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    Dossier: Progrès

    Lire Bérénice Levet avec Nietzsche

    Alexandre Poulin

                Le crépuscule des idoles progressistes[1], c’est un titre ambitieux qu’a choisi Bérénice Levet pour son dernier ouvrage. Nietzsche n’a-t-il pas fait paraître en 1889 un ouvrage portant en partie le même titre, Crépuscule des idoles[2] ? Une telle allusion nous invite, rigueur oblige, à mesurer le nouveau Crépuscule à l’aune de celui du philosophe allemand. J’essaierai de rendre compte de manière critique de l’ouvrage de Levet tout en établissant des parallèles avec le célèbre livre de Nietzsche ; il en résultera une réflexion globale, mais non exhaustive, et non un simple compte-rendu. Dans un cas comme dans l’autre, il s’agit d’une déclaration de guerre « à coups de marteau », empreinte chez Bérénice Levet d’un humanisme charnel… et de longs textes plutôt que d’aphorismes.

    Les années progressistes, 1970-2015.

                À la manière d’Alain Finkielkraut, dont on sait par ailleurs qu’elle est proche sur le plan philosophique, les premières pages du livre de Bérénice Levet s’ouvrent sur une note personnelle, un prologue, qui place l’auteur au centre de la démonstration à venir. Née au début des années 1970, peu après Mai 68, elle dit d’elle-même et de sa génération : « Nous avons été le laboratoire d’expérimentation d’une nouvelle figure d’humanité. Le grand alibi de cette démission était notre liberté[3]. » Si elle a la chance de grandir parmi des œuvres de culture, nul ne lui prescrit quoi que ce soit, comme si, au hasard des lectures, elle serait dépositaire d’un héritage. Cette époque coïncide avec l’avènement d’une lacune des parents de plus en plus manifeste sur le plan de l’autorité, celle de ne plus représenter qu’eux-mêmes et de craindre de n’être pas aimés de leurs enfants ; cette époque coïncide également avec l’arrivée de François Mitterrand à la présidence de la République française, qui, malgré son obsession de l’histoire, ne traduit pas cette passion en acte et choisit Jack Lang au ministère de la Culture, lequel fait entrer la France dans le relativisme culturel. SOS racisme est créé dans le même temps, presque par voie de conséquence, et concorde en tous points avec le début de la fragmentation de la communauté politique en plusieurs foyers de représentation identitaires[4]. C’est ainsi que Levet est marquée par la lecture de La Défaite de la pensée d’Alain Finkielkraut, une critique acerbe du relativisme culturel ; ce qui la conduit à la passion d’explorer et d’interroger la condition humaine. Les années 1970-2015 sont marquées par l’idéologie progressiste. Ces décennies maintenant écoulées font surgir une interrogation qui pèse lourd : « […] : un homme, une nation, une civilisation sont-ils possibles sans histoire, sans tradition, sans mémoire, sans continuité historique[5]? » Le progressisme a battu en brèche la tradition, mais ne l’a remplacée par rien d’autre que le vide. Cette idéologie a donc débouché sur le nihilisme. Par « progressisme » ou « progressiste », elle entend un sens particulier, le seul qui demeure quand le progressisme n’a plus qu’une seule conviction : « […] le culte de la nouveauté, du mouvement, la marche ou plutôt la fuite en avant, car peu importe où l’on va, l’essentiel est d’y aller, d’avancer et d’enterrer le passé[6]. » Dans cette optique, l’émancipation ne s’appréhende qu’en tant que rupture d’avec le passé. Ne voulant pas verser dans le manichéisme, nous avertit-elle, son livre se situe au confluent du besoin de mouvement et de stabilité : une réconciliation qui devrait être notre tâche.         

                À partir des années 1970, la génération des baby-boomers, celle que François Ricard a nommé La Génération lyrique et que cite d’ailleurs Levet, prend les commandes de la société. Elle définit et incarne les valeurs communes. La révolution qu’elle opère est sociétale et n’a rien à voir avec les révolutions que les sociétés occidentales ont connues jusque-là. « Changer les mentalités », tel est le maître-mot. Cette profonde transformation ne surgit pourtant pas de nulle part : les germes sont semés dans les années 1960. Pourquoi, donc, la nouvelle ère ne débute-t-elle qu’à partir des années 1970 ? Parce que les années 1960, pendant lesquelles le changement pointait mais n’était pas chose faite, naviguaient encore sur un « fond de continuité » ; les institutions traditionnelles étaient pour ainsi dire intactes. Le caractère inédit de cette transformation réside en ceci que jamais auparavant une génération n’avait abattu de l’intérieur les institutions grâce auxquelles l’individu peut se former et entrer armé dans le monde ; depuis lors, il ne le peut plus. Critique de la modernité, Nietzsche voyait cela venir : « Ce qui fait que les institutions sont des institutions, on le méprise, on le déteste, on le repousse, on se croit menacé dès que le mot ''autorité’’ est prononcé à haute voix[7]. » Le mot « autorité » est en effet la cible à abattre, que l’on pense seulement au slogan des soixante-huitards : « Il est interdit d’interdire. » Quarante-cinq ans après la pleine assomption de l’idéologie progressiste, où elle règne sans partage mais non sans heurts, celle-ci piétine :

    Les masques tombent. Ses promesses de liberté, de créativité, de fraternité universelle    n’ont pas été tenues, et elles ne pouvaient l’être en raison des postulats sur lesquels elles reposaient, qui étaient purement idéologiques et ne tenaient aucun compte de l’homme en son humanité, en sa fragile humanité[8].

     Ce qui se produit, c’est le crépuscule des idoles progressistes, lesquelles sont définies comme l’ouverture à l’autre, la créativité, la repentance, le culte de la diversité et des minorités, notamment. L’euphorie que revêtaient les dogmes progressistes n’est plus : nous sommes dans une brèche ouverte aux possibles (between past and future, selon le mot de Hannah Arendt) et il nous faut inventer ce qui n’est pas encore. Avec Nietzsche, il convient de dire : « Il y a dans le monde plus d’idoles que de réalité […][9]. » Une refondation est de mise, dont la table rase sera exclue, mais qui consistera en des retrouvailles sans répétition du passé, lequel n’est pas un programme à suivre mais une « réserve de sens ». La France est donc en crise, plus précisément dans un « entre-deux crépusculaire », tant pour ce qui est de l’école que de son modèle d’assimilation. Une crise ne fournit-elle pas, comme le disait encore Hannah Arendt, une occasion de réfléchir ?

     Un homme nouveau

                À partir des années 1970, commence la construction d’un nouvel homme. Elle repose sur un pari tout simple : l’émanciper. Mais pas n’importe quelle émancipation, une émancipation négative, qui se réalise lorsque le sujet se désaffilie et perd son identification. Promesse de la modernité politique, vieux souhait des Lumières de construire une société sur l’individu et non sur une totalité organique ? L’auteur le croit, mais précise que la génération post-68 n’a retenu des Lumières que la table rase et non la passion de comprendre. À l’origine de la trajectoire progressiste, de la « monadologie progressiste », une date charnière : 1637, celle du cogito cartésien, la célèbre formule de Descartes : « Je pense, donc je suis » ; en arrivant à cette conclusion, le philosophe français place le sujet dans une position fondatrice, il le fait exister par la seule pensée d’exister. Quel lien avec les progressistes, se demande-t-on ? Ces derniers veulent réaliser cette monadologie, l’avènement d’un monde d’individus qui ne sont qu’eux-mêmes, seulement eux-mêmes, coupés de toute transmission. À la suite du cogito cartésien, apparaissent les théories du contrat social : l’individu est antérieur à la société, son inclusion dans celle-ci relève du consentement ; comme ses semblables, il craint la mort et recherche la sûreté. La société politique naît donc du consentement des individus. L’idée de consentement est capitale, croit l’auteur ; quand l’homme consent, c’est qu’il peut rompre. L’explication de Levet est courte bien qu’on ne puisse douter de sa connaissance de la philosophie moderne ; elle met en relief certaines origines philosophiques du sujet moderne en ceci qu’il est le prédécesseur de l’homme promu par la génération post-68. Peut-être. Mais on ne peut pas mettre tous les contractualistes dans le même bateau ; Locke n’est pas Hobbes et Rousseau n’est pas Locke, pour ne nommer que ceux-là. Le consentement à la société politique ne signifie pas la même chose pour l’un et pour l’autre ; les motifs d’adhésion sont différents et les conditions de retrait, quand elles existent, varient. Locke, selon des conditions précises, donne au peuple un droit de révolution, tandis que Hobbes n’offre aucune possibilité de sortie de ce qu’il appelle l’État politique. Rousseau nous ramène à nos préoccupations. Les progressistes voient la naissance comme une chute, selon Levet ; l’homme vient au monde, son insertion dans la société le prive d’une innocence originelle, des codes lui sont dès lors inculqués – des « préjugés », dirions-nous aujourd’hui. Pour citer Rousseau : « L’homme est né libre, et partout il est dans les fers[10]. » L’école est coupable de s’être mise au service de l’idéologie progressiste. Se sentant la cause de la « reproduction sociale », elle cesse de transmettre pour éradiquer les préjugés. Avec Hans-Georg Gadamer, Levet se livre à une certaine réhabilitation des préjugés. L’homme des Lumières combat les préjugés. Gadamer croit qu’il est néanmoins empreint d’un préjugé : « le préjugé contre les préjugés ». Le préjugé est ce qui est reçu et non forgé par la raison. Tous les codes inculqués doivent-ils disparaître ? L’homme doit savoir où aller dans ce monde avant d’utiliser sa raison. Il rencontre des nouveautés : le préjugé lui donne la possibilité de donner forme à ce qu’il voit. Un préjugé n’est pas définitif, il est, en raison de son origine juridique, un jugement en attente – peu importe qu’il soit confirmé ou infirmé. Lorsque l’homme possède la raison, ce qui ne peut être le cas durant l’enfance, il a tout le loisir de critiquer ce qu’il a reçu. L’école a épousé le « préjugé contre les préjugés » : tout ce qui a été produit avant notre époque, donc jugé avant nous, relève du préjugé. Pour les progressistes, le jugement légitime appartient au présent ; les anciens sont les hommes du « pré-jugé ». De grandes œuvres demeurent au programme scolaire, par exemple Balzac et Stendhal ; qu’on ne s’y trompe pas, elles le demeurent pour traquer les préjugés qui s’y trouvent. Pour le dire d’un mot : les progressistes, qui ont investi l’école, combattent les œuvres issues du « pré-jugé » pour faire avaler des préjugés à la jeunesse, bien qu’ils prétendent les démanteler. L’ultime aboutissement de la « monadologie progressiste » réside dans le transhumanisme, en quelque sorte : supprimer le donné anthropologique fondamental, à savoir supprimer la mort. La suppression de la mort ne serait-elle pas la fin de l’homme ? Nietzsche définissait la décadence ainsi : « Choisir d’instinct ce qui vous fait du mal […][11]. » Force est de constater, si l’on accepte les vues de Levet, que les sociétés occidentales, depuis 1970, et la France au premier chef, ont choisi leur mal. Pourquoi parle-t-elle alors d’un « entre-deux-crépusculaire » au lieu de décadence ?

    La transmission et l’enracinement

    « Le désespoir n’est pas une motivation politique[12] », écrivait justement Fernand Dumont à la suite de la crise d’Octobre, au Québec. Et comme lui, Levet est motivée par un espoir réel. Elle est motivée par l’affaissement des idoles progressistes, qui nous propulse dans le néant, entre deux mondes. Une brèche est ouverte. Son programme est de mettre fin au désespoir en plaidant, entre autres, pour une « anthropologie de la transmission » et pour une prise en charge sérieuse d’un besoin fondamental de l’âme humaine, à savoir l’enracinement au sens où l’entend Simone Weil. La naissance est une apparition. L’enfant doit être, non pas jeté dans le monde, mais escorté ; en donnant la vie, les parents insèrent leur enfant dans un univers de signes, « […] c’est-à-dire dans une communauté historiquement constituée qui le précède et est appelée à demeurer après lui[13] ». Le passé ne nous tire pas vers l’arrière, il ne doit pas nous intimider : il est une force qui nous pousse vers l’avant, qui nous soutient et qui compte sur nous. L’épaisseur temporelle du sujet ne lui est pas léguée naturellement, elle doit lui être transmise. Ne pas transmettre, c’est refuser d’armer le sujet à son entrée dans le monde ; c’est n’avoir pas d’égards à son endroit, c’est le dénuder, c’est le forcer à tout inventer – ce qu’il ne peut faire. D’où l’importance de l’enracinement. Être enraciné, c’est vivre une vie incarnée ; chez Weil, l’enracinement est un besoin fondamental de l’âme humaine, éventuellement le plus important, au même titre, mais à un degré plus élevé, que la responsabilité. L’enracinement est temporel et géographique ; le déracinement mène à une vie désincarnée et végétative. Pourquoi l’enracinement, selon Weil ? Levet relaie sa définition : « Un être humain a une racine par sa participation réelle, active et naturelle à l’existence d’une collectivité qui conserve vivants certains trésors du passé et certains pressentiments d’avenir[14]. » On n’y verra nul rapprochement avec Maurice Barrès, l’auteur des Déracinés, pour qui le moi est subordonné en totalité au groupe, alors que l’enracinement de Weil se situe au carrefour du groupe et de l’individu ; l’individu dans le groupe, mais pas le groupe sans l’individu. Difficile ici de faire un rapprochement avec Nietzsche, c’est le moins qu’on puisse dire puisque ce dernier considère que l’individu est seulement « […] un fragment de fatum […] une loi de plus, une nécessité de plus pour tout ce qui vient et qui sera[15] ».

    Le droit à la continuité historique ou la nation comme projet

                Enfin, si je crois avoir exposé l’essentiel, j’ai laissé de côté certains aspects. Levet appelle de ses vœux un « droit des peuples à la continuité historique », expression qu’elle emprunte, selon son propre aveu, à José Ortega y Gasset[16]. Elle explicite sa vision du républicanisme à la française : la République française, c’est la passion du monde commun. La notion de « monde commun » vient de Hannah Arendt ; sans en trahir le sens, elle la fait sienne. Ce passage, à lui seul, éclairera la portée du droit à la continuité qu’elle propose :

    Elle signifie monde commun des vivants et des morts, des morts qui nous obligent. Il n’y a de communauté de destin qu’à la condition qu’il y ait communauté de mémoire. Nous sommes les dépositaires d’une histoire, nous n’en sommes pas propriétaires : nous regardons en amont et en aval. Le monde ne commence pas avec nous, mais il ne s’achève pas avec nous[17].

     Un droit, selon elle, qui devrait être ratifié par l’Union européenne. Elle constate la recomposition de la société politique française en ce qu’elle est devenue émiettée, mais pas encore dissoute, d’où l’image du crépuscule. Une divergence nous oppose : on ne mettra pas fin au « jeu des droits » (Marcel Gauchet) – j’entends ici les droits privés des individus, multipliés à l’envi pour satisfaire les groupes identitaires – en proclamant un droit nouveau. Il faut justifier son existence ; les nations sont mortelles. Le droit ne peut rien pour elles. Les nations se survivront seulement si elles prennent conscience de leur caractère foncièrement charnel et périssable ; qu’elles réalisent qu’elles sont le seul cadre possible pour l’exercice de la démocratie ; seulement si elles parviennent à transformer les libertés de chacun en pouvoir de tous. La contribution de Bérénice Levet est essentielle, empreinte d’humanité, de références littéraires et philosophiques, de propositions qui poussent à l’action. Si j’ai voulu y réfléchir en citant l’opuscule de Nietzsche, c’était davantage pour établir des parallèles et des divergences, comme nous y invite le titre Le crépuscule des idoles progressistes, que pour entrer dans un débat théorique.

                En définitive, Nietzsche a une vision élitiste de la culture et de l’éducation, comme Bérénice Levet. Pour la constitution d’une culture raffinée, le philosophe allemand croit que trois tâches sont requises et pour lesquelles des éducateurs sont indispensables. Apprendre à voir : habituer l’œil au calme, apprendre à suspendre sa décision. Apprendre à penser : avoir une technique, un programme, une volonté de maîtrise. Pour apprendre à écrire et à parler, la danse y est pour quelque chose : il faut « […] savoir danser avec ses pieds, avec les idées, avec les mots », en sus de « […] savoir danser avec sa plume […][18] ». Que constater sinon que l’auteur du Crépuscule des idoles progressistes nous convie, en nous donnant l’exemple, à danser avec les idées et avec notre plume ?

     



    [1] Bérénice Levet, Le crépuscule des idoles progressistes, Paris, Stock, coll. « Les essais », 2017, 300 p.

    [2] Friedrich Nietzsche, Crépuscule des idoles ou comment philosopher à coups de marteau, Paris, Gallimard, coll. « Folio/essais », 1974 [1889], 160 p. Je ne référerai qu’à cet ouvrage : le titre du livre de Levet nous y appelle et il ne s’agit pas, loin de là, de nous plonger dans la philosophie nietzschéenne tout entière.

    [3] Bérénice Levet, Le crépuscule des idoles, op. cit., p. 9.

    [4] Voir à ce sujet Jacques Beauchemin, « Le pluralisme identitaire et la recomposition de la communauté politique », La société des identités. Éthique et politique dans le monde contemporain, deuxième édition revue et augmentée, Outremont, Athéna éditions, 2007, p. 49-82. D’autres textes pourraient être cités, par exemple des textes fameux de Marcel Gauchet. Je pense spontanément à La religion dans la démocratie, Paris, Gallimard, 2002. Levet ne renvoie pas à ces deux auteurs, je m’autorise à le faire.

    [5] Bérénice Levet, Le crépuscule des idoles progressistes, op. cit., p. 27.

    [6] Ibid., p. 29.

    [7] Friedrich Nietzsche, Crépuscule des idoles ou comment philosopher à coups de marteau, op. cit., p. 85. L’italique est de Nietzsche.

    [8] Bérénice Levet, Le crépuscule des idoles progressistes, op. cit., p. 40.

    [9] Friedrich Nietzsche, Crépuscule des idoles ou comment philosopher à coups de marteau, op. cit., p. 9.

    [10] Jean-Jacques Rousseau, Du contrat social, Paris, Garnier-Flammarion, 1966 [1762], p. 42.

    [11] Friedrich Nietzsche, Crépuscule des idoles ou comment philosopher à coups de marteau, op. cit., p. 78.

    [12] Fernand Dumont, La vigile du Québec, Montréal, Bibliothèque québécoise, 2015 [1971], p. 215.

    [13] Bérénice Levet, Le crépuscule des idoles progressistes, op. cit., p. 147.

    [14] Simone Weil citée dans Bérénice Levet, Le crépuscule des idoles progressistes, op. cit, p. 157. Pour en savoir davantage sur sa pensée, on consultera Simone Weil, L’Enracinement. Prélude à une déclaration des devoirs envers l’être humain, Paris, Gallimard, coll. « Folio essais », 1990 [1949].

    [15] Friedrich Nietzsche, Crépuscule des idoles ou comment philosopher à coups de marteau, op. cit., p. 36.

    [16] Avant la parution du présent ouvrage, Levet avait fait paraître un texte tonique portant le même titre. Voir Bérénice Levet, « Le droit à la continuité historique », Le Débat, n° 177, vol. 5, 2013, p. 14-22.

    [17] Bérénice Levet, Le crépuscule des idoles progressistes, op. cit., p. 199.

    [18] Friedrich Nietzsche, Crépuscule des idoles ou comment philosopher à coups de marteau, op. cit., p. 57. L’italique est de Nietzsche. Je renvoie le lecteur à la courte mais lumineuse section « Ce qui manque aux Allemands », ibid., p. 51-57.

    Date de création : 2017-06-07 | Date de modification : 2017-06-09
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