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    Impression du texte

    Dossier: Développement durable

    L'heure des conséquences

    Andrée Mathieu

    Pourquoi les mâles américains blancs d'âge moyen meurent-ils en nombre croissant, ce qui n'est pas le cas des membres des autres ethniques? Hypothèse: Les autres groupes ethniques ne s'attendent pas à ce que leur revenu, leur qualité de vie et leur statut social s'améliorent constamment. Ils ne s'attendent pas à ce que le système évolue en leur faveur. Ils ont développé des moyens de faire face au désappointement et aux injustices de la vie, notamment à travers les arts, les discours de contestation et, surtout, la religion.

    Dans un article publié dans L'Actualité du 11 mars 2009, le journaliste Pierre Duhamel écrivait: «La frontière est infime entre l'acceptation froide et lucide des faits et la volonté de donner espoir à la population. Trop réaliste, vous passez pour un pessimiste qui ne fait que contribuer à la morosité ambiante. Trop optimiste, vous passez pour quelqu'un de déconnecté et d'insouciant. C'est le piège qui est tendu à tous les politiciens. (...) À tout prendre, j'aime autant (qu'on) donne un peu d'espoir et de courage. La population n'attend que ça.»

    Ce dilemme me hante depuis que j'ai commencé à m'intéresser au développement durable et aux systèmes complexes. C'est très bien de donner de l'espoir aux gens, mais comment le faire sans entretenir de faux espoirs? Susciter des attentes irréalistes n'est pas la bonne façon de préparer les gens à affronter les énormes défis qui se présentent à l'humanité alors que nous arrivons à «l’ère des conséquences», comme disait Churchill. Nous devons plutôt cultiver le courage et la force intérieure.

    Dans son discours du 12 novembre de1936, Winston Churchill déclarait aux Communes : «Le temps de la procrastination, des demi-mesures, des expédients apaisants et étonnants, approche de sa fin. Nous entrons dans l'ère des conséquences».

    On nous a répété que personne n'avait vu venir l'éclatement de la bulle immobilière aux États Unis, ni la crise des réfugiés ou l'effondrement des cours du pétrole. Ce n'est pas vrai, mais à trop vouloir rester «positifs» on a étouffé le discours de ceux qui nous ont mis en garde depuis des années. Ces derniers avaient une interprétation moins «jovialiste» des événements en examinant la situation sous l'angle de la pensée systémique (rapport Meadows, Limits to Growth), de l'actuariat (Gail Tverberg, Our Finite World) ou de l'économie biophysique (Charles Hall, Biophysical Economics ou Ugo Bardi, Cassandra's Legacy).

    Non seulement les attentes irréalistes sont décevantes, mais elles menacent la résilience de la population et peuvent même affecter l'espérance de vie de certains...

    Des faux espoirs qui engendrent le désespoir1

    Pendant des décennies, les habitants des pays riches vivaient plus vieux que ceux des pays pauvres. Mais deux économistes américains, le prix Nobel Angus Deaton et Anne Case, ont récemment découvert qu'au cours des 15 dernières années, un groupe, les Américains blancs d'âge moyen, présentait une tendance inquiétante: ils meurent en nombre croissant.

    Les principales causes de ces décès prématurés sont aussi étonnantes que la tendance elle-même: suicide, alcoolisme et surdose de drogues prescrites ou illégales. «Les gens semblent se tuer d'eux-mêmes, lentement ou rapidement», a dit Deaton à l'animateur de GPS (pour Global Public Square à CNN), Fareed Zakaria. On attribue principalement ce phénomène au stress, à la dépression et au désespoir.

    Mais alors pourquoi la même tendance n'est-elle pas observable dans les autres groupes ethniques qui vivent dans la même société mais rencontrent des pressions économiques bien plus importantes? Pourquoi n'observe-t-on pas chez eux le même désespoir? C'est là que la question devient intéressante...

    L'anthropologue de Princeton Carolyn Rouse offre une explication éclairante. Les autres groupes ethniques ne s'attendent pas à ce que leur revenu, leur qualité de vie et leur statut social s'améliorent constamment. Ils ne s'attendent pas à ce que le système évolue en leur faveur. Ils ont développé des moyens de faire face au désappointement et aux injustices de la vie, notamment à travers les arts, les discours de contestation et, surtout, la religion.

    Il est de plus en plus évident que l'humanité se heurte à des limites naturelles à la croissance. Il semble que nous soyons aux prises avec de multiples crises interreliées qui convergent vers une crise globale. Mais la population ne semble pas s'en préoccuper outre mesure. Au centre de ce défaut d'attention, il y la «dictature du bonheur»2, cette potion magique qui tient lieu de courage et de lucidité et qui dissimule les problèmes dans le discours public.

    Le progrès : quand on voit ce qu’on pense au lieu de penser ce qu’on voit3


    Selon John Michael Greer, auteur de Decline and Fall: The End of Empire and the Future of Democracy in 21st Century America, les marqueurs de la crise systémique sont partout, mais très peu de gens osent prendre le risque de les considérer comme des symptômes d'une réalité collective. Ces problèmes sont plutôt redéfinis en termes personnels, par exemple une qualification inadéquate ou un manque de motivation de la part des individus. Une autre rationalisation qui transforme la crise collective en pathologie individuelle consiste à considérer les troubles actuels de la société industrielle comme le résultat de la malveillance délibérée d'un ou plusieurs individus: les banquiers, les spéculateurs, les immigrants, les syndicats de travailleurs, l'avidité des gens riches, la dépendance des pauvres à l'égard de l'État, les politiciens de gauche ou ceux de droite, il ne manque pas de boucs émissaires dans l'espoir de mettre un visage sur les crises que nous subissons. En mettant l’accent sur le rôle de l'individu, on esquive la réalité : la défaillance du système global.

    Cette négation de la nature collective et incontournable de la crise systémique est attribuable à la collision entre, d'une part, un «récit culturel» puissant, fortement émotif et largement accepté et, d'autre part, un ensemble de réalités gênantes qui ne peuvent pas se conformer à ce récit culturel basé sur la foi dans le progrès. Ces réalités embarrassantes sont un ensemble de conditions physiques et géologiques qui imposent des limites à la perpétuelle croissance économique et technologique qui est au centre de toutes les manifestations de la croyance dans le progrès.

    Les récits sont peut-être les plus anciens outils humains et ils sont certainement parmi les plus puissants car ils sont généralement portés par les citoyens reconnus comme des sages. Le progrès est un mythe, comme il en existait au temps d'Homère, sauf que nous ne le percevons pas parce que nous vivons dans son ombre. Il occupe dans le monde moderne industrialisé une place comparable à celle des titans dans le monde des anciens.

    Le mythe du progrès consiste à croire que toute l'histoire de l'humanité est une trajectoire linéaire qui l'a sortie de la misère et de la rigueur de la préhistoire par l'amélioration croissante des connaissances, de la sophistication technologique et de la prospérité, tendance qui va certainement se perpétuer de façon illimitée dans l'avenir. Le mythe du progrès emprunte un ton presque théologique, il propose une grande vision des origines et de la destinée humaine qui projette son histoire «des cavernes aux étoiles». Car un mythe devient une religion précisément parce qu'il relie (religare en latin) les individus d'une communauté aux valeurs que cette communauté considère si évidentes et si importantes qu'elle les situe en-dehors de la sphère d'un débat raisonnable -- en un mot, elle en fait des valeurs sacrées.

    Le mythe du progrès s'est développé dans deux directions -- premièrement vers un passé chimérique fait de rigueur et de misère pire que les aspects les plus difficiles du présent, et deuxièmement vers un futur imaginaire dans lequel les souffrances et les injustices d'aujourd'hui apparaissent comme des étapes nécessaires sur le chemin de la glorieuse destinée de l'être humain.

    Les implications sociales, politiques, économiques et environnementales d'un système de croyances qui présuppose que les nouvelles techniques sont meilleures que les anciennes, simplement parce qu'elles sont nouvelles, pourraient conduire à l'effondrement de la civilisation industrielle telle qu'on la connaît.

    L'effondrement des sociétés complexes4


    Règle générale, les déclins ont été aussi communs dans l'Histoire que le progrès et les longues périodes de stabilité. Ainsi, selon l'anthropologue et historien américain Joseph Tainter, la complexité du gouvernement impérial romain avait tellement dépassé le point des rendements décroissants que chaque nouvelle couche de complexité avait des retours négatifs en termes de bénéfices pour le système, et cette complexité a éventuellement pesé sur la structure au point qu'une série de chocs relativement mineurs a provoqué son effondrement.

    La tendance à l'accélération du progrès technologique que l'on connaît depuis la Révolution industrielle est un événement inusité dans l'histoire de l'humanité. Elle a contribué à une complexification inédite de la société humaine. Le concept de retours négatifs en termes de bénéfices pour le système (rendements décroissants) devient donc très important pour comprendre la crise collective actuelle. Voyons cela de plus près.

    Ugo Bardi, professeur de chimie physique à l'université de Florence, a construit un modèle simplifié basé sur la thermodynamique et la dynamique des systèmes complexes pour essayer de mieux comprendre la croissance et le déclin des civilisations décrits par Tainter. Le modèle suppose une rétroaction positive entre les ressources naturelles et la taille d'une économie. L'exploitation des ressources fait augmenter la taille de l'économie, et plus la taille de l'économie est grande, plus vite ses ressources sont exploitées. Il y a donc une rétroaction positive (amplification) entre les ressources et l'économie. En d'autres termes, l'économie croît à mesure que les ressources sont exploitées, mais le stock de ressources s'épuise plus vite à mesure que l'économie croît, avec comme résultat qu’à un certain moment, chaque nouvelle couche de complexité a des retours négatifs en termes de bénéfices pour le système; de sorte qu’il atteint un point où l'économie ralentit, puis commence à se contracter.

    On a reproché au modèle de Bardi sa simplicité réductrice. Mais un modèle peut être simple ou détaillé selon son objectif. Le modèle de Bardi ne cherche pas à décrire le fonctionnement réel des sociétés, mais il a pour but de comprendre comment les facteurs physiques, comme l'énergie, affectent le cycle historique des civilisations. Les civilisations sont soumises aux lois de la thermodynamique autant qu'elles le sont à celles de la gravitation.

    Les retours négatifs en termes de bénéfices pour le système5


    La taille d'une économie est un bon indicateur de sa complexité, qui s'incarne dans les systèmes humains mis sur pied pour résoudre les problèmes et dont les bénéfices affectent la qualité de vie des citoyens. Par exemple, la recherche scientifique, les transports, la médecine, le marché du travail, la consommation, la technologie, les lois ou même les organisations politiques contemporaines appartiennent à la complexité d'une société. Selon Tainter, cette complexité a toujours été et sera toujours tributaire de l'énergie, qui supporte la production et les services, y compris les systèmes d'information de la «quatrième révolution industrielle». Autrement dit, la complexité réside dans l'habileté à résoudre des problèmes, et ses bénéfices pour la société sont proportionnels au taux d'exploitation des ressources naturelles. Tel est l'argument principal de Tainter dans un texte sur l'économie de l'énergie intitulé Complexity, Problem Solving, and Sustainable Societies publié en 1996.

    Les marqueurs de la crise systémique que sont les coûts croissants de la production de l'énergie, la contraction économique et le disfonctionnement social sont porteurs de mauvaise nouvelle sur le marché de la modernité. Jusqu'ici il a été assez facile pour la plupart des économistes et des politiciens d'ignorer leur message et la possibilité d'un déclin graduel leur est tellement impensable qu'elle ne joue aucun rôle dans une planification significative de l'avenir. Quand on peut facilement défrayer les coûts de l'énergie, les rendements négatifs peuvent passer sous le radar. Mais il faut être conscient que le fait d'augmenter les dépenses en énergie pour développer des technologies plus efficaces accélère le déclin.

    La recherche de l'efficacité pose un autre genre de problème. Dans son livre The Rise and Decline of Nations, publié en 1982, l'économiste américain Mancur Olson fait remarquer que la bureaucratie est une source supplémentaire de complexité et de coûts. L'apparition de nouvelles règles ou de nouvelles taxes déclenche une spirale dynamique où les «victimes» cherchent des failles dans ce nouveau contexte fiscal ou réglementaire et leurs avocats s'efforcent de les colmater, ce qui contribue à accroître la complexité.

    Le rapport Meadows (Limits to Growth, 1972), révèle que «pour augmenter la production de nourriture de 34% entre 1951 et 1966, à titre d’exemple, il a fallu accroître les dépenses pour les tracteurs de 63%, pour les fertilisants de 146% et pour les pesticides de 300%». Selon Tainter, tous les problèmes environnementaux rencontrent des contraintes de cette nature. La résolution de ces problèmes par les méthodes conventionnelles va exiger qu'on alloue de plus en plus de ressources à la science, à l'ingénierie et aux organismes réglementaires. De sorte que à cause des rendements négatifs, cet accroissement de complexité va engendrer une diminution des bénéfices. En l'absence d'une croissance économique vigoureuse, cela signifie possiblement un déclin de la qualité de vie alors que les gens auront moins les moyens de dépenser pour la nourriture, le logement, les vêtements, les soins médicaux tarifés, les transports et les divertissements.

    Il ne faut pas croire que la recherche, l'éducation, la régulation et les nouvelles technologies ne peuvent pas nous aider à soulager temporairement notre système. Avec suffisamment d'investissements ils peuvent le faire sans doute. Le problème c'est que ces investissements sont très coûteux et représentent une portion grandissante du PIB de chaque pays. Alors pour contourner la croissance des coûts de la résolution de problèmes, on propose d'utiliser les ressources plus intelligemment et plus efficacement. Ce principe est au cœur de l’«économie verte». Mais Tainter nous met en garde: ces solutions requièrent beaucoup plus de connaissances que ce que nous possédons maintenant, il faut donc plus de recherches complexes et coûteuses reposant encore sur les énergies fossiles.

    Tainter conclut que des efforts considérables seront nécessaires pour s'adapter à une économie en contraction reposant davantage sur les individus obligés d'assurer leur propre production primaire, par exemple en cultivant leur jardin, et n'ayant pour investir dans la résolution des problèmes que les économies d'énergie ainsi générées.

    L’heure des conséquences a-t-elle sonné pour le Québec?


    Dans une allocution6 prononcée lors du récent remaniement ministériel, le Premier ministre Philippe Couillard a suscité des attentes. En voici un bref extrait:

    «La quatrième révolution industrielle est en cours. Il faut bien saisir les conséquences :
    • La rapidité exponentielle du changement;
    • La numérisation massive des données et leur accessibilité;
    • La recombinaison de découvertes récentes qui décuplent leur puissance;
    • Et, déjà, la progression de l'intelligence artificielle.

    «Notre monde, nos sociétés ont déjà pris ce virage. Nous, les Québécoises et les Québécois, devons le saisir à bras le corps et, une fois encore, exprimer toute notre créativité.

    «(...) Notre économie, elle doit être basée sur les principes du développement durable. Une économie qui considère la lutte contre les changements climatiques comme un pôle incontournable de développement. Donc une économie qui doit réduire l'empreinte carbone, là aussi innover, créer de nouvelles technologies, donc de nouveaux emplois de qualité, partout dans nos régions.»

    Considérant ce qui précède, on peut légitimement se demander si ces attentes sont réalistes. Le Premier ministre a-t-il tenu compte des retours négatifs en termes de bénéfices de chaque nouvelle couche de complexité ajoutée à un système mondial soumis aux lois de la thermodynamique? En promettant des «lendemains qui chantent», a-t-il créé de faux espoirs qui risquent de se transformer en déception, ou a-t-il tenté de mobiliser la population québécoise dans un effort collectif pour retrouver le chemin du progrès? C'est sans doute le rôle d'un leader, mais alors à qui appartient celui de mettre les Québécoises et les Québécois en garde contre les attentes irréalistes et de faire appel au courage et à la force intérieure qui seront nécessaires si Tainter, Bardi et les autres ont raison ?

    Le courage est une combinaison de traits de caractère qui permet de rester lucides et de réagir avec justesse face au danger et à la peur. Il ne se trouve pas dans l'assurance tranquille qu'on est destiné à gagner, comme le promet le mythe du progrès. Le sentiment qu'une chose nous est due fait souvent place au désespoir quand nos attentes sont irréalisables.

    Références

    1. Cette section est inspirée des deux sources suivantes:

    Angus Deaton et Anne Case, Rising morbidity and mortality in midlife among white non-Hispanic Americans in the 21st century
    http://www.pnas.org/content/112/49/15078.abstract

    Fareed Zakaria, entrevue avec Angus Deaton résumée dans cet article du Washington Post:
    https://www.washingtonpost.com/opinions/americas-self-destructive-whites/2015/12/31/5017f958-afdc-11e5-9ab0-884d1cc4b33e_story.html

    2. Marie-Claude Élie-Morin, La dictature du bonheur
    VLB (2015)

    3. Cette section est inspirée de la source suivante:

    John Michael Greer, Decline and Fall: The End of Empire and the Future of Democracy in 21st Century America,
    New Society Publishers (2014)

    4. et 5. Ces sections sont inspirées des quatre sources suivantes:

    John Michael Greer, opus cité

    Joseph Tainter, The Collapse of Complex Societies
    Cambridge University Press; 1 édition (30 mars 1990)

    Ugo Bardi, Cassandra's Legacy
    http://cassandralegacy.blogspot.ca/2011/03/tainters-law-where-is-physics.html

    Rapport Meadows, The Limits to growth: A report for the Club of Rome's Project on the Predicament of Mankind
    Universe Books (1972)

    6. Allocution du Premier ministre:
    http://www.premier-ministre.gouv.qc.ca/actualites/allocutions/details.asp?idAllocutions=906


    Pour en savoir plus sur l'économie biophysique:
    Charles A.S. Hall et Kent Klitgaard, Energy and the Wealth of Nations: Understanding the Biophysical Economy
    Springer; 2012 édition (26 octobre 2011)

    Date de création : 2016-02-03 | Date de modification : 2017-04-12
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    Andrée Mathieu
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    L'économie croît à mesure que les ressources sont exploitées, mais le stock de ressources s'épuise plus vite à mesure que l'économie croît, alors à un certain moment chaque nouvelle couche de complexité a des retours négatifs en termes de bénéfices pour le système; ce dernier atteint un point où l'économie ralentit, puis commence à se contracter.
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