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| Poésie |
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« La poésie est le mode d'expression qui convient le mieux à la connaissance des choses essentielles: l'amour, la mort, Dieu, la joie, le malheur. Chez les Grecs et les Romains de l'antiquité, savoir et sentir étaient indissociables. Solon a même eu recours à la poésie pour écrire la constitution athénienne. Lucrèce savant et Lucrèce poète sont un même être. Mais depuis que l'homme a pris ses distances par rapport à la nature, pour la connaître objectivement et la transformer, le sentir a été séparé du savoir et rejeté dans une sphère d'où la vérité est exclue. La pensée a perdu le poids et la couleur des sentiments, les sentiments ont perdu la légèreté et la lumière de la pensée. La grande tradition subsiste cependant et, même au vingtième siècle, les meilleurs poètes, Apollinaire, Valéry, Aragon, Marie Noël ont su lier le savoir et le sentir. Simone Weil a pu écrire: "La beauté séduit la chair pour obtenir la permission de passer jusqu'à l'âme." Le mot beauté ici enferme le mot vérité. La poésie conduit le savoir suprême jusqu'à l'âme. »
Présentation de L'anthologie de la poésie de L'Encyclopédie de L'Agora
Par cette anthologie de la poésie, qui est aussi une anthologie du savoir essentiel, nous rappelons que le destin des sentiments est de participer à la lumière et celui des idées de prendre les couleurs de la vie pour nous toucher.
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La poésie est la transposition dans le langage de l'union intime de l'âme et du corps. De même que le corps est le signe de l'âme et l'âme le sens du corps (Klages), de même le texte du poème est le signe, frémissant, de l'inspiration et cette dernière le sens, inépuisable, des mots.
Allez, troupeau jadis heureux, chèvres mes chèvres
Vous ne me verrez plus, couché dans l'ombre verte,
Au loin, à quelque roche épineuse accrochées.
Vous ne m'entendrez plus, vous brouterez sans moi
Les cytises en fleurs et les saules amers.
VIRGILE, traduit par Paul Valéry
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| Enjeux |
« Des trois éléments qui composaient la poésie moderne — le discours, le chant et la blessure — le premier fut banni, comme prosaïque, le second fut rompu, parce qu'il inclinait à la régularité, qui ne va pas sans contrainte. Reste le troisième — effusion d'une âme angoissée et meurtrie — qui, livré à lui-même, se mue irrésistiblement en une espèce de dissolution. C'est une poésie qui s'adresse à elle-même, répugnant à prendre le détour du langage. Pour finir, elle n'est plus que cris inarticulés, auxquels nous prêtons en vain l'oreille. Quelqu'un, quelque part, se plaint de quelque chose. Il n'y a plus d'autre genre poétique que l'élégie, et l'émotion qui l'inspire paraît incommunicable. Tout se passe à la dérobée, comme quand un renard étrangle une volaille derrière une haie. Ou comme quand un orage se déchaîne au-delà d'une colline, et qu'il n'en vient que de confus et pathétiques grondements. »
ROBERT POULET, « Sur la poésie » |
| Essentiel |
| La poésie est impossible dans un contexte mécaniste où le corps est moins le signe de l'âme que l'instrument de la volonté et où l'univers dans son ensemble n'est qu'une gigantesque machine. |
| Documentation |
Bibliothèque de poésie
Groupe de discussion Poésie
Citations
« Pour quelqu'un qui aime la poésie, il y a deux conditions prélables que néglige terriblement notre pauvre anti-culture : d'abord on apprend par coeur pour remercier les grands textes, ce qui signifie que personne ne peut nous l'arracher, ni la censure, ni la police, je l'ai en moi. Ensuite on lit à haute voix. Tant de textes sont faits pour l'oreille davantage que pour l'oeil. La poésie est la musique de la pensée. »
GEORGE STEINER (passage tiré d'une intervention de G. S. à la Bibliothèque nationale de France, le 1er juin 2005, dans dans le cadre du cycle "La bibliothèque personnelle"; cité par Pierre Assouline, dans son bloc-note La République des livres : Éblouissant Steiner, 3 juin 2005)
Études anciennes sur la poésie
Arnold, Matthew. The Function of Criticism at the Present Time (1865) (University of Toronto)
The Arte of Poesie (1589) (attribué à George Puttenham, University of Toronto)
Coleridge, Samuel Taylor. Biographia Literaria. Vol. I (1817) (University of Toronto)
Dennis, John. The Grounds of Criticism in Poetry (1704) (University of Toronto)
Dryden, John. Of Dramatic Poesie (1668) (University of Toronto)
Johnson, Samuel. Préface de son édition des pièces de Shakespeare (1765) (University of Toronto)
Jonson, Ben. Timber (1640) (University of Toronto)
Pater, Walter. Style (1888) (University of Toronto)
Peacock, Thomas Love. The Four Ages of Poetry (1820) (University of Toronto)
Pope, Alexandre. Préface de sa traduction de l'Iliade d'Homère (1715) (University of Toronto)
Shelley, Percy Bysshe. Defence of Poetry (1821) (University of Toronto)
Sydney, Sir Philip. The Defence of Poesie (1595) (University of Toronto)
Wordsworth, William et Samuel Taylor Coleridge, Preface to Lyrical Ballads (1798) (University of Toronto)
Young, Edward. Conjectures on Original Composition (1759) (University of Toronto)
Études récentes sur la poésie
Quelques références critiques sur la poésie française contemporaine
Angers, Pierre. Commentaire à l’art poétique. Paris, Mercure de France, 1949.
Bancquart, Marie-Claire. La poésie en France du surréalisme à nos jours. Éditions Ellipses, 1996.
Bancquart, Marie-Claire, dir. Poésie de langue française 1945-1960. Paris, PUF, 1995.
Bonnefoy, Yves. Entretiens sur la poésie. Paris, Mercure de France, 1990.
Briolet, Daniel. Lire la poésie française du XXème siècle. Dunod, 1995.
Corte, Marcel de. L'essence de la poésie. Étude philosophique de l'acte poétique. Paris et Bruxelles, Cahiers des Poètes catholiques, 1942.
Darras, Jacques. Arpentage de la poésie contemporaine. Éd. In'hui, Trois cailloux, 1987.
Delaveau, Philippe. La Poésie française au tournant des années 80. Éd. J. Corti, 1988.
Heidegger, Martin. Hölderlin et l'essence de la poésie, dans Qu'est-ce que la métaphysique? Traduit de l'allemand par Henry Corbin. Paris, NRF/Gallimard, 1951, pp. 231-252.
Leuwers, Daniel. Introduction à la poésie moderne et contemporaine. Paris, Bordas, 1990.
Maurras, Charles. Critique et poésie. Paris, Librairie académique Perrin, 1968.
Revue Littérature, n°110, Paris, éditions Larousse, De la poésie aujourd'hui, 1998
Revue Prétexte, carnet n°9 : la poésie contemporaine en question. Juin 1998.
Revue RITM, Université Paris X, n° 15 : Horizons de la poésie moderne, 1997.
Robillard, Edmond. Le discours poétique. Montréal, Maxime, 1996.
Stockman, Katia. La poésie à l'ère de la diffusion électronique, le passage d'un genre aux pratiques discursives. Thèse de doctorat, Département de littérature comparée, Faculté des arts et des sciences, Université de Montréal, 1996.
Document sonore: La parole poétique. Conférence de Yves Bonnefoy (L'Université de tous les savoirs, 17 novembre 2000). Vous pouvez en faire l'écoute en Real Audio (Telerama.fr) |
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| | Anthologie-Amour | | Jacques Dufresne | | Amour, désir, mort, délaissement, solitude, souffrance | | Chez les Grecs et les Romains de l'Antiquité, savoir et sentir étaient indissociables. Solon a même eu recours à la poésie pour écrire la constitution athénienne. Lucrèce savant et Lucrèce poète sont un même être. Mais depuis que l'homme a pris ses distances par rapport à la nature, pour la connaître objectivement et la transformer, le sentir a été séparé du savoir et rejeté dans une sphère d'où la vérité est exclue. | | | La Poétique d'Aristote - 1e partie | | Aristote | | Poésie, imitation, comédie, origines de la tragédie et de la comédie, Homère, Eschyle, Sophocle | | «La poésie semble devoir sa naissance à deux choses que la nature a mises en nous. Nous avons tous pour l'imitation un penchant qui se manifeste dès notre enfance. L'homme est le plus imitatif des animaux, c'est même une des propriétés qui nous distinguent d'eux: c'est par l'imitation que nous prenons nos premières leçons; enfin tout ce qui est imité nous plait, on peut en juger par les arts.» | | La recherche d'une identité | | Bernard Courteau | | Culture, francité, poème, Nelligan, Beauchemin, St-Denys Garneau, écriture, rythme | | L'homme dont la conscience est plus grande que le pouvoir des mots se fait naturellement poète. Quoi de plus naturel, par conséquent, que de l'interroger sur le sens de sa vie, de sa démarche, qui recoupe celle de chacun, et qu'il trame de ses mots vécus. | | | Anthologie-Politique et société | | Jacques Dufresne | | La guerre de Troie Il ne faut s'ébahir, disaient ces bons viellards
Dessus le mur troyen voyant passer Hélène
si pour telle beauté nous souffrons tant de peine
Notre mal ne vaut pas un seul de ses regards." Ronsard, Sonnet à Hélène de Surgères Justice Créon, roi de Thèbes où se déroule l'action, a ordonné qu'on laisse sans sépulture la dépouille de Polynice, mort en combattant contre sa patrie. | | La musique et la poésie | | Hélène Laberge | | Verlaine, Lamartine, Valéry | | Le nom d'Orphée, personnage si humain que l'on hésite à le ranger parmi les dieux, est à jamais associé à la poésie et à la musique; signe que ces deux arts étaient à l'origine indissociables. Ne le sont-ils pas encore? Quand la poésie et la musique s'éloignent l'une de l'autre, ne s'éloignent-elles pas aussi des hommes? (Il faut ici éviter de confondre la musique présente dans la poésie et celle qui est plaquée sur la poésie.) | | Poèmes sur l'homme | | Jacques Dufresne | | La poésie est le mode d'expression qui convient le mieux à la connaissance des choses essentielles: l'amour, la mort, Dieu, la joie, le malheur. Chez les Grecs et les Romains de l'antiquité, savoir et sentir étaient indissociables. Solon a même eu recours à la poésie pour écrire la constitution athénienne. Lucrèce savant et Lucrèce poète sont un même être. | | Poèmes sur les grandes questions | | | L'énigme de la vie D'où vient l'homme? Où va-t-il? Qui habite là-haut dans les étoiles d'or? | | | Ion | | Platon | | Poésie, inspiration, art, science, Homère, Muses, enthousiasme | | « Socrate aborde, dans une rue d’Athènes, le rapsode Ion d’Éphèse, qui arrive d’Épidaure, où il a remporté, aux jeux d’Esculape, le premier prix du chant dans un concours de rapsodes. Il s’entretient avec lui de la faveur universelle et de la beauté de son art, qui a le privilège de connaître à fond et de répandre les oeuvres de tous les grands poëtes.» |
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  |  | Terminologie / Traductions |
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| Étymologie |
| Du grec poiêsis, action de faire. Vue sous cet angle, la poésie est le faire par excellence. C'est un acte analogue à celui des artisans, mais porté à une perfection exemplaire. |
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| Allemand |
| Poesie |
| Anglais |
| Poetry |
| Espagnol |
| Poesía |
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 |  | À lire également sur ce sujet |
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| | Arts plastiques | | Lettres à Paul-Émile Borduas | | Claude Gauvreau | | Correspondance, poésie | | L'édition critique de la correspondance entre le poète Claude Gauvreau et le peintre Borduas, par les soins de Gilles Lapointe, fournit de multiples références sur la vie sociale et culturelle des années 50 au Québec. | | | Beaux arts | | Poétique de Delacroix | | Antoine Orliac | | Peinture, poétique, Titien, Rubens, Rembrandt, Nicolas Poussin, Véronèse, Van Dyck, poésie, Dante, Baudelaire, Edgar Allan Poe, Stéphane Mallarmé, musique, Hector Berlioz, Frédéric Chopin, impressionnisme, Constable, Bonnington, Claude Monet, Alfred Sisley, Camille Pissarro, Paul Cézanne, art moderne | | «Delacroix aime la sobriété, la force contenue, le beau calme des antiques. Cependant ils n'agissent sur l'imagination que par le rythme, l'harmonie des proportions, l'équilibre des volumes, l'ésotérisme du symbole.» | | | Cultures / Valeurs | | Les sentiments blessés de la beauté et de l'honneur chez les Arabes | | Jean-Philippe Trottier | | Islam, islamisme, Coran, Proche-Orient, relations entre l'Occident et le Proche-Orient, poésie, littérature et science arabes, Louis Massignon | | «Que valent les concepts de démocratie, de liberté et de droits de l'homme face à la sensibilité enflammée — frisant quelquefois la susceptibilité — et l'intelligence aiguë de la beauté ou encore face au sentiment tout aussi extrême de l'hospitalité ... | | | Environnement | | Les peupliers | | Hippolyte Taine | | Peuplier, arbre, animal, vie végétale, végétal, paysage, calme, beauté, sérénité, poésie, rêverie, campagne | | On ne peut contempler les grandes lignes des paysages, le calme des ombres et de la lumière, la large voûte du ciel, sans se conformer à la pensée sourde qui semble pénétrer toutes ces choses et les unir. | | | Éducation | | Découverte de Virgile | | Hector Berlioz | | Littérature latine, humanités, classique, poésie, émotion | | Mon père, tout en n’exigeant de moi qu’un travail très-modéré, ne put jamais m’inspirer un véritable goût pour les études classiques. L’obligation d’apprendre chaque jour par cœur quelques vers d’Horace et de Virgile m’était surtout odieuse. | | | Langues | | Trois caractères distinctifs du français | | Paul Valéry | | Linguistique, phonétique, poésie | | Passage tiré de: «Introduction aux images de la France», dans Regards sur le monde actuel, Paris, Librarie Stock, c 1931 | | | Littératures | | Le pessimisme de Léopardi | | Remy de Gourmont | | Désespoir, vanité, vie, philosophie, littérature italienne, poésie | | Texte écrit à l'occasion de la parution de: Giacomo Léopardi, Choix d’œuvres en prose, dialogues et pensées, traduction de l’italien avec introduction et commentaire, par Mario Turiello. | | L'Homme | | Alphonse de Lamartine | | George Gordon, lord Byron, génie, poésie, humanité | | Toi, dont le monde encore ignore le vrai nom,
Esprit mystérieux, mortel, ange, ou démon,
Qui que tu sois, Byron, bon ou fatal génie,
J'aime de tes concerts la sauvage harmonie,
Comme j'aime le bruit de la foudre et des vents
Se mêlant dans | | Beethoven: ébauche de portrait | | Rainer Maria Rilke | | Poésie, musique, Dieu, ouïe | | Le mouleur devant la boutique duquel je passe tous les jours, a accroché deux masques devant sa porte. Le visage de la jeune noyée que l’on moula à la Morgue, parce qu’il était beau, parce qu’il souriait de façon si trompeuse, comme s’il savait. | | Fonction du poète | | Victor Hugo | | Poésie, sacré, Dieu | | Pourquoi t’exiler, ô poète,
Dans la foule où nous te voyons? Que sont pour ton âme inquiète
Les partis, chaos sans rayons? | | Ibsen: portrait | | Rainer Maria Rilke | | Poésie, théâtre, drame, solitude, désespoir, intériorité, gloire | | Et voici que j’étais devant tes livres de têtu et que j’essayais de les imaginer, à la manière de ces étrangers qui ne respectent pas ton unité, de ces satisfaits qui se sont taillé une part en toi. | | Entre Bainville et Baudelaire | | Charles Maurras | | Jacques Bainville, Baudelaire, poésie, écriture, style, démocratie, hiérarchie, inégalité, Edgar Poe, Frédéric Mistral | | « Bainville, c'est la Politique, l'Economie, la Finance ; Baudelaire, l'Esthétique, la Morale, la Poésie. Et leur art, leur action se développaient sur des rives distantes, seulement réunies çà et là par de petites levées de la terre commune.» | | L'exil d'Ovide | | Gaston Boissier | | Auguste, césars, opposition politique, poésie, littérature latine, Rome, antiquité | | Nous avons vu qu’Auguste, vers la fin de son régne, changea de politique envers ceux qui se permettaient d’être mécontents et de le dire. | | Le bonheur littéraire: M. Edmond Rostand | | Remy de Gourmont | | Théâtre, auteur dramatique, poésie, bonheur, mode | | Le bonheur: on dit aussi la chance, et aussi, dans une langue tout à fait nouvelle, la veine. Bonheur, chance ou veine n’ont pas, en littérature, un rapport très exact avec le talent, et encore moins avec le génie. | | Villiers de l'Isle-Adam | | Remy de Gourmont | | Poésie, mot, réel, âme, idéalisme, subjectivité, romantisme, ironie | | On s’est plus, témoignage maladroit d’une admiration pieusement troublée, à dire et même à baser sur ce dit une paradoxale étude : « Villiers de l’Isle-Adam ne fut ni de son pays, ni de son temps ». | | De l'usage des auteurs anciens | | Michel de Montaigne | | Histoire, poésie, auteurs anciens, imitation, originalité | | Montaigne justifie dans ce passage l'usage abondant qu'il fait des auteurs anciens. Imititation, pédanterie, qu'on lui d'ailleurs souvent reprochée? Chez Montaigne la culture est avant tout affaire de jugement. | | Le latin, laurier de l'âme | | Yves Bonnefoy | | Langue latine, éducation classique, poésie | | J'avais douze ans, à peu près, puisque j'apprenais les rudiments du latin, et tout de suite j'avais été fasciné par ces mots qui doublaient les miens d'une dimension imprévue, d'un secret peut-être, - mais surtout par l'admirable, la résonnante | | Mallarmé vu par Paul Claudel | | Chronique des lettres françaises | | Poésie, vers, nuit métaphysique, esprit | | Évoque la contribution de Paul Claudel à un "Hommage à Stéphane Mallarmé" paru dans la livraison du 1er novembre 1926 de la Nouvelle Revue Française. | | Les foules | | Charles-Pierre Baudelaire | | Poésie, flâneur, solitude, multitude, observation | | Il n'est pas donné à chacun de prendre un bain de multitude: jouir de la foule est un art; | | Lessing et Winckelmann | | Mme de Staël | | Johann Winckelmann, Gotthold Ephraim Lessing, critique, Allemagne, poésie, littérature, beaux-arts, antiquité | | Claude-Henri Grignon, critique littéraire | | Hector de Saint-Denys Garneau | | Hector de Saint-Denys Garneau, Claude-Henri Grignon, critique littéraire, poésie, écriture | | Le 26 mars 1937, Claude-Henri Grignon publiait dans En Avant! (sous le pseudonyme de Valdombre) une sévère critique du livre de poésie de de Saint-Denys Garneau, Regards et jeux dans l'espace. | | | Peinture | | Traité de la peinture - Apologie de la peinture | | Léonard de Vinci | | Peinture, Renaissance, poésie, vue, sens (physiol.), maîtrise, jugement | | Du Traité de la peinture de Léonard, le Carrache a dit que de l'avoir connu lui eût épargné vingt années d'efforts stériles. Le peintre est pour Léonard l'«homo universalis». | | | Philosophie | | L'esthétique d'Auguste Comte | | Pierre Lasserre | | Esthétique, art, positivisme, utilité sociale de l'artiste, poésie, rapport entre la science et l'art | | « Auguste Comte montre qu'une renaissance ou régénération des arts ne peut être procurée par les seules délibérations et les seuls efforts des cénacles d'artistes. Il y faut le concours de certaines grandes influences du dehors.» | | | Univers / Cosmos / Astres | | L'heure de s'enivrer | | Hubert Reeves | | Poésie | | Sur un poster, Baudelaire me regarde. | | | Vie personnelle | | Le colloque des morts | | Charles Maurras | | Âme, poésie, immortalité, mort | | Ce qui n'était que la merveille
Des rares fêtes de l'amour
Devient, quand l'âme se réveille,
Son pain doré de chaque jour. | | Ballade Ponchon | | Jean Richepin | | Amitié, poésie | | De Jean Richepin et Maurice Bouchor, Raoul Ponchon disait: «ces plus que frères.» | | Essai sur l’ennui | | Remy de Gourmont | | Dégoût, mélancolie, nostalgie, tristesse, sensibilité, plaisir, désir, infini, inconnu, ailleurs, femme, voyage, tourisme, poésie, romantisme, Mallarmé, Léopardi | | L’ennui! Mot terrible et justement redouté! Que de remèdes l’homme n’a-t-il pas inventé contre ce mal, remèdes, hélas!, souvent plus ennuyeux encore que l’ennui même. Leur nom général est « plaisirs », qu’il ne faut pas confondre avec « plaisir ». | | | Divers | | Paysages d'objets | | Jacques Dufresne | | Patrimoine, poésie | | Au commencement, les objets eux-mêmes avaient une âme. À la fin, les personnes sont réduites à l'état d'objets sans âme. Je ne veux pas défendre cette thèse systématiquement, encore moins l'ériger en philosophie de l'histoire. | | Éloge du par coeur | | Jacques Dufresne | | Éducation, mémorisation, poésie | | La question du par coeur dans les écoles n’a même pas été posée: on l’a éliminée sous le stupide prétexte qu’il n’était pas bon que les enfants apprennent des choses par coeur... | | Impression d'une première rencontre avec la mer | | Pierre Loti | | Nature, émotion, infini, poésie | | Passage tiré de: Le roman d’un enfant. | | Paysages d'objets | | Jacques Dufresne | | Patrimoine, poésie | | Au commencement, les objets eux-mêmes avaient une âme. À la fin, les personnes sont réduites à l'état d'objets sans âme. Je ne veux pas défendre cette thèse systématiquement, encore moins l'ériger en philosophie de l'histoire. | | | | Les papillons | | Gérard de Nerval | | Papillon, fleur, harmonie, plante, oiseau, nature, emblème, poésie, amour, été, beauté | | « Le papillon, fleur sans tige,
Qui voltige,
Que l'on cueille en un réseau ; Dans la nature infinie,
Harmonie
Entre la plante et l'oiseau !... » |
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