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Serge Mongeau (1937- )

Jacques Dufresne

Le mot anglais activist conviendrait à Serge Mongeau. Sa pensée, parce qu’elle est simple sans doute, se transforme toujours en action , une action durable et cohérente. Les maîtres de sa jeunesse, René Dubos et Ivan Illich notamment l’ont mis sur la voie du vélo… et d’une manière générale de l'autonomie du vivant : d’où ses nombreux ouvrages sur la santé, d’où le fait qu’il a quitté sa profession, la médecine, pour défendre plus librement ses idées. Cette liberté par la coïncidence de la pensée et l’action, qui rappelle celle de Bernard Charbonneau, fera de lui le père de la simplicité volontaire au Québec et dans une partie de la francophonie.

 

 

 

Le penseur/homme d’action, quand il devient libraire, a un grand avantage par rapport à tous ses collègues: il peut donner la parole à une foule de théoriciens brillants qui expliciteront sa propre pensée. La carrière de Serge Mongeau ressemble sur ce point à celle de Teddy Goldsmith, le fondateur du magazine The Ecologist. On ne s’étonnera donc pas que, dans cette fiche, nous accordions une large place à des textes tirés du catalogue de la maison d’édition de Serge Mongeau : Écosociété


Nos sous-titres sont des titres de livre.

L'écosophie ou la sagesse dans la nature, par Serge Mongeau

«À partir de ses propres expériences, l'auteur nous invite à une profonde réflexion sur une éthique écologique.Au lieu de voir la nature comme extérieure, comme un réservoir de ressources, il faut l'envisager comme un processus de vie dans lequel nous avons un rôle à jouer. C'est un autre mode de relation qu'il faut développer et ce sont les voies pour y arriver qu'explore ce livre.

L'auteur préconise un respect sans idolâtrie de la nature et propose un certain nombre de balises pour que s'établisse une véritable symbiose entre la Terre vivante, Gaïa et les êtres humains.» Source

 

La tyrannie des droits, par Brewster Kneen

 

 

«Droit à l’alimentation, droit au logement, droit à l’eau. Dans les dernières décennies, la défense de droits collectifs semble s’être imposée dans le cadre des luttes sociales. Or, nous dit Brewster Kneen, le paradigme des droits est devenu si dominant dans le débat social et politique occidental qu’il s’apparente à une tyrannie. L’hégémonie du discours des droits est telle qu’il menace jusqu’à la capacité de nos sociétés à concevoir des interventions publiques efficaces en faveur de la justice sociale et du bien commun.

 

 

La reconnaissance de droits sociaux dispense généralement les décideurs d’intervenir pour remédier à l’injustice et prend davantage une valeur incantatoire. La cause de cette impuissance réside en partie dans le mariage de la philosophie des droits avec l’individualisme et le libéralisme économique. Ériger un objectif en un droit, c’est le réduire à une revendication individuelle. Passant en revue toute une série de droits, l’auteur démontre que cela a pour effet de miner la solidarité sociale dans la poursuite de cet objectif. L’exemple du droit à l’alimentation le démontre bien : sa reconnaissance n’a jamais nourri personne. Le débat se déplace alors des structures socioéconomiques qui génèrent l’injustice vers l’État, dont on attend qu’il apporte un remède ponctuel. 

 

Remettant en question le prétendu universalisme des droits de la personne, Kneen cite plusieurs exemples de sociétés « non occidentales » où la notion même de droit individuel est absente, au profit d’un langage de la responsabilité à l’égard d’autrui. S’y élaborent des solutions collectives locales qui ont des chances d’apporter des remèdes concrets aux maux sociaux, ce qu’une société d’individus retranchés derrière leurs droits individuels et de propriété se révèle de plus en plus impuissante à accomplir.» Source

 

 

Paradis fiscaux: la filière canadienne, par Alain Deneault 

 

Le Canada est un acteur central dans le processus d’offshorisation du monde. Dans cet essai choc, Alain Deneault démontre avec brio comment le pays a largement contribué à créer les paradis fiscaux des Caraïbes à partir des années 1950 et favorise aujourd’hui de mille manières les détenteurs de fortune et les entreprises cherchant à contourner son système fiscal et ses lois. Sous l’impulsion de personnalités politiques, de banquiers et de juristes canadiens, ces États se sont convertis en « législations de complaisance » qui comptent aujourd'hui parmi les plus redoutables du monde. 

 

Un ancien ministre des Finances du Canada a développé le modèle offshore des Bahamas. Un avocat de Calgary, ancien bonze du Parti conservateur, a structuré aux Îles Caïmans les lois consacrant le secret bancaire. Le gouvernement fédéral a fait de la Barbade le havre fiscal de prédilection des entreprises canadiennes et a signé un accord de libre-échange avec le Panama, repaire mondial des narcotrafiquants. Aujourd’hui, le Canada partage même son siège dans les instances de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international avec un collectif de paradis fiscaux de la Caraïbe britannique. 

 

Mais le Canada, prisonnier de la logique qu’il a contribué à mettre en place, en est venu à adapter sa propre législation au jeu de la concurrence offshore, du Québec à Toronto en passant par la Nouvelle-Écosse, le tout au détriment du bien public... Ce livre porte sur ces dérives qui, de la fin du XIXe siècle à aujourd’hui, font structurellement du Canada un paradis fiscal. 

 

Cet ouvrage aborde une question importante et très actuelle, celle de la concurrence que se livrent les États sur le plan de la fiscalité pour séduire le capital et privilégier certaines industries. Ce faisant, ils imposent au reste de la société des coûts dont on ne mesure pas l’ampleur. Source

 

 

 

 Faire l'économie de la haine, douze essais pour une pensée critique, par Alain Deneault

« Point de haine de l’économie là où on nous fait aimer l’argent (à tout prix). Point de haine de l’économie, mais une économie de la haine. Le programme : faire l’économie de la haine. Haïr sans qu’il n’y paraisse. Ainsi s’investit-on dans l’asservissement à l’argent.

Rassemblant une douzaine de textes d’Alain Deneault rédigés au fil des ans sous l'influence théorique de Georg Simmel et Jacques Rancière, ce recueil trace les contours de cette économie de la haine qui se trouve au coeur du système capitaliste contemporain.

Gouvernance, poursuites-bâillons, paradis fiscaux, sports de masse… L'auteur démonte les mécanismes idéologiques et dévoile les schémas cognitifs par lesquels nos institutions économiques, politiques et médiatiques nous font justement « haïr sans qu’il n’y paraisse ».

Car l’argent fait écran : faut-il vraiment qu’on délocalise des usines, licencie du personnel, pollue des rivières, contourne le fisc, soutienne des dictatures ou arme des chefs de guerre pour que le prix d’une action monte en Bourse ? Pourquoi faisons-nous l’économie de ces questions ? 

 

Pour Alain Deneault, cette façon « obligée » d’appréhender le réel participe de l’autocensure, un phénomène qui ne relève pas de la psychologie individuelle, mais d’un fait social. Avec ces douze essais critiques, qui « suivent le phénomène à un stade avancé », l’auteur de Noir Canada livre ici une pensée dense et nécessaire.» Source

 

Impératif Transition, par Pat Conaty et, Michael  Lewis 

 

 

«Dans la lignée du Manuel de Transition, de Rob Hopkins, cet ouvrage de référence traite des grands enjeux stratégiques dans les domaines de l'autosuffisance énergétique, de l'agriculture soutenable, des innovations bancaires conviviales (prêt sans intérêt, microcrédit...), du logement abordable, de la démocratie économique et de la durabilité. Il s'appuie sur de très nombreux exemples d'actions entreprises aux quatre coins du globe, du Japon au Québec, en passant par la Suède et les États-Unis. 

 

Le livre de Michael Lewis et de Pat Conaty est un véritable remède contre le cynisme et le sentiment d’impuissance qui peuvent parfois nous gagner, tant les initiatives qu'il présente sont porteuses d’espoir et ouvrent des pistes de solutions concrètes pour entreprendre dès maintenant les changements nécessaires à la résilience collective.» Source

 

L'effondrement, par Carolyn Baker 

«Les signaux d’alarme se multiplient et, pourtant, l’humanité continue de faire l’autruche : épuisement des ressources naturelles, pic pétrolier, changements climatiques, crises économiques, conflits endémiques… Devant les nombreux indices de l’effondrement de la civilisation industrielle, Carolyn Baker nous invite à nous préparer psychologiquement et spirituellement aux profonds bouleversements qui nous affecteront tôt ou tard.

Pour surmonter la confusion et le désespoir que peut susciter cet effondrement, l’auteure, psychothérapeute de formation, nous propose de réfléchir tant avec notre corps qu’avec notre tête afin de nous libérer du système de valeurs au fondement de la civilisation industrielle (progrès, technicisme…). Loin d’être appréhendé comme une catastrophe, ce renversement de paradigme nous permettra de refonder nos sociétés sur des bases plus conviviales et plus respectueuses des limites écologiques de la planète.»« Source

Le bien commun, par Noam Chomsky 

 

«Doit-on revendiquer l’égalité des revenus pour tous les citoyens ? La mondialisation est-elle inéluctable ? Les termes gauche et droite ont-ils encore un sens ? Les médias peuvent-ils être progressistes ? Devons-nous avoir une idée claire de nos objectifs à long terme pour élaborer une stratégie politique ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles tente de répondre Le bien commun. 

 

Construit à partir d’entretiens avec le journaliste indépendant David Barsamian, cet ouvrage constitue un véritable condensé de la pensée politique de Noam Chomsky. De la philosophie d’Aristote à la montée en puissance des multinationales, en passant par la rectitude politique de la gauche américaine ou la logique des relations internationales, il couvre un large spectre de sujets ayant fait la renommée de cet intellectuel engagé. 

 

Fidèle à sa posture rationaliste, Chomsky ne voit pas dans les phénomènes qu’il analyse les résultats d’un complot, mais plutôt ceux « d’un capitalisme d’État ordinaire » contre lequel il appelle à résister. Le bien commun, publié en anglais pour la première fois au tournant du millénaire, développe un propos encore criant d’actualité.» Source 

 

La simplicité volontaire, plus que jamais…par Serge Mongeau 

 

«Véritable réflexion sur notre rapport à la consommation et sur notre pouvoir d'organiser notre vie autrement, Serge Mongeau questionne ici la société de consommation ; « cage dorée », elle s'avère une source de multiples aliénations et conséquences : les individus existent par ce qu'ils possèdent et non plus par ce qu'ils sont, pendant que la frénésie consommatrice continue à menacer notre environnement. 

 

L'auteur prône une philosophie de vie recentrée sur les besoins essentiels, les plaisirs simples, l'engagement dans sa communauté — des comportements à la base de l'épanouissement personnel et collectif. La simplicité volontaire s'est vendu à plus de 30 000 exemplaires, le concept fait désormais école et a depuis engendré un mouvement, le Réseau québécois pour la simplicité volontaire (RQSV). 

 

Pour ma part, il y a longtemps que j'ai découvert que « le système » — la société de consommation dans laquelle je vis — nous enferme, individuellement et collectivement, dans une cage qui nous laisse de moins en moins de choix véritables et de vraie liberté. Que les barreaux de la cage soient dorés ne change rien à la réalité profonde de l'aliénation de ses prisonniers.» Source

 

 

 

 

 

 

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