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Forêt boréale

Essentiel

68% des arbres de la forêt boréale ont atteint la pleine maturité, laquelle se situe aux environs de 70 ans. Les arbres étant, comme vous et moi, de plus en plus fragiles à mesure qu’ils vieillissent, combien en perdra-t-on chaque année? On sait d’autre part que le feu, les insectes et le vent détruisent plus d’arbres que n’en prélève l’industrie. Le potentiel de résilience du sol nordique permet-il la cicatrisation des blessures causées par les machines et les méthodes agressives? Gilbert Paillé, ancien sous-ministre des forêts propose le défi suivanti: une ballade en hélicoptère au-dessus d’une vaste région du Lac St-Jean où, au cours des cinquante dernières années, l’on a fait, selon les secteurs, des coupes de tous genres, depuis la hache et la sciotte jusqu’aux monstres ayant des roues de trois mètres. L’objectif est de distinguer après dix, vingt ou trente ans de repousse, les secteurs qui ont été victimes d’agression de ceux qui ont été traités avec plus d’égards. Il y a quelques années, le docteur Paillé a mis un groupe de journalistes allemands devant ce défi: aucun ne l’a relevé, après 27 heures de survol de la région en hélicoptère.
Les Québécois, propriétaires de la forêt boréale, en tirent-ils tout le profit qu’ils pourraient légitimement en tirer? Non. La raison principale de ce fait n’est toutefois pas le profit excessif des entreprises, mais le fait qu’on ne fait pas assez de transformation sur place. Pour ce qui est du reboisement – la résilience ne s’opérant parfois qu’avec la collaboration de l’homme – et de la protection de l’environnement, les entreprises ne pourraient-elles pas faire davantage? Oui. Et le prochain plan quinquennal devrait le prouver.

Articles


La jungle médiatique

Jacques Dufresne
Prise de position dans le débat sur la forêt boréale suscité par L'erreur boréale, film de Richard Desjardins. Il ne s'agit pas d'une attaque ad hominem mais d'une véritable charge épistémologique, qui s'appuie sur un article de David Paré.

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