Homo Statinisus

Pierre Biron

Certains médicaments sont des coupe-liberté. C'est le cas des statines (Crestor, Lipitor, etc.), ces médicaments surprescrits au point d'être proscrits. Cet article bien senti est une excellente introduction à un document PDF du même auteur, document intitulé Statinisation, contenant, commentés et férérencés, les titres d'une centaine de livres, de revues et d'articles récents sur le sujet.

 

La source: le document Statinisation.

J'aimerais soumettre l'idée que le dépistage du cholestérol mène à une perte de liberté individuelle des bien-portants. Celui qui deviendra statinisé pour la vie devient dépendant du médecin sans pourtant être malade, soumis à des cholestérolémies de suivi pour la vie, étiqueté 'malade de son cholestérol', libellé personne 'à risque', exposé aux interactions médicamenteuses et aux effets indésirables, à risque de surprime d'assurance santé / voyage, etc., et source bien involontaire d'énormes dépenses à même le budget public de la santé.



L'homme sain, Homo Vivens, est un homme libre (sanitairement parlant); Homo Statinisus ne l'est plus. La femme bien-portante et statinisée à vie est une femme marquée, marquée pour la vie. Sans espoir de prolonger sa vie de cette façon. Pire, c'est aussi le cas de la coronarienne statinisée.
Quant à l'homme, s'il n'est pas coronarien, s'il dépasse 75-80 ans, la statinisation ne prolongera pas sa vie lui non plus. Et le coronarien plus jeune ne gagnera que quelques jours de vie pour chaque année de statinisation.

À quand un moratoire sur la cholestérolémie de dépistage des bien-portants? Et sur la répétition "à vie" d'innombrables cholestérolémies de suivi puisque les quelques jours de vie gagnés par année de statinisation d'hommes coronariens pas trop âgés ne résultent pas - et même les ayatollahs du cholestérol l'admettent enfin - de l'abaissement de la cholestérolémie. Un cholestérol bas ou haut n'est pas un gage de longue vie mais laissons le tranquille car rien ne sert de l'altérer artificiellement par nos poisons à petite dose.

Évidemment je fais abstraction dans cette argumentation des très rares hyperlipidémies familiales. Mais ce ne sont pas ces victimes génétiques qui grugent nos budgets pharmaceutiques. On les dépiste de toute façon par leur histoire.

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