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    Dossier: Écrivain

    George Orwell et Jane Austen : deux écrivains au coeur des débats d’aujourd’hui

    Stéphane Stapinsky

    Depuis que Kellyanne Conway, la porte-parole de Trump, a évoqué, en janvier dernier la notion de « réalité alternative », les œuvres de l’écrivain anglais George Orwell ont la cote. Son roman 1984 a même été quelque temps en tête des ventes sur Amazon, et le USA Today l’a mis en première place dans la liste de suggestion de lectures qu’il propose à ses lecteurs. Bon nombre de journalistes et de chroniqueurs en ont fait la promotion. Dès le 26 janvier, Michiko Kakutani, du New York Times, nous disait "Why ‘1984’ Is a 2017 must-read". De nouvelles présentations du film 1984, avec l’acteur John Hurt, ont même eu lieu dans 180 salles de cinéma, dans 43 États américains. Il fut aussi projeté au Québec et au Canada. Novlangue, Big Brother, “La guerre est la paix”, “deux plus deux font cinq”, tous les clichés habituels tirés du roman d’Orwell sont ressortis afin de critiquer le nouveau président américain.

    Il s’agit évidemment d’une utilisation de l’œuvre d’Orwell motivée par des raisons politiques. Quand on lit l’article de Kakutani, on se demande dans quel monde vit le commentateur. Les États-Unis, en dépit de tous leurs défauts, restent une grande démocratie. Ils ne sont pas un état totalitaire en devenir. Avec ou sans Trump.

    C’est le problème que pose la lecture des grands auteurs. Leurs œuvres, riches et complexes, rendent possibles des lectures variées, parfois contradictoires. L’œuvre d’Orwell, y compris 1984, demeure essentielle pour comprendre notre époque. Et elle est au-delà de toute partisannerie mesquine. Pour ne parler que des États-Unis, les aspects qu’Orwell met en évidence dans son célèbre roman lorsqu’il décrit la conduite du gouvernement (surveillance, contrôle, propagande, manipulations de l’information, etc.) s’appliquent en fait à tous les gouvernements américains récents, celui d’Obama y compris. Parlons-en à Edward Snowden…

    Orwell intéresse aussi la droite…

    Si, au cours des premières semaines de 2017, la référence à Orwell fut surtout le fait du camp progressiste, la pensée de l’écrivain a également une pertinence pour la droite. Elle se révèle éminemment utile pour décrypter certains comportements d’une partie de la gauche à notre époque.

    Si on tient absolument à utiliser les romans d’Orwell comme grille de lecture, on pourrait en premier lieu appliquer celle-ci à l’examen des manifestations du politiquement correct qui fleurissent à nouveau sur les campus. Cette haine de la liberté d’expression qu’on y constate aurait fait horreur à Orwell, « car Orwell haïssait tout système qui empêchait la libre pensée ».  

    La manipulation du langage et de la vérité est de nos jours, il faut le souligner, davantage le fait des activistes d’extrême gauche que des partisans de Trump. La police du langage qui règne dans les universités (on l’a vu à Berkeley mais aussi à l’UQAM) aurait tout à fait sa place dans l’univers dystopique d’Orwell.

    « La police de la pensée de Big Brother est particulièrement perverse car elle travaille à supprimer les idées avant qu’elles ne soient énoncées. Conserver des traces de ce que les gens disent et font est une simple étape en vue du jour où ils seront conditionnés à un point tel qu’il tueront eux-mêmes dans l’oeuf, avant même qu’il puisse s’accomplir, tout “crime de pensée”. Ce processus est la garantie ultime du pouvoir de Big Brother. "Seule la police de la pensée a de l’importance", nous dit-on dans 1984. L'idée est d’instaurer en permanence une culture de l’intimidation qui obligera chacun à s'autocensurer. » (1)

    Ceux qui nous plongent dans une réalité alternative, dans un monde irréel, presque fou, ce sont d’abord et avant tout de nos jours les Social Justice Warriors les plus agressifs, les militants antiracistes ou LGTB.

    Quelques exemples de cette irréalité:

    Des confessionnaux sont établis à l'Université de Regina (Saskatchewan) afin que les étudiants mâles puissent venir y confesser les péchés de leur virilité…

    Des étudiants fanatisés attaquent un joueur de basket-ball lors d’un match en raison de sa chevelure. Raison : appropriation culturelle.

    Suppression, à l'Université d'Ottawa, des cours de yoga pour la même raison…

    Parution d’articles visant à convaincre que les musulmans sont les vrais féministes et que Mahomet était lui-même féministe…

    Pour illustrer le phénomène des fakes news (fausses nouvelles), je mentionnerais le cas de ces étudiants de l’université Harvard, qui ont affiché des soi-disant avis de déportation de migrants après que Trump eût commencé à mettre en œuvre sa politique…

    Quel meilleur exemple de réalité alternative que l’approche du genre que tentent d’imposer les plus radicaux des militants LGTB. Faire croire, par exemple, que l’on pourrait « changer de genre plusieurs fois par jour », au gré de sa fantaisie, et s’attendre à ce que les gouvernements valident une telle imposture. Ou essayer d’imposer une langue artificielle, arbitraire (la question des prénoms), au mépris de toute réalité.

    Je pense aussi à ces athlètes transgenres (des hommes à l’origine, qui se disent maintenant femmes, et qui ont ou non subi une opération des organes génitaux). On veut faire semblant de croire qu’ils concourent à égalité avec les vraies femmes auxquelles ils sont confrontés. Comme le disait un commentateur, « un athlète masculin qui ne réussit pas à vaincre d’autres hommes n’a qu’à prétendre être un transgenre et il gagnera les compétitons féminines. » (2) Le cas de cette haltérophile transgenre néo-zélandaise, qui brise un record à la suite de l'autre et déclasse complètement ses adversaires féminines, pose très bien le problème.

    Avoir un corps d’homme et se dire femme, et être en compétition avec de vraies femmes, comme si de rien n’était, avec la caution des plus hautes autorités (CIO, associations sportives, etc.), voilà assurément une réalité très orwellienne…

    Comme on le voit, tant la gauche que la droite s’appuient sur l’œuvre d’Orwell dans leur combat politique et idéologique. Cette réalité déborde le contexte anglo-saxon et le cadre américain.

    En France, Télé Orwell est forcée de changer de nom

    En effet, une autre polémique concernant l’écrivain anglais a fait les manchettes en France en ce début d’année.

    La journaliste Natasha Polony et le Comité Orwell ont décidé, il y a quelques semaines, de lancer une web TV, qu’ils ont baptisée Orwell TV. Certains leaders d’opinion de gauche s’insurgèrent :  on parla de récupération de la part de Polony et du Comité Orwell. Le journal Libération dénonça une “une OPA souverainiste” sur l’écrivain anglais.

    Dans le cas de l’initiative de Polony, il ne s’agissait pas de créer un institut de recherche qui se serait livrée à une analyse rigoureuse de l’œuvre d’Orwell. Il s’agissait simplement d’une chaîne télé sur internet, et la référence à Orwell était un hommage à un penseur exceptionnel. Ce que les initiateurs du projet retenaient de lui, c’était sa liberté de pensée, sa critique du totalitarisme, toujours pertinente à notre époque. Où donc est le problème?

    En fait, ce qui était inacceptable pour cette gauche, c’était l’orientation politique de droite de Polony et du comité Orwell, leurs positions souverainistes. S’ils avaient été de fervents défenseurs de l’Union européenne, il n’y aurait pas eu de problème.

    Orwell n’étant pas du domaine public en France, ses héritiers possèdent également un droit moral permettant de contrôler l’usage de son nom. Dans le plus pur style orwellien, un certain André Loez, professeur d’histoire en classes préparatoires (et collaborateur au Monde), choqué par cette “récupération” de Polony et consort., a joué les délateurs. Il a de son propre chef dénoncé le “larcin” du comité Orwell, à l’exécuteur testamentaire d’Orwell, M. Bill Hamilton, qui s’en est bien sûr offusqué et a demandé que l’on fasse disparaître du nom de la chaîne toute référence à Orwell.

    Le quotidien Libération a fait grand écho à cette histoire. Il faut dire que Laurent Joffrin, qui en est le directeur, s’était scandalisé, l’an dernier, dans un texte, de  la “récupération” de l’œuvre d’Orwell par une certaine droite. Pour lui, “le Comité Orwell est en fait un comité anti-Orwell”. Joffrin n’était toutefois pas allé jusqu’à la délation.

    Dans cette affaire, ceux qui font une “OPA” sur Orwell sont plutôt, me semble-t-il, à gauche de l’échiquier politique. Ils prétendent avoir le monopole sur les lectures qu’on peut proposer de l’écrivain. Au nom de quoi des auteurs de droite ne pourraient-ils pas interpréter Orwell, s’inspirer de lui -- comme peuvent le faire, et à bon droit, des auteurs de gauche, ou d’extrême gauche? D’où vient cette volonté de censurer les uns, et de permettre aux autres de s’exprimer? Je le répète : il n’était pas dans les intentions de Polony et du Comité Orwell de proposer une lecture savante, érudite, exhaustive de la pensée de l’écrivain. Dès lors, il ne leur était pas interdit de privilégier certains axes de la pensée d’Orwell, plutôt que d’autres. Ou de lui rendre hommage en donnant son nom à la nouvelle chaîne.

    Pour Joffrin, “Souverainistes, libéraux, nationalistes, défenseurs du capital, anti-Européens : toute la vie d’Orwell est aux antipodes de ces héritiers qui le trahissent en croyant lui rendre hommage.” L’œuvre d’Orwell m’apparaît aussi très éloignée de la position de libéraux-libertaires comme Joffrin. Il n’aurait assurément pas soutenu une Europe ultralibérale et bureaucratique dont Joffrin, bien qu’il s’en défende, est une des cautions intellectuelles. Il serait sans doute très mal à l’aise par la rectitude politique qui s’étale à pleines pages dans le quotidien français. Joffrin est de fait très mal placé pour revendiquer une parenté avec la pensée d’Orwell.

    On dénonce la lecture de Jane Austen par l’alt-right

    Autre débat concernant un écrivain dans la foulée de l’élection de Trump : la référence à l’œuvre de Jane Austen dans le discours de l’Alt-right américaine (cette cohorte de suprémacistes et de nationalistes blancs, ainsi que de libertariens, souvent racistes et antisémites).

    C’est une spécialiste de la littérature anglaise de l’université du Colorado, Nicole Wright, qui a constaté cet intérêt pour l’écrivain britannique dans les milieux américains d’extrême-droite, à la suite d’une causerie du provocateur britannique Milo Yiannopoulos donnée dans son institution. En poussant l’analyse plus loin, elle a pu mettre en évidence les principaux points de la grille de lecture de l’œuvre d’Austen proposée par les chroniqueurs de l’alt-right : 1) un symbole de la pureté sexuelle 2) une interprète classique d’une culture traditionnelle des Blancs maintenant disparue; et 3) une exception à la règle prouvant l’infériorité de la femme (femelle).

    Pour elle, il s’agit évidemment d’une récupération abusive : « ... ces hommes dénaturent l’œuvre de Austen en faisant de ses romans des ébauches de plans pour un état fondé sur l’ethnicité. Au contraire, ceux-ci peuvent être un antidote contre les stratégies utilisées par la alt-right.»

    Les idéologues de l’alt-right sont évidemment dans l’erreur. Comme l’écrit une spécialiste australienne «… la pure Angleterre de ces interprétations est un mythe qui a toujours existé. Nous ne disposons pas de photographies de l’époque d’Austen et les Georgiens n’avaient pas eu l’idée de recueillir les statistiques démographiques que nous aimons tant citer sur la race blanche. Et cependant il y avait une grande quantité de Noirs parmi les gens des différentes races et nations qui vivaient en Angleterre à l’époque de Jane Austen» (3).

    Soit. Mais faut-il faire un plat de tout cela? Ce n’est pas la première récupération politique dont l’œuvre d’Austen fait l’objet. On peut penser, au 19e siècle, à Rudyard Kipling: « Comment peut-on oublier que l’un de ses plus fervents admirateurs, fut l’ardent impérialiste Rudyard Kipling : ‘’Gloire, amour et honneur à notre Jane anglaise ,a-t-il écrit dans un poème rempli d’une fervente fierté nationale.» (4)

    Et d’autres récupérations sont plus récentes, à l’autre bout du spectre politique. Ainsi que l’évoquait Freya Johnston dans le magazine The Prospect, « Austen a été cataloguée au fil des ans [par les uns et les autres] comme ''une conservatrice et une radicale, une femme prude et une aguicheuse, tantôt favorable à la colonisation, tantôt contre, une féministe et une parfaite salope''» (5).

    Ces interprétations post-modernes, post-coloniales, féministes que la gauche tolère, et pour cause, sont-elles nécessairement de meilleure qualité que les délires suprémacistes de l’extrême droite? J’ose cette question que d’aucuns jugeront provocatrice. Personnellement, je n’en suis pas convaincu. Il faudrait à tout le moins juger sur pièce.

    Selon un chroniqueur du journal britannique The Guardian, «Les racistes et les bigots ont essayé d’associer leurs dogmes à cette auteure tant aimée mais ils ne semblent pas avoir lue». Le problème, ce n’est pas que les militants de l’alt-right n’aient pas lu ses livres. Le problème, et cela s’applique également à ce que nous avons dit d’Orwell, c’est qu’une certaine gauche doive encore apprendre qu’elle ne possède pas le monopole de la vérité sur les grands auteurs…

    Je me contrefiche de l’interprétation que propose d’Austen l’extrême-droite américaine, qui sert visiblement à conforter ses thèses. Ce qui m’agace, par contre, c’est de voir certains, au sein du camp progressiste, s’en offusquer comme d’un crime, alors que la gauche pratique elle aussi, depuis toujours, ce genre d’appropriation.

    Personne n’est propriétaire de l’œuvre d’un écrivain, encore moins de son interprétation. Tout doit se régler dans un débat d’idées. Vous publiez des textes sur un auteur. Si je ne suis pas d’accord avec vous, je vous répondrai avec un texte. Je ne vais pas tenter de vous bâillonner. Je ne vais pas essayer de vous faire taire par des excommunications, des incantations, des procès, au sens propre ou figuré.

    Quoi qu’il en soit, un grand auteur, faut-il le rappeler, réussira toujours à échapper aux réductions, de droite comme de gauche, qu’on tentera de lui imposer.

    Notes

    (1) Traduction libre de : “Big Brother’s Thought Police are so insidious because they work to suppress ideas before any words are spoken. Keeping track of what people say and do is simply preparation for the day when they will be so self-conscious that they will banish “thoughtcrime” before it begins. This process is Big Brother’s ultimate safeguard. “Only the Thought Police mattered,” Nineteen Eighty-Four tells us. The idea is to establish a constant culture of intimidation that will force people to censor themselves.”
    http://www.theglobeandmail.com/arts/books-and-media/george-orwells-nineteen-eighty-four-in-the-age-oftrump/article33776339/
    (2) Traduction libre de : « if you're a male athlete and can't beat fellow men, pretend to be trans and win all women's competition» -- https://milo.yiannopoulos.net/2017/03/transgender-weightlifting/
    (3) Traduction libre de : «… the white England of these assumptions is a myth, and always has been. We don't have photographs of Austen's era, and the Georgians had no concept of collecting the kind of demographic statistics that we're so fond of quoting. Nevertheless, there were plenty of black people (…) along with people from many other national and ethnic backgrounds living in Jane Austen's England.» (Olivia Murphy, Regency Lives Matter: Jane Austen So White? Not So Fast ..., ABC Religion and Ethics, 7 avril 2017)
    (4) Traduction libre de : Who can forget that one of her most famous admirers was the arch-imperialist Rudyard Kipling? “Glory, love, and honor unto England’s Jane!” he wrote, in a verse aglow with warm national pride. (http://www.theamericanconservative.com/articles/jane-austen-will-survive-the-alt-right/)
    (5) Traduction libre de : “Austen has been repackaged down the years as “a conservative and a radical, a prude and a saucepot, pro- and anti-colonial, a feminist and a downright bitch.” -- cité par : http://www.theamericanconservative.com/articles/jane-austen-will-survive-the-alt-right/

    Date de création : 2017-04-30 | Date de modification : 2017-05-01
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    L'auteur

    Stéphane Stapinsky
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    Auteurs, littérature
    Léon Daudet
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