes, qui lui échappent, et doit se contenter d'un voile abandonné par l'une d'elles.
    Avec ce poème symphonique, et le plus simplement du monde, Debussy a changé quelque chose à la musique. Pareil événement ne s'était pas produit depuis le Tristan de Wagner. C'est que ni les génies, ni les parfaits chefs-d’œuvre, ni les faunes ne courent les rues...
    Grand créateur d'images, grand coloriste, puissant novateur, mélodiste original, Debussy s'est créé une langue et des formes à son usage personnel. Il a agrandi et affranchi le domaine sonore laissé par Wagner; il en a augmenté la sensibilité et la subtilité. Il a renouvelé l'émotion esthétique. Aux gammes déjà utilisées, il a ajouté des gammes anciennes et, ce qui était une audace, la gamme par tons entiers, avec l'harmonie qui en découle. Il a inventé une nouvelle façon d'écrire pour le piano. Ses poèmes symphoniques dédaignent les moules ordinaires, et son opéra Pelléas, ne ressemble à rien d'autre qu'à Pelléas. Il en est de même du Prélude à l'Après-midi d'un Faune, dont la couleur orchestrale est si exceptionnellement séduisante.
    Debussy sait qu'à matière nouvelle convient forme nouvelle. Au lieu de développer ses thèmes comme tout le monde, il les laisse se renouveler sans cesse, rebondir toujours vivants, telle une source jaillissante. De sorte que
    cette musique miraculeuse semble sortir de l'eau, de la lumière, des arbres, de la lune, des nuages. Mais elle sort aussi du cœur.
    On l'a appelée musique impressionniste, sans doute parce qu'elle est sensible à tous les mouvements de l'atmosphère, parce qu'elle traduit les réactions de l'homme devant la nature. Elle est également une expression parfaite du symbolisme, et il ne serait pas exagéré de dire qu'on doit à Debussy les chefs-d’œuvre de ces diverses tendances.
    Mais qu'on l'appelle du nom qu'on voudra, cette musique est belle comme un beau corps et elle revêt toutes les séductions d'une chair adorable. On ne peut pas ne pas l'aimer si on l'aborde avec simplicité et abandon. Des oeuvres comme le Quatuor à cordes, les Préludes pour le piano, qui contiennent par exemple la Cathédrale engloutie, et cette impressionnante Terrasse des audiences du clair de lune, des mélodies comme La Grotte ou La Chevelure, la plus belle de toutes peut-être, enfin Pelléas, et Mélisande tout entier et Le Martyre de Saint-Sébastien, aucune de ces oeuvres, il me semble, ne peut laisser indifférent, à moins qu'on veuille résister à la caresse des plus belles combinaisons sonores qui soient, à moins qu'on ne soit absolument dénué de sensibilité, ou encore, à moins que, décidément, par goût ou par nature, on n'aime pas cela... On en a bien le droit...

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    Mais peut-être vous demandez-vous déjà en quoi cette musique est française. Eh bien! je vous répondrai d'abord avec Pierre Lasserre que cette musique de Debussy, Fauré ou Ravel est française sans le faire exprès, ce qui est assurément la bonne manière de l'être. Cette musique est française en ce qu'elle correspond exactement à ce que nous savons du génie français. Pierre Lasserre dit encore que «cela se reconnaît comme la physionomie d'un individu en qui rayonne une personnalité supérieure ».
    Les caractères de cette musique sont les caractères mêmes de l'esprit et du tempérament français. Et des manuels de collèges et de couvents nous ont appris que cela est fait de clarté, vous savez bien, cette fameuse clarté française!... de mesure, de proportions harmonieuses.
    Et si une telle musique s'interdit les débordements lyriques de la façon la plus naturelle, c'est qu'on a, en France, le sens de la mesure et aussi celui du ridicule.
    Sans doute, il y a des gens mal renseignés et qui mesurent la musique au kilo et à l'ennui qu'elle dispense. Ceux-là reprocheront toujours à Debussy de n'avoir par écrit cinquante symphonies et autant d'opéras. Debussy, en effet, n'a écrit qu'une fois Pelléas. Et c'est tant mieux. Pelléas, comme Tristan, est de ces choses qu'on ne redit pas.
    Qu'on ne s'y trompe pas, cependant, les Nocturnes pour orchestre de Debussy, qu'ils s'appellent poétiquement Nuages, Fêtes ou Sirènes, sont à leur manière une symphonie authentique en trois parties. La Mer en est une autre, de vastes proportions, et puis les Images pour orchestre, dont Iberia représente à soi seul l'un des plus beaux monuments de la musique symphonique universelle. Mais en Amérique, au Canada comme aux Etats-Unis, on va même jusqu'à reprocher à Debussy, oh! bien secrètement! de n'avoir pas écrit des symphonies et des sonates à la manière de Brahms ou de Franck, on lui reproche de n'avoir pas fait des opéras à la manière de tous ces autres musiciens qui flattent tant notre sentimentalité, genre Massenet, Puccini et consorts. On ne pardonne pas à Debussy d'avoir dérangé nos habitudes paresseuses.
    En tout cas, si l'on doit mesurer l'importance d'une musique à l'influence qu'elle a eue dans le monde, celle de Debussy s'impose à l'attention des historiens Non seulement en France, mais partout dans le monde entier, aux Etats-Unis comme ailleurs, la façon d'écrire la musique a changé avec Debussy. On saura toujours reconnaître la musique d'avant ou d'après Pelléas.
    C'est peut-être ici le lieu de remarquer que nous sommes peut-être le seul pays au monde à avoir résisté à l'influence de Debussy. Il est vrai que notre musique résiste à tout. Ne résiste-t-elle pas, trop souvent, à la musique elle-même.. Croyez-moi, elle ne le fait pas exprès.
    Eh bien! malgré notre résistance, les historiens de la musique inscrivent déjà le nom de Debussy immédiatement après ceux de Bach, Beethoven et Wagner. C'est sa place naturelle dans l'histoire.
    Pour vous faire entendre d'une façon un peu complète cette musique que vous connaissez déjà, il me faudrait un ....orchestre, un quatuor à cordes et, surtout, une chanteuse. On est pour moi sans pitié puisque je devrai me débattre tout seul avec ce piano.
    Cette musique, sachez bien qu'elle a l'intention de faire plaisir. Il n'y faut pas chercher de ces vieux airs que tout le monde a dans la peau. Mais prenons garde que tout chante, précisément, dans cette musique et que les mélodies ne s'y cachent pas, comme on le croit généralement. Il faut seulement être attentif à ces thèmes, qui ne sont pas toujours présentés à découvert, comme chez Chopin, par exemple, ou comme dans d'autres musiques décidément trop simples qui font notre délectation quotidienne. S'il arrive à ces thèmes d'être discrets et de ne pas insister à coups de poing pour se faire entendre, leur présence n'en est pas moins réelle.
    Mais rien de lascif dans cette musique pourtant si vibrante, où l'esprit domine la chair.

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    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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