Merci d'encourager L'Agora
Faites un don via Paypal
Le site est en cours de modernisation. Nous vous invitons à utiliser la recherche pour repérer les contenus qui vous intéressent. Merci de votre patience et bonne lecture.

Les pas

Paul Valéry
Tes pas, enfants de mon silence,
    Saintement, lentement placés,
    Vers le lit de ma vigilance
    Procèdent muets et glacés.

    Personne pure, ombre divine,
    Qu'ils sont doux, tes pas retenus !
    Dieux !... tous les dons que je devine
    Viennent à moi sur ces pieds nus !

    Si, de tes lèvres avancées,
    Tu prépares pour l'apaiser,
    A l'habitant de mes pensées
    La nourriture d'un baiser,

    Ne hâte pas cet acte tendre,
    Douceur d'être et de n'être pas,
    Car j'ai vécu de vous attendre,
    Et mon coeur n'était que vos pas.

À lire également du même auteur

Le cimetière marin
Μή, φίλα ψυχά, βίον ἀ

Trois caractères distinctifs du français
Passage tiré de: «Introduction aux images de la France», dans Regards sur le monde actuel, Paris,

Tout puissants étrangers
Valéry invoque ci-dessous un lointain temporel qui évoque la relativité d'Einstein.

Patience dans l'azur
«Tout ce qui n'est pas de l'éternité retrouvée est du temps perdu.» (G.Thibon) Je ne vois pas

Louanges de l'eau
L'eau, métaphore de l'intelligence.

Lettre sur Mallarmé
« M. Paul Valéry a écrit pour un volume, consacré à Stéphane Mallarmé, que doit publier proch