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    L'Encyclopédie sur la mort


    Depuis six mille ans la guerre

    Victor Hugo

    Le 30 mai 1878, dans son discours pour le centenaire de Voltaire*, Hugo invite à en finir avec la glorification de la guerre. On propose de voir dans cette prise de position non pas une formule de circonstance mais l'aboutissement d'une tendance qui travers son œuvre, des discours pour les Congrès de la Paix à L'Année terrible, en passant par les Chanson des rues et des bois, et autant qu'une critique radicale une visée démystificatrice.
    (Source: Arnaud Laster, Maître de Conférences en littérature à l’Université de Paris III , «Déshonneur de la guerre (V.Hugo)», Colloque «Hugo et la guerre», 2002)


    Depuis six mille ans la guerre
    Plait aux peuples querelleurs,
    Et Dieu perd son temps à faire
    Les étoiles et les fleurs.

    Les conseils du ciel immense,
    Du lys pur, du nid doré,
    N'ôtent aucune démence
    Du coeur de l'homme effaré.

    Les carnages, les victoires,
    Voilà notre grand amour ;
    Et les multitudes noires
    Ont pour grelot le tambour.

    La gloire, sous ses chimères
    Et sous ses chars triomphants,
    Met toutes les pauvres mères
    Et tous les petits enfants.

    Notre bonheur est farouche ;
    C'est de dire : Allons ! mourons !
    Et c'est d'avoir à la bouche
    La salive des clairons.

    L'acier luit, les bivouacs fument ;
    Pâles, nous nous déchaînons ;
    Les sombres âmes s'allument
    Aux lumières des canons.

    Et cela pour des altesses
    Qui, vous à peine enterrés,
    Se feront des politesses
    Pendant que vous pourrirez,

    Et que, dans le champ funeste,
    Les chacals et les oiseaux,
    Hideux, iront voir s'il reste
    De la chair après vos os !

    Aucun peuple ne tolère
    Qu'un autre vive à côté ;
    Et l'on souffle la colère
    Dans notre imbécillité.

    C'est un Russe ! Egorge, assomme.
    Un Croate ! Feu roulant.
    C'est juste. Pourquoi cet homme
    Avait-il un habit blanc ?

    Celui-ci, je le supprime
    Et m'en vais, le coeur serein,
    Puisqu'il a commis le crime
    De naître à droite du Rhin.

    Rosbach ! Waterloo ! Vengeance !
    L'homme, ivre d'un affreux bruit,
    N'a plus d'autre intelligence
    Que le massacre et la nuit.

    On pourrait boire aux fontaines,
    Prier dans l'ombre à genoux,
    Aimer, songer sous les chênes ;
    Tuer son frère est plus doux.

    On se hache, on se harponne,
    On court par monts et par vaux ;
    L'épouvante se cramponne
    Du poing aux crins des chevaux.

    Et l'aube est là sur la plaine !
    Oh ! j'admire, en vérité,
    Qu'on puisse avoir de la haine
    Quand l'alouette a chanté.
    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:-1-11-30

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