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    Dossier: Architecture

    L’indignité de la chose publique ou l’essentiel est dans l’infrastructure

    Marc Chevrier

    La Caisse de dépôt et de placement a écarté la possibilité de tenir des concours d’architecture pour la conception des gares et des autres équipements de son vaste projet de train automatique à Montréal. Pour quelle raison ? Manque de temps, répond-on à la Caisse. Au Québec, en effet, il y a urgence de construire des horreurs définitives. À noter que le Musée d’Orsay à Paris est une ancienne gare.

    Il est remarquable qu’au Québec, une ancienne ministre des Finances, assurément des plus respectable, ait pu avouer lors d’une entrevue donnée à Radio-Canada son manque absolu d’intérêt pour la gestion des deniers de l’état, et notamment du parc immobilier public. Avec un sans-gêne de marquise indifférente au qu’en-dira-t-on de la piétaille citoyenne, madame Monique Jérôme-Forget confia à la journaliste qui l’interrogeait sur les pratiques de gestion de la société immobilière du Québec (SIQ) sous le gouvernement de Jean Charest, qu’elle n’en savait rien pour la simple raison que tout cela ne l’intéressait guère. En fait, comme madame l’ex-ministre le dit si bien : « C'est pas assez prestigieux. Ça n'a pas d'envergure. Aller m'intéresser aux édifices du gouvernement. Voyons. Zéro intérêt. »[1] Dans la même entrevue, on apprit que selon Mme Jérôme-Forget, personne de compétent parmi les huit millions de Québécois ne pouvait s’intéresser à une telle chose. Quant aux tristes personnages qui officiaient à l’époque au conseil d’administration de la SIQ, l’ex-ministre déclara sans ambages à leur propos, dans un français qui promet d’inscrire madame sur la liste des candidats pressentis pour l’Académie française : « C'est une gang de pas bons là-dedans! C'est pas prestigieux. » Ces propos ont au moins le mérite d’être clairs. À la suite des révélations de l’émission Enquête sur des pratiques potentiellement frauduleuses à la SIQ, le gouvernement Couillard a finalement ordonné une enquête confiée à la Vérificatrice générale du Québec.

    Or, si on s’est une fois de plus scandalisé des pratiques douteuses de gestion qui semblent gangrener l’administration libérale depuis le gouvernement de Jean Charest, il est un autre scandale, contre lequel moins de voix audibles s’élèvent, dont l’ampleur et la gravité dépassent la politique de tel ou tel gouvernement au pouvoir. C’est celui de l’indifférence où est tombée depuis longtemps la chose publique au Québec, dont la bonne gestion et l’illustration par des œuvres fortes ne paraissent susciter ni intérêt, ni engouement, ni fierté. Cela est particulièrement vrai des lieux et des édifices qui dépendent de l’état québécois, comme ces bâtiments qui tiennent lieu d’écoles, de collèges, d’universités, d’hôpitaux, de palais de justice, de centres de formation ou d’accueil des immigrants, etc. La conception architecturale et la construction de ces édifices connaissent hélas trop souvent l’improvisation et le laisser-aller, propices aux combines entre intervenants ou « initiés » du milieu; si les bonnes initiatives parfois se manifestent, elles donnent peu de suite ou point du tout, entravées par l’inertie ou de mauvaises idées obsessionnellement répétées. La réalité est qu’au Québec, les édifices où travaillent les magistrats et les fonctionnaires qui servent le bien public, où les enfants devraient apprendre à devenir citoyens, où se nouent les solidarités entre les générations et les classes n’ont pas plus d’importance qu’un hangar de ferraille, qu’une suite de bureau dans une tour hideuse ou qu’un entrepôt frigorifique. Nos ministres n’en ont cure! Le Québec célèbrera en 2017 son 150e anniversaire d’existence comme petite créature provinciale du Dominion canadien sans s’être jamais doté d’une politique cohérente et ambitieuse d’architecture publique qui marque le souci d’ériger pour les serviteurs de l’état et les futurs citoyens des bâtiments qui soient beaux, distinctifs, bien pensés, adaptés à leurs fins et à leurs usages, conçus pour s’intégrer à leur environnement et pour durer. En somme, des bâtiments qui par leur gabarit, leur forme, le choix des matériaux et leur propre disposition interne signalent l’importance et la dignité des missions qui s’y accomplissent. Quand a-t-on au Québec déjà entendu un ministre ou même un premier ministre parler d’architecture? Ce n’est pas demain qu’un ministre du Québec partira en guerre contre la laideur architecturale, ce que fit pourtant le ministre d’État britannique aux transports, John Hayes, qui, le 31 octobre dernier, prononça un discours retentissant dans lequel il invitait ses concitoyens à en finir avec « le culte de la laideur » caractéristique de l’architecture publique dans son pays. Il affirmait ainsi [traduction] :

    La rareté des plaidoyers pour la beauté s’explique en partie par la timidité, en partie par le refus de remettre en question le déterminisme moderniste; parce que beaucoup d’honnête gens capitulent devant la notion « Whiggish » [les Whigs sont les libéraux  en Grande-Bretagne] selon laquelle l’avenir doit être meilleur que le présent, et de toute façon, parce qu’on ne peut rien faire pour l’amender.

    L’esthétique de notre environnement construit – y inclus l’architecture des équipements de transport – a souffert de ce que Sire Roger Scruton a appelé le culte de la laideur.

    Or il y a des signes que nous en sommes à la croisée d’une révolte populaire contre ce culte sans âme, et nous devons tout faire ce qui est en notre pouvoir pour alimenter cette révolte.

    Aujourd’hui, en raison des investissements colossaux de l’État dans les transports nouveaux, nous avons une occasion unique d’être l’avant-garde d’une renaissance.[2]

    Vous avez bien lu : nous devons tout faire pour alimenter la colère du peuple contre le culte de la laideur…

    Invité en octobre dernier au plateau télévisé de l’émission Tout le monde en parle, l’architecte Pierre Thibault a su captiver des milliers de téléspectateurs, peu habitués à entendre un architecte raconter son métier. De nos écoles, l’architecte dit ces phrases ô combien vraies mais sinistres : « l’école est notre premier contact avec l’architecture aussi. Aujourd’hui, nous avons des boites entourées d’asphalte et d’une clôture Frost, ce qui ressemble étrangement au monde carcéral […] Les plus belles écoles du Québec devraient être [situées] dans les milieux défavorisés. L’endroit où [les enfants] aimeraient aller, c’est l’école. »[3] Des écoles en forme de prison, des hôpitaux et des palais de justice pareils à « de grosses thermopompes »[4] ou à des cubes brutalistes, voilà ce dont le paysage urbain québécois est encombré. On peut comprendre que, par cynisme ou désabusement sans remède, la gestion de ces édifices peu inspirants paraisse une tâche ingrate et peu prestigieuse. Du haut de la tour bétonnée du complexe G où loge le ministère de l’éducation dans la vieille capitale, les fonctionnaires et les ministres qui amendent inlassablement la Loi sur l’instruction publique et le régime pédagogique des pupilles de la nation n’ont pas paru se formaliser outre mesure de ce que cette instruction soit dispensée dans des simili-prisons, comme ces polyvalentes monstrueuses qui défigurent encore de nombreux quartiers ou qui émergent de terre telles des bunkers calcifiés dans des déserts humains[5]. (Sur 500 fonctionnaires en éducation, environ 15 à peine s’occuperaient des « bâtiments scolaires », dont le travail consiste à fixer des normes de construction des écoles, qui laisseraient toutefois peu de place à l’innovation et à l’imagination[6].)

    Pour une bonne part, la construction des écoles relève au Québec de ses 72 commissions scolaires, qui sont des structures pseudo-municipales sans moyens et sans réelle légitimité démocratique, qui besognent chacune à tâtons « pour l’optimisation des ressources » dans leur fief. C’est en ces termes que la Fédération des commissions scolaires du Québec décrit sa mission architecturale : « les immeubles : utilisation, entretien, rénovation ou construction de nouveaux immeubles[7]. » En temps normal, une société évoluée et attentive à la qualité des lieux où se joue son avenir devrait considérer comme la plus délicate des entreprises la conception architecturale de ses écoles. On sait que de la qualité de l’architecture dépend dans une certaine mesure la réussite éducative[8]. Or, perdue de vue dans le maquis de micros-bureaucraties rivées à l’administration de leurs acquêts, l’architecture scolaire ne semble pas avoir plus d’importance que la réfection des trottoirs ou l’asphaltage d’une route secondaire. Alors que la France et la Belgique se sont doté d’un inventaire national de leurs établissements scolaires[9], qui participent là-bas du patrimoine public, le Québec n’a toujours pas le sien, en raison sans doute de ce mélange d’inconscience et de négligence par lequel un ministère souvent coupable d’excès de centralisme abandonne à ses 72 commissions sous-traitantes des exigences fondamentales de sa mission. Où est la colère des milliers de parents qui jour à après abandonnent leurs trésors au seuil d’écoles et de polyvalentes dont de trop nombreuses tombent en morceaux et paraissent des baraques d’internement et des pénitenciers? Résignation populaire d’un côté, inaction gouvernementale de l’autre, la voie est tracée pour le statu quo, d’autant que plusieurs parents qui aspirent à mieux pour leurs enfants et qui en ont les moyens envoient leur progéniture dans des établissements privés, souvent mieux lotis et moins déglingués.

    On objectera sans doute que le bilan de l’architecture publique au Québec n’est pas si mauvais, qu’il s’est même amélioré, à voir le nombre de bibliothèques publiques réussies qui ont vu le jour au cours des dernières années, de théâtres audacieusement rénovés, et certains projets d’envergure, tels la Grande Bibliothèque à Montréal ou l’agrandissement du musée national des Beaux-Arts à Québec, qui ont sollicité les soins de grands architectes sélectionnés à la suite de concours. Mais ces avancées ne font que confirmer un esprit général, à savoir une indifférence presque congénitale des pouvoirs publics à l’architecture des lieux et des bâtiments dont ils ont la garde, sauf quand il s’agit de culture et de muséologie. Pour le reste, la dignité architecturale de l’état et de ses missions dans l’espace public peut bien attendre. Aussi loin qu’on fouille le passé, ce sont finalement l’Église et certaines municipalités qui ont porté au Canada français et au Québec le souci d’une architecture civique qui inscrive la société dans la durée.

    Certaines personnalités publiques se sont prononcées récemment en faveur de la tenue de concours internationaux d’architecture pour relever le niveau des constructions publiques au Québec. S’il est vrai que ce mécanisme peut s’avérer utile, le recours systématique à cette formule peut aussi être le signe que la société qui les commandite n’a au fond ni tradition architecturale, ni culture populaire qui lui soient propres et qui soient dignes d’inspirer la commande publique; cette société ne serait en réalité qu’un lieu indistinct sans mémoire ni chair, où viendrait s’ériger une architecture internationale sans ancrage destinée à épater le tourisme planétaire.

    Dominé par de puissantes corporations depuis son expansion galopante dans les années 1960 – les médecins, les avocats et les ingénieurs –, le petit état du Québec mal logé et mauvais logeur n’aura de souci que pour une réalité : l’infrastructure. Construire barrages, autoroutes, bretelles, échangeurs, complexes administratifs, transports urbains, et maintenant, super-hôpitaux, voilà son affaire, et au surplus celle des grands firmes d’ingénieurs abonnées à la pompe à fric publique. Pour ces grands travaux qui ont certes leur complexité, l’état du Québec dépense des milliards, le plus souvent sans le moindrement formuler d’exigences architecturales minimales. La Caisse de dépôt et de placement a ainsi annoncé la construction d’un nouveau système de transport par train automatique à Montréal dont le coût dépasserait les 5 milliards $ en écartant la possibilité de tenir des concours d’architecture pour la conception des gares et des autres équipements de ce vaste projet[10]. Pour quelle raison? Manque de temps, répond-on à la Caisse. Au Québec, en effet, il y a urgence de construire des horreurs définitives…Ces milliards comme tous ceux que le Québec engloutira dans la réfection de ses échangeurs autoroutiers et de ses viaducs serviront-ils encore une fois au culte de la laideur? Mais l’idée qu’au Québec l’architecture est un luxe futile, et l’infrastructure, une nécessité, est très tenace. Dans une de ses chroniques, la journaliste Lysiane Gagnon défend à sa manière l’idée que l’essentiel est dans l’infrastructure, l’accessoire dans l’architecture :

    Ce dont Montréal a besoin, c'est d'un retour à une saine gestion, une gérance raisonnable, sous le signe de l'efficacité et de l'intégrité. Le sondage Ipsos Reid publié lundi dans La Presse le confirme, d'ailleurs: la priorité des Montréalais, c'est l'entretien des infrastructures.

    Paris peut s'offrir le luxe de tenir un grand concours d'architecture de pointe, parce que la ville, déjà forte de sa somptueuse beauté, est très bien entretenue et qu'elle fonctionne à merveille. À Montréal, la base reste à faire: il faut des rues correctement asphaltées, des déchets ramassés à temps, la fin des travaux sauvages et non coordonnés qui défigurent les quartiers et empoisonnent la vie des gens, des stationnements accessibles et des transports publics efficaces, notamment un bon service d'autobus, une signalisation routière intelligente, des ponts et des viaducs sécuritaires, des conduites d'eau qui ne crèvent pas, des loisirs publics ouverts aux heures qui font l'affaire des usagers, des stratégies pour combler les trous qui donnent à Montréal l'allure d'une ville bombardée...

    Les stations Bixi sont très esthétiques (bravo aux concepteurs), mais le vélo, dans une ville où il neige cinq mois par année, n'est qu'une aimable fantaisie, une minuscule cerise sur le sundae. Le sundae, c'est l'infrastructure […].[11]

    En d’autres termes, les ambitions architecturales des Montréalais ne sauraient pas s’élever au-dessus de l’asphalte, des trottoirs, des égouts et des poubelles. Le Québec est un peuple qui regarde par terre, et non devant… Si vous croyez que l’obsession de l’infrastructure est la manie langagière d’une journaliste, détrompez-vous, c’est le paradigme officialisé par la législation québécoise. En effet, l’état québécois a confié en 2013 à la Société québécoise des infrastructures la planification de ses investissements pour tout ce qui touche le système routier, les édifices de l’état, les hôpitaux, les établissements scolaires, ainsi que la gestion de ce « parc immobilier ». Dans les cinq articles de la loi constituante de cette société consacrés à la description de ses missions et de ses activités, aucune mention n’est faite de l’architecture[12]. C’est tout dire. Cette séparation étanche entre infrastructure et architecture – alors qu’au vrai les deux pourraient fort bien aller de pair –que révèle-t-elle de la civilisation qui prospère au Québec, et sans doute dans tout le continent? Une division presque schizoïde entre le monde matériel, asservi aux seuls impératifs de la technique, de la vitesse et de la production, et une vie psychique repliée sur elle-même, se nourrissant de bulles virtuelles et d’immédiatetés électro-portées, qui erre d’un espace morne et homogène à un autre, sans pouvoir faire son nid dans une demeure, un sanctuaire, un lieu aimé qui parle à tout l’être.

     

    Marc Chevrier

     

     

     



    [1] La SIQ, « c’est une gang de pas bon là-dedans »-Monique Jérôme Forget, Huffington Post, 3 novembre 2016, en ligne : http://quebec.huffingtonpost.ca/2016/11/03/monique-jerome-forget-critique-societe-immobiliere-quebec_n_12786742.html .

    [2] Discours du ministre d’État aux transports John Hayes, ministère des transports du Royaume-Uni, prononcé le 31 octobre 2016, en ligne : https://www.gov.uk/government/speeches/the-journey-to-beauty . Merci à Stéphane Stapinsky de m’avoir signalé ce discours hors norme.

    [3] Cité dans Marc-André Carignan, « Et si l’architecture intéressait vraiment le public? », Métro, 27 octobre 2016, en ligne : http://journalmetro.com/opinions/paysages-fabriques/1041778/et-si-larchitecture-interessait-vraiment-le-public/ .

    [4] Le mot est du journaliste Marc-André Carignan, ibid.

    [5] Il y a certes ça et là quelques nouvelles écoles d’une architecture plus réussie, voir les quelques photos fournies par le journaliste Marc-André Carignan dans ce site,  http://kollectif.net/de-superbes-ecoles-il-y-en-au-quebec/ .

    [6] Chiffre indiqué par l’architecte François Dufaux, cité dans Martine Roux, « Architecture et enseignement », Esquisse, vol. 26, no 3, automne 2015, en ligne : https://www.oaq.com/esquisses/ecoles/dossier/architecture_et_enseignement.html . Ce chiffre renvoie sans doute au nombre de professionnels travaillant dans le ministère, qui était de 573 pour l’année 2016-2017, selon les chiffres fournis à l’Assemblée nationale. Voir Ministère de l’Éducation et de l’enseignement supérieur, Étude des crédits 2017-2017, onglet no 15, état du Québec, en ligne https://www.google.fr/?gws_rd=ssl#q=fonctionnaires+%22minist%C3%A8re+de+l%27%C3%A9ducation%22+qu%C3%A9bec+effectifs+si%C3%A8ge .

    [7] Fédération des commissions scolaires du Québec, Le Goût du public. Mission et rôle de l’élu scolaire, la commission scolaire et la Fédération des commissions scolaires, en ligne : http://fcsq.qc.ca/fileadmin/medias/PDF/Le_gout_du_public/Brochure-Le-Gout-du-Public.pdf .

    [8] Voir Maurice Mazalto (dir.), Architecture scolaire et réussite éducative, Éditions Fabert, 2007. Voir aussi cette étude réalisée par des chercheurs britanniques, P.S.Barrett, Y. Zhang, J. Moffat and K.Kobbacy, « An holistic, multi-level analysis identifying the impact of classroom design on pupils' learning » Building and Environment, 2013, vol. 59, no 13, p. 678-689. De même, on peut consulter cet ouvrage en ligne : Anne-Marie Châtelet et Marc Le Cœur (dir.), L’architecture scolaire, Lyon, Institut national de recherche pédagogique, 2004, en ligne : http://ife.ens-lyon.fr/publications/edition-electronique/histoire-education/RH102.pdf .

    [9] Émilie Vézina-Doré, « État du patrimoine scolaire », Esquisses, vol. 25, no3, 2014, en ligne : https://www.oaq.com/esquisses/archives_en_html/le_beton/tout_le_reste/etat_du_patrimoine_scolaire.html .

    [10] Marc-André Carignan, « Rem : et le design dans tout ça? », Métro, 27 juin 2016, en ligne : http://journalmetro.com/opinions/paysages-fabriques/984293/rem-et-le-design-dans-tout-ca/ .

    [11] Lysiane Gagnon, « L’essentiel et l’accessoire »,  La Presse, 14 mai 2009, http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/lysiane-gagnon/200905/14/01-856363-lessentiel-et-laccessoire.php .

    [12] Voir les articles 25 à 29 de la Loi sur les infrastructures publiques, chap. I-8.3, état du Québec, en ligne : http://legisquebec.gouv.qc.ca/fr/ShowDoc/cs/I-8.3 . Par ailleurs, l’article 62 de cette loi, qui décrit les compétences que doivent détenir « collectivement » les membres du conseil d’administration de la société, n’exige rien en matière d’architecture, d’urbanisme ou de design de l’environnement.

    Date de création : 2016-11-29 | Date de modification : 2016-12-01
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