• Encyclopédies

      • Encyclopédie de l'Agora

        Notre devise: Vers le réel par le virtuel!


      • Encyclopédie sur la mort

        L’encyclopédie sur la mort veut s'intéresser à ce phénomène sous ses multiples aspects et ses diverses modalités.


      • Encyclopédie Homovivens

        Encyclopédie sur les transformations que l'homme opère en lui-même au fur et à mesure qu'il progresse dans la conviction que toute vie se réduit à la mécanique.


      • Encyclopédie sur l'inaptitude

        Tout le monde en conviendra : c'est au sort qu'elle réserve aux plus vulnérables de ses membres que l'on peut juger de la qualité d'une société. Aussi avons-nous voulu profiter ...


      • Encyclopédie sur la Francophonie

        L'Encyclopédie de la Francophonie est l'une des encyclopédies spécialisées qui se développent parallèlement à l'Encyclopédie de l'Agora.

  • Dictionnaires
  • Débats
      • Le Citoyen Québécois

         Après la Commission Gomery, la Commission Charbonneau! À quelles conditions pourrions-nous en sortir plus honnêtes… et plus prospères

      • L'homme, la nature, la techique

        Réflexions inspirées de Bernard Charbonneau et Jacques Ellul, avec la collaboration de l'Association Aquitaine B.Charbonneau J.Ellul, sous la présidence de Sébastien Mor...

  • Sentiers
      • Les sentiers de l'appartenance

        L'appartenance c'est le lien vivant, la rencontre de deux Vies : la nôtre et celle de telle personne, tel  paysage...Quand la vie se retire, le sentiment d'appropriation se substitue au ...

      • Le sentier des fleurs sauvages

        Nous sommes des botanistes amateurs. Notre but est de partager un plaisir orienté vers une science complète où le regard du poète a sa place à côté de celui du botaniste, du généticien, du gastrono...

  • La lettre
    • Édition


    La lettre de L'Agora
    Abonnez-vous gratuitement au bulletin électronique. de L'Agora.
    Si l’Encyclopédie de l’Agora demeure progressiste, c’est dans un nouveau sens du mot progrès, fondé sur la science réparatrice et sur le principe de précaution.
    Média social:
    Facebook:


    Flux RSS:

    Impression du texte

    Montesquieu Charles de Secondat, baron de la Brède et de

    Écrivain et penseur politique français.

    Brève présentation de Goethe

    «Né en 1689, mort en 1755.

    Cet homme illustre est si connu de tous les lecteurs, parmi nous comme dans sa patrie, que je n’entrerai point dans de longs détails à son égard. Je ne relève pas l’absurdité des critiques, qui ont prétendu qu’il n’était qu’un bel esprit. Je renvoie à l’article de D’Alembert, où j’ai déjà eu l’occasion d’apprécier la valeur de ces arrêts rendus au tribunal de l’envie ou de l’ignorance.

    Montesquieu débuta dans la littérature par ses Lettres persanes, dans lesquelles, à travers le voile transparent d’une fiction ingénieuse, il sut offrir aux yeux de ses compatriotes des vérités hardies, faire entrer dans un cadre étroit les principes les plus importants de la politique et de la philosophie, suppléer à l’étendue des développements par la profondeur des pensées, et souvent donner en quelques lignes l’équivalent d’un grand ouvrage.

    Ce roman annonçait un homme de génie. Le public plein de confiance accepta la promesse; et dans le prodigieux succès de ce premier écrit, s’il y avait de la justice, il y avait aussi de l’espérance.

    Montesquieu remplit l’attente générale, et mit le comble à sa gloire, par son immortel ouvrage De l’Esprit des Lois, l’un des plus beaux monuments de son siècle, et même de tous les siècles.

    Comme il s’était d’abord fait connaître par une production agréable, plusieurs de ses compatriotes veulent demeurer encore sur cette première impression, et se font contre lui un titre du plaisir qu’il leur a donné, pour lui disputer l’admiration qui lui est due. C’est être ingrat et injuste : les fleurs ne peuvent nuire aux lauriers. Celui qui sait tour à tour plaire et instruire, rendre l’amusement utile, et prêter des charmes aux vérités, dispense tous les bienfaits du génie, et mérite tous les hommages du genre humain.»

    JOHANN WOLFGANG VON GOETHE, « V. Montesquieu », dans: Goethe, Des Hommes célèbres de France au XVIIIe siècle, et de l'état de la littérature et des arts à la même époque. Traduit de l'allemand par MM. de Saur et de Saint-Geniès. Paris, A.-A. Renouard, 1823, p. 89-90.

    Biographie

    "Les Lettres persanes parurent en 1721. Ce livre fit un éclat merveilleux. Jamais écrivain n’a mieux répondu à l’état d’une société, n’en a dévoilé le secret d’une main plus légère, n’en a débrouillé d’une plume plus alerte les vœux encore cachés et les pensées encores confuses. L’auteur sentait se dissoudre autour de lui des institutions sociales vieilles de plusieurs siècles : les croyances, les coutumes et les mœurs, qui avaient formé et soutenu la monarchie, se ruinaient en France. Il voulut analyser ce mal et tenta d’y remédier; il ne s’aperçut point qu’en le décrivant comme il faisait, il le propageait dans les esprits, et que son ouvrage offrait le plus grave symptôme de la crise qu’il croyait pouvoir conjurer. Ce n’était point un avertissement et un appel à la réforme, c’était le signal d’une révolution dont l’instinct couvait dans toutes les âmes et dont les causes se manifestaient par tous les événements. Les Lettres persanes contiennent, en germe, L’Esprit des lois. L’homme qui avait composé ces lettres avait trente-deux ans lorsqu’il les publia. Sa naissance, son éducation, le développement primitif de sa pensée le rattachent au XVIIe siècle. Personne ne fait mieux comprendre, par sa vie et par ses écrits, comment une révolution démocratique sortit, à l’insu même de ceux qui la préparèrent, de ce règne de Louis XIV, qui semblait avoir fixé en France sur des bases indestructibles l’institution de la monarchie. Cherchons donc ce qu’était Montesquieu à l’époque où il composa son premier ouvrage, et essayons de définir le caractère de son génie, avant de voir comment ce génie se révéla.

    La famille de Montesquieu était de bonne noblesse, d’épée et de robe. Elle avait adopté la Réforme, en son temps, et l’avait abjurée avec Henri IV. Jacques de Secondat, second fils du baron de Montesquieu, président à mortier au parlement de Guyenne, épousa, en 1686, Françoise de Penel, qui lui apporta la terre et le château de La Brède, auprès de Bordeaux. C’est là que de leur union naquit, le 18 janvier 1689, Charles-Louis, le futur auteur de L’Esprit des lois. Son père avait de l’austérité aristocratique à la Vauban et à la Catinat; sa mère était pieuse; l’un et l’autre étaient de ces nobles qui se font peuple et populaires, à la fois par devoir de leur rang et par sentiment chrétien. Dans l’instant que Charles-Louis naissait, un mendiant se présenta au château; les Secondat le retinrent pour être parrain de l’enfant, afin « que ce parrain lui rappelât toute sa vie que les pauvres sont ses frères ». Ainsi en avait usé autrefois le père de Montaigne, compatriote de celui de Montesquieu.
    Charles-Louis porta d’abord le nom de La Brède, qui était celui de la terre patrimoniale. Il passa trois années en nourrice chez des paysans : il y fortifia sa constitution et apprit à parler le patois. Il revint chez ses parents, en ce château de La Brède, auquel son souvenir reste attaché. C’est un grand manoir du XIIIe siècle, en forme de donjon, crénelé, massif, sans ornements d’architecture, dressant ses murs noirs, irrégulièrement percés de fenêtres, sur de larges fossés remplis d’eau : on y entre par un pont-levis. Charles-Louis y vécut jusqu’à l’âge de sept ans; il perdit alors sa mère, et fut envoyé chez les Oratoriens, à Juilly, où il resta de 1700 à 1711.

    Cette éducation, séquestrée de la famille, n’était point faite pour développer en lui une grande tendresse de cœur; il n’y inclinait point, étant d’un naturel heureux, réfléchi, sans aucune mélancolie. Le collège ecclésiastique aurait dû, semble-t-il, l’attacher à la foi, ou tout au moins le disposer aux idées religieuses. Sa mère lui avait inspiré le respect de la religion chrétienne; l’éducation toute littéraire, classique et romaine qu’il reçut, le prépara par l’indifférence à l’incrédulité. À vingt ans, il composa un écrit pour démontrer que les philosophes païens ne méritaient pas la damnation éternelle. Le fond de stoïcisme qu’il garda toute sa vie et qui fut toujours son principal fond de philosophie, lui venait directement de ses études latines. Il le sema, dès qu’il fut maître de ses lectures, d’une forte dose du pyrrhonisme dont la tradition se conservait dans la société du Temple, et qui transpirait au dehors malgré la Sorbonne, la censure et le lieutenant de police.

    La Brède fit son droit et fut reçu, en 1714, au parlement de Bordeaux avec le titre de conseiller. Il se maria l’année suivante avec Mlle Jeanne de Lartigue, de famille militaire et d’origine calviniste. Elle avait plus de candeur que de beauté, plus de timidité que de charme, plus de vertu que d’agrément : elle lui donna un fils, en 1716, et deux filles par la suite. En cette même année 1716, La Brède devint président à mortier. Son oncle, l’aîné de la famille, qui possédait cette charge, la lui légua avec tout son bien, à condition qu’il prendrait le nom de Montesquieu. Jamais legs ne fut mieux placé, quant au nom du moins, car, pour la charge, Montesquieu n’y montrait guère de goût. La famille et le Parlement occupaient peu de place dans sa vie : il parlait de l’une et de l’autre avec respect, se comportait dans l’une et dans l’autre avec décence, mais s’en distrayait le plus possible. Il s’en affranchit aussitôt qu’il se jugea en mesure de le faire. Il aimait le monde et le plaisir, qui l’attiraient hors de chez lui; il ne s’intéressait point aux procès, détestait la basoche, regardait les avocats avec dédain et les solliciteurs avec mépris. Il ne se sentait point orateur, et ne se trouvait propre ni aux harangues solennelles ni même aux rapports d’apparat, qui étaient la gloire de la magistrature. Son activité se portait vers la grande curiosité intellectuelle et les divertissements de la pensée; il y trouva le meilleur aliment dans la société de Bordeaux, où sa naissance et son état le mettaient au premier rang.

    « Cet état de la robe, qui se trouvait entre la grande noblesse et le peuple », ouvrait le champ le plus large à un observateur politique. Il formait le centre du monde éclairé dans les provinces. Bordeaux était une des villes où la culture intellectuelle paraissait le plus en honneur. On y avait institué une Académie « pour polir et perfectionner les talents admirables que la nature donne si libéralement aux hommes nés sous ce climat ». Ainsi s’exprimait le fondateur de cette compagnie. Montesquieu y fut admis, de droit en quelque sorte, et il se jeta d’abord dans les études scientifiques.

    Sous l’impulsion de Newton, l’observation et l’étude de la nature se dégageaient de la compilation confuse et de la légende. Montesquieu, qui avait écrit un essai sur La politique des Romains dans la religion, et un autre sur Le système des idées, se consacra, pour un temps, à l’anatomie, à la botanique, à la physique : il étudia les glande rénales, les causes de l’écho et celles de la transparence des corps. Mais sa vue, qui fut toujours faible, lui rendait les expériences difficiles; son esprit, qui fut toujours impatient, les lui rendait ingrates et pénibles. Il n’était point capable de cette minutieuse attention qui est une partie du génie des découvertes scientifiques, et que Goethe unissait à l’imagination créatrice. Montesquieu se poussait tout de suite aux conclusions; il était avide de peindre en grand et à grands traits. Il conçut, avant Buffon, le plan d’une Histoire physique de la terre ancienne et moderne. Il adressa, en 1719, des circulaires dans tout le monde savant, pour demander des notes. Au cours de cette reconnaissance dans le passé de l’univers, il retrouva les hommes et l’humanité, et il s’arrêta à les considérer. C’était l’objet auquel son génie le destinait; il y inclina de lui-même, par une pente naturelle, et s’y attacha pour toujours. Mais de ces excursions scientifiques et de son passage dans les laboratoires, il lui resta une conception de la science, une méthode de travail et un instinct de l’expérience, qui se retrouvèrent dans ses ouvrages de politique et d’histoire.

    C’est ainsi qu’il se forma. À trente ans, il était, à quelques nuances près, ce qu’il demeura jusqu’à la fin. Il y a peu d’écrivains qui aient exercé autant d’influence sur leur siècle, et qui aient été si peu mêlés aux affaires de ce siècle. La vie privée de Montesquieu n’a point d’intérêt; elle n’éclaire en quoi que ce soit ses ouvrages. C’était un galant homme et un penseur : il aurait jugé indiscrets ceux qui se seraient enquis de sa personne, il se serait trouvé indiscret lui-même d’en occuper autrui. Il ne voulait être connu que par ses ouvrages, et ce n’est guère, en effet, que par ses ouvrages que nous pouvons nous faire une idée de sa vie et de ses sentiments.

    De taille moyenne, maigre, nerveux, la figure longue, élégante, au profil très marqué, un profil de médaille, le nez fort, la bouche fine, railleuse, sensuelle, le front un peu fuyant, l’œil largement ouvert et bien qu’affaibli de bonne heure et prématurément voilé, plein de feu, plein de génie, avide de clarté : « Je vois, disait-il, la lumière avec une espèce de ravissement. » Une physionomie bien française, avec des traits gascons très accusés : les deux caractères se mêlent en lui.

    Le gascon forme le fond primitif et gouverne l’instinct. Montesquieu a gardé de cette origine, non seulement l’accent, dont il fait coquetterie, mais l’allure, la gasconnade, au bon sens du mot, une sorte de point d’honneur sur l’article de l’esprit. Sa conversation était pleine de saillies, de surprises et de ressauts. Il est resté beaucoup de cette conversation dans son style : les coupures un peu brusques, les digressions multipliées, les coups d’éloquence familière, les percées de malice et de raillerie, pour tout dire, le laisser aller de la causerie, et, dans le trop-plein de la mémoire et l’excès de la verve, un abandon qui s’égare parfois jusqu’à la licence.

    Montesquieu aime Montaigne : il le range parmi les grands poètes; il s’en délecte, il s’en nourrit et, par moments, il le ressuscite. Il a, comme lui, une curiosité insatiable et cet appétit de connaître, qui est comme une jeunesse inaltérable de la pensée : « Je passe ma vie à examiner; … tout m’intéresse, tout m’étonne; je suis comme un enfant dont les organes, encore tendres, sont vivement frappés par les moindres objets. » Possédé de la passion des lectures, il voyage à travers sa bibliothèque, il s’y promène, il y chasse, il y butine; il barbouille ses livres de notes. Cette battue en forêt anime constamment et féconde sa pensée. Il se complaît aux anecdotes significatives, aux traits qui caractérisent un homme ou un pays, aux historiettes même qui ne sont que divertissantes et ne peignent que la sottise ou la bonté de l’homme de tous les temps. Il les recueille, il les retient, et, pour peu que l’occasion l’y sollicite, il ne résiste pas au plaisir de les raconter. Nombre de bizarreries, d’allégations et de citations étranges qui surprennent jusque dans les chapitres les plus graves de L’Esprit des lois, procèdent uniquement de cette verve native. Montesquieu cite, à propos des lois, « qui forment la liberté politique dans son rapport avec la constitution », Arribas, roi d’Épire, et les lois des Molosses. Que font ici Arribas et les Molosses? demande un critique. Ils font voir que l’auteur a lu Montaigne, et qu’il est du même pays.

    Mais il est, en même temps, Français et très Français, de la France sérieuse et méditative. Montaigne a dispersé sa pensée; Montesquieu a besoin de rassembler la sienne; il est avide d’ordre, de méthode, de suite. Il lui faut du conseil dans toutes les affaires, des rapports et des enchaînements de causes. La plus merveilleuse collection d’objets rares ne lui suffit pas. Il ne se contente point de promener les amateurs dans sa galerie et de jouir, avec malice, de leurs étonnements devant la variété des formes et le renouvellement infini des contrastes. Il veut expliquer à lui-même et à autrui cette prodigieuse diversité de la nature, découvrir des régles dans la confusion apparente des faits, et surprendre par les similitudes plus encore que par les oppositions. « Notre âme est faite pour penser, c’est-à-dire pour apercevoir : or un tel être doit avoir de la curiosité; car, comme toutes les choses sont dans une chaîne où chaque idée en précède une et en suit une autre, on ne peut aimer à voir une chose sans désirer d’en voir une autre. » C’est la curiosité du savant et de l’historien.

    Cette curiosité implique une indépendance entière de jugement; Montesquieu la posséda toujours. Sa pensée est une des plus affranchies de préventions, des plus libres, au sens propre du mot, qui se puisse concevoir. Cependant, s’il n’eut jamais les préjugés de la superstition, il eut, un moment, ceux de l’impiété. Sous l’empire de la réaction qui se faisait, au temps de sa jeunesse, contre l’orthodoxie des dernières années de Louis XIV, il se montre esprit fort, poussant la liberté de pensée jusqu’à l’irrévérence, et l’indépendance sur l’article de la foi jusqu’à l’hostilité. La contemplation même de l’ordre des faits et des idées le détourna du scepticisme; l’étude approfondie des institutions sociales l’amena au respect des croyances religieuses. Mais, comme l’a remarqué Sainte-Beuve, dans cet hommage même qu’il rendait « à l’élévation et à l’idéalisation de la nature humaine », il demeura toujours et particulièrement politique et historien. Il prit et accepta les idées de justice et de religion plutôt par le côté pratique et positif que « virtuellement et en elles-mêmes ». Il n’avait aucune aptitude pour la métaphysique. Les causes premières lui semblant inaccessibles, il n’essayait point de les atteindre, et s’en tenait aux causes secondes, celles dont les effets tombent sous nos sens et sont objet d’expérience. Ses regards se confinaient sur la terre et ne s’étendaient point au-dessus de l’humanité. Pour les choses qui sont au delà de l’histoire et du monde, il s’en remettait à son instinct d’être vivant et conscient. Il se reposait, en dernier ressort, sur ces beaux lieux communs de l’espérance humaine qui, dans leur mystère même, lui semblaient encore la solution la plus satisfaisante que les hommes eussent trouvé au problème de leur destinée. »

    « Pourquoi tant de philosophie? Dieu est si haut que nous n’apercevons pas même ses nuages. Nous ne le connaissons bien que dans ses préceptes. » Ces préceptes sont gravés en nous, et l’instinct social les développe en nos âmes à mesure qu’il nous porte à former la société. « Quand il n’y aurait pas de Dieu, nous devrions aimer toujours la justice, c’est-à-dire faire nos efforts pour ressembler à cet être dont nous avons une si belle idée, et qui, s’il existait, serait incessamment juste. Libres que nous serions du joug de la religion, nous ne devrions pas l’être de celui de l’équité. » « Quand l’immortalité de l’âme serait une erreur, je serais fâché de ne pas la croire : j’avoue que je ne suis pas si humble que les athées. Je ne sais comment ils pensent; mais pour moi je ne veux pas troquer l’idée de mon immortalité contre celle de la béatitude d’un jour. Je suis charmé de me croire immortel comme Dieu même. Indépendamment des idées révélées, les idées métaphysiques me donnent une très forte espérance de mon bonheur éternel, à laquelle je ne voudrais pas renoncer. »

    Il conclut presque, en pratique, au pari de Pascal, non par angoisse du cœur et désespoir de la raison, mais par sagesse, par dédain des hypothèses d’école et des systèmes arbitraires, par conscience de législateur surtout, par bon sens de citoyen, par sentiment des nécessités sociales, par estime du genre humain. Son penchant naturel l’entraînait vers les anciens, vers Marc-Aurèle et les Antonins, qu’il appelle « le plus grand objet de la nature ». « Nés pour la société, ils croyaient que leur destin était de travailler pour elle. » On retrouve dans tous ses ouvrages cet esprit de stoïcisme, amendé par l’urbanité française et imprégné d’humanité moderne.

    Je ne dis point charité. Montesquieu, qui ne parvint jamais à l’intelligence complète du rôle du christianisme dans la civilisation, paraît être resté impénétrable au sentiment chrétien. Il était bon, il se montra généreux. « Je n’ai jamais, disait-il, vu couler les larmes de personne sans en être attendri; je sens de l’humanité pour les malheureux, comme s’il n’y avait qu’eux qui fussent hommes. » Mais il redoutait de le laisser paraître. Il estimait « qu’une belle action est celle qui a de la bonté, et qui demande de la force pour la faire. » Il s’efforçait jusqu’à l’affectation : son mépris de la fausse sensibilité se traduisait en froideur; il poussait la crainte de paraître dupe de son cœur et celle de paraître tirer vanité de ses bienfaits, jusqu’à se dérober à la reconnaissance.

    Il entrait dans cette retenue une certaine sécheresse et beaucoup de timidité. « La timidité a été le fléau de ma vie. » Il avoue qu’il en souffrait surtout devant les sots. On peut croire qu’il en souffrit quelquefois avec les femmes. Il les aimait, il les aima longtemps, il fut aimé de quelques-unes. Il aimait sans flamme, sans inquiétude, sans roman, en un mot, mais avec vivacité, avec esprit, plus avide de divertissement que de tendresse, plus superficiel dans l’amour que dans l’étude, mais y portant la même curiosité, avec plus de complaisance. S’il eut des passions, elles l’agitèrent peu; s’il eut des déceptions, il s’en consola vite; s’il s’abandonna souvent, il ne se livra jamais. « J’ai été dans ma jeunesse assez heureux pour m’attacher à des femmes que j’ai cru qui m’aimaient; dès que j’ai cessé de le croire, je m’en suis détaché soudain. » Il y avait en lui du libertin. Il faut bien le dire ici, puisqu’il en reste une marque en ses ouvrages : c’est à la fois le signe et la tache du temps. On ne connaîtrait point Montesquieu si l’on ne regardait en lui, au moins en passant et à la dérobée, le bel esprit de boudoir et le magistrat galant, émule, en parties fines, du président Hénault et du président de Brosses.

    « La société des femmes, a-t-il dit quelque part, gâte les mœurs et forme le goût. » On pourrait dire le contraire des femmes qu’il a connues : son sens moral ne s’est point émoussé en leur compagnie, son goût s’y est affadi. C’est pour leur plaire qu’il a composé certains opuscules qui déparent ses œuvres, et qu’il a semé ses plus beaux chapitres de pointes licencieuses qui les gâtent.

    (…) il plaisante en ces intermèdes, (...) il ne s’y éternise point et (...) il n’a garde de confondre le motif de la vignette avec le sujet du chapitre. Il est frivole, comme il est curieux, par dissipation et incartade de verve gasconne; mais le penseur ramène très vite le vagabond au grand chemin. Le philosophe a toujours le dernier mot.

    Il tenait grandement à la dignité de son nom. Ce gentilhomme libéral était fort épris de sa naissance. Il s’enorgueillissait de descendre d’une race conquérante. « Nos pères, les Germains, guerriers et libres », cette pensée, qui revient si souvent et sous tant de formes dans ses écrits, est chez lui la pensée de derrière la tête, l’expression d’un préjugé primordial, dont il se flatte, qu’il ne discute pas et qu’il tâche au contraire de fortifier par ses lectures. Il dit complaisamment : mes terres, mes vassaux. Cette aride matière des fiefs, qui éloigne et déconcerte ses contemporains, a pour lui un attrait tout personnel de généalogie.

    Mais le feudiste s’allie en lui au parlementaire; s’il n’a point le goût de sa charge, il a la conviction passionnée des prérogatives de son corps. Et comme il est nourri de l’antiquité, il porte dans la revendication des libertés féodales une sorte de fierté républicaine qui vient directement de Rome : « J’ai vu de loin, dans les livres de Plutarque, ce qu’étaient les grands hommes. » Il a rapporté de ce commerce avec les anciens l’instinct des grandes choses, la force de l’âme, le culte des vertus politiques dont la tradition se perdait autour de lui et qu’il ne contribua pas médiocrement à restaurer en France. Il a la haine du dénigrement et le goût de l’admiration; il se compose une galerie de grands hommes nationaux, « de ces hommes rares qui auraient été avoués des Romains », de ceux dont on peut dire, comme de Turenne, que leur vie « a été un hymne à la louange de l’humanité ». Ses plus belles pages sont des portraits de fondateurs d’empires.

    Il est avant tout, et par-dessus tout, citoyen. « N’est-ce pas un beau dessein que de travailler à laisser après nous les hommes plus heureux que nous ne l’avons été? » « J’ai eu naturellement de l’amour pour le bien et l’honneur de ma patrie… j’ai toujours senti une joie secrète lorsqu’on a fait quelque règlement qui allait au bien commun. » Il cherche ce bien commun; il aurait aimé à y travailler, c’eût été sa gloire, et l’on voit qu’il a envié cette gloire un instant. La cour le dédaigna. Il en fut blessé. L’amertume qu’il en garda se traduit en traits qui, pour le sentiment et l’expression, rappellent La Bruyère : « J’ai eu d’abord pour la plupart des grands une crainte puérile; dès que j’ai eu fait connaissance, j’ai passé presque sans milieu jusqu’au mépris. » « Je disais à un homme : Fi donc! Vous avez les sentiments aussi bas qu’un homme de qualité! »

    Il a dû souffrir d’autant plus de cette impertinence de Versailles, qu’il était plus réellement modeste. Toute affectation de supériorité le blessait : « Les auteurs sont des personnages de théâtre. » Il ne concevait point la haine, qui lui semblait douloureuse : « Partout où je trouve l’envie, je me fais un plaisir de la désespérer. » Il ne se livrait que dans l’intimité, « dans les maisons où il pouvait se tirer d’affaire avec son esprit de tous les jours ». Cet esprit était merveilleusement alerte, souple, étincelant. Ses amis en étaient charmés et éblouis. Les gens de sa connaissance, qu’il traitait en indifférents, et qui n’avaient que l’écho de sa conversation, lui reprochaient de se montrer avec eux économe de sa verve. Il se recueillait volontiers, paraissant approuver les importuns pour n’avoir point à les écouter, ni surtout à les contredire, se dérobant à la discussion, observant de haut, et « faisant son livre dans la société », ainsi que disait, non sans aigreur, une grande dame auprès de laquelle, dit-on, il réfléchissait trop.

    Le meilleur des amis, le plus aimable et le plus aimé, il sut s’accommoder de la retraite, et il la rechercha même quand sa vocation de penseur lui en fit ressentir la nécessité. Il avait le tempérament de l’homme content : la santé régulière, la clarté d’esprit rapide et continue, la faculté indéfinie de s’absorber dans l’étude : « N’ayant jamais eu de chagrin qu’une heure de lecture n’ait dissipé… » « Si on ne voulait qu’être heureux, cela serait bientôt fait; mais on veut être plus heureux que les autres; et cela est presque toujours difficile, parce que nous croyons les autres plus heureux qu’ils ne sont. » C’est de la sagesse, trop de sagesse même en ces affaires d’imagination et de cœur qui en comportent si peu. Bienfaisant et humain sans être sensible, il n’a jamais poussé aucun attachement jusqu’au trouble de l’âme et au déchirement des entrailles. C’est toujours le même fond stoïque, recouvert et comme saupoudré de légèreté gasconne. Les plantes qui poussent sur ce terrain regorgent de sève et produisent des fruits merveilleusement succulents, mais elles ne développent point de verdure et ne donnent point d’ombre.

    Montesquieu aurait été profond et brillant, mais sec, si l’observateur, le curieux et le penseur ne s’étaient doublés en lui d’un artiste. Il n’a pas seulement le sens politique de l’antiquité, il en a le sens poétique. « Cette antiquité m’enchante, et je suis toujours prêt à dire avec Pline : c’est à Athènes que vous allez, respectez les dieux. » Il goûte « cet air riant répandu dans toute la fable ». Il trouve Télémaque « l’ouvrage divin de ce siècle ». À part un seul, qu’il ne put lire qu’en son âge mûr, et qu’il a dû goûter, Manon Lescaut, les romans que l’on publie en son temps, délayés, sans observation, sans style le détournent de la littérature d’imagination; la versification terne, froide et machinale des contemporains, le détourne de la poésie. Il ne la trouve que dans Montaigne et dans l’antiquité. Se piquant d’ailleurs d’écrire en gentilhomme et non en grammairien, il jette sa pensée, comme elle lui arrive, en saillies et en images; mais il y revient, et souvent, et longtemps; il revoit, il rature, il corrige : il écrit enfin en écrivain qui a raisonné son goût et défini son style. « Ce qui fait ordinairement une grande pensée, c’est lorsqu’on dit une chose qui en fait voir un grand nombre d’autres, et qu’on nous fait découvrir tout d’un coup ce que nous ne pouvions espérer qu’après une grande lecture. »

    Tel nous apparaît Montesquieu, vers 1720, dans sa maturité. Une admirable modération d’âme, d’esprit et de caractère, réglait en lui et pondérait les unes par les autres des qualités très diverses que la nature associe rarement en un même homme. Ces qualités ne sont pas tout le génie de la France; mais elles sont toute la raison et tout l’esprit français. Nous avons eu des philosophes plus sublimes, des penseurs plus audacieux, des écrivains plus éloquents, plus douloureux, plus pathétiques, de plus féconds créateurs d’âmes artificielles et de plus riches inventeurs d’images; nous n’avons pas eu d’observateur plus judicieux des sociétés humaines, de conseiller plus sage des grandes affaires publiques, d’homme qui ait uni un tact si subtil des passions individuelles à une pénétration si large des institutions d’État, mis enfin un aussi rare talent d’écrivain au service d’un aussi parfait bon sens. (...)"

    ALBERT SOREL, "Chapitre premier : Caractère de Montesquieu", dans Montesquieu, Paris, Hachette, 1887, p. 5-23.



    *******



    Jugements sur Montesquieu et son oeuvre

    VOLTAIRE
    «J'avoue que Montesquieu manque souvent d'ordre, malgré ses divisions en livres et en chapitres; que quelquefois il donne une épigramme pour une définition et une antithèse pour une pensée nouvelle; qu'il n'est pas toujours exact dans ses citations; mais ce sera à jamais un génie heureux et profond qui pense et fait penser. Son livre devrait être le bréviaire de ceux qui sont appelés à gouverner les autres. Il restera.»

    J.-J. ROUSSEAU
    «Le droit politique est encore à naître. Le seul moderne en état de créer cette grande science eût été Montesquieu ; mais il n'eût garde de traiter des principes des droits politiques; il se contenta de traiter des droits positifs des gouvernements établis.» (Émile)

    MME DU DEFFAND
    «C'est de l'esprit sur les lois.»

    ALBERT SOREL
    «Il a exercé une action profonde et prolongée sur son temps; il est encore plein d'enseignements pour le nôtre. Son nom est associé à plusieurs des meilleures réformes que nous ayons accomplies depuis un siècle. Il représente notre esprit national dans ce qu'il a de plus précis, de plus large, de plus généreux et de plus sage.» (Montesquieu, 1887)

    PAUL JANET
    «Le plus grand livre du XVIIIe siècle, sans aucun doute, est l'Esprit des lois; et même, dans l'histoire de la science politique, le seul ouvrage qui lui soit comparable (j'ose à peine dire supérieur), pour l'étendue du plan, la richesse des faits, la liberté des investigations et la force des principes, est la Politique d'Aristote. Machiavel avait peut-être autant de profondeur et de sagacité que Montesquieu, mais il connaissait trop peu de faits, et d'ailleurs son esprit corrompu ne lui permettait pas de s'élever jamais bien haut: enfin il n'a pas, au même degré qu'Aristote ou Montesquieu, le don supérieur de la généralisation. Quant à Grotius et Bodin, quelque juste estime qu'on leur doive, il n'entrera jamais, je crois, dans l'esprit de personne, de les comparer, pour la portée des vues et du génie, à l'auteur de l'Esprit des lois.» (Histoire de la science politique dans ses rapports avec la morale). Voir ce texte.

    «Lorsqu'on semble croire que Montesquieu est indifférent entre tous les faits qu'il expose, qu'il leur accorde à tous la même valeur, qu'il ne distingue pas le juste et l'injuste, on oublie les plus belles et les meilleures parties de son livre. Pour parler d'abord de ses théories politiques, où trouver, même au XVIIIe siècle, une aversion plus déclarée, une critique plus amère et plus sanglante du despotisme; où trouver une plus vive sympathie pour les monarchies tempérées et libres, et même plus de prévention en faveur des républiques et des gouvernements populaires? Quel publiciste a jamais eu un sentiment plus noble et plus élevé de la liberté politique? N'est-il pas le premier qui ait enseigné ou rappelé à la France l'amour de cette liberté, qu'elle avait désapprise, si elle l'avait jamais connue, rêve que tant de fautes commises en son nom ou contre elle ne peuvent effacer des âmes bien nées? Aucun philosophe de ce temps, Voltaire lui-même, a-t-il plus fait que Montesquieu pour l'humanité, et pour l'amélioration des lois.» (Histoire de la science politique dans ses rapports avec la morale). Voir ce texte.

    Oeuvres

    Textes en ligne:

    Lettres persanes (BNF, Gallica - mode texte, format html)
    Autre version sur le site Athena (1721)

    De l'esprit des lois (1748). Peut être téléchargé en trois formats (Word, PDF et RTF) sur le site "Classiques des sciences sociales":
    Table des matières générales
    Première partie: livres I à VIII
    Seconde partie: livres IX à XIII
    Troisième partie: livres XIV à XIX
    Quatrième partie: livres XX à XXIII
    Cinquième partie: livres XXIV à XXVI
    Sixième partie: livres XXVII à XXXI
    Table analytique et alphabétique des matières contenues dans De l'Esprit des lois et Défense de l'Esprit des lois.

    De l'esprit des lois, 4e partie (1748)

    Défense de De l'Esprit des lois (1750). Peut être téléchargé en trois formats (Word, PDF et RTF) sur le site "Classiques des sciences sociales"

    Éloge de la sincérité (formats PDF et RTF) (Ministère des Affaires étrangères, Fr., Petite Bibliothèque portative)

    Essai sur le goût. Texte établi sur un exemplaire (BmLx : 45106) du tome premier des oeuvres diverses de Montesquieu données par Le Bigre Frères à Paris en 1834. Orthographe et graphie conservées (Bibliothèque municipale de Lisieux)

    Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence (1734) - version html (site de Ugo Bratelli (Nimispauci)

    Dissertation sur la politique des Romains dans la religion. Cette dissertation, lue à l’Académie de Bordeaux le 18 juin 1716, ne fut imprimée qu’après la mort de Montesquieu - version html (site de Ugo Bratelli (Nimispauci)

    Dialogue de Sylla et d'Eucrate (1722) - version html (site de Ugo Bratelli (Nimispauci)

    Lysimaque (1751) - version html (site de Ugo Bratelli (Nimispauci)

    Autres ouvrages de Montesquieu disponibles sur le site Gallica de la Bibliothèque nationale de France (mode texte et mode image, format PDF)

    Traduction:

    The Spirit of Laws (1752), traduction anglaise

    Documentation

    Villemain, Éloge de Montesquieu (version html) - site de Ugo Bratelli (Nimispauci)

    Émile Durkheim, «La contribution de Montesquieu à la constitution de la science sociale». Thèse originalement publiée et imprimée à Bordeaux en 1892; publiée dans la Revue d'histoire politique et constitutionnelle, juillet-septembre 1937. On peut télécharger le texte en trois formats (Word, PDF et RTF) sur le site "Classiques des sciences sociales"

    Catherine Larrère, Actualité de Montesquieu, Presses de Science Po, 1999, 136 p. (Bibliothèque du citoyen): "Pourquoi lire De L'Esprit des lois? À une époque où le libéralisme, ayant triomphé des idéologies concurrentes, socialistes et marxistes, tend à l'unification doctrinaire et se transforme en machine à homogénéiser (sa propre unité) et à exclure (ceux qui le contestent), la lecture de Montesquieu nous rappelle à la dimension critique du libéralisme et à son pluralisme. En des temps où l'universel n'est plus seulement un principe régulateur, mais une réalité (celle des institutions internationales, du marché, des réseaux scientifiques…), et où la diversité culturelle n'est plus un obstacle à surmonter mais une valeur à préserver, nous avons impérativement besoin de penser à la fois l'universel et le relatif, d'avoir une vision différenciée des droits de l'homme. Montesquieu peut nous y aider." (site de l'éditeur)
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
    Loading
    Informations
    Données biographiques
    Nationalité
    France
    Naissance
    18 janvier 1689, Château de la Brède, près de Bordeaux
    Déces
    10 février 1755
    Documents Associés
    Jean le Rond d'Alembert
    Biographie de Montesquieu: ses derniers jours, portrait et caractère de l'homme, le Temple de Gnide
    Paul Janet
    Démocratie, liberté, constitution, Angleterre, trois pouvoirs
    Paul Janet
    Théorie des trois principales formes de gouvernement, république, monarchie, despotisme, les principes qui les animent et les causes de leur corruption
    Jean le Rond d'Alembert
    Paul Janet
    Aspects moraux et politiques de l'oeuvre de Montesquieu, régimes politiques, monarchie, despotisme, Lettres persanes, Considérations sur les causes de la grandeur et de la décadence des Romains
    Jean le Rond d'Alembert
    Éloge et biographie de Montesquieu
    Jean le Rond d'Alembert
    Biographie de Montesquieu, les Considérations sur les causes de la grandeur et de la décadence des Romains
    Paul Janet
    Augustin Gazier
    Vie de Montesquieu, son oeuvre, son influence sur la pensée et le littérature françaises
    Jean le Rond d'Alembert
    Analyse de l'Esprit des lois de Montesquieu. Les trois sortes de gouvernement, république, monarchie, despotisme; le pouvoir législatif et exécutif; liberté, impôts, esclavage, climat
    Raccourcis
    Notices biographiques
    Montesquieu à l'Académie française
    Éloge de Montesquieu par Villemain
    Notice sur Yahoo! Encyclopédie
    Notice sur Microsoft Encarta
    Notice de la Catholic Encyclopedia (en anglais)
    Notice de la Stanford Encyclopedia of Philosophy (en anglais)
    Notice sur le site Malaspina Great Books (en anglais)

    Contexte historique et chronologies
    Montesquieu Time Line (Oregon State University)

    Sociétés et instituts de recherche
    La Société Montesquieu et sa Revue (il est possible de télécharger le contenu des derniers numéros en format PDF)
    Le site Montesquieu de l'ENS Lettres et Sciences humaines
    L'oeuvre de Montesquieu sur le site des Classiques des sciences sociales (Un. du Québec à Chicoutimi)

    Sur l'oeuvre de Montesquieu
    Présentation générale de la vie et de l'oeuvre; De l'Esprit des lois:
    250e anniversaire de la publication (1748-1998)
    ; Colloque international
    De l'Esprit des Lois
    (Bibliothèque de Bordeaux)
    Citations de Montesquieu (Proverbes-citations.com)
    198 citations de Montesquieu (Citations du Monde.com - Evene.fr)
    Destutt de Tracy, lecteur de Montesquieu.

    Lieux de mémoire
    Maisons et lieux d'inspiration: Bordeaux, La Brède, Paris (Terres d'écrivains)
    La Brède-Montesquieu: exposition sur l'univers de Montesquieu

    Référence


    Contribuez au rayonnement des oeuvres de l'Agora/Homo vivens en devenant membre ou en faisant un don.