Courage

La vertu qui surmonte la peur. La peur est tremblement, maladresse, faiblesse, fuite, et peur de tout cela. Le courage va directement et par principe contre ces abandons de soi. Toutefois il n'est point dit que le courage poussera vers le plus grand danger. Ce serait alors témérité; et le courroux, (parent du courage) est alors le moyen du courage. Au lieu que le courage peut s'allier avec la prudence et se passe très bien de colère. Et l'action, même imprudente, est souvent nécessaire, contre la peur même; et dans ces cas-là c'est au calme sans colère qu'on reconnaît le courage.

Essentiel

Selon la thèse de Platon sur la division tripartite de l'âme, le coeur est le lieu du courage, comme l'étymologie nous invite à le penser. Et il n'y pas d'harmonie intérieure possible si le coeur n'occupe pas sa place, intermédiaire entre la tête, siège de la raison et le ventre siège du désir. «Mais ce qui est difficile, écrit Platon, c'est de décider si tous nos actes sont produits par le même principe ou s'il y a trois principes chargés chacun de leur fonction respective, c'est-à-dire si l'un de ces principes qui est en nous fait que nous apprenons (Noos), un autre que nous nous mettons en colère (Thumos), un troisième que nous recherchons le plaisir de manger, d'engendrer... (Epithumia).» Voici donc la tête, le cœur et le ventre, la tête étant le lieu de la raison, de la pensée, le ventre celui du désir. Il ne faudrait toutefois pas limiter le cœur à la colère au sens que nous donnons à ce mot. Le Thumos est en réalité le siège du courage, du sentiment de dignité, de fierté.

Essentiel

Selon la thèse de Platon sur la division tripartite de l'âme, le coeur est le lieu du courage, comme l'étymologie nous invite à le penser. Et il n'y pas d'harmonie intérieure possible si le coeur n'occupe pas sa place, intermédiaire entre la tête, siège de la raison et le ventre siège du désir. «Mais ce qui est difficile, écrit Platon, c'est de décider si tous nos actes sont produits par le même principe ou s'il y a trois principes chargés chacun de leur fonction respective, c'est-à-dire si l'un de ces principes qui est en nous fait que nous apprenons (Noos), un autre que nous nous mettons en colère (Thumos), un troisième que nous recherchons le plaisir de manger, d'engendrer... (Epithumia).» Voici donc la tête, le cœur et le ventre, la tête étant le lieu de la raison, de la pensée, le ventre celui du désir. Il ne faudrait toutefois pas limiter le cœur à la colère au sens que nous donnons à ce mot. Le Thumos est en réalité le siège du courage, du sentiment de dignité, de fierté.

Articles


Pensées sur le courage

Encyclopédie de l'Agora
Pensées, réflexions et maximes sur le courage (document évolutif).

Le déclin du courage

Alexandre Soljénitsyne

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