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    Dossier: Michel-Ange

    de la bibliothèque de San Lorenzo aux peintures de la Chapelle Pauline (1521-1550)

    Anatole Montaiglon
    XXXIV. La bibliothèque du couvent de Saint-Laurent. — XXV. Projet d'un Colosse pour Florence. — XXXVI. Travaux du Tombeau de Jules II. — XXXVII. Statue de Samson. — XXXVIII. Siège de Florence. — XXXIX. Tombeau de Jules II (1532-1545). — XL. Michel-Ange et Vittoria Colonna. — XLI. Le Jugement dernier de la Chapelle Sixtine. — XLII. Travaux divers. — XLIII. Peintures de la Chapelle Pauline.
    XXXIV. LA BIBLIOTHÈQUE DU COUVENT DE SAINT-LAURENT. — Dans les lettres de Michel-Ange il n'est question de la Bibliothèque de Saint-Laurent qu'en 1521 272,1. Il dit alors que le pape lui en demanda un dessin, mais qu'il ne sait où son intention est de la mettre. Une note publiée par le Moreni 272,2 ferait remonter sa participation à ce travail au moins en 1522. En tout cas, il ne paraît guère s'y intéresser personnellement avant le milieu de 1524, et c'est dans le mois d'août qu'il se préoccupe des prix de construction 272,3. Plus tard il en fit orner le plafond de bois par le Carota et. le Tasso, habiles sculpteurs de Florence, en même temps qu'il faisait exécuter, par Batista del Cinque et par Ciapino 272,4 les vénérables plutei, qui subsistent encore, et qui servent à la fois de rayons, pour conserver les manuscrits, et de pupitres, pour les ouvrir à la place même. Dans sa vieillesse, en 1558 272,5, l'Ammanato et le Vasari commencèrent à en construire l'escalier d'après ses indications et sur ses conseils, et c'est celui qui existe encore, quoique inachevé. Il a donné beaucoup de peine, et cela se voit, car il est tourmenté, incommode et même dangereux. Vasari, qui en parle beaucoup dans ses derniers chapitres, pourrait peut-être mériter là-dessus plus de reproches que Michel-Ange, et celui-ci, qui répondait de Rome, aurait tout à gagner à être déchargé le plus possible des recherches malencontreuses accumulées à plaisir dans la coupe et dans les dispositions de ce pénible escalier.

    X XV. PROJET D'UN COLOSSE POUR FLORENCE. — En 1525, Michel-Ange, entrant dans une idée que Clément VII paraît avoir eue un moment, et reprenant peut-être celle qu'il avait eue lui-même autrefois de tailler un colosse dans une des montagnes de Carrare, s'occupa de la pensée de construire dans Florence un véritable Géant de marbre. La conception en est si singulière et presque si puérile que je traduirai sa lettre en la résumant:
    Quant au colosse de quarante brasses, qui se doit mettre à côté du jardin des Médicis, j'y ai pensé et même beaucoup. Il me semble qu'il ne serait pas bien placé à cet endroit, parce qu'il gênerait la voie. Il serait mieux à la place de la boutique du barbier, parce qu'il serait en face de la place. Comme peut-être on ne laisserait pas supprimer cette boutique, j'ai pensé à asseoir cette figure, ce qui ne diminuerait pas le sentiment de sa grandeur, et, comme on pourrait la faire vide à l'intérieur, puisqu'il faut la construire de morceaux, on pourrait y mettre cette boutique, dont on ne perdrait pas le loyer. Je lui mettrais même dans la main une corne d'abondance pour servir de cheminée à la fumée, comme aussi l'on en pourrait faire également la tête creuse. Un marchand d'herbages, mon très bon ami, qui demeure sur la place, m'a dit en secret qu'il y ferait un très beau colombier. J'ai même une idée qui serait meilleure, si on faisait la statue assez grande, et cela se pourrait puisque c'est avec des pierres qu'on fait une tour, ce serait que la tête servît de clocher à Saint-Laurent, qui en a grand besoin. En y mettant les cloches, dont le son sortirait par la bouche, il semblerait que le Géant criât miséricorde, surtout les jours de fête quand on sonne davantage et avec les plus grosses cloches.
    Rien de plus singulier, comme on voit, et de plus misérablement petit que ce colosse, qui sert de boutique, de colombier et de chambre à cloches. Lorsque Jean de Bologne, qui, si habile sculpteur qu'il soit est bien au-dessous de Michel-Ange, fit plus tard pour François de Médicis, dans le parc de Pratolino, son colosse de l'Apennin qui, assis au milieu de rochers, presse sous sa main la tête d'un monstre d'où s'échappe une cascade ruisselante, il mit au moins sa figure dans un cadre naturel de rochers et de grands arbres qui conviennent à sa taille. Un Géant mêlé aux maisons d'une ville n'aurait pu être que ridicule, et il est heureux que Michel-Ange ne se soit pas occupé davantage de celui par lequel sa pensée fut un moment détournée.

    XXXVI. TRAVAUX DU TOMBEAU DE JULES II. — À chaque instant, dans la vie de Michel-Ange, il est question du Tombeau de Jules II. Dans une lettre, plutôt un billet, que M. Milanesi met à l'année 1525 273,1, l'artiste dit qu'il ne croit pas avoir à faire un nouveau monument pour les 2,000 ducats portés par le contrat; il serait d'ailleurs plus d'à moitié fait, puisque, sur les six statues qui y sont stipulées, il en a à Rome quatre de faites.

    En 1525 273,2, il semble abandonner toute idée de terminer le Tombeau de Jules II, et il propose d'en être débarrassé en rendant ce qu'il a reçu, puis il accepte l'idée d'en faire, non plus un monument aussi important, mais une sorte de placage contre la muraille 273,3 à la façon des Tombeaux de Pie II et de Pie III, alors à Saint-Pierre, maintenant à Sant-Andrea-della-Valle, et propose enfin de le faire faire en donnant les modèles 273,4.

    XXXVII. STATUE DE SAMSON. — Bien longtemps avant, une lettre de Piero Soderini, en 1508, priait Alberigo Malespina, marquis de Massa, de conserver une pièce énorme de marbre jusqu'au retour de MichelAnge, qui devait faire une statue pour la place de la Seigneurie 274,1. Vasari parle d'un projet de Michel-Ange pour un Hercule tuant Cacus à mettre «sur la place de la Seigneurie», qui doit être celui-là. Le marbre resta longtemps à Carrare, puisqu'il ne vint à Florence qu'en 1525; il est alors question que Michel-Ange en fasse un groupe d'Hercule et Antée 274,2, et dans une lettre d'octobre 1525 274,3, Michel-Ange dit que la Seigneurie veut bien attendre pour ce travail deux ou trois ans pour que d'ici-là il puisse satisfaire le pape. En efet,.le 22 avril 1528, intervient une délibération de la Seigneurie qui en fait définitivement la commande à Michel-Ange et qui le laisse maître d'en faire ce qu'il voudra, soit une figure isolée, soit un groupe 274,4. Baccio Bandinelli y avait déjà travaillé 274,5, mais, malgré ce commencement d'ébauche, Michel-Ange paraît à ce moment en avoir voulu faire un Samson tuant un Philistin avec une mâchoire d'âne 274,6. En tout cas, le marbre finit par lui échapper et, par revenir à Bandinelli; il en fit l'Hercule et Cacus, en pendant du David et avec le même sens allégorique à la justice de la Seigneurie . Celle-ci a d'ailleurs employé la figure d'Hercule à l'état de sceau 274,8.

    XXXVIII. SIÈGE DE FLORENCE. — La République de Florence, qui allait bientôt retomber sous le joug des Médicis, espérait pouvoir garder sa liberté en se mettant à même de repousser les attaques de ses ennemis. Il fallait pouvoir soutenir un siège et, pour cela, travailler à fortifier la ville.

    Le 6 avril 1529, Michel-Ange fut élu gouverneur et intendant général des fortifications pour un an, aux gages d'un florin d'or par jour 274,9 et dès le premier moment il se préoccupa de défendre par des travaux la colline de San-Miniato. Ce n'est pas ici le lieu d'entrer dans le détail topographique, qui a été donné par l'histoire de Varchi, et dans l'appréciation militaire, qui a été étudiée dans un mémoire tout récent 274,10. Il suffira de rappeler qu'en mai et en juin il est à Pise, et en août, à Ferrare 275,1. Le 10 septembre, il est à Venise, puisqu'il y commence une lettre avec cette date et que, sur l'autre côté de la même feuille, il note au milieu d'autres dépenses vingt livres pour quatorze jours à Venise 275,2; il y était probablement avec une mission secrète. Ce qui est absolument certain, et nous le savons de lui-même, c'est que le matin du mardi 21 septembre 275,3 il partit de Florence; Varchi 275,4 nous apprend que ce fut par la porte de la Justice, moins exposée et par là moins gardée, et qu'il éprouva cependant quelques difficultés à sortir quoiqu'il fût l'un des Neuf du Magistrat de la milice. Il emportait, dit encore Varchi, 12,000 florins d'or, cousus dans trois chemises piquées en façon de jupons; Michel-Ange dit seulement qu'il emporta 3,000 ducats 275,5. Son intention était d'aller en France, et il pressait della Palla de le rejoindre pour y aller avec lui 275,6. Il y avait longtemps qu'il avait demandé à la Seigneurie la permission d'y aller et elle lui avait toujours été refusée. Nous trouvons d'ailleurs, dans des lettres adressées à François Ier par son ambassadeur à Venise, Lazare de Baïf, le père du poète, des traces aussi bien certaines de ce projet: Nonobstant que vous aye escrit du VIIIe et XIIIe de ce moys (d'octobre) pour vous faire sçavoir que Michael-Angelo, excellent painctre, voyant le dangier de Florence, s'est retiré en ceste ville, et ne s'y montre point, car il n'y veut pas faire sa demeure, et croy fermement que, si l'on luy offre quelque bon party en vostre nom, il seroit pour l'accepter. Vous sçavez l'excellence du personnaige en son art. S'il vous plaît le retirer, en me le faisant sçavoir j'y feray mon effort et cependant n'obmettray de chercher le moyen à le pratiquer, estant asseuré que ce faisant vous feray service.
    Baïf écrit le même jour, et presque dans les mêmes termes, au maréchal Anne de Montmorency, qui n'était pas encore connétable et qui devait avoir plus tard les Esclaves de Michel-Ange dans son château d'Écouen. Le 14, il écrit au roi: Sire vous ay adverty comment Michael-Angelo, excellent painctre, voyant le dangier de Florence, s'estoit retiré en cette ville et ne se monstre point. Bien ay entendu de quelcun de ses amys que, si l'on luy offroit bon party, il seroit pour se retirer en France. Vous sçavez l'excellence du personnaige. Si vous voulez le retirer, il vous plaira me faire sçavoir quel offre vous voulez que je luy face de vostre part, affin que le puisse plus asseurer.
    Par une autre lettre du 22 décembre à M. de Veilly, qui devait être à Florence, on voit que François Ier avait accepté:
    Monsieur, pour ce que Michael-Angelo s'estoit retiré en ceste ville et m'avoit dict aulcun de ses amys qu'il eust bien voullu prendre party en France, j'en avois escript au Roy, lequel m'a faict response qu'il le traicteroit très-bien et luy donneroit 1,200 francs d'estat par an et maison pour son logis, sans aultre présent que vous sçavez qu'il pourroit avoir. Ledict Michael-Angelo est depuys retourné à Florènce. Vous m'escripvés que les despenses et réparations de la ville sont achevées de fortiffier, par quoy je présume que les Seigneurs pour le présent n'ont plus que faire de lui. Si vous croyez que bien soit de lui en dire quelque mot et luy déclarer l'offre du Roy, taschant à lui faire recouvrer, vous ferez chose très-agréable au Roy. Par quoy ne vous en parleray en plus long propos, connoissant que le personnaige n'est pour en faire autre chose, car il ne cuydera jamais abandonner son pays 276,1.
    Ce serait pendant ce séjour qu'il aurait, selon Vasari, donné le dessin d'un projet pour la reconstruction du pont de Rialto. Il resta si peu de temps à Venise que ce ne put être qu'une première idée non étudiée 276,2. Il est plus important de se préoccuper de ce qu'il faut penser de la fuite de Michel-Ange. Est-ce la peur pour sa personne, comme l'a dit Nardi 276,3 et comme on l'a répété d'après lui? L'accusation est bien grave et d'autant moins probable qu'une fois revenu, Michel-Ange s'est exposé bravement pendant le siège. Sa lettre à son ami della Palla, ce qu'il a raconté plus tard à Busini, qui, des lettres de celui-ci 276,4, a passé dans l'Histoire de Varchi, permet de donner une autre explication.

    On y voit que Michel-Ange n'avait plus même l'espérance; qu'on faisait tout pour l'éloigner, pour l'empêcher de défendre San Miniato qu'on ne gardait même pas; il se voyait entouré d'ennemis, il voyait Florence pleine de gens prêts à la trahir, ce qu'ils ont fait d'ailleurs plus tard. Ainsi entouré de mauvaises volontés évidentes, il considérait Florence comme perdue, et, comme il sentait peser sur lui une partie de la responsabilité de l'événement qu'il ne lui était ni permis ni possible de conjurer, il a, comme on dit, jeté le manche après la coignée. Il n'y a pas eu là de lâcheté, et, s'il voulait aller en France «ce n'était pas que, sans peur aucune, il ne fût résolu de voir d'abord la fin de la guerre». C'est un vrai coup de désespoir; le citoyen avait cru que tout était perdu. Qu'il était réduit à l'impuissance, et il ne voulait pas assister à la ruine de sa patrie. C'est dans ce sens qu'après Missirini 278,1, après les annotateurs du Vasari, de Florence, conclut à son tour M. Gotti, et c'est l'opinion à laquelle il faut se tenir.

    On sait que le 13 septembre Michel-Ange fut solennellement déclaré rebelle avec douze autres qui avaient quitté Florence comme lui, mais la Seigneurie ne les traita pas tous de même et garda avec Michel-Ange des ménagements; car clans la liste de confiscation des absents, publiée le 7 octobre 278,2, son nom ne figure pas.

    Ses propres réflexions, les conseils de son ami della Palla 278,3 le firent changer d'avis; il manifesta le désir de revenir, et il lui fut envoyé à Venise par un tailleur de pierres nommé Bastiano, qui lui était très-attaché, un sauf-conduit daté du 29 octobre, qui lui permettait de rentrer et de demeurer à Florence 278,4. Le 23 novembre le décret de bannissement est rapporté et il est seulement privé pour trois ans du droit de siéger dans le Grand-Conseil.

    Il revint précisément à Florence pour y être pendant le fort du siège, et il passe pour avoir sauvé le clocher de San-Miniato, construit par Baccio d'Agnolo, d'être ruiné par l'artillerie, en le garnissant de balles de laine et de matelas suspendus à des cordes 278,5.

    Après la reddition de Florence, Michel-Ange avait tout à craindre de la colère des vainqueurs. On le fit chercher pour l'emprisonner, mais il se tint caché quelque temps: ce fut, croit-on, dans le clocher de San Niccolo oltr'Arno 278,6. Mais Clément VII se ressouvint du génie de l'artiste; il lui rendit ses faveurs, le fit venir à Rome et, le renvoyant à Florence, le chargea de continuer les figures des tombeaux de Saint-Laurent, auxquels Michel-Ange avait d'ailleurs travaillé secrètement au milieu de tous ces troubles.

    C'est du reste pendant le siège qu'il peignit la fameuse Léda, qu'il donna à son élève Antonio Mini; une pièce bien curieuse, publiée par M. Gotti 278,7, vient de rectifier et de compléter le récit deVasari. C'est aussi à ce moment qu'il fit la statuede l'Apollon portant la main à son carquois 278,8, longtemps abandonnée dans les jardins de Boboli. Peut-être est-elle le modèle ou plutôt l'origine première du grand Apollon de bronze qui a été ramené du parc de Saint-Cloud et porté au Louvre depuis la guerre 279,1? Bien que celui-ci ne semble pouvoir être, par le travail, de la main de Michel-Ange, le motif si particulier du geste du bras peut faire penser qu'il y a quelque connexité entre les deux statues et que la seconde doit quelque chose à la première.

    XXXIX. TOMBEAU DE JULES II (1532-1545). — Le 29 avril 1532, le duc Francesco-Maria d'Urbin, représenté par son Orateur et son Procureur, conclut avec Michel-Ange un marché tout à fait nouveau. Tous les précédents sont annulés; Michel-Ange est déchargé des obligations qu'il avait contractées et des 8,000 écus déjà reçus. Désormais il n'y aura plus que six statues finies de sa main, qui sont commencées à Rome ou qui existent à Florence. Le prix est fixé à 2,000 ducats d'or. Michel-Ange doit se remettre au travail aux calendes d'août, l'exécuter dans le lieu qui lui sera désigné à Rome avant trois mois, et terminer en trois ans, en y occupant les quatre mois que le pape l'autorise à venir tous les ans passer à Rome 279,2. Il lui fallait en effet la permission de Clément VII, qui tenait à ce que Michel-Ange ne cessât pas de s'occuper des travaux qu'il lui faisait faire à Florence pour Saint-Laurent.

    Michel-Ange fit venir Montorsoli de Florence pour l'aider dans ce travail du Tombeau de Jules II 279,3.

    En décembre 1537, Sandro di Giovanni, dit le Scherano, — est-ce le brigand ou le méchant? — reçoit d'Urbino cinq écus pour ce qu'il a fait à la statue de la Vierge du Tombeau de Jules II 279,4.

    Le 27 février 1542, Raffaello di Montelupo s'engage, pour la somme de 400 écus, à terminer en dix-huit mois trois figures plus grandes que nature, déjà ébauchées par Michel-Ange, nais on convient le 23 août que Michel-Ange terminera lui-même la Vie active et la Vie contemplative, qui sont ainsi déduites du marché de Montelupo 279,5. On sait, d'ailleurs, que ce dernier sculpta pour la partie supérieure les deux figures assises d'un Prophète et d'une Sibylle, de cinq brasses, mais qu'étant alors tombé malade, il réussit moins qu'à l'ordinaire et ne contenta pas Michel-Ange 279,6.

    Le 16 mai 1542, Michel-Ange fait marché avec maître Giovanni di Marchisi,de Saltri, tailleur de pierres, et Francesco di Amadore d'Urbin, pour terminer l'encadrement de marbre des figures du Tombeau de Jules II à partir du point où il en est jusqu'en haut, à l'exception de la corniche supérieure déjà faite aux frais de Michel-Ange, le tout au prix de 700 écus et dans l'espace de huit mois 280,1. Francesco de Amadori, c'est Urbino lui-même, le fidèle serviteur de Michel-Ange, qui savait aussi toucher au marbre au moins comme ouvrier, et qui, par là, pouvait plus qu'un autre être à l'occasion utile à son maître. Par un acte complémentaire du 1 juin, c'est même l'Urbino qui est seul chargé de la surveillance 280,2. Mais les deux associés ne s'entendant pas, après un arbitrage de Luigi del Biccio, Giovanni di Marchisi se retira au commencement de juillet et Urbino resta seul chargé du travail.

    Michel-Ange, déjà vieux, avait à faire pour le pape Paul II les peintures de sa nouvelle chapelle et, par, suite, ne pouvait s'occuper assez activement du tombeau de Jules II; aussi, le 22 juillet 1542, il adresse une supplique au pape 280,3. Il y expose qu'il s'est entendu avec le duc d'Urbin, qu'il a chargé d'autres artistes de terminer ce qui n'est ni le Moïse, ni la Vie active et la Vie contemplative, qui remplacent les cieux Prisonniers, devenus impossibles par suite de la réduction et des modifications apportées en 1532 au premier projet. Tout ce qu'il propose et qui devait être convenu d'avance se trouve du reste dans le dernier contrat qui fut passé à ce moment pour arriver à finir cet interminable travail.

    Cette dernière convention intervint le 20 août 1542 entre le pape, le duc d'Urbin et Michel-Ange 280,4. Le Moïse continuera à être l'œuvre de Michel-Ange qui le livrera en place; il est compté pour 1,400 écus. On confirme l'allocation faite à Urbino pour l'achèvement des ornements du massif de la sépulture, et Montelupo doit terminer, à la journée et au prix total de 550 écus, cinq statues: Une Vierge portant l'enfant Jésus sur son bras droit, qui est comme finie, une Sibylle, un Prophète, la Vie active et la Vie contemplative, qui sont ébauchés et déjà presque finis de la main de Michel-Ange. Enfin on l'y décharge de toutes ses obligations relatives à ladite sépulture et de tous les comptes de deniers antérieurs.

    Nous savons les noms de quelques-uns des artistes employés par Michel-Ange. Ainsi c'est Giacomo, élève de Montelupo, peut-être le Sicilien Jacopo del Duca, qui fait quatre têtes de Termes pour San-Pietro-in-Vincoli et en reçoit 10 écus le 5 octobre 1542 280,5. De même les armoiries de Jules II sont sculptées sur un modèle par Battista di Donato Benti, qui recevra 36 écus de 10 jules et doit les livrer terminées à San-Pietro-in-Vincoli, aurnoisde mars 1544 282,1. Enfin, il résulte de trois pièces du commencement de 1545 282,2 que Montelupo ne travailla qu'aux trois statues de la Vierge, d'une Sibylle et d'un Prophète, et que Michel-Ange termina lui-même la Vie active et la Vie contemplative, qui lui furent payées directement. C'est en 1545 que les figures ont dû être conduites à San-Pietro-in-Vincoli 282,3.

    XL. MICHEL-ANGE ET VITTORIA COLONNA. L'histoire de l'étrange et haute amitié qui a existé entre l'artiste, et la Marquise de Pescaire, et qui se traduisait d'un côté par une estime profonde, de l'autre par une admiration passionnée, ne peut sortir que de l'étude des poésies de Michel-Ange, et cette étude vient d'être faite. Il ne subsiste plus que deux lettres de Michel-Ange qui soient adressées à la Marquise 282,4 et l'on n'en connaît que six de la Marquise à Michel-Ange 282,5. Dans deux lettres de 1551 282,6, il parle des cent trois sonnets qu'il en possède en un manuscrit sur parchemin et des quarante autres sur papier qu'il a fait relier ensemble.et qui étaient d'ailleurs déjà imprimés, car les poésies de la Marquise ont été imprimées de son vivant, et même dès 1538 282,7. Si nous n'avions pas ce que disent de cet amour Condivi et Vasari, — et ils répètent incontestablement le sentiment avec lequel Michel-Ange se faisait honneur de ce souvenir, — nous ne saurions pas l'importance qu'a eue cette liaison sur la vie de son esprit.

    Le peintre François de Hollande, qui a vécu quelques années à Rome avant de retourner en Portugal, et dont l'on ne connaît le précieux témoignage que depuis le livre publié par M. Raczynski en 1846, nous donne l'idée la plus juste des habitudes philosophiques et sérieuses des conversations auxquelles se plaisaient le sculpteur et la Marquise, quand il raconte celle à laquelle il a assisté dans l'église de Saint-Silvestre. Nous en aurions d'ailleurs le ton dans les beaux Dialogues du Tasse, et encore mieux dans ceux sur le Dante, entre Donato Giannotti et Michel-Ange, que Giannotti a écrits en 1545, et qui se trouvent dans ses œuvres 282,8.

    Dans cette revue chronologique, il convient seulement de rappeler que la Marquise, plus jeune de quinze ans que Michel-Ange — elle était née en 1490 — et veuve en 1525, a passé la première partie de son fidèle veuvage à Orvieto et à Viterbe, d'où elle venait fréquemment à Rome. En 1544, elle revint y vivre clans le couvent des Bénédictines de Sainte-Anne, et y mourut à la fin de février 1547. C'est évidemment dans ses dernières années qu'elle a vu le plus Michel-Ange; mais, si la liaison est bien antérieure, on ne sait pas quand elle a réellement commencé.

    On la mettait ordinairement à 1538, parce que c'est à partir de cette époque que l'artiste est définitivement fixé dans la ville des papes. Les derniers critiques italiens croient qu'il faut remonter beaucoup plus haut, vers 1534 ou 1533, parce que, dès lors, Michel-Ange venait fréquemment à Rome, et ils doivent avoir raison; mais il est un point sur lequel il est peut-être difficile de les suivre.

    Ils se fondent sur les brouillons, conservés par Michel-Ange, de deux lettres écrites de Florence, en 1533, à Tommaso de Cavalieri, à Rome, qui sont en effet des plus singulières; rien de plus alambiqué et de plus excessif comme expression d'admiration absolue. Ils en ont conclu qu'en réalité elles étaient faites pour être montrées à la Marquise de Pescaire, à laquelle elles seraient, d'une façon détournée, réellement adressées. Quand on pense au cultisme de l'Espagne et à l'euphuisme de l'Angleterre, qui ne sont que des imitations de l'Italie, — quand on se souvient, par exemple, des hyperboles passionnées du recueil des Sonnets de Shakspeare, adressés non pas à une femme mais à un homme, à ce jeune lord caché sous les initiales W. H., — on s'étonne moins de l'extravagance des expressions employées par Michel-Ange à l'endroit de Cavalieri. Non seulement celui-ci était jeune, parfaitement beau, noble, riche et intelligent, mais il est certain que l'amitié qui a existé entre eux n'a cessé qu'avec la mort de l'artiste.

    Vasari 283,1 a énuméré quelques-uns des nombreux dessins que Michel-Ange a faits pour lui, notamment l'enlèvement de Ganymède; mais Tommaso a eu aussi les cartons qu'il avait composés pour Sébastien del Piombo, et de plus l'artiste avait fait son portrait grand comme nature, alors que «ni avant, ni depuis, il ne fit de portrait, parce qu'il avait horreur de chercher et de reproduire la ressemblance d'une personne vivante, si elle n'était pas d'une beauté infinie». Nous savons, par une lettre de Diomede Leoni, que Tommaso était au chevet de Michel-Ange au moment de sa mort 283,2, et qu'il fut ensuite chargé de suivre la construction du Palais du Capitole commencée par le maître 283,3. Tout cela constitue bien qu'il ait été «un des plus grands amis que. Michel-Ange ait jamais eus».

    Dans ces conditions, il est possible de croire que Michel-Ange a manqué de goût et de mesure, qu'il a fait, avant le XVIIe siècle, du Marini, du Gongora ou du Balzac, mais il n'y a pas de raison de penser que ces lettres singulières ne s'adressent pas réellement à Tommaso. La seule chose qu'il en faille conclure, c'est qu'elles datent du commencement de leurs rapports, fixé par là, à l'année 1532.

    XLI. LE JUGEMENT DERNIER DE LA CHAPELLE SIXTINE. — Il n'y a ici rien à dire du Jugement dernier, si ce n'est à en rappeler les dates.

    C'est Clément VII qui, pour accompagner l'admirable voûte peinte par l'artiste, voulut lui faire compléter la décoration de la chapelle bâtie par Sixte IV.

    D'un côté, Michel-Ange devait peindre, au-dessus de la porté, la chute de Lucifer et des anges rebelles. Une mauvaise peinture, faite à la Trinité-du-Mont par un Sicilien employé par l'artiste à broyer ses couleurs, et qui conservait au XVIe siècle l'indication de la composition 284,1, a malheureusement disparu sans laisser de traces. «Elle est maintenant démolie et est remplacée par la chapelle de Saint-François,» dit la Description de Rome de l'abbé Titi 284,2.

    En face, la paroi de l'autre extrémité dut, au-dessus de l'autel, recevoir le Jugement dernier. Le carton en était fait avant la mort de Clément VII 284,3, c'est-à-dire avant septembre 1534. Un des premiers actes de Paul III, continuant la pensée de son prédécesseur, fut d'ordonner à l'artiste de se mettre définitivement à l'œuvre, et, dans un bref du 1er eptembre 1535, publié en 1809 par Moreni 284,4, on voit que le travail est déjà commencé. Il dura, en y comprenant les études du carton, huit ans, et la peinture fut découverte le 25 décembre 1541 pour la solennité de Noël 284,5.

    Un détail singulier à propos de cette grande œuvre, ce sont les lettres de l'Arétin où il en est question. Michel-Ange, qui devait au fond avoir pour ce cynique et ce forban un peu moins d'estime encore que le Poussin n'en a exprimé pour Scarron, avait fait comme les rois et les princes; il lui avait jeté un gâteau pour lui fermer la bouche, et nous avons une lettre de Vasari de 1535 qui accompagnait l'envoi d'une tête de cire et d'un dessin de sainte Catherine par Michel-Ange 284,6. En 1537, l'Arétin le prend de très haut; il écrit à Michel-Ange comment il doit représenter le Jugement dernier 285,1, et Michel-Ange lui répond avec des compliments 285,2. Comme l'artiste n'avait pas suivi ses conseils, et surtout parce qu'il ne lui donnait plus rien, l'Arétin revient à la charge en 1545 pour écrire au peintre que les nudités de l'œuvre sont licencieuses et impies 285,3, et dans une lettre au graveur Enea Vico 285,4, il va jusqu'à le traiter d'hérétique 285,5. On souffre d'entendre un tel homme parler ainsi de Michel-Ange et de penser que le grand artiste a dû compter avec l'Arétin, se concilier ses flatteries et rougir de ses injures.

    XLII. TRAVAUX DIVERS. — On a vu qu'en 1542 et 1543 Michel-Ange s'est surtout occupé du Tombeau de Jules II. C'est à 1544 que paraît devoir être rapporté le travail de la corniche du palais Farnèse 285,6 que Paul III avait commencé quand il n'était que cardinal. Mais l'événement le plus considérable de cette année fut pour l'artiste une très grave maladie 285,7. Michel-Ange était.robuste, mais sa fougue de travail était telle, qu'il n'est pas étonnant de lui voir en payer les excès. Plus tard il souffrit des infirmités de la vieillesse, de la pierre en 1549 285,8, de la goutte en 1555 285,9, mais sa maladie de 1544 inspira de vives inquiétudes. Il faut même qu'il ait été bien vivement atteint pour qu'il ait consenti à se laisser transporter et soigner ailleurs que chez lui 285,10. Luigi del Riccio, écrivant en juin 1544 à Robert Strozzi, à Lyon, que Michel-Ange quoique encore faible n'a plus de fièvre, ajoute qu'il le remercie de ce que sa maison lui a sauvé la vie et surtout, ce qui est particulièrement intéressant pour la France, il le prie d'assurer le roi que, s'il rend la liberté à Florence, Michel-Ange lui élèvera à ses frais, sur la place de la Seigneurie, une statue équestre de bronze 285,11.

    Au commencement de l'année 1545, un jeune Florentin, parent de Luigi del Riccio, Cecchino di Zanobi Bracci, mourut à l'âge de seize ans. Cette mort fut très sensible à Michel-Ange, et l'on a des vers qui lui ont été inspirés par cette perte. Aussi le Riccio 285,12 le trouva-t-il tout disposé à se prêter à son désir d'élever un tombeau à son jeune parent. MichelAnge donna les dessins d'un monument qui fut placé dans l'église de Santa-Maria-in-Ara-Cœli et qui était terminé à la lin de 1545 286,1.

    XLIII. PEINTURES DE LA CHAPELLE PAULINE. — Paul III avait fait faire au Vatican une chapelle à l'imitation de celle construite par Nicolas V, et il désira qu'elle fût ornée par Michel-Ange. Celui-ci dessina les ornements et les peintures de la voûte qu'il voulait faire peindre à Perino del Vaga, et ce travail ne fut pas fait 286,2; mais Michel-Ange peignit sur les murs deux grandes compositions,: la Conversion de saint Paul sur le chemin de Damas et la Crucifixion de saint Pierre 286,3, dont les personnages sont plus grands que nature. On ne sait pas exactement quand elles furent commencées; il est question, dans une lettre de 1545 286,4, d'un incendie qui aurait dévoré une partie de la toiture de la chapelle et de la nécessité de la recouvrir promptement, parce que les pluies gâtent aussi bien les murailles que les peintures; celles-ci étaient donc commencées à ce moment. Comme Vasari et Condivi s'accordent pour dire que Michel-Ange termina la Chapelle Pauline à l'âge de soixante-quinze ans, cette indication en met l'achèvement entre les années 1549 et 1550 286,5. Ce furent ses dernières peintures murales, et il est étonnant qu'un vieillard ait encore été capable de travaux qui demandent autant de force physique.
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
    Informations
    L'auteur

    Anatole Montaiglon
    Homme de lettres français (1824-1895), bibliothécaire attaché au Musée du Louvre, puis professeur à l'École des chartes, il a publié un nombre considérable de travaux dont plusieurs volumes de poésies du Moyen Âge et de la Renaissance françaises. Il a également publié une série de mémoires sur l'Académie royale de peinture, ainsi que la Correspondance des directeurs de l'Académie de France à Rome.
    Mots-clés
    La vie de Michel-Ange à travers ses oeuvres. La bibliothèque de San Lorenzo (Florence), projet de Colosse pour Florence, tombeau de Jules II (San Pietro in Vincoli, Rome), projet d'un groupe d'Hercule et Antée (non exécuté), le siège de Florence, la
    Extrait
    «Un détail singulier à propos de cette grande œuvre (le Jugement dernier), ce sont les lettres de l'Arétin où il en est question. Michel-Ange, qui devait au fond avoir pour ce cynique et ce forban un peu moins d'estime encore que le Poussin n'en a exprimé pour Scarron, avait fait comme les rois et les princes; il lui avait jeté un gâteau pour lui fermer la bouche, et nous avons une lettre de Vasari de 1535 qui accompagnait l'envoi d'une tête de cire et d'un dessin de sainte Catherine par Michel-Ange. En 1537, l'Arétin le prend de très haut; il écrit à Michel-Ange comment il doit représenter le Jugement dernier, et Michel-Ange lui répond avec des compliments. Comme l'artiste n'avait pas suivi ses conseils, et surtout parce qu'il ne lui donnait plus rien, l'Arétin revient à la charge en 1545 pour écrire au peintre que les nudités de l'œuvre sont licencieuses et impies, et dans une lettre au graveur Enea Vico, il va jusqu'à le traiter d'hérétique.»
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