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    Perrault Charles

    Écrivain français.

    «Charles Perrault est, comme on sait, l’auteur, le rédacteur de ces sept ou huit jolis Contes vieux comme le monde qui ont charmé notre enfance, et qui charmeront celle encore, je l’espère, des générations à venir, aussi longtemps qu’il restera quelques fées du moins pour le premier âge, et que l’on n’en viendra pas à enseigner la chimie et les mathématiques aux enfants dès le berceau; mais Charles Perrault n’est pas seulement auteur de ces jolies Contes, il a été de son temps un homme à idées neuves, à inventions, fertile en projets et en entreprises, tourné vers l’avenir, confiant au génie moderne […]»

    Sainte-Beuve, «Charles Perrault», Causeries du lundi. Tome cinquième. Troisième édition. Paris, Garnier Frères, [18??]


    «C’est en 1697 qu’il publia chez Claude Barbin, en un petit livre illustré de figures, ses Contes de ma Mère l’Oye. Cependant, il avait donné séparément Grisélidis, en 1691, et Peau d’âne, en 1694. Les contes de Perrault furent promptement célèbres; il arriva même que des éditeurs, ignorants ou peu scrupuleux, se permirent d’incorporer au volume de Perrault toutes sortes de contes qu’il n’avait jamais écrits. Il devint pour le peuple, et même pour tout le monde, le seul conteur, comme La Fontaine est le seul fabuliste. N’a-t-on pas été jusqu’à imprimer sous le nom de Perrault La Belle et la Bête? Malheureusement pour Perrault, ce conte, qui est le chef-d’œuvre des contes, n’est pas de lui. Il avait l’esprit trop sec, trop ironique, pour concevoir ou même comprendre ce poème d’une si profonde sensibilité. C’est le défaut de Perrault, qu’il n’est nullement dupe de ses histoires; il les raconte avec grâce, avec mesure, avec goût, mais de temps en temps il s’arrête pour sourire de lui-même.»

    Remy de Gourmont, « Les contes de fées », Promenades littéraires. [Première série]. Reproduit à partir de la 17e édition (Paris, Mercure de France, 1929, p. 254-255)

    Biographie

    «Il fut l’élève du collège de Beauvais. Il témoigna dès sa jeunesse d’un vif penchant pour la littérature, et, encore au collège, il composa avec ses deux frères, Claude l’architecte et Nicolas le théologien, et avec son ami Beaurain une Énéide travestie, qui ne manque pas d’agréments. Avocat au barreau de Paris (1651), commis dans l’administration de recette générale des finances dirigée par son frère Pierre (1654-1664), premier commis de Colbert, contrôleur général de la surintendance des bâtiments du roi, membre de la commission chargée de rédiger des inscriptions pour les monuments publics, qui devint par la suite l’Académie des inscriptions et belles-lettres, enfin membre de l’Académie française (1671) en remplacement de J. de Montigny, il prit une grande part aux délibérations de cette compagnie et, grâce à l’influence dont il jouissait dans les milieux officiels, il fit beaucoup pour son organisation et son développement.

    Grand travailleur, aimable, spirituel, il était fort prisé de ses contemporains, mais il s’attira l’animosité de Boileau et de ses partisans, un peu jaloux de ses relations plus que cordiales avec la cour et les ministres. Cette animosité éclata publiquement lorsque Perrault eut lu, en une séance de l’Académie, un poème – assez médiocre du reste – intitulé Le Siècle de Louis le Grand (27 janvier 1687), où il s’attachait à prouver la supériorité des auteurs modernes sur les anciens. Boileau, Racine et autres l’ayant tourné en ridicule, Perrault, piqué au vif, développa longuement son plan et donna le Parallèle des anciens et des modernes (1688-98, 4 volumes), où il mit Quinault bien au-dessus de Racine et Lebrun bien au-dessus de Raphaël. Des telles affirmations étaient de nature à soulever une vive polémique. Ainsi naquit la fameuse « querelle des anciens et des modernes », où Perrault, coryphée des modernes, échangea force horions avec Boileau, coryphée des anciens; l’un publia notamment une Apologie des femmes (1694) en réponse aux sarcastiques Réflexions sur Longin, de l’autre. Les deux ennemis finirent par se réconcilier en 1700. Au sortir de cette grande polémique, qui joua dans sa vie un rôle prépondérant, Perrault donna Les Hommes illustres qui ont paru en France pendant ce siècle, avec leurs portraits en nature (Paris, 1696-1700, 2 volumes in-folio), ouvrage biographique assez terne, qui n’est plus guère recherché qu’à cause des belles gravures qu’il renferme. Il était déjà fort âgé lorsqu’il entreprit l’ouvrage auquel il doit sa célébrité : les Histoires et contes du temps passé avec des moralités (Paris, 1697, in-12), charmant recueil de contes, en prose et en vers, que tout le monde a lu, qui a eu une renommée européenne, qui n’avait d’autre prétention que d’amuser les enfants, mais dont l’heureuse naïveté, le style piquant, les révélations sur les petites gens de l’époque, leur réflexions, leur langage, leurs mœurs, ont toujours fait les délices des lettrés les plus délicats. Les Contes ont eu un nombre prodigieux d’éditions, parmi lesquelles il faut mentionner à part celle qui a été ornée des superbes dessins de Gustave Doré (Paris, 1862, in-folio), celle de Paul Lacroix et Walckenaer (Paris, 1836, in-8), celle de Fréd. Dillaye (Paris, 1880, in-8), celle d’E. Legrand, illustrée par Adrien Marie (Paris, 1883, grand in-4) et les luxueuses éditions de Boussod Valadon Barbe bleu, La Belle au bois dormant (Paris, 1887); Cendrillon (1886), illustrées d’aquarelles par Édouard de Beaumont. Citons encore de Perrault : La Marquise de Salusse ou La Patience de Griselidis (Paris, 1691, in-12); Saint-Paulin (Paris, 1686, in-8); Adam ou La Création de l’homme (1697, petit in-8); Le Cabinet des beaux-arts (1690, in-4), recueil d’estampes avec explications en prose et en vers; Œuvres choisies (Paris, 1826, in-8); enfin, ses Mémoires (Avignon, 1755, in-12), qui renferment beaucoup de particularités et d’anecdotes intéressantes sur le ministère de Colbert et une petite comédie en trois actes, L’Oublieux (Paris, 1868, in-18), publiée pour la première fois par H. Lucas.»

    Article «Charles Perrault» de La grande encyclopédie: inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts. Réalisée par une société de savants et de gens de lettres sous la direction de MM. Berthelot, Hartwig Derenbourg, F.-Camille Dreyfus [et al.]. Réimpression non datée de l'édition de 1885-1902. Paris, Société anonyme de «La grande encyclopédie», [191-?]. Tome vingt-sixième (Parta-Poilpot), p. 430.

    Oeuvres


    Textes en ligne

    Contes (Gallica classique, BNF; mode texte) - reproduction de l'édition de Paris, Garnier, 1987 (Classiques Garnier).

    Les contes des fées. Reproduction de l'édition de Paris, J. de Bonnot, 1972. Le document original contient 224 p. Texte daté de 1697 (Bibliothèque nationale de France, Gallica – mode texte, format html)

    Mémoires de ma vie (avec Voyage à Bordeaux par Claude Perrault). Publié avec une introduction, des notes et un index, par Paul Bonnefon. Paris, Renouard, H. Laurens, 1909, 251 p. portr., pl. (Écrits d'amateurs et d'artistes) - Bibliothèque nationale de France, Gallica – mode image, format PDF

    Dialogue de l'amour et de l'amitié (1660)

    Saint-Paulin, evesque de Nole: poëme. Paris, J.-B. Coignard, 1686, [34]-106 p. ill. (Bibliothèque nationale de France, Gallica – mode image, format PDF)

    Riquet à la Houppe: conte. Paris, A. Picard, Kaan, [1899], 31 p. ill. (Bibliothèque nationale de France, Gallica – mode image, format PDF)

    A M. de La Quintinye sur son livre de l'Instruction des jardins fruitiers et potagers: Idylle. [S.l.], [s.n.], [s.d.], 8 p. (Bibliothèque nationale de France, Gallica – mode image, format PDF)

    Portrait de messire Bénigne Bossuet, évêque de Meaux, au sérénissime prince Cosme III, grand duc de Toscane, avec le latin à costé. Texte latin par François Boutard et texte français par Charles Perrault. Paris, J.-B. Coignard, 1698, 8 p.
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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    Informations
    Données biographiques
    Nationalité
    France
    Naissance
    12 / 01 / 1628, Paris
    Déces
    16 / 05 / 1703
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