Le souci de l'autre

Jacques Dufresne
L'amour de la démocratie... et de l'égalité entre les sexes.
«Il faut, dira Nietzsche, quitter la vie comme Ulysse quitta Nausicaa, en la bénissant et non amoureux d'elle.»

Cette évocation de la civilité en amour est plus qu'une plaisante digression dans un ouvrage sur la démocratie. Le souci de l'autre est l'âme de cette forme de gouvernement. Si, là où il revêt la plus grande importance, dans l'amour, dans l'amitié ou dans les liens familiaux, le souci de l'autre est violent, ou muet, ce qui revient au même pour un Grec; ou si, tout en demeurant muet, il est inhibé jusqu'à la fuite, c'est signe que la société est malade et que, faute de trouver un remède intérieur à son mal, elle sera bientôt incapable de justice et de liberté, quelles que soient les règles de droit qu'elle se donne pour se guérir de l'extérieur.

Autres articles associés à ce dossier

À lire également du même auteur

Le nouveau Vieux Couvent de Neuville
Un bâtiment rénové de l'intérieur et de l'extérieur

Le Médiateur unique à l'heure du multimédias
Témoignage montrant que l'idée et la réalité d'un Dieu incarn&ea

Passeport vaccinal : libérateur ou liberticide ?
La réponse dépend de la conception que l’on a de la liberté

Quel sort attend les trésors du passé ?
Ne conviendrait-il pas, pour les conserver vivants, de les rassembler dans une polythèque id&

Serge Bouchard et l'Agora
Autour de Serge Bouchard, un consensus sans amalgames

Marie de l’Incarnation telle qu’en elle-même
En lien avec un article de Carl Bergeron dans le numéro du printemps 2021 de la revue Argumen

Robert Lepage ou le complexe d’Héphaïstos
Contre la technique, tout contre

Yves Martin : le plus humain des hauts fonctionnaires
Un homme dont il faudra se souvenir pour achever une grande oeuvre dans l'esprit où il l&




Nos suggestions