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    Dossier: Blues

    Elmore James, mon ami, mon frère

    Stéphane Stapinsky

    Sans le savoir, je suis entré par la grande porte dans le temple du blues. Il y a de ça de plusieurs années, alors qu’existaient encore un grand nombre de petits magasins de disques d’occasion (un plaisir que ne connaîtront plus hélas les générations à venir), j’ai acheté par curiosité un coffret consacré au musicien noir Elmore James, dont on commémorait, en mai, les cinquante ans de la disparition.

    En écoutant cette musique, c’est comme si j’avais mis un doigt humide dans une prise électrique. Je n’avais jamais entendu de ma vie quelque chose de semblable. Une voix, que je ne peux qualifier de belle selon des critères esthétiques, une voix éraillée, usée par la vie, mais d’une telle intensité, si bouleversante. En même temps, perceptibles, des nuances infinies dans l’émission… Et cette guitare… Ces riffs à la sonorité sale, crasseuse, distordue, en raison de l’utilisation du « bottleneck » (« goulot de bouteille »), ce petit tube de verre ou de métal que le guitariste fait glisser sur les cordes… Mais aussi ce jeu souvent plus discret, plus subtil, sorte de ponctuation qui accompagne les envolées de la voix… 

    Je crois bien avoir ressenti là quelque chose d’aussi fort que ce qu’avait pu éprouver un amateur belge, Georges Adins, à l’audition du bluesman en 1959, au Thelma’s Lounge, à Chicago : « Avant même de pousser la porte d’entrée du club, nous pouvions entendre le son violent de la guitare d'Elmore. Bien que l'endroit fût bondé, nous avions réussi à trouver une place à proximité de l’estrade où jouaient les musiciens... Avec des lunettes épaisses, le visage de Elmore a toujours un regard expressif et dramatique, surtout quand il est absorbé par un blues lents.

    Ayant une voix puissante et brute, il n'a pas vraiment besoin d'un micro ... Elmore a chanté son blues avec un « feeling » particulier, une émotion et une profondeur qui révèlent son origine rurale... avec le soutien de sa guitare ... qui était tout aussi rude, violente et expressive ... en utilisant la plupart du temps la technique « bottleneck » (« goulot de bouteille »). Elmore produit, avec sa guitare, une sonorité comme je n’en ai jamais entendu de pareille ... et quand il s’est laissé aller à la guitare, l’auditoire est devenu frénétique. (…) [C’est le]«chanteur et guitariste de blues le plus excitant et plus dramatique que je n'ai jamais entendu… » (1)

    Elmore James en pleine action

    Source en ligne : http://magicjukebox.blogspot.ca/2012/03/i-must-have-did-somebody-wrong.html

    « Il n'y a jamais un seul moment, lorsque vous écoutez l’un de ses disques, où vous sentez – quelque familière que soit la structure de la pièce – qu’il joue de manière routinière simplement pour encaisser un chèque. Elmore James a toujours donné tout ce qu'il avait en lui, tout ce qu'il pouvait investir émotionnellement lorsqu’il jouait une piece. » (2) 

    Né en 1918 à Richland, dans le Mississippi, le future bluesman semble promis au destin d’un « mauvais pauvre » de cet État du sud des Etats-Unis, au cœur des plantations et du pays ségrégationniste. Il est l’enfant illégitime d’une jeune fille de 15 ans. Il vit, avec sa mère et un homme qui est probablement son père, l’existence d’un sous-prolétaire noir oeuvrant dans le monde agricole. Les jours sont rythmés par le travail, très dur, et par quelques moments de détente, à la maison. Ceux-ci sont habités par la musique. Comme beaucoup de futurs musiciens noirs, qui ont vécu la pauvreté dans leurs jeunes années, il n’a pas les moyens d’acquérir de véritables instruments. Débrouillard, ayant déjà certaines aptitudes au travail manuel, il s’en fera un, avec une corde de balai qu’il accroche au mur de la maison. Un peu plus tard, il se construira sa propre petite guitare à trois cordes, encore une fois avec les moyens du bord. En un sens, dès ce moment, sa carrière est lancée.

    Au Québec, on a souvent dit que le sacerdoce était autrefois, pour les jeunes des milieux pauvres, une possibilité pour eux de s’élever socialement. Pour les noirs américains de cette époque, la musique, jazz et blues, reste l’un des rares voies possibles d’avancement social.

    En 1937, il se marie. Cependant, cette union ne dura pas, Elmore ayant préféré, à la sécurité du mariage, l’indépendance de sa vie de musicien et une passion funeste pour le « moonshine » (alcool distillé de contrebande, à très haute teneur en alcool).

    C’est à cette époque qu’il fera la rencontre déterminante de sa vie sur le plan musical, celle de cet autre bluesman célébrissime, Robert Johnson, autour duquel a été tissée la légende du musicien qui vend son âme au diable, au croisement des routes (Crossroads), afin de pouvoir bénéficier d’un talent unique. Cette relation, hélas, sera de courte durée, Robert Johnson étant mort assassiné en juin 1938. Pourtant, il avait eu le temps de faire grande impression sur son jeune ami : « Il laissa sur Elmore une marque indélébile, avec ses prouesses au "bottleneck", son approche vocale passionnée et certains éléments de son répertoire, en particulier la chanson « Dust My Broom ». (3)»

    A la même époque, il fait la rencontre de l’harmoniciste Rice Miller, connu aussi sous le nom de Sonny Boy Williamson (le deuxième du nom), avec qui il enregistra, bien des années plus tard, un disque mémorable.

    Elmore James (à gauche) et Sonny Boy Williamson II (dr.). Probablement au début des années 1950

    Source en ligne : http://american-music.forum-actif.eu/t82-elmore-james


    Il continue à jouer, à gauche et à droite, alors que survient le second conflit mondial. Après avoir servi sous les drapeaux dans le Pacifique de 1943 à 1945, il est forcé, pour vivre, de travailler dans l’atelier de réparation de radio d’un de ses amis. Ce fait ne sera pas sans intérêt pour la suite des choses. C’est là en effet qu’il commencera à « bidouiller » les amplificateurs et autres gadgets électriques, qu’il branchera plus tard à sa guitare. L’époque découvrait la sonorité « électrique ». C’est aussi dans ces années-là qu’il prend conscience du problème cardiaque qui devait quelques années plus tard l’emporter.

    En 1951, son ami Sonny Boy Williamson l’attire à Canton (Mississippi) pour une séance d’enregistrement, à l’instigation de Lillian McMurray, propriétaire de la maison de disque Trumpet. En août de la même année, lors d’une autre séance, Elmore se laisse convaincre de jouer sa propre version du grand classique de Robert Johnson, « Dust My Broom ». Voici ce qu’en dit Les Fancourt : « Le sentiment d'urgence et le rythme de Johnson avaient été retenus par Elmore James, mais maintenant, avec l’ajout de l'électricité, la sonorité était fraîche et vivifiante ; grâce au « bottleneck », il allait créer cette combinaison d'accords qui allait devenir sa marque de commerce. L'héritage de Robert Johnson était devenu électrique. » (4) Quelqu’un avait enregistré la chanson à son insu. On en fit un disque qui fut un succès au palmarès du Rhythm and Blues. Ce fut une oeuvre marquante pour lui, qu’il réenregistra plusieurs fois au cours de sa brève carrière, parfois sous des titres différents. 

    Sa carrière s’intensifia au cours des années 1950. Il enregistra pour diverses étiquettes, dans tous les coins du pays (Chicago, Los Angeles, Nouvelle Orléans, Mississippi). Il joua avec des ensembles variés, produisant à chaque fois des sonorités différentes, tantôt plus brutes, tantôt plus douces et plus « jazzées ». Un mois avant sa mort, le 24 mai 1963, il fréquentait encore les studios.

    Il est disparu tout juste avant le renouveau d’intérêt pour le blues apporté par la nouvelle génération de chanteurs rock, anglais notamment (Rolling Stones, Animal, Fleetwood Mack, etc.). Il n’a pas pu en bénéficier, même s’il fut une influence marquante pour bon nombre de ces artistes blancs, principalement pour son jeu unique à la guitare "slide". Pensons à Eric Clapton, à George Thorogood, aux frères Vaughan, à Jeremy Spencer (de Fleetwood Mack), à Duane Allman, pour ne nommer qu’une infime partie de cette vaste cohorte des admirateurs (et des débiteurs) d'Elmore. Il a aussi influencé directement plusieurs bluesman noirs : son cousin Homesick James, Hound Dog Taylor, J. B. Hutto, pour ne nommer que les principaux, dont le jeu ressemble beaucoup au sien. Fait à noter : il a eu un fils d’un mariage plus tardif, qui est aussi devenu bluesman. Son style se rapproche d’ailleurs beaucoup de celui de son père.

    La musique d’Elmore James se situe à la charnière entre le blues de la campagne et celui de la ville, entre les formes plus anciennes de blues acoustique et le nouveau blues ayant adopté l’électrification. On peut voir la différence entre la première version enregistrée de sa chanson la plus connue (« Dust my broom »), où il est accompagné par l’harmoniciste Sonny Boy Williamson II, qui sonne encore à l’ancienne malgré l’électrification, et cette autre version, postérieure de quelques années, ma préférée, au rythme parfait, à la sonorité plus moderne, plus tendue, plus "resserrée", et avec, lorsqu'il prononce certains mots, cette voix traînante... Enfin cette autre, tardive également, avec un ensemble plus délié où le piano se fait très présent, et dont le style vocal déclamatoire est d’une grande intensité.

    Il ne m’est pas possible de présenter longuement ici le corpus « elmorien ». J’invite le lecteur intéressé à acquérir l’un ou l’autre des nombreuses compilations disponibles sur le marché. Il ne sera pas déçu. (En accédant à ce lien, je vous propose en attendant de télécharger quelques-unes de ses chansons au format mp3.) Tout au plus me permettrais-je ici d’indiquer certaines, parmi ses œuvres, qui me tiennent tout particulièrement à cœur, ainsi que les grands thèmes que l’artiste développe.

    Pour qui les écouterait les unes à la suite des autres, les chansons d’Elmore James pourraient paraître répétitives. Il est exact que plusieurs d’entre elles présentent des similitudes sur le plan de la structure. Certaines même sont presque des clones. Mais il ne faut pas, à mon sens, voir cela comme un manque de créativité du bluesman. Non, il s’agit plutôt de variations sur une même trajectoire fondamentale. Il s’agit, d’une chanson à l’autre, de la poursuite d’une même recherche.

    Le thème de l’amour, de l’amour déçu, trompé, est évidemment omniprésent, comme dans la plupart des chanson de blues de l’époque. La femme est, la plupart du temps, vue assez négativement, elle est celle qui trompe, qui trahit, qui ruine un homme, mais dont on ne peut se passer. Une magnifique chanson, très émouvante, contraste avec ce « machisme ». Elle a pour titre : « It Hurts Me Too » et raconte l’histoire d’un homme qui aime femme qui aime un homme qui la maltraite et la trompe, et que le premier homme voudrait bien « sauver » de ce triste destin. 

    Le thème de l’étranger, de l’étrangeté, parcourt également l’ensemble de sa production. Celui qui arrive en un lieu, et qui y est mal reçu, et qui doit repartir. Celui qui est mal à l’aise en société. Ce que les notices biographiques nous apprennent de lui, c’est qu’il était de nature timide. Plusieurs des photos qui nous restent de lui nous le montrent visiblement mal à l’aise au milieu des autres. On dirait qu’il n’est pas tout à fait à sa place. Avec ses grosses lunettes, avec ses vêtements mal ajustés, il a l’air de mal habiter son corps, de manquer d'assurance. Il paraît très différent de ces "Gibraltar" de la musique que sont les Muddy Waters, Hownlin' Wolf,  B. B. King...

    A Chicago (années 1950). Elmore James (à l'extrême gauche, bien droit et sérieux ...) avec des collègues bluesmen qui, eux, ont bien du plaisir : Sonny Boy Williamson II, Tommy McClennan et Little Walter

    Source en ligne : http://mygang.tumblr.com/post/10160194483/elmore-james-sonnyboy-williamson-ii-tommy


    Dans les dernières années de sa vie, il a enregistré avec des ensembles musicaux comprenant, outre les guitare, basse et batteries habituelles, des cuivres, saxophones et trompettes, ainsi qu’un piano. Certaines des chansons de cette époque sont pour moi stupéfiantes. Je pense, par exemple, à "Anna Lee", à mon sens un des sommets de son écriture, tendue jusqu'à la folie. A l’écoute de cette interprétation, on a par moment le sentiment d’une cacophonie impossible, les sonorités virevoltant dans tous les sens -- c'est presque insoutenable --, et tout à coup, on se concentre sur la voix déchirante d’Elmore, et sur son jeux malgré tout mesuré à la guitare, et l’on voit une âme, avec toutes ses nuances, toutes ses délicatesses, sur le chemin hérissé d'épines de la vie, au milieu du chaos, et qui survit malgré tout...

    Puis-je vous suggérer deux grandes pièces classiques du blues, qu'il s'approprie entièrement et dont il donne des lectures "transfigurées" : "Everyday I Have The Blues" et "Stormy Monday". Enfin, deux autres titres, deux blues lents, où il est à son meilleur, "The Sky is Crying" et "The Sun is Shining", qui sont apparentés sur le plan de la structure musicale (certains disent que le second aurait été écrit antérieurement au premier, d'autres non). Quoi qu'il en soit, tous deux ont leurs particularités, tous deux sont bouleversants.

    Elmore James, un génie. Ses chansons : des chefs-d’œuvre. Disant cela, plusieurs auront envie de me crucifier, je le crains. Ou de me jeter en pâture au diable... Un génie, voyons… Bach. Mozart… Oui, c’est vrai. Ceux qui me connaissent un peu savent que je ne suis pas du genre à tout mettre dans le même panier. Mais comment qualifier autrement que de « géniales » des œuvres dont la fréquentation répétée vous laisse, à chaque fois, avec l’impression de nouvelles découvertes, avec l’impression d’un approfondissement. 

    D’après les résultats d’une recherche menée par des étudiants de l’université Berkeley, et contrairement à une idée reçue, il vaut mieux écouter de la musique triste lorsqu’on a besoin d’être consolé (5). Le blues aurait donc beaucoup d’avenir devant lui… En fait, même si, quand on prononce le mot « blues », on pense à quelque chose de triste, de sombre, de négatif, la réalité est plus complexe. Le blues, en vérité, peut être triste ou joyeux. Ce qui le caractérise, je pense, c’est l’intensité. Et de cette intensité, l’œuvre d’Elmore James n’en manque pas Il peut, en tout cas, nous consoler, si besoin est. Elmore James, mon ami, mon frère. 


    Notes

    (1) Notes de présentation du coffret « Elmore James, king of the slide guitar », Charly R & B, 1992. Traduction libre du passage suivant : « Before we even pushed open the door of the club, we could hear Elmore’s violent guitar sound. Although the place was overcrowded, we managed to find a seat close to the bandstand… wearing thick glasses, Elmore’s face always had an expressive and dramatic look, especially when he was real gone on the slow blues.

    Singing with a strong and rough voice, he really didn’t need a mike… Elmore sang his blues with a particular feeling, an emotion and depth that showed his country background… reinforced by his guitar… which was as rough, violent and expressive… using the bottleneck technique most of the time. Elmore really let his guitar sound as I had never heard a guitar sound before… and when he gave free rein to his guitar, the people in the joint went crazy. » (...)  

    « the most exciting and dramatic blues singer and guitarist that I’ve ever heard. » 

    (2) Cub Koda, notice consacrée à Elmore James, All Music Guide. Traduction libre du passage suivant : « There is never a time when you’re listening to one of his records that you feel – no matter of familiar the structure – that he’s phoning it in just to grab a quick session check. Elmore James always gave it everything he had, everything he could emotionally invest in a number. »

    (3) Les Fancourt. Texte de présentation du coffret « Elmore James, king of the slide guitar », Charly R & B, 1992. Traduction libre du passage suivant : « He left however an indelible inheritance to Elmore, with his bottleneck prowess, the passionate vocal approach and some of his repertoire, especially « Dust My Broom ». » Au 19e siècle, l’expression « get up and dust » voulait dire « partir en vitesse ». Bien avant, le mot « dust » pouvait être employé comme synonyme de départ. A l’époque de la Grande Dépression, il semble que l’expression « dust my broom » voulait dire : « quitter la ville en toute vitesse ». Source : http://jasobrecht.com/dust-broom-story-song/

    (4) Les Fancourt, ibid., p. 6. Traduction libre du passage suivant : « Johnson’s urgency and rhythm had been retained, but now with electricity added, had become fresh and invigorating, with the ringing bottleneck, phrases that would become Elmore’s trademark. The Legacy of Robert Johnson had become electric. »
    (5) http://www.20minutes.fr/societe/1157019-20130516-si-etes-tristes-ecoutez-chansons-encore-plus-tristes
     

    Date de création : 2013-06-20 | Date de modification : 2013-12-28
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    Stéphane Stapinsky
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