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    Dossier: Travail

    La science du quarantième de seconde

    Andrée Mathieu

    La plupart de nos économistes et de nos politiciens nous parlent de crise économique, alors que d'autres personnes, dont l'économiste française René Passet, parlent depuis longtemps de mutation. Dans une conférence prononcée lors du 4e colloque Gérard-Picard, organisé par la CSN, il soulevait la question de la justice sociale dans une période de mutation économique comme celle que nous traversons.

    Le professeur René Passet, directeur du Centre "Économie-espace-environnement" de l'Université de Paris I, prenait récemment la parole dans le cadre du quatrième colloque Gérard-Picard, organisé par la C.S.N. Sa conférence, intitulée "Exclusion sociale et partage du travail", soulève la question de la justice sociale dans une période de mutation économique, comme celle que nous traversons. Ce qui suit à été rédigé à partir du texte de la conférence et des propos tenus par le professeur Passet. Monsieur Passet souligne d'entrée de jeu la contradiction qui consiste à poser les problèmes de façon statique dans un monde "qui n'existe que par le changement". Le jour où il n'y a plus ni changement, ni évolution, il n'y a plus de vie sur cette terre, car la vie est l'évolution. Nous nous situons présentement à un moment de cette évolution. Pourtant les économistes ont tendance à "délivrer des messages pour l'éternité". Pour illustrer ce propos, le professeur emprunte une métaphore à David Brower: "Si nous prenons les six journées de la Genèse comme image [...] notre planète est née le lundi à zéro heure. Lundi, mardi et mercredi jusqu'à midi, la terre se forme. La vie commence mercredi, à midi, et se développe dans toute sa beauté organique pendant les trois jours suivants. Samedi, à quatre heures de l'après-midi seulement, les grands reptiles apparaissent. Cinq heures plus tard, à neuf heures du soir, lorsque les séquoias sortent de terre, les grands reptiles disparaissent. L'homme n'apparaît qu'à minuit moins trois minutes samedi soir. Un quart de seconde avant minuit, le Christ naît. Un quarantième de seconde avant minuit commence la révolution industrielle. Il est maintenant minuit, samedi soir, et nous sommes entourés de gens qui croient que ce qu'ils font depuis un quarantième de seconde peut durer indéfiniment...". Envisagée dans cette perspective, l'économie n'est que la science du quarantième de seconde.

    Dans la conjoncture actuelle, la plupart de nos économistes et de nos politiciens nous parlent de crise économique, alors que d'autres personnes, dont le professeur Passet, parlent depuis longtemps de mutation. La crise a quelque chose de rassurant; elle implique l'idée qu'il existe un niveau normal d'activité - une norme - dont on s'est provisoirement éloigné et auquel on ne manquera pas de revenir, un jour ou l'autre. Par exemple, si le plein emploi d'hier, c'est la norme, alors il y a un certain nombre de phénomènes pervers qui nous en éloignent, mais il est bien entendu qu'on va y revenir. La mutation, en revanche, est plus inquiétante. Ici, c'est la norme elle- même qui se transforme. Ce sont les règles du jeu et la normalité qui changent. Cela explique sans doute l'acharnement avec lequel politiciens et théoriciens se sont attachés à l'idée de crise. Là où il faudrait innover, ils se tournent vers le passé.

    Notre époque traverse une mutation que nous n'hésiterons pas à comparer à celle qui s'est déroulée il y a 10 000 ans, au Néolithique, lorsque les populations nomades, se sédentarisant pour pratiquer l'agriculture et l'élevage, utilisaient le sol comme réceptacle et convertisseur d'énergie solaire. L'humanité entrait alors, sans le savoir, dans la phase énergétique de son développement. Toutes les grandes révolutions socio-économiques qui se sont déroulées depuis, ont démarré par un changement dans le domaine de l'énergie: énergie naturelle et animale, énergie fossile, nucléaire, physico-chimique, etc. Avec l'ordinateur, l'informatique, nous sortons de cette phase pour entrer dans celle où les moteurs du développement se déplacent vers le champ de l'immatériel: l'information, en effet, n'est ni matière ni substance, mais "mise en forme", manipulation de symboles, codes, messages (le code génétique, par exemple, dans le cas des biotechnologies...). C'est l'immatériel qui, désormais, tire la croissance de nos économies. Mais attention au malentendu! Nous n'entrons pas dans une phase d'économie immatérielle. Nous entrons dans une phase où les moteurs de la croissance économique se situent dans l'immatériel, ce qui n'est possible que sur une base solidement accumulée de matériel. Notre société n'a donc pas cessé d'être à base matérielle pour autant.

    Alors, ce qui devrait être "la bonne nouvelle" se transforme en tragédie:

    - Bonne nouvelle, l'annonce que la machine, accomplissant enfin ce pour quoi elle est faite, relève l'homme à la peine. Qui aurait pu faire croire aux mineurs de Germinal et à tous leurs compagnons d'infortune que cela puisse devenir un drame? Mais nous nous arrangeons pour que le temps libéré par la machine, mal partagé, engendre la détresse des licenciements et de l'exclusion sociale, pendant que ceux qui ont provisoirement conservé leur emploi vivent dans le stress des surcharges, de l'instabilité et de l'incertitude concernant l'avenir.

    - Bonne nouvelle, la puissance des techniques qui, judicieusement mises en oeuvre, permettraient de couvrir la plupart des besoins vitaux à l'échelle de la planète - la production alimentaire mondiale par tête, par exemple, n'a cessé de s'accroître depuis la fin du second conflit mondial - mais nous répartissons les ri- chesses produites de telle façon que l'inégalité croît plus vite qu'elles. À l'échelle mondiale, comme à celle des nations, les riches continuent à s'enrichir et les pauvres à s'appauvrir.

    Face à ces événements, les politiciens et les théoriciens dissimulent mal leur désarroi sous des phrases avantageuses. Ils essaient de maîtriser les situations d'aujourd'hui en empruntant leur arsenal aux théories d'hier. Qu'ils soient de gauche ou de droite, leurs positions présentent deux attitudes fondamentales identiques. La première, c'est leur confiance absolument totale dans la croissance pour rétablir les équilibres (notamment le plein emploi), conçus selon les normes du passé. La seconde, c'est ce même refus de tenir compte des bouleversements fondamentaux de notre époque, pour se borner à manipuler les instruments courts de la conjoncture. Alors, politiciens et théoriciens se demandent s'il faut dépenser un peu plus ou un peu moins, si les taux d'intérêts doivent être élevés ou s'il faut les abaisser. Et on les voit scruter avec fébrilité la politique et les décisions de la banque centrale pour savoir si le taux d'intérêt va baisser ou augmenter. Une baisse d'un demi-point du taux d'intérêt peut sans doute faire un bien ponctuel à l'économie, en particulier aux petites et moyennes entreprises, mais ce n'est pas de ce genre de médecine qu'il faut attendre quoi que ce soit en face des problèmes auxquels nous sommes confrontés. 

    La foi en la croissance ou l'effort dévoyé

    Les choses semblent évidentes: rétablissons des taux suffisamment élévés de croissance du produit national et nous nous rapprocherons progressivement du plein emploi tel qu'on peut le définir selon les normes traditionnelles. Pour cela, il faut dégager des surplus d'investissement. Le célèbre "théorème" du Chancelier H. Schmidt est là pour nous le rappeler: "Les profits d'aujourd'hui font les investissements de demain qui feront les emplois d'après demain." Alors faisons beaucoup de profits, on investira beaucoup et c'est de là que doit jaillir l'emploi. Le malheur, c'est que l'emploi c'est toujours pour après demain... En fait, ce raisonnement repose sur une triple confusion:

    - entre croissance et accélération de la croissance,
    - entre le remède et la cause du mal,
    - entre croissance et développement.


    1. La confusion entre les effets de la croissance et ceux de son accélération

    À première vue, les faits, observés à un moment donné, semblent bien confirmer les déductions précédentes: chaque fois que le taux de croissance du produit national s'élève, le rythme d'augmentation du chômage se ralentit et parfois s'inverse. D'où la conclusion qu'il existe un taux de croissance suffisamment élevé qui permettrait de résorber le chômage. Concernant la France, certains théoriciens, et non des moindres, pensent que c'est à partir de 3 à 3,5% d'augmentation annuelle du taux de croissance que le chômage se stabiliserait ou commencerait à régresser.

    Cependant, si on observe le long terme, un autre constat s'impose: l'augmentation du chômage va de pair avec la croissance. En France, par exemple, entre 1965 et 1985, le produit national était multiplié par 2,5 et le chômage par 10; de 1974 à 1993, alors que l'augmentation du produit national s'est maintenue entre 1 et 3% sur presque toute la période (et a même atteint 3,9% en 1988 et 3,8% en 1989), le nombre des chômeurs est passé de 500 000 à 3 000 000. Depuis peu, le phénomène atteint les cadres, relativement épargnés jusque-là: en France, on a observé 23% de plus de licenciements de cadres en novembre 1992 qu'au même mois de l'année précédente. C'est la catégorie de travailleurs pour laquelle le chômage a le plus augmenté.

    L'erreur, car il y en a une, vient du fait que lorsqu'on observe à court terme, on n'observe pas la croissance, on observe l'accélération du taux de la croissance. À organisation socio-économique constante, à technologies constantes, si vous produisez plus, vous avez tendance à utiliser davantage de main-d'oeuvre. Mais la croissance est un phénomène de longue période, qui repose sur des mutations technologiques et sur une réorganisation des entreprises et des sociétés qui, sous leurs formes actuelles, ont pour objet de supprimer des emplois. D'où la deuxième confusion.

    2. La confusion entre le remède et la cause du mal

    Dans tous les systèmes économiques du monde, toute croissance repose sur l'apparition d'un surplus, d'une part de profit qu'on dégage du produit national et qui est destinée à être investie en partie. Or, normalement, le surplus ainsi produit, et qui n'est pas immédiatement consommé, se partage entre:

    - les travailleurs, sous forme d'augmentation des salaires, de réduction des horaires de travail ou d'accroissement du volume de l'emploi.
    - les consommateurs, sous forme d'amélioration du pouvoir d'achat.
    - le capital, sous forme de rémunération du capital financier (dividendes), et de développement ou d'améliorations du capital technique (investissements indispensables pour que le système continue à croître et à produire de nouveaux surplus).

    C'est ainsi qu'au long des décennies, à travers rapports de forces et conflits, se sont améliorés les salaires, les niveaux de production, de consommation, le volume de l'emploi, cependant que diminuait le temps de travail (un ouvrier travaillait 4 000 heures par an, il y a un siècle et demi, contre environ 1 600 heures de nos jours). Mais en quoi est-ce différent aujourd'hui?

    Le fait nouveau réside dans ce qu'on appelle la globalisation de l'espace mondial. C'est l'émergence de l'immatériel, par le développement des nouvelles technologies de l'information et de la communication, qui fait en sorte que la planète tout entière devient un seul et même espace. Ajoutez à cela une déréglementation "à la Reagan" et une politique de libre-échange, conçue comme une sorte de dogme intouchable, et vous avez les conditions d'une concurrence internationale débridée qui modifie totalement les données du problème. En France, par exemple, les directeurs de firmes comme Alcatel Cit ou Thomson S.A. insistent sur la nécessité de gagner chaque année 8 à 10% de productivité sous peine de perdre leurs parts de marché. Comme seulement 3 à 4% de ces gains peuvent être obtenus par le chiffre d'affaires, le reste (5 à 6%) repose nécessairement sur les réductions d'effectifs. Dans l'industrie automobile, c'est 12% de productivité que Peugeot a gagné en 1992 et Citroën en 1993. 

    Cette pression permanente a pour effet d'orienter prioritairement les surplus vers l'investissement de productivité qui engendre de nouveaux surplus, lesquels seront à leur tour orientés vers ce même type d'investissement qui... etc. On entre dans un véritable cercle vicieux: la machine chasse l'homme de son travail, induit un phénomène d'exclusion sociale, car le travail reste encore aujourd'hui le principal facteur d'insertion, et comprime les salaires. On explique aux travailleurs qu'ils doivent accepter des sacrifices sur leur revenu pour préserver leur emploi: ce n'est plus le surplus qui alimente l'augmentation des salaires ou de l'emploi, mais la baisse de ces derniers qui alimente la formation des surplus. "Surplus pour surplus", la machine économique tourne à vide, sans finalité. C'est le non-sens absolu.

    Jusqu'à une époque récente cependant, les réductions d'effectifs apparaissaient comme la sanction d'un échec: la firme, ne parvenant plus à soutenir la compétition, réduisait ses effectifs pour tenter de sauver les meubles. Depuis quelques années, un tournant décisif a été franchi. Les mêmes firmes annoncent simultanément d'excellentes performances financières et des réductions d'effectifs. En 1992 par exemple, Citroën établit clairement le lien entre ses bons résultats, son projet de gagner encore 12% de productivité et le licenciement de 1 629 travailleurs. Les réductions d'effectifs deviennent alors un moyen normal de gestion. Elles entrent dans la logique du système. Le non-sens devient le sens.

    Cela s'aggrave de ce que l'on peut appeler un "dumping social". Dans ce monde globalisé, où la sphère financière prend le contrôle de la sphère productive, la gestion des entreprises n'obéit plus à une logique de production, de mise en valeur d'un territoire d'amélioration du bien-être des hommes, mais de rentabilisation d'un patrimoine financier. On délocalise ici et transfère là pour contourner les systèmes de protection ou pour rechercher les salaires les plus bas. L'exemple qui a fait quelque bruit en France, récemment, est celui de Hoover qui a supprimé 600 emplois dans la région de Longvic pour les transférer en Écosse où l'existence de 20% de chômeurs permettait de bénéficier à la fois de salaires inférieurs de 37% et de syndicats plus "compréhensifs".

    Le télétravail, dont certains attendent qu'il permette de revivifier les zones les plus déprimées du pays, ne peut en fait qu'aggraver la situation. Pourquoi s'arrêterait-il aux frontières? Il ne peut qu'amplifier les transferts d'emplois vers les pays à bas salaire. Swissair, par exemple, déplace son service comptable en Inde.

    La question qu'il faut poser n'est donc pas "croissance ou non-croissance", mais "quelle croissance?". Et c'est ici qu'apparaît la troisième confusion.

    3. La confusion entre croissance et développement

    Le travail restant, jusqu'à nouvel ordre, le principal facteur d'intégration, l'exclusion de l'emploi constitue le principal mécanisme d'exclusion sociale. Mais il existe aussi une exclusion par l'emploi, liée à la multiplication des "petits boulots", à faible productivité, précaires et mal rémunérés, introduisant deux catégories de travailleurs au sein même de la population exerçant un métier. Lorsque la croissance est ainsi fondée sur l'exclusion sociale et que les performances de l'appareil économique sont appréciées indépendamment de la ressource humaine, on voit apparaître la différence entre la croissance et le développement.

    La croissance se réfère à la performance de la sphère économique évaluée indépendamment de sa relation avec les sphères humaine et naturelle. C'est un concept quantitatif et unidimensionnel. La croissance se mesure à l'augmentation du produit national.

    Le développement, en revanche, s'apprécie, bien sûr, dans la sphère économique, mais il s'apprécie aussi à la qualité de la relation entre les hommes, au bien-être qui est dispensé dans la sphère humaine, ou qui ne l'est pas, et il s'apprécie aussi aux conséquences sur la relation entre les hommes et leur milieu naturel. Et lorsque l'augmentation du produit national entraîne à la fois un phénomène de déculturation, d'effondrement des cultures nationales, un phénomène d'exclusion sociale et un phénomène de dégradation du milieu naturel, c'est peut-être de la croissance, mais ce n'est certes pas du développement. 

    Est-ce qu'il y a une croissance qui serait en même temps un développement, c'est-à-dire qui permettrait d'assurer le mieux-être des hommes?

    Source

    L'Agora, vol. 1, no 5, février 1994.
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2014-01-23
    Informations
    L'auteur

    Andrée Mathieu
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