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Au programme de la matinée: la radicalisation.

Nicole Morgan

« Si nous n’avons pas la capacité de distinguer ce qui est vrai de ce qui est faux, alors, par définition, le marché des idées ne fonctionne pas. Et par définition, notre démocratie ne fonctionne pas. Nous entrons dans une crise épistémologique. » Barack Obama

Le 17 novembre 2020

En parcourant la presse de ce matin, je me suis arrêtée un instant sur ce filet d’information. [1] Une infirmière travaillant aux urgences d’un hôpital du Dakota du Sud témoigne d’un de ce que j’appelle les impensables de la raison.; «Je ne peux m'empêcher, dit-elle  de penser aux patients Covid ces derniers jours, après mon quart de travail. Ceux auxquels je pense sans arrêt, sont ceux qui ne croient toujours pas que le virus est réel. Ceux qui hurlent pour  demander un médicament magique et qui dans le même souffle vous disent que  Joe Biden va ruiner les USA, alors qu’ils sont sur 100% Vapotherm. Ils vous disent qu'il doit y avoir une autre raison pour laquelle ils sont malades  Elle parle de ces patients qui l'appellent en exigeant de savoir pourquoi elle porte le masque, le bouclier et les blouses parce que disent-ils  ils n'ont pas de COViD parce que ce n'est pas réel »  On les entubent, ils se taisent  et ils meurent 

Je peux deviner que, dans leurs yeux, et jusqu’au bout, on pourra lire un mélange explosif de haine et de peur, le signe d’une radicalisation extrême dont on ne sort jamais.  Ma proposition n’est pas intuitive. Avant d’étudier la montée de la haine de l’extrême droite américaine, j’ai participé au programme RWP (Radicalization Watch Project)[2]  invitée par le linguiste Mathieu Guidère à analyser avec lui le discours d’Al Qaeda, un riche discours transmis uniquement par le net qui recrutait pour les radicaliser ceux qu’il appelait les martyrs et que nous appelions les terroristes.  Ce sont des mots mais, comme notre livre[3] a tenté de l’expliquer, les mots ont un pouvoir que l’on a tort de sous-estimer.  Le mot est une arme qui peut parer au manque d’armes sur le terrain des guerres asymétriques.  On le sait depuis longtemps.  

Le pouvoir des mots

Au XIXème siècle, les champs de batailles se sont portés ailleurs et les armes n’ont pas tant été les poignards des « Assassins », la bombe de Ravachol, ni même les explosifs du 11 Septembre 2001, que le « verbe », l’image, et la métaphore suggérés par la plume, le plomb puis la puce[4]Grâce aux médias, émerge à la fin du XIXème siècle « la figure mythique de l'anarchiste masqué que la presse et les fameuses «lois scélérates» de 1893-1894 s'obstinèrent à imaginer caché derrière les visages tristement ordinaires des véritables auteurs des attentats. Déformation de la réalité historique de l'anarchisme à laquelle participa la fascination qu'exerça la violence nouvelle sur de nombreux écrivains, de Mallarmé à Zola, en passant par Fénéon, Tailhade, Schwob, Goncourt, Barrès et bien d'autres. »[5] 

Bref Al Qaeda était des plus sérieux lorsqu’il recrutait les jeunes sur le thème : « Donnez-nous des poètes ». Rien de changé sous le soleil de la propagande sinon ce détail dont l’importance ne doit pas être, encore une fois, sous-estimée : le medium est le net.   Car Al Qaeda recrute sur le net. Et c’est ainsi qu’en quelques années, il a réussi avec peu de moyens, à faire se mobiliser la plus puissante armée du monde et à terrifier un Occident qui, affaibli par les changements accélérés de la mondialisation est plus en proie que jamais aux peurs de son imaginaire, au doute porteur de culpabilisation. Les terroristes peuvent avancer sur un terrain propice : tels les adolescents qui ne culpabilisent que les parents qui demandent à l’être, Al Qaeda  ne vise en effet que les démocraties ouvertes aux dialogues et aux remises en questions douloureuses [6][7]  Il n’en sera que plus facile de proposer vérités et réalités alternatives. Il n’en sera que plus facile de faire rêver à des potions magiques, à des eldorados, à des guerres sans merci contre des ennemis imaginaires.

Ceci nous amène aux méthodes de recrutement utilisées par Al Qaeda car elles sont étrangement similaires à celles utilisées par exemple par les grandes firmes pharmaceutiques pour vendre les anti-anxiogènes les plus addictifs de leur pharmacopée. On place en appât sur Google une série d’enquêtes sur les thèmes généraux de l’angoisse, du malaise social, de la solitude.  Les contacts se comptent en millions et répondent à des petits questionnaires qui vont aider les jeunes à prendre conscience de la sévérité de leur malaise social.  La question : Avez-vous peur de parler en public ?  est la garantie d’avoir un taux de réponse affirmative de presque 100%. (Vieux ou jeunes c’est une des peurs humaines les plus constantes).  D’autres questions tout aussi piégées suivent. Les résultats du test ne se font pas attendre et sont donnés à l’adolescent : vous souffrez à un extrême degré d’anxiété sociale.  

On passe aux causes : les compagnies pharmaceutiques s’en tiennent à des causes primaires de déséquilibre physique. Pas assez ou trop d’hormones, d’endorphines ou autres. Al Qaeda va dans le social et parle de pourriture morale de l’environnement, de fausses vérités et de fausses valeurs.  Les jeunes femmes se font dire qu’elles ne sont plus respectées par des hommes cyniques et sans foi qui les exploitent.

Et l’on embraye sur les solutions. Chimiques pour les premiers. Nous avons les médicaments qu’il vous faut, dit-on et mieux grâce à la géolocalisation, voici le nom et l’adresse d’un médecin proche de chez vous qui veut vous aider et remplira une ordonnance au simple vu des réponses à votre questionnaire. L’addiction commence.

Solution sociale-morale pour les autres : guérissez-vous de ce monde de fausses valeurs, de fausses idées et de fausse science, de ce monde qui vous désespère et qui grouille d’ennemis dont voici la liste. Rejoignez notre groupe :    l'oumma , votre mère.( Le mot désigne la communauté ; nation — de même étymologie que أمّ [umm], mère). 

Une fois le contrat virtuel signé, la radicalisation peut commencer de manière méthodique et précise. Il s’agit de reconstruire radicalement un monde de vérité-réalité en allant puiser dans une des émotions la plus profonde une logique de la preuve : la haine.  Car l’intensité de la haine fait preuve, une forme de vérité, qui parce qu’elle se réverbère des millions de fois dans les chambres d'écho n’en est que plus vraie.  Le message se fait de plus en plus précis : Les ennemis : la science, les journalistes, les professeurs, et même vos parents doivent être combattus, n’écoutez que ceux ou celui que nous avons désignés comme vos sauveurs.

C’est ainsi que se forment les cultes, que recrutent les groupes terroristes et que s’est formé l’idéologie qui a porté Donald Trump au pouvoir, qui l’y a maintenu et qui veut continuer son œuvre de désinformation.

J’ai expliqué ad nauseam cette construction d’une logique de la haine aux États-Unis sur le site de l’Agora entre autres http://agora.qc.ca/documents/haine_rouge_et_peur_blanche.

Elle explique comment et pourquoi un homme mourant du Covid peut hurler en toute sincérité que la maladie n’existe pas et qu’elle a été fabriquée par les ennemis de l’Amérique.

Ce n’est pas un CQFD, une conclusion qui va nous permettre de tourner la page après ce passage un peu délirant de la politique américaine. Cet homme atteint de COVID va certes mourir mais sa Weltanschauung est forte des 70 millions d’Américains qui ont voté pour le grand magicien de l’agitation de la haine que fut Donald Trump dont il faut comprendre qu’il ne fut que L’agent publicitaire de pouvoirs qui le dépassent et réorganisent une humanité affolée.

Le mot publicitaire et le pouvoir du chiffre

Un de ces pouvoirs est le complexe numérico-industriel qui en dissolvant  toutes les balises ne peut qu’être un terrain propice à la continuation du Trumpisme et autres terrorismes.  La vérité s’est fait chiffre se coupant ainsi de tous les référents culturels qui lui donnent sens. Elle est ce qui se vend.  

Et on commence à le comprendre. En 2017 le très solide Pew Research Center[8] lui a consacré son numéro spécial[9] : The future of truth.

 Au début BBC Future Now a interviewé un panel de 50 experts sur les «grands défis auxquels nous sommes confrontés au 21e siècle».  Beaucoup ont désigné la qualité de l’information, ce que Kevin Kelly, co-fondateur du magazine Wired. «a appelé une nouvelle forme de vérité…La vérité n'est plus dictée, dit-il, par les autorités, mais mise en réseau par des pairs. Pour chaque fait, il y a un fait alternatif et tous ces contrefaits et faits semblent identiques en ligne».  Il est a été noté que la dissolution de la vérité ou sa relativisation n’est pas seulement le fait des fanatiques de la croissance qui dénient l’effet serre ou des membres de cultes et religions qui ont leurs versions de la genèse. Les politiquement corrects remettent en question toutes les recherches en sciences humaines dont les postulats sont de faits beaucoup plus fragiles mais ajoutant au doute global de tout discours devenu suspect.  On sort du cauchemar sophiste pour rentrer dans celui de ce que Platon pensait être tyrannie : le populisme ou le règne de la doxa dont les chambre d’écho des réseaux sociaux réverbèrent et multiplient les opinions volatiles et construites par les faiseurs d’opinions [10] 

Et donc, à l’été 2017, le Pew Research Center et le Imagining the Internet Center de l’Université Elon a formulé deux  questions qu’ils ont posées à un panel élargi composé d’universitaires, de praticiens, de penseurs dits stratégiques :   au cours des 10 prochaines années, va-t-on trouver des méthodes fiables qui pourront bloquer les faux récits et permettre aux informations les plus précises de prévaloir dans l'écosystème d'information global?  Ou la qualité et la véracité des informations en ligne se détérioreront-elles en raison de la diffusion d'idées non fiables, parfois même dangereuses, socialement déstabilisantes?

51% de ces experts interrogés par PEW en viennent à la même conclusion. La situation ne va pas s’améliorer pour trois raisons:

Première raison:  l'écosystème des fausses nouvelles a utilisé nos instincts humains les plus profonds. Les répondants ont déclaré que la quête primordiale des humains pour le succès et le pouvoir - leur instinct de «survie» - continuera de dégrader l'environnement de l'information en ligne au cours de la prochaine décennie. Ils ont prédit que les acteurs manipulateurs utiliseront de nouveaux outils numériques pour profiter de la préférence consanguine et tribale des humains qu’ils trouvent et renforcent dans les chambres d’écho. J’ajouterais que toute situation instable, perçue comme dangereuse et celle que nous vivons est inductive de paranoïa.  On cherche des coupables, on les désigne et ce genre de délire qui n’aurait pas dépassé un petit groupe dans un village plus tranquille, transforme une petite chambre d’écho en une caverne monstrueuse ou le nombre sert de preuve. C’est la loi des grands nombres connue en sociologie : si des millions de personnes croient, comme l’affirme Q’Anon que les Démocrates sont des pédérastes qui molestent et tuent les enfants les soirs de pleine lune, c’est que c’est vrai.  Et chacun d’ajouter une preuve, un détail à l’échafaudage qui devient de plus en plus fou (au sens d’aliéné de la preuve) mais n’en n’est que plus solide.

Deuxième raison : Nos cerveaux ne sont pas câblés pour faire face au rythme du changement technologique: ces répondants ont déclaré que la vitesse, la portée et l'efficacité croissantes d'Internet et des applications en ligne émergentes amplifierait ces tendances humaines et que les solutions basées sur la technologie ne seront pas en mesure de les surmonter. Ils ont prédit un futur paysage de l'information dans lequel les [11]fausses informations évincent les informations fiables. Certains prévoyaient même un monde dans lequel les escroqueries d'information généralisées et la manipulation de masse amèneraient de larges pans du public à renoncer simplement à être des participants informés de la vie civique.

Troisième raison sans doute la plus persuasive :

L’environnement de l’information repose sur des infrastructures et des services de télécommunications développés selon l’idéologie du marché libre, où la « vérité » où le « fait » ne sont utiles que tant qu’ils peuvent être transformés en produits marchands.

Persuasif car on connaît maintenant la puissance de ce qui est le complexe numérico-industriel dans sa version américaine dite GAFA (Google, Amazon, Facebook et Apple). Les GAFA sont le bras armé du soft et du smart power des Etats-Unis, sinon les maîtres du monde. Chaque jour, près de 4,5 milliards de recherches sont effectuées sur Google, plus de 100 000 heures de vidéos mises en ligne sur YouTube, environ 400 millions de tweets postés, 145 milliards de courriels envoyés, ce qui correspond, si l’on y ajoute les 20 milliards d’objets connectés dans le monde, à plus de 4 zettaoctets (4000 milliards de gigaoctets) de données générées pour l’année 2013. En identifiant chacun à travers ses comportements, ces données ne permettent pas seulement de cibler les messages ; une fois traitées, elles sont également prescriptrices, dans la mesure où elles rassemblent l’avis ou les recommandations des internautes.[12]   Inutile d’ajouter qu’en 2020 la situation n’a fait qu’empirer[13] au point ou vérité, information,  ou fait sont des produits de marché soumis aux lois implacables du marché.

C’est la grande inquiétude de Yuval Harari qu’il a exprimée lors d’une interview [14]: « Pour réussir à pirater les humains, vous avez besoin de deux choses: une bonne compréhension de la biologie et une grande puissance de calcul. L'Inquisition et le KGB manquaient de ces connaissances et de ce pouvoir. Mais bientôt, les entreprises et les gouvernements pourraient avoir les deux, et une fois qu'ils peuvent vous pirater, ils peuvent non seulement prédire vos choix, mais aussi réorganiser vos sentiments. Pour ce faire, les entreprises et les gouvernements n'auront pas besoin de vous connaître parfaitement. C'est impossible. Ils devront juste vous connaître un peu mieux que vous ne vous connaissez vous-même. Et ce n’est pas impossible, car la plupart des gens ne se connaissent pas très bien.

Si vous croyez en l'histoire libérale traditionnelle, vous serez simplement tenté de rejeter ce défi. «Non, cela n'arrivera jamais. Personne ne parviendra jamais à pirater l'esprit humain, car il y a là quelque chose qui va bien au-delà des gènes, des neurones et des algorithmes. Personne ne pouvait prédire et manipuler avec succès mes choix, car mes choix reflètent mon libre arbitre. »

L’auteur de Sapiens  n’en n’est pas  si sûr. Pas plus que ne l’est celui qui le sait mieux que quiconque puisqu’il fut président : Barack Obama qui, dans une interview, fait le point définitif: « Si nous n’avons pas la capacité de distinguer ce qui est vrai de ce qui est faux, alors, par définition, le marché des idées ne fonctionne pas. Et par définition, notre démocratie ne fonctionne pas. Nous entrons dans une crise épistémologique. »[i][14]:

 

[1] https://www.rawstory.com/2020/11/south-dakota-er-nurse-tells-horrific-stories-of-patients-near-and-still-denying-19-is-real/

[2] Mené en partenariat entre l’École spéciale militaire de Saint Cyr, le Center for Defense Advanced Sturies à Washington et le Collège Militaire Royal du Canada)

[3] Mathieu Guidére, Nicole Morgan. Le Manuel de recrutement d’Al Qaida. Paris, Le Seuil, 2007

[4] Nicole Morgan. "La Plume, le plomb et la puce". Futuribles, no 213, Paris, octobre 1996

[5] Uri Eisenzweig. Fictions de l’anarchisme. Éd. Christian Bourgois. Ils ont mis leur plume à profit car si lors d’un sondage d’opinion, l’on avait demandé aux Européens du début du siècle dernier quel était, selon eux, le problème le plus pressant de l’époque, ils auraient sans nul doute, répondu “le terrorisme” ou du moins presque tous car Octave Mirbeau, peut-être plus lucide ou moins angoissé s’est écrié excédé : “Le grand danger des bombes est l’explosion de sottises qu’elles provoquent.

[6]Nicole Morgan "La terreur des terroristes" L’Agora des idées, vol.9, n0 2, Montréal, Janvier 2002.

[7] « The main purpose of suicide terrorism, écrit avec justesse Robert Pape, is to use the threat of punishment to compel a target government to change policy, and most especially to cause democratic states to withdraw forces from lands the terrorists perceive as their national homeland.” Robert A. Pape. Dying to Win. The Strategic Logic of Suicide Terrorism. New York: Random House, 2005, p.27

[8] https://www.pewresearch.org/science/2019/08/30/international-science-and-society-survey-french/

[9] The Future of Truth. https://www.pewresearch.org/internet/2017/10/19/the-future-of-truth-and-misinformation-online/

[10] Hannah Arendt a relu Platon comme il faut : « Étroitement liée au doute sur la validité de la persuasion est la dénonciation platonicienne de la doxa, l’opinion, qui (…) devient (…) l’une des pierres de touche de sa doctrine sur la vérité. ».
Selon elle, Platon place ce conflit qui veut en gros que le nombre n’est pas un critère de vérité, ce qui est le principal défaut des démocraties : « La vérité platonicienne, même quand la doxa n’est pas mentionnée, est toujours comprise et formulée comme l’opposé de l’opinion, de la doxa. ».

 [12]  Les géants américains du net è l’épreuve de la défiance. La revue européenne des médias et du numérique. No 32 Automne 2014.

https://la-rem.eu/2015/02/les-geants-americains-du-net-a-lepreuve-de-la-defiance/

[13]  On lira avec un grand intérêt l’article de Gregory Bufithis au titre évocateur : That sucking sound you hear is Google using personal data for undisclosed reasons without explicit user permission. http://www.gregorybufithis.com/2020/11/16/that-sucking-sound-you-here-is-google-using-personal-data-for-undisclosed-reasons-without-explicit-user-permission/

[14]  Yuval Noah Harari : the myth of freedom. The Guardian, 14 septembre 2018. https://www.theguardian.com/books/2018/sep/14/yuval-noah-harari-the-new-threat-to-liberal-democracy.

Why Obama Fears for our Democracy. https://www.theatlantic.com/ideas/archive/2020/11/why-obama-fears-for-our-democracy/617087/

 


 

 

 


 

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