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    L'Encyclopédie sur la mort


    La nuit de mai

    Louis Aragon

    Tandis que «La nuit de Dunkerque » décrit l'encerclement des soldats prêts pour le départ vers l'Angleterre, «La nuit de mai» porte la marque profonde des deux guerres qu'Aragon* a vécues en tant que soldat. Les deux poèmes appartiennent au premier groupement «Les nuits» du recueil Les Yeux d’Elsa, dédié à sa compagne Elsa Triolet et traitant de la débâcle et de la résistance. Ci-dessous le texte de «La nuit de mai» (1940).
    http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Aragon
    Les spectres évitaient la route où j'ai passé
    Mais la brume des champs trahissait leur haleine
    La nuit se fit légère au-dessus de la plaine
    Quand nous eûmes laissé les murs de La Bassée

    Un feu de ferme flambe au fond de ce désert
    Aux herbes des fossés s'accroupit le silence
    Un aéro dit son rosaire et te balance
    Une fusée au-dessus d'Ablain Saint-Nazaire

    Les spectres égarés brouillent leurs propres traces
    Les pas cent fois refaits harassent leur raison
    Des panaches de peur montent à l'horizon
    Sur les maisons d'Arras en proie aux chars Arras

    Interférences des deux guerres je vous vois
    Voici la nécropole et voici la colline
    Ici la nuit s'ajoute à la nuit orpheline
    Aux ombres d'aujourd'hui les ombres d'autrefois

    Nous qui rêvions si bien dans l'herbe sans couronnes
    La terre un trou la date et le nom sans ci-gît
    Va-t-il falloir renaître à vos mythologies
    On n'entend plus pourtant grincer les cicerones

    O revenants bleus de Vimy vingt ans après
    Morts à demi Je suis le chemin d'aube hélice
    Qui tourne autour de l'obélisque et je me risque
    Où vous errez Malendormis Malenterrés

    Panorama du souvenir Assez souffert
    Ah c'est fini Repos Qui de vous cria Non
    Au bruit retrouvé du canon Faux Trianon
    D'un vrai calvaire à blanches croix et tapis vert

    Les vivants et les morts se ressemblent s'ils tremblent
    Les vivants sont des morts qui dorment dans leurs lits
    Cette nuit les vivants sont désensevelis
    Et les morts réveillés tremblent et leur ressemblent


    A-t-il fait nuit si parfaitement nuit jamais
    Où sont partis Musset ta Muse et tes hantises
    Il flotte quelque part un parfum de cytises
    C'est mil neuf cent quarante et c'est la nuit de Mai
    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:-1-11-30

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