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    L'Encyclopédie sur la mort


    Suisse: crémation et destination des cendres

    La crémation est une pratique funéraire qui consiste à brûler le corps du défunt afin de le réduire en cendres. Par la suite, les cendres pourront être par exemple conservées, en souvenir, par la famille dans une urne funéraire. Certaines personnes recueillent ces cendres afin de les disperser dans un lieu précis et symbolique pour le défunt. Par exemple, sous un arbre, sur une montagne, dans l'océan, etc. En Suisse, la crémation est de plus en plus choisie comme rite funéraire.
    Sociétés de crémation

    Selon le Dictionnaire historique de la Suisse, «Le Zurichois Johann Jakob Wegmann-Ercolani fut l'un des pionniers de la crémation en Suisse. La première société suisse fut fondée en 1874. Le crématoire qu'elle fit construire sur le site du cimetière de Sihlfeld, à Zurich, entra en fonction en 1889, celui du cimetière de Horburg-Gottesacker, à Bâle en 1898. Beaucoup de crématoires appartenaient à des organisations privées qui se regroupèrent en 1916 en l'Union suisse de crémation. La proportion de la crémation ne cessa d'augmenter au XXe s. Dans les grandes villes, 50% des corps étaient incinérés vers 1980, 90% à la fin des années 1990. La levée de l'interdiction prononcée par l'Eglise catholique en 1963 a beaucoup contribué à cette augmentation, qui s'explique aussi par l'impossibilité, dans la plupart des cimetières, d'inhumer un second corps dans une tombe simple, alors que la mise en terre d'une urne y est autorisée.»
    http://www.hls-dhs-dss.ch/textes/f/F28701.php

    L’Union Suisse de Crémation a été fondée en 1916 à Bienne. Autrefois, son objectif était la promotion de l’incinération. De nos jours, l’Union Suisse de Crémation est avant tout un partenaire et un interlocuteur pour toutes les questions relatives aux aspects techniques de l’incinération des défunts et à l’impact sur l’environnement.

    Où faire reposer des cendres?

    Cimetière

    Au cimetière, on peut inhumer l’urne des cendres dans une tombe déjà existante ou dans une nouvelle. Il est également possible de la sceller sur une tombe déjà existante. On peut aussi la déposer dans un columbarium, situé dans le cimetière et constitué de parois où sont aménagées des niches qui peuvent accueillir une ou plusieurs urnes. En général, elles sont scellées par une plaque en marbre personnalisée. La plupart du temps, les fleurs sont déposées au pied du columbarium.

    Hors du cimetière
    Dans les cantons de Vaud et Genève, on évalue actuellement à quelque 20% la proportion des cendres qui sont remises aux familles et aux proches. Rien, en effet, n'oblige à laisser reposer des cendres dans un cimetière. A cet égard, en Suisse, contrairement à d’autres pays, il n’existe aucune prescription légale. On est donc libre de les conserver à son domicile, les disperser ou les enterrer dans la nature (jardin, montagne, lacs, rivières, campagne) pour autant que ce ne soit pas sur une propriété privée qui ne vous appartient pas.

    Certaines entreprises de pompes funèbres fournissent des urnes biodégradables. On pourra même répartir les cendres et les faire reposer ou disperser en plusieurs endroits.

    Depuis quelques années, de plus en plus de personnes choisissent d’enterrer les urnes ou de disperser les cendres en pleine nature. Que ce soit à l’endroit et de la manière qu’a spécifiés le défunt ou selon le choix de ceux qui lui survivent. L’essor de cette pratique a d’ailleurs amené des pompes funèbres, des sociétés spécialisées ou des communes à proposer leurs services et des lieux adaptés à cette clientèle potentielle.

    Sites particuliers
    Ainsi, en Suisse romande, pour une immersion des cendres dans le Léman, il est actuellement possible de s’adresser à La Société de sauvetage d’Ouchy et à une société de pompes funèbres de Montreux. Une entreprise valaisanne propose d’enterrer une urne – biodégradable – en pleine nature dans la région de Martigny. On peut également se faire proposer des «sites naturels transcendants» dans la région des Préalpes, répandre les cendres sur des sites alpins depuis un hélicoptère ou encore acquérir un arbre au pied duquel les cendres seront ensevelies pour 99 ans. Cette sépulture pourra aussi accueillir les cendres d’un conjoint, voire celles de toute une famille. C’est possible, par exemple, dans la Forêt du Souvenir mise à disposition par la bourgeoisie de Glovelier (JU), le premier espace de ce type en Suisse romande. À Outre-Sarine, il existe déjà une cinquantaine de lieux de repos sylvestres. A noter qu’aucun signe distinctif (photo, croix, plaque) n’est autorisé dans les Forêts du souvenir. Seule une petite marque discrète sur le tronc de l’arbre indique qu’il s’agit d’un lieu de sépulture.

    Plus excentrique (et coûteuse), la transformation des cendres en diamant.

    É. V.

    P.S.: Les notes du paragraphe intitulé «Où faire reposer les cendres» sont, pour une large part, inspirées par un texte dont le contenu intégral se trouve sur le site «Hommages. Pour que leur souvenir demeure»:

    http://www.hommages.ch/Rubrique/22/Ou_faire_reposer_des_cendres_

    IMAGE
    Mudac Post Mortem Product Design Urn
    http://www.mudac.ch/exhibitions/currently-showing/post-mortem/

    Date de création:-1-11-30 | Date de modification:-1-11-30

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