Médecine

Art de soigner qui commença dans les temples, pour devenir progressivement rationnel, sous l'influence d'Hippocrate notamment. Cet art s'appuie désormais sur les sciences et les techniques à un point tel qu'on en vient à oublier qu'il demeure un art. D'où une crise de la pensée médicale que François Dagognet, entre autres, a diagnostiquée.

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Guérison

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Essentiel

Née dans les temples, la médecine accéda à l’âge de raison en dissociant le mal physique du mal moral et en s’intéressant aux causes naturelles de la maladie. Pour ce qui est de la tradition occidentale, cette transition s’est opérée au Ve siècle avant Jésus-Christ.
La médecine devait cependant demeurer un art auquel, comme dans tout art, sont subordonnées des sciences et des techniques; la vue d’ensemble, le sens des finalités lointaines qui en font un art tendent toutefois à disparaître devant les sciences et les techniques, qu’il s’agisse du diagnostic ou du traitement. Le médecin savant ou technicien, le plus souvent admis en faculté à cause de ses notes en sciences et en mathématique, traite ou étudie des maladies et non des malades, mais ce qu’il gagne ainsi en efficacité, il le perd en communication; d’où la montée de l’approche dite holistique et celle des thérapies dites douces ou alternatives; d’où aussi en Occident, l'intérêt renouvelé pour les autres traditions, orientales surtout.
Est-il encore permis de rêver du médecin qui, se doublant d’un sage, connaissant l’homme total, serait, selon les mots de Platon, l’égal d’un Dieu?

Enjeux

Ici l’enjeu actuel le plus important, la tension entre le curatif et le préventif, est aussi le plus ancien. Le dieu grec de la médecine Asclépios avait deux filles: Hygée et Panacée. Hygée, d'où vient notre mot hygiène, symbolise le pôle préventif et Panacée, mot grec signifiant médicament, symbolise la médecine curative. Prévention et traitement, préparation ou réparation, les deux tendances entre lesquelles la médecine oscille encore en Occident ! Hélas !, pour les entreprises et les professionnels, la prévention n’est pas une occasion de gains comparable au traitement. Quant au coût qu’elle représente pour les États, il est plus difficile à justifier que celui du traitement, pourtant plus élevé. Dix cancers éloignés par la prévention pèsent moins lourd dans l’opinion publique qu’un seul à moitié guéri par un traitement coûteux.

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