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    L'Encyclopédie sur la mort


    Guerre et sens de la vie dans la Germanie antique

    Cornelius Publius Tacite

    Tacite porte un regard très favorable sur les jeunes hommes de la Germanie antique, sur leur instinct guerrier, leur obéissance au chef et leur disponibilité au combat. La paix est traitée comme un temps de repos entre deux guerres, un temps de farniente qui, s'il perdure, mène à l'ennui*et à l'inertie. L'agriculture et les produits de la terre ne sont pas l'affaire des jeunes : «acquérir en suant ce qu'on peut gagner en versant son sang n'est pour eux que paresse et inertie».
    (XIII 2). Même de tout jeunes hommes*, grâce à leurs quartiers de haute noblesse ou encore aux grands mérites de leurs pères, s'attirent la faveur d'un chef. Ils s'intègrent à d'autres guerriers physiquement plus forts qui, depuis longtemps déjà, ont donné leurs preuves, et ils ne manquent pas d'aplomb pour se faire remarquer au sein de l'escorte. Bien plus, faire partie d'une escorte implique une hiérarchie laissée à l'appréciation de celui qu'on suit partout. Quelle compétition entre ces compagnons pour occuper la première place auprès de leur chef, mais aussi entre les chefs pour qui aura l'escorte la plus fournie et la plus combative!

    (XIII 3). Ce qui donne du prestige, ce qui rend fort, c'est d'être massivement entouré d'une élite de jeunes hommes. En temps de paix c'est un honneur, en temps de guerre une protection. Pour chaque chef, au sein de son propre peuple certes, mais aussi auprès des États voisins, il y va de sa réputation, il y va de sa gloire de se distinguer par l'importance et la bravoure de son escorte. Ces chefs sont recherchés comme ambassadeurs, comblés de cadeaux et, par leur seule réputation, décident souvent de l'issue des conflits.

    (XIV 1). Au combat, haro sur le chef qui le cède en bravoure à son escorte, haro sur l'escorte qui ne répond pas à la bravoure de son chef ! Faut-il ajouter qu'on encourt pour le reste de sa vie infamie et déshonneur quand on quitte le combat en survivant à son chef ? Faire corps autour de lui, le protéger, faire rejaillir sur la gloire de celui-ci ses propres actes de courage est la marque essentielle de fidélité: les chefs se battent pour la victoire, les compagnons pour leur chef.


    (XIV 2). Si l'État dont ils sont issus, s'engourdit dans le désoeuvrement d'une paix* trop longue, la plupart des jeunes gens de haute naissance s'en vont rejoindre d'autres peuples en guerre à ce moment-là, à la fois parce que le repos leur est insupportable et qu'ils se font plus facilement valoir dans les dangers. De plus on ne peut maintenir une grande escorte que dans la violence d'une guerre. En effet tout ce qu'ils exigent de la générosité de leur chef, c'est tel cheval de guerre, c'est telle framée mouillée du sang des vaincus. Des banquets, si peu raffinés soient-ils mais copieusement pourvus, leur tiennent lieu de solde. (XIV 3). C'est le produit des guerres et des pillages qui permet ces libéralités. Il serait moins facile de les convaincre de labourer la terre et de patienter toute une année, que de provoquer l'ennemi et d'en remporter des blessures. Bien plus, acquérir en suant ce qu'on peut gagner en versant son sang n'est pour eux que paresse et inertie.
    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:-1-11-30

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