Dernières modifications

    La lettre de L'Agora
    Abonnez-vous gratuitement au bulletin électronique. de L'Agora.
    Si l’Encyclopédie de l’Agora demeure progressiste, c’est dans un nouveau sens du mot progrès, fondé sur la science réparatrice et sur le principe de précaution.
    Média social:
    Facebook:


    Fluxs RSS:

    Impression du texte

    Dossier: Santé publique

    Le virus du Nil

    Jacques Dufresne
    Aux nouvelles de la télévision de la Société Radio-Canada, le 16 août, on a consacré de longues minutes à une éventuelle épidémie de la maladie causée par les moustiques infectés par le virus du Nil. Le pourcentage des insectes infectés est infinitésimal et seulement une personne sur cent, parmi celles qui auraient reçu l’inamicale piqure risqueraient d’être victimes de la maladie.
    Les représentants de la santé publique se sont d’ailleurs empressés de rassurer les gens. Mais le mal était fait. Les téléspectateurs avaient une raison de plus de vouloir se débarrasser des moustiques par des procédés probablement beaucoup plus dangereux pour la santé humaine que ne l’est l’ennemi désigné. À la fin du reportage, on voyait un enfant déambulant dans la rue avec une bombe de pesticide à la main et un nuage mortifère dans son sillage. Évidemment personne ne nous a dit dans l’émission que les larves de moustiques peuvent filtrer jusqu’à 15 litres d’eau par jour. Au Canada, cinq corbeaux seraient morts de la maladie causée par le virus du Nil. Aucune perte vie humaine n’est encore à déplorer. Combien de corbeaux et d’êtres humains sont morts durant la même période d’empoisonnement par les pesticides ou par une eau non filtrée. Toujours le même scénario de la terreur : on fait de la vie humaine un absolu, par rapport à toutes les autres formes de vie, qui deviennent négligeables, on crée une panique artificielle, et finalement on provoque des réactions en chaîne dont les effets sur la vie humaine sont pires que ceux du premier mal diagnostiqué.


    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
    Informations
    L'auteur

    Jacques Dufresne
    Extrait
    Évidemment personne ne nous a dit dans l’émission que les larves de moustiques peuvent filtrer jusqu’à 15 litres d’eau par jour.
    Documents associés
    Marc Lalonde
    Médecine, médecin, médicament, gouvernement, Ivan Illich, morbidité, État
    Yves Mongeau
    Bioéthique, sélection humaine, droits
    Jacques Brunet
    Stress, vieillissement, habitudes de vie
    Jacques Dufresne
    santé, hygiène, prévention, système de santé, solidarité, qualité de vie, espérance de vie
    Coalition Solidarité Santé
    Soins à domicile . CLSC, philia


    Dons reçus (2019-2020):6100$
    Objectif: 25 000$


    Nous vous remercions de votre générosité. Pour la campagne 2019-2020, notre objectif s'élève à 25 000$.

    Contribuez au rayonnement des oeuvres de l'Agora/Homo vivens en devenant membre ou en faisant un don.




    TEST C