• Encyclopédies

      • Encyclopédie de l'Agora

        Notre devise: Vers le réel par le virtuel!


      • Encyclopédie sur la mort

        L’encyclopédie sur la mort veut s'intéresser à ce phénomène sous ses multiples aspects et ses diverses modalités.


      • Encyclopédie Homovivens

        Encyclopédie sur les transformations que l'homme opère en lui-même au fur et à mesure qu'il progresse dans la conviction que toute vie se réduit à la mécanique.


      • Encyclopédie sur l'inaptitude

        Tout le monde en conviendra : c'est au sort qu'elle réserve aux plus vulnérables de ses membres que l'on peut juger de la qualité d'une société. Aussi avons-nous voulu profiter ...


      • Encyclopédie sur la Francophonie

        L'Encyclopédie de la Francophonie est l'une des encyclopédies spécialisées qui se développent parallèlement à l'Encyclopédie de l'Agora.

  • Dictionnaires
  • Débats
      • Le Citoyen Québécois

         Après la Commission Gomery, la Commission Charbonneau! À quelles conditions pourrions-nous en sortir plus honnêtes… et plus prospères

      • L'homme, la nature, la techique

        Réflexions inspirées de Bernard Charbonneau et Jacques Ellul, avec la collaboration de l'Association Aquitaine B.Charbonneau J.Ellul, sous la présidence de Sébastien Mor...

  • Sentiers
      • Les sentiers de l'appartenance

        L'appartenance c'est le lien vivant, la rencontre de deux Vies : la nôtre et celle de telle personne, tel  paysage...Quand la vie se retire, le sentiment d'appropriation se substitue au ...

      • Le sentier des fleurs sauvages

        Nous sommes des botanistes amateurs. Notre but est de partager un plaisir orienté vers une science complète où le regard du poète a sa place à côté de celui du botaniste, du généticien, du gastrono...

  • La lettre
    • Édition

    Récif corallien

    Définition

    Qu’est-ce qu’un récif ?

    "Les récifs sont des structures sous-marines construites par les coraux. Les coraux sont des animaux marins, vivant en symbiose avec des algues et qui constituent leur propre squelette calcaire. Ces structures coralliennes servent d’abris à des milliers d’espèces qui forment la communauté corallienne.

    Les récifs représentent une grande diversité géomorphologique. On distingue:
    - le récif frangeant, étroit, qui borde la côte (les Antilles);
    - le récif barrière, séparé de la côte par un lagon qui peut atteindre plusieurs dizaines de kilomètres de large (Australie, Nouvelle-Calédonie);
    - l’atoll, qui est un récif annulaire de haute mer entourant un lagon central (atolls de l’océan Indien, des Tuamotu, des Maldives);
    - le banc récifal, qui est un édifice corallien construit en pleine mer sur un haut fond.
    Les écosystèmes associés aux récifs coralliens sont:
    - les herbiers de phanérogrammes: zones de nutrition, en particulier pour les espèces menacées (tortues marines, Dugong) et frayères qui stabilisent le sédiment et oxygènent les eaux;
    - les mangroves: systèmes biologiques très productifs, zones de reproduction et de nourricerie qui fixent les sédiments et les agents de protection des côtes contre les tempêtes et l’érosion côtière.
    Ces écosystèmes occuperaient environ le tiers des littoraux tropicaux peu profonds du monde: 15% pour les récifs coralliens, 9% pour les mangroves, 9% pour les herbiers.
     
    Les récifs coralliens sont présents dans plus de 100 pays, recouvrant une surface équivalente à celle de la France.
     
    Vue de la diversité biologique d'un récif corallien. Crédit: The Coral Kingdom - The Florida Reefs Invertebrates. Auteur: Florida Keys National Marine Sanctuary Staff - NOAAL’écosystème récifal est, avec les forêts tropicales, l’écosystème le plus riche en biodiversité ainsi que le plus complexe et le plus productif de la planète. Les récifs abritent des dizaines de milliers d’espèces appartenant à tous les groupes zoologiques, poissons, invertébrés marins (mollusques, crustacés, éponges, coraux, vers...), mammifères, et. Dans les zones les plus riches, on peut compter plus de 700 espèces de coraux, plus de 6000 espèces de mollusques et près de 4000 espèces de poissons. Elles sont répertoriées par l’Union Internationale de la Conservation de la Nature (UICN), dans son Livre Rouge, et par la Convention sur le Commerce International des Espèces Menacées de la Faune et de la Flore Sauvage (CITES). C’est le cas des Dugong (vaches marines), des tortues vertes, luth et des baleines.
     
    Outre cet intérêt écologique, les récifs coralliens et leurs milieux jouent un rôle social, économique et culturel majeur pour 100 millions d’individus dont l’activité en dépend: pêche vivrière et commerciale, tourisme, activités artisanales...On estime qu’un demi-milliard de personnes, soit 8% de la population mondiale, vit à moins de 100 km d’un récif corallien. Dans le Pacifique, 2,5 millions d’individus habitent sur les îles entourées de récifs.
     
    Les récifs et leurs écosystèmes constituent en effet la principale source de nourriture pour beaucoup d’insulaires: 90% des protéines animales consommées dans les îles du Pacifique sont d’origine marine. La production potentielle des ressources marines d’origine récifale est estimée à 12% des captures mondiales actuelles. Par ailleurs, les récifs coralliens contribuent environ au quart des captures totales de poissons. En Asie, par exemple, ils fournissent de la nourriture à 1 milliard d’habitants. Enfin, on considère globalement que la destruction d’un km² de récifs prive les communautés côtières des moyens d’alimenter 40 à 80 de leurs familles.

    Il faut ajouter aux "qualités nutritives" des récifs et de leurs écosystèmes, un intérêt dans le domaine médical (prothèses) et pharmaceutique (substances actives prélevées sur de très nombreux organismes marins, comme les éponges, les ascidies...).

    Ainsi, de nombreuses îles uniquement formées de matériaux coralliens ne doivent leur existence qu’aux récifs, comme les quelques 400 atolls du monde.

    Par ailleurs, les coraux forment un rempart naturel, pour les côtes, contre la violence de la mer et notamment des cyclones.

    Enfin, ils offrent les plus beaux paysages de tout le monde sous-marin. Ils sont par conséquent le support d’activités touristiques et de loisirs essentiel à l’économie de certains pays."

    Protéger les récifs coralliens: une mobilisation internationale sous l'égide de la France en 1999-2000 (Min. de l'Écologie et du Développement durable)

    Enjeux

    "600 000 km2 de récifs coralliens dans le monde.

    10% des récifs dans le monde sont déjà irrémédiablement condamnés, et 30% d’entre eux sont fortement menacés de disparition d’ici 30 ans si aucune action de protection n’est entreprise. 58% de l’ensemble des récifs seraient mis en danger par l’activité humaine. Plus de 80% des récifs du Sud-est asiatique sont très menacés, principalement par le développement du littoral et les pressions liées à l’exploitation des ressources. En dehors du Pacifique, 70% des récifs sont soumis à une forte pression humaine. Les récifs du Pacifique sont les moins menacés."

    Protéger les récifs coralliens: une mobilisation internationale sous l'égide de la France en 1999-2000 (Min. de l'Écologie et du Développement durable)


    "Les récifs coralliens: un écosystème menacé

    L'Indonésie, suivie de l'Australie et des Philippines, sont les pays qui possèdent le plus de récifs coralliens. La France, avec ses départements et territoires d'Outre-mer, possède également un des plus grands domaines coralliens.

    Souvent qualifiés de "forêts ombrophiles des océans", les récifs coralliens abritent une extraordinaire variété de plantes et d'animaux marins, dont un quart de toutes les espèces de poissons marins. La région où l'on trouve la plus grande diversité de récifs comprend les Philippines, l'Indonésie, la Malaisie et la Papouasie-Nouvelle-Guinée, avec entre 500 et 600 espèces de corail dans chacun de ces pays.

    Les massifs coralliens sont un des biotopes les plus menacés de la planète. Ces précieux écosystèmes subissent de multiples agressions et se dégradent rapidement sous l'effet de certaines activités humaines. En effet, pour de nombreux villages côtiers, ils constituent la seule source de revenu et d'emplois. 58 % des récifs de corail de la planète sont menacés par des activités humaines.

    La pêche aux explosifs et au cyanure

    Les récifs coralliens sont une source majeure de nourriture pour des millions de personnes dans le monde. Malheureusement, bombardés et empoisonnés, leurs stocks de poissons sont surexploités. En Indonésie par exemple, 82 % des récifs sont menacés par la pratique illégale de la pêche aux explosifs et au cyanure.

    La pêche aux explosifs est la méthode de pêche la plus destructrice pour les récifs coralliens. Les explosifs sont généralement lancés vers le récif et explosent à la surface de l'eau. L'onde de choc provoquée tue la majorité des espèces de poissons et cause d'énormes dégâts à la structure du récif.

    Par ailleurs, au cours de ces trente dernières années, de fortes quantités de cyanure ont été déversées dans les mers des Philippines, alors que quelques milligrammes suffisent pour provoquer des dégâts irrémédiables.

    La pollution de l'eau

    Parmi les 660 zones coralliennes mondiales protégées, nombreuses sont celles qui sont endommagées ou détruites par la pollution de l'eau ou l'excès d'engrais.

    En effet, l'agriculture intensive, mais également la déforestation et l'urbanisation, produisent aujourd'hui d'énormes quantités de sédiments et de substances toxiques qui se déversent dans la mer et attaquent rapidement les récifs coralliens situés à proximité des côtes.

    Les récifs sont recouverts par ces sédiments et étouffés par les algues qui se nourrissent des eaux usées et des ruissellements d'engrais, riches en éléments nutritifs.

    Ainsi, certaines zones de l'Océan Indien ont perdu près de 90% de leurs récifs. Dans les Caraïbes, la plus grande partie des populations de corail a été détruite par des maladies.

    Le réchauffement des mers

    Le réchauffement de la planète est également une des causes de la disparition et du blanchissement des coraux, très sensibles aux variations de température.

    En 1998, El Niño, phénomène climatique périodique propre au Pacifique, a entraîné une augmentation de la température des eaux tropicales et de très nombreux récifs coralliens de l'Océan Indien ont ainsi disparu.

    Le commerce du corail

    Les impacts liés au commerce international des coraux et des espèces récifales sont particulièrement significatifs dans la région Indo-Pacifique, mais ils sont également en augmentation ailleurs.

    En effet, ce commerce est principalement motivé par la demande des consommateurs aux États-Unis, en Europe et au Japon, ainsi que par la demande régionale de poissons comestibles associés aux récifs coralliens.

    Le corail importé en France, soumis à la Convention de Washington sur le commerce des espèces menacées d'extinction (CITES), provient essentiellement d'Indonésie et, pour une moindre part, de Fidji. En 1999, 82 491 unités de corail (toutes espèces) avaient été importées en France. En 2000, ce chiffre s'élevait à 83 381 unités.

    Pour évaluer le commerce mondial du corail, les quotas d'exportation établis en 2001 par l'Indonésie étaient de 896 000 unités de corail toutes espèces, 950 000 unités de "substrat" et 450 000 kg de "roche vivante" (Fidji n'avait pas établi de quotas).

    Le tourisme et les activités de plongée sous-marine

    Les récifs coralliens sont également une source de revenus et d'emplois dans le domaine du tourisme.

    Pour certains pays, ils sont même une des principales sources de revenus. C'est notamment le cas en l'Australie où les recettes procurées par les touristes étrangers dans la seule Grande Barrière de Corail sont supérieures à celles de toutes les industries australiennes de la pêche réunies.

    Malheureusement, le développement du tourisme de masse, associé à la popularité croissante de la plongée sous-marine, a des conséquences catastrophiques sur les récifs coralliens. En effet, tout prélèvement ou toute cassure, même d'apparence bénigne, peuvent annuler des centaines d'années de constitution d'un récif.

    L'ensemble de ces constats fait apparaître comme nécessaire la protection et la conservation de ces précieux habitats. Ceci d'autant plus que les récifs coralliens représentent un important potentiel médicinal puisqu'ils fournissent des composés pour l'industrie pharmaceutique. En effet, l'AZT (un traitement pour les personnes atteintes du SIDA) est fabriqué à partir de produits chimiques extraits d'une éponge corallienne originaire des Caraïbes, et plus de la moitié des nouvelles recherches sur le traitement du cancer sont axées sur des organismes marins."

    Projet du classement du récif corallien de Nouvelle-Calédonie (2e partie), 20 février 2002 - Ministère de l'Écologie et du Développement durable, France


    Politique internationale de protection des récifs coralliens

    "L'Initiative internationale pour les récifs coralliens (ICRI) est une action multilatérale de gouvernements et d'organisations, fondée en 1994 par:
  • les Etats-Unis;
  • l'Australie;
  • la France;
  • la Jamaïque;
  • le Japon;
  • les Philippines;
  • la Suède;
  • le Royaume-Uni. Sa principale mission est de susciter un large mouvement international d'information, de sensibilisation et d'initiative en faveur des récifs coralliens et de leurs milieux associés. (...)

    En décembre 2000, le PNUE a créé une unité des récifs coralliens. Celle-ci a pour mission de coordonner les efforts internationaux de protection. Elle joue également le rôle de chef de file dans la détermination des mesures nécessaires.

    Par ailleurs, dans le cadre de son Initiative des Voyagistes, le PNUE œuvre également activement pour promouvoir un tourisme responsable dans les régions coralliennes et les autres environnements fragiles. De plus, en tant que secrétariat du Programme mondial d'action pour la protection de l'environnement marin contre les sources terrestres de pollution, il s'efforce de coordonner l'élaboration d'un Plan d'action intégré.

    Enfin, une des principales initiatives engagées à l'échelle mondiale est la mise en place du Réseau international d'action pour les récifs coralliens (ICRAN), avec lequel le PNUE et ses partenaires entendent enrayer le déclin de ces récifs.

    Après 2 années de préparatifs, la phase d'action de l'ICRAN a été récemment engagée avec une subvention importante de la Fondation des Nations Unies."

    Projet du classement du récif corallien de Nouvelle-Calédonie (2e partie), 20 février 2002 - Ministère de l'Écologie et du Développement durable, France
  • Documentation

    Reef Rights (transcription de l'émission "Background Briefing" du 26 septembre 1999 - Radio National, Australian Broadcasting Corporation). La Grande Barrière de corail d'Australie: enjeux environnementaux et politiques.
    Coral Reef Bleaching: Silent Sentinels (transcription de l'émission "Earthbeat" du 15 mai 1999 - Radio National, Australian Broadcasting Corporation)
    George Monbiot, "Loving the World to Death", The Guardian, 26 juin 1999: "Global warming - caused partly by flights to coral islands - is killing the world's reefs."
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
    Loading
    Informations
    Linguistique
    Anglais
    Coral Reef
    Raccourcis

    Contribuez au rayonnement des oeuvres de l'Agora/Homo vivens en devenant membre ou en faisant un don.