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Undset Sigrid

20 mai 1882-1949
"Sigrid Undset (1882-1949) est l'un des trois lauréats norvégiens du prix Nobel de littérature. Après Bjørnstjerne Bjørnson en 1903 et Knut Hamsun en 1920, le jury suédois couronnera surtout, en 1928, la saisissante évocation de la vie médiévale que constituent les deux cycles romanesques de Kristin Lavransdatter, son oeuvre la plus connue, et d'Olav Audunssøn.

Les deux cycles, et Kristin Lavransdatter en particulier, connaissent à l'époque un formidable succès. Dans son testament, Alfred Nobel demandait qu'on récompense les auteurs «d'oeuvres magistrales à tendance idéaliste», une définition assez large aisément applicable à Sigrid Undset. Pourtant, plus que la veine idéaliste, c'est l'art et la maîtrise du récit qui fascinera les lecteurs de tous les horizons. Ses livres, déjà traduits en diverses langues, verront leur diffusion multipliée par la consécration du prix Nobel. Aujourd'hui, plus de 70 ans après sa parution, Kristin Lavransdatter demeure universellement populaire et renouvelle sans cesse son audience.

Il s'agit pratiquement de la seule oeuvre d'Undset un tant soit peu connue à l'extérieur du pays. C'est tout le contraire chez nous, comme j'ai pu m'en apercevoir en publiant en 1989 une biographie de la romancière. De tous les coins du pays, jeunes et moins jeunes, hommes et femmes m'ont adressé des lettres témoignant d'une popularité grandissante, malgré l'emprise moderne de la télévision. Sigrid Undset est un écrivain qui continue à être lu.

Et cela ne se limite pas à ses romans médiévaux. Ceux-ci ne forment qu'un volet d'une oeuvre romanesque rassemblant 36 titres, dont beaucoup ont pour cadre l'Oslo du début du siècle. Des essais littéraires ont également été publiés, ainsi que des recueils de nouvelles et d'articles historiques. Nous sommes donc en présence d'une production abondante, que les nouvelles générations semblent sans cesse redécouvrir.

Aucun de ses écrits n'est négligeable. Une plume alerte et réaliste, une profonde compréhension de l'âme humaine à travers les âges, une connaissance solide du monde et de ses interactions avec l'homme : la richesse intellectuelle et la finesse de l'observation sont toujours au rendez-vous, inépuisables sources de plaisir.

Qui est Sigrid Undset ? Elle naît la même année que James Joyce et Virginia Woolf, trois ans avant D. H. Lawrence et Karen Blixen. A l'exception de Lawrence, auquel elle porte un vif intérêt dans les années 30, aucun n'aura sur elle de véritable influence littéraire.

Appartenant à la même génération, venus de divers horizons, ils connaîtront des destins très différents, mais partagent une caractéristique commune : enfants d'une Europe en crise, ils en ont une conscience aiguë. Si les thèmes de Sigrid Undset sont clairement norvégiens, elle est aussi européenne, à l'image de Joyce et de son enracinement irlandais.

L'Europe lui est donnée dès le berceau. Elle grandira dans un milieu qui est tout à la fois européen, norvégien, scandinave. Son père, Ingvald Undset, est un archéologue éminent, passionné de préhistoire nordique et européenne et spécialisé dans le premier âge du fer. Il sillonne le continent pour étudier les principaux chantiers de fouilles du moment. Sa mère, Charlotte, est danoise. Dévouée au travail de son mari, elle parle couramment allemand et français et est férue de culture scandinave et européenne.

Sigrid Undset naît le 20 mai 1882 à Kalundborg au Danemark dans la belle demeure de sa famille maternelle, qui donne sur la place centrale de la petite bourgade. Elle est l'aînée de trois filles. La famille s'installe en Norvège quand elle a deux ans : son père, malade et forcé d'abandonner ses pérégrinations européennes, choisit de rentrer au pays.

Elle grandit donc à Christiania, qui ne s'appelle pas encore Oslo. Son enfance sera marquée par la maladie de son père mais aussi par son immense érudition historique. Très tôt, elle s'initiera aux secrets de l'archéologie, des anciennes sagas et des chants folkloriques.

Quand son père meurt, à 40 ans, sa mère se retrouve seule avec trois filles à élever et presque totalement démunie. Sigrid a alors 11 ans et son existence sera profondément marquée par ce malheur familial. Elle doit abandonner tout espoir d'études universitaires. Après son brevet, elle suit une année de cours de secrétariat et est embauchée, à 16 ans, dans une firme allemande de Christiania, son salaire contribuant à subvenir aux besoins de sa mère et de ses deux soeurs.

Elle travaillera 10 ans dans la même maison, et occupera même des postes de confiance. Le travail d'employée de bureau est ingrat, lui donnant par moment l'impression de perdre son temps et sa jeunesse, mais c'est là qu'elle observe la marche d'une entreprise industrielle, acquiert rigueur et méthode de travail et devient dactylographe virtuose. Elle montrera par la suite un talent certain d'organisatrice, comme maîtresse de maison mais aussi à la tête de la Société norvégienne des auteurs. Une qualité qui lui servira dans la construction de ses oeuvres maîtresses, les romans historiques en plusieurs volumes.

Ces années n'en sont pas moins très difficiles. Elle prend sur ses soirées, ses nuits et ses vacances pour trouver le temps d'écrire : dès l'âge de 16 ans, elle rédige les premiers jets d'un roman médiéval scandinave et consacre plusieurs années à ses recherches dans le domaine. Elle lit beaucoup et acquiert, en autodidacte, de solides bases en littérature nordique. Elle s'intéresse à la culture anglaise, se laisse émouvoir par Shakespeare, enthousiasmer par Chaucer, fasciner par les légendes de la Table Ronde. Aux côtés des soeurs Brontë et de Jane Austen, elle étudie avec attention les grands maîtres scandinaves que sont Ibsen, Strindberg, Brandes. Elle se plonge ainsi, durant son temps libre, dans l'univers et le métier d'écrivain, qu'elle estime très tôt être son «destin».

A 22 ans, elle achève son premier manuscrit, résultat de longues veillées répétées. C'est un roman historique ­ à tendance romantique ­ qui a pour cadre le moyen âge danois. Il est refusé par les éditeurs, ce qu'elle ressent comme un échec cuisant. Deux ans plus tard, elle en termine un autre, pas bien long, 80 pages à peine. Elle a abandonné le moyen âge pour le Christiania petit-bourgeois de son époque. Intitulé Madame Martha Oulie et ses voisines, le roman s'ouvre par la confession scandaleuse de l'héroïne : «J'ai trompé mon mari». D'abord refusé, il sera finalement accepté sur l'intervention d'un écrivain influent.

Elle fait donc ses débuts sur la scène littéraire à 25 ans. Son petit roman sur le thème de l'infidélité défraye la chronique et la fait remarquer comme un auteur prometteur. Les romans qu'elle publiera au cours des années suivantes se déroulent tous à Christiania.

Les années de bureau, solitaires et difficiles, lui auront fait découvrir le monde des petites gens, à la poursuite obstinée d'un bonheur discret, fugace, souvent insaisissable.

La jeune Sigrid est timide et introvertie, ses amitiés sont rares. Mais son regard est d'une rare acuité, il sonde le coeur et l'âme, les perce à jour. Solitaire, elle aime les longues promenades dans la capitale et sa région, visite les quartiers riches et pauvres, et finit par connaître la ville dans tous ses recoins. C'est, avec ses habitants de condition modeste, le sujet des romans de 1907 à 1918 : l'existence terne des employées de bureau, les tristes pensions d'une ville sombre, l'attente d'un peu de chaleur et d'amour et le refus courageux, fier même, de l'ivrognerie. Le monde ouvrier, les drames familiaux, les rapports parents-enfants y sont décrits avec une sobriété réaliste, avec chaleur mais sans sentimentalisme. Son thème principal est la vie de ces femmes, leurs amours. Pour reprendre sa propre expression ironique mais sans fard : «le genre licencieux».

La période réaliste culmine avec deux romans, Jenny (1911) et le Printemps (1914). Dans le premier, une artiste peintre se désole d'égrener sa vie en déceptions amoureuses répétées et finit par mettre fin à ses jours. L'autre dépeint une femme qui parvient à sauver sa vie et son amour en dépit d'un mariage déchiré, et à créer un milieu familial solide.

Ces deux titres se démarquent du mouvement d'émancipation de la femme qui se répand en Europe. Sans s'y opposer de front, Undset préfère se situer à un autre niveau.

D'emblée, ses livres se vendent bien. Après la parution de son troisième titre, elle quitte son travail de secrétaire et s'arrange pour vivre de sa plume. Une bourse d'écrivain lui donne l'occasion de parcourir l'Europe.

Après de brefs séjours au Danemark et en Allemagne, elle aboutit à Rome et y reste neuf mois.Ses parents avaient entretenu des liens étroits avec la Ville Eternelle. Ils avaient même pensé y faire naître Sigrid alors qu'ils y séjournaient en 1882 mais la maladie soudaine de son père avait obligé à un retour précipité à Kalundborg. Rome étant à ses yeux son véritable lieu de naissance, elle met à profit son séjour pour marcher dans les traces de ses parents.L'Europe méridionale lui apporte beaucoup. Elle se lie d'amitié avec des Scandinaves expatriés et s'ouvre davantage à autrui, avec plus de gaieté et de liberté.

C'est à Rome qu'elle fait la rencontre du peintre norvégien Anders Castus Svarstad. Elle a 30 ans et c'est le grand amour, sans doute le premier. Svarstad, de neuf ans son aîné, a laissé au pays une femme et trois enfants. Le coup de foudre est partagé, mais Svarstad met plus de trois ans à obtenir le divorce.

Ils se marient en 1912 et partent pour Londres où ils vivront six mois. Svarstad peint, Undset s'immerge dans une culture anglaise qui joue un rôle capital dans son existence. De Londres, ils gagnent Rome où naît leur premier enfant en janvier 1913. C'est un garçon, qui reçoit le nom de son père.

Le mariage et les enfants forment un pan important de la vie de Sigrid Undset, même s'ils conduiront à des dilemmes cornéliens. Car les années de mariage ne sont pas de tout repos. Elle met au monde trois enfants et gère une grande maisonnée qui inclut les trois enfants du premier lit de son mari. Son deuxième enfant, une fille, souffre d'arriération mentale, comme le deuxième fils de Svarstad. La vaste demeure est ouverte à sa famille et à tous ses amis. Elle écrit la nuit, lorsque tout est calme. Outre ses romans réalistes et des recueils de nouvelles, elle participe au débat public sur les thèmes de fond et d'actualité : la condition féminine, les questions d'éthique et de morale. Sa verve de polémiste est redoutable, sa critique du féminisme catégorique. Elle rejette la débâcle morale qu'incarne la première guerre mondiale, malgré le relatif éloignement de la Norvège et sa neutralité durant le conflit.

En 1919, avec ses deux premiers enfants et enceinte du troisième, elle part se reposer à Lillehammer, petite bourgade tranquille à l'embouchure de la vallée du Gudbrandsdal. Son mari surveille l'achèvement de la nouvelle maison censée l'accueillir à Christiania. Les événements en décideront autrement.Le couple se déchire, c'est la rupture. Sigrid Undset accouche en août et choisit de s'installer à Lillehammer. Elle y aménage un superbe domaine qu'elle baptise Bjerkebæk : trois belles grandes maisons de bois de style norvégien et un grand jardin, avec une superbe vue sur la ville et les environs. Sa fille handicapée et ses deux fils bénéficient dès lors de la stabilité d'un foyer exceptionnel. La romancière trouve enfin, après des années turbulentes, un havre de paix à l'écart du monde, où elle peut se consacrer totalement à l'écriture.

Le mariage et la guerre mondiale bouleversent son cadre de références. Ces années difficiles produiront chez elle une profonde remise en question. Agnostique, elle traverse une phase de douloureuse inquiétude devant la dégradation morale du monde, qui aboutira à la conversion au christianisme. Née dans un milieu libre-penseur et tolérant, elle n'avait pas non plus cet élan positiviste qui insufflait à l'époque la science et le matérialisme. Au plus fort de cette crise, elle semble avoir eu une révélation spirituelle; elle en émergera avec une vision toute neuve de la religion. Elle ne pense plus que l'homme a suscité Dieu, elle croit que Dieu a créé l'homme.
Elle ne rallie pas l'Eglise luthérienne officielle de Norvège, la foi dans laquelle elle a été baptisée. Après quelques années de catéchisme, elle se convertit au catholicisme en novembre 1924. Elle a 42 ans. En Norvège, cette conversion fait sensation, scandale même.

L'événement ne passe pas non plus inaperçu dans le reste du monde, où Kristin Lavransdatter commence à la faire connaître à l'échelle internationale.

Cette réaction peut étonner de nos jours. Mais les catholiques sont l'exception dans la Norvège d'alors et le mépris, voire la crainte du «papiste» sont très répandus dans la population, y compris chez les libres-penseurs, ces derniers souvent proches du marxisme, du léninisme ou du socialisme.

Si elles sont parfois violentes, les attaques dont elle est l'objet ne parviennent qu'à aiguiser son vigoureux talent de polémiste. Elle participe activement au débat public, recherche même toute occasion de défendre l'Eglise romaine avec une ferveur proche de l'absolutisme.

Mais, au-delà de la maîtresse de Bjerkebæk et de l'ardente catholique, c'est l'écrivain qui nous intéresse. Et à cet égard, cette période est fructueuse.

Après avoir mis au monde son troisième enfant et s'être assurée d'un foyer, elle commence le grand oeuvre de Kristin Lavransdatter. En fait, elle y travaille depuis plus de 15 ans et possède son sujet à fond. Elle a déjà écrit un petit roman sur le premier âge chrétien de la Norvège et publié une version norvégienne des légendes celtiques du roi Arthur. Elle connaît les manuscrits norrois et médiévaux, les églises et monastères de Norvège et d'ailleurs. Elle fait autorité sur ces sujets et n'a plus grand-chose en commun avec la jeune fille qui se vit refuser son premier roman médiéval. Le changement n'est pas seulement littéraire ou culturel. C'est sa personnalité même qui s'est affirmée. Elle a découvert l'amour, la passion, l'amertume, le déchirement. Elle connaît les affres d'une mère impuissante devant la maladie de sa fille et a vécu l'absurdité des massacres de la première guerre mondiale. Cette expérience, indubitablement, enrichit l'écriture de Kristin Lavransdatter, qui est bien davantage qu'un simple roman historique. Le cadre est décrit avec précision, documenté dans le détail, jamais romancé; pas question de se réfugier le passé pour échapper au monde réel. Dans les trois volumes racontant la vie de Kristin, l'auteur transpose à l'époque médiévale la joie et la peine, l'extase et le désespoir dont elle a fait directement l'expérience. Elle ne cherche pas l'exaltation romantique, même si le choix du moyen âge est fortement guidé par l'importance de la foi à cette époque. Si elle fait vivre ses personnages dans un cadre ancien, c'est pour la distance que cela lui donne, qui permet de sublimer en art la violence de ses sentiments et la rigueur de son esprit. Sur le seuil d'une nouvelle période d'écriture, le moyen âge lui donne l'indispensable écart qu'elle recherche. «J'acquiers le pied marin par mes propres moyens», écrit-elle à une amie.

C'est le mystère de la vie tel qu'elle l'a elle-même vécu qui se rejoue dans Kristin Lavransdatter. Ces presque 1400 pages, tout comme les 1200 pages du cycle Olav Audunssøn, sont pour cette raison intemporelles : elles sont animées par des êtres de chair et de sang, qui seraient pratiquement comme des voisins. L'action se déroule dans l'Oslo que l'auteur connaît si bien, dans sa chère vallée du Gudbrandsdal ou le Trøndelag de son père. Une nature qu'elle connaît intimement et qui aujourd'hui est toujours là, la même qu'il y a 70 ans, la même depuis le 13e siècle. La maturité, venue après l'épreuve de la séparation, sera le déclencheur de ses oeuvres maîtresses.

Entre 1920 et 1927, elle publie les trois volumes de la vie de Kristin, puis les quatre de celle d'Olav. Au plus fort de ce processus créateur, elle s'interroge sur son propre destin et trouve le réconfort auprès de Dieu. «Il est venu me chercher dans le désert», dit-elle.

A cette période d'inspiration vigoureuse succède une plus grande sérénité. A partir de 1929, elle écrit plusieurs romans contemporains qui ont pour cadre Oslo et portent la marque du milieu catholique qu'ils décrivent; tous dépeignent la problématique amoureuse. Elle publie aussi des travaux historiques d'excellente tenue qui ont sans nul doute contribué à ramener l'histoire norvégienne à une plus grande sobriété...
Elle traduit les sagas islandaises en norvégien et donne aussi quelques essais, consacrés en particulier à la littérature anglaise. Un essai sur les soeurs Brontë, un autre sur D. H. Lawrence se détachent du lot. Ils ne se comparent pas au grand oeuvre, mais sont solides et ne manquent pas d'intérêt.

En 1934 paraît le roman autobiographique Onze ans. Il traite de manière à peine déguisée de son enfance à Christiania, du foyer familial et de la maladie de son père. C'est un des plus beaux regards de petite fille de toute la littérature norvégienne et n'a guère d'égal au plan mondial. La romancière progresse toujours.

A la fin des années 30, elle se lance dans un nouveau cycle historique, situé cette fois au 18e siècle. Elle n'achèvera que le premier tome, Madame Dorthea, qui sera publié en 1939. La Deuxième Guerre mondiale va briser l'écrivain, tant sur le plan personnel que du point de vue artistique. Elle n'achèvera pas sa fresque scandinave. La guerre accaparera toutes ses forces.Elle quitte le pays devant l'invasion des troupes allemandes en avril 1940.

Dès le début des années 30, elle s'était ouvertement opposée au nazisme et à Hitler et ses livres furent interdits en Allemagne. Pour ne pas être prise en otage par les Allemands, elle s'enfuit en Suède. Son fils aîné, Anders, est tué lors d'un accrochage à quelques kilomètres de Bjerkebæk.

Il avait 27 ans et était officier. Sa fille handicapée est morte juste avant la guerre. Le domaine de Bjerkebæk, réquisitionné, sert de résidence aux officiers allemands. Avec son dernier fils, elle s'exile aux Etats-Unis en 1940. Inlassablement, elle écrit et lance des appels pour défendre la cause de son pays occupé. Quand elle rentre chez elle à la Libération, elle est épuisée. Elle vivra encore quatre ans, mais n'écrira plus.

Les jeunes générations ont visiblement redécouvert son oeuvre. Ils apprécient chez elle la conception morale de l'individu, non seulement responsable de lui-même mais aussi des siens, de son environnement et de toutes les formes de vie qui nous entourent. Sans doute est-ce pour cela que ses oeuvres touchent aujourd'hui un cercle toujours plus vaste de nouveaux lecteurs."

Giske Anderson, Sigrid Undset (rédigé par Nytt fra Norge pour le Ministère des Affaires étrangères. Reproduction autorisée. Imprimé en juillet 1996; site ODIN)

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