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    Dossier: Eugénisme

    « Les pauvres ont trop d'enfants » : une dérive eugéniste au début du XXIe siècle

    Stéphane Stapinsky

    Le terme « eugénisme » évoque pour bon nombre de gens les sinistres expériences médicales du régime nazi ayant pour objectif de « fabriquer » le Surhomme. On oublie souvent qu’au XIXe siècle et au début du XXe, un courant eugéniste important a existé dans les pays démocratiques, principalement dans le monde anglo-saxon, et que la société de droit libérale s’accommodait très bien de lui. Plusieurs grandes figures de la vie intellectuelle de l’époque s’en réclamaient.

    Dans une série policière canadienne-anglaise à caractère historique, Les Enquêtes de Murdoch (Murdoch Mysteries), dont l’action se situe à Toronto au tournant du XXe siècle, la fascination de l’eugénisme parmi les cercles cultivés de l’élite apparaît clairement dans plusieurs épisodes. Dans l’un d’entre eux, on voit même le célèbre écrivain H. G. Wells y faire une conférence devant la « Toronto Society for the Advancement of Eugenic». Je ne sais si le fait est bien réel, mais les préoccupations de plusieurs, parmi les dirigeants de cette époque, étaient clairement orientées vers l’amélioration de « la race » ou de « l’espèce ».

    Aux Etats-Unis, entre 1907 et 1960, plus de 60 000 stérilisations furent pratiquées de force, avec l’aval des tribunaux et du corps médical. Ceux qui étaient visés – handicapés mentaux, alcooliques, criminels violents, délinquants sexuels, «dégénérés» –  avaient aussi fréquemment d’autres caractéristiques en commun : ils étaient pauvres et/ou étaient noirs. De 1907 à 1932, trente-deux Etats américains ont promulgué des lois autorisant la stérilisation forcée. Ce n'est que depuis 1973 que le département de la Santé a interdit cette pratique (1).

    De tout temps, et surtout à l’époque moderne, les pauvres ont posé un problème à la société, et en particulier aux classes dominantes. Dans un article qui a fait date, John Kenneth Galbraith a bien montré comment on a toujours cherché à les faire disparaître de la conscience publique, à les éradiquer « conceptuellement ». On a aussi cherché à limiter leur présence « physique ». Pour certains, comme Malthus, il s’agissait, en assistant le moins possible les pauvres et en limitant leur fécondité, de leur rendre service: « (…) ce n’est pas rendre service aux pauvres que de les aider, (…) cela se retourne contre eux, car plus on les aide, plus ils survivent, et plus ils procréent, et donc, plus il y a de pauvres » (2).

    Celui qu’on considère comme un des fondateurs de l’eugénisme, Francis Galton, décrit ainsi les classes les plus pauvres de Londres : « Leur vie est la vie de sauvages avec des privations extrêmes et des excès occasionnels. [...] Ils ne rendent aucun service utile, ne créent aucune richesse ; le plus souvent ils la détruisent. Ils dégradent tout ce qu’ils touchent, et en tant qu’individus sont sans doute incapables d’amélioration. » 

    Sir Francis Galton. Photo prise vers 1860

    Il proposera donc un eugénisme « négatif » afin de régler le problème que pose cette population «difficile» : « Beaucoup de ceux qui sont familiers avec les habitudes de ces gens n’hésiteraient pas à dire que cela serait pour le pays une économie et un grand bénéfice, si tous les criminels invétérés étaient résolument isolés avec une surveillance charitable et sans la moindre possibilité d’avoir une progéniture. Cela abolirait une source de souffrance et de misère pour la génération future, sans engendrer de détresse injustifiable pour celle existante. »

    Dans la pensée de Galton, pour les classes les plus défavorisées, « tout est ‘biologiquement’ joué d’avance : la société dès lors ne peut pallier leur handicap. Elle doit, au contraire, veiller à ce que le bien commun soit sauvegardé et que la pathologie ne s’étende pas. » (3) 

    Avec la Seconde Guerre mondiale, une certaine forme d’eugénisme, plus radicale, plus expérimentale, associée au nazisme, a été bien sûr discréditée. Mais une variété plus « douce » a continué à exister dans plusieurs parties parties du monde. Le contrôle de la natalité des plus pauvres (et éventuellement leur stérilisation), qui a longtemps fait longtemps partie du projet eugéniste du XXe siècle, en constitue une des facettes. 

    Cette idée continue à circuler aujourd’hui. Elle réapparaît, à certains moments, surtout dans les pays anglo-saxons, où elle avait déjà connu ses heures de gloire au tournant du XXe siècle. Si, à cette époque, l’argument principal invoqué pour empêcher la reproduction des pauvres était la volonté d’améliorer le capital génétique de l’espèce, aujourd’hui, ce sont plutôt des arguments de nature économique qui sont invoqués. C’est avant tout pour ne pas grever les finances publiques qu’on souhaite que les pauvres aient le moins d’enfants possible. Les tenants de cette forme d’eugénisme sont généralement d’avis que bien des assistés et des sans-emploi ont des familles nombreuses afin de soutirer à l’État le plus d’argent possible.

    C’est une vue très superficielle, très connotée idéologiquement, qui fait fi de l’expérience réelle des pauvres, comme en fait foi ce texte du père Joseph Wresinski : 

    « Mais reprocher aux pauvres de concevoir, c’est condamner une société, car cette misère est la conséquence de notre irresponsabilité. (…) C’est pourquoi tout l’effort des pauvres est de refuser la survie. Ils veulent vivre, même s’il leur faut chercher des petits travaux non reconnus, pour n’avoir pas à mendier des secours, même s’il leur faut fuir sur les routes, pour éviter une expulsion ou le placement des enfants.

    C’est pour vivre et continuer à vivre que les pauvres se mettent en ménage et veulent avoir des enfants. " Les pauvres, disait une jeune mère de famille, les pauvres, il faut qu’ils travaillent, sans métier, sans rien. Et ils vivent rien que pour ne pas mourir, Mais ce n’est pas vivre vraiment la vie. Parce que la vie, elle n’est pas comme ça.(4) »

    Alors que le fait, pour les assistés, d’avoir des familles nombreuses est présenté par les critiques des abus de l’État-providence comme une preuve de leur irresponsabilité, de leur inconscience, de leur dégénérescence morale même, les propos du père Wresinski montrent bien qu’on peut y voir au contraire une volonté de vivre et le tenace espoir de s’en sortir un jour et d’améliorer son sort.

    Dans les années 1980, le président américain Ronald Reagan avait créé le mythe de la « Welfare Queen », « driving a pink Cadillac to cash her welfare checks at the liquor store » (« conduisant sa Cadillac rose pour encaisser ses chèques d’aide sociale chez le marchand d’alcool du coin » (5) -- le stéréotype de la femme noire américaine, qui refuse de chercher un emploi et qui a de très nombreux enfants, qu’elle fait vivre en fraudant l’assistance sociale. 

    Aujourd’hui, la presse, notamment les tabloids à scandale anglais, monte aisément en épingle les cas de ces familles nombreuses d’assistés qui survivent dans la dépendance de l’État. Comme cet exemple d’une femme ayant eu 14 enfants, présenté sur un site personnel ne cachant pas sa sympathie pour les idées eugénistes, qui cite une lettre parue dans un de ces journaux sensationnalistes : 

    « Une grande partie du fardeau financier de l’éducation des 14 enfants de Nadya Suleman pourrait échoir sur les épaules des contribuables de la Californie, une circonstance qui suscite la fureur de l’opinion publique d’un État déjà lourdement endetté de milliards de dollars. Le mois dernier, la mère célibataire de 33 ans, sans emploi, a donné naissance à des octuplés, alors qu’elle avait déjà à sa charge six autres enfants, qu’elle faisait vivre grâce à un montant mensuel de 490 $ en coupons alimentaires, et à des prestations d'invalidité de la Sécurité sociale pour trois d’entre eux. «Je pense que le droit d'une femme à enfanter doit être limité en fonction du nombre d’enfants que les parents sont en mesure de soutenir financièrement», écrit Charles Murray dans une lettre au Los Angeles Daily News. «Pourquoi ma femme et moi, en tant que contribuables, devrions-nous subvenir aux besoins des 14 enfants de Mme Suleman? (6)»

    Le titre de l’entrée du Blog, du 11 février 2009, est éloquent : Letting parasites breed (Laisser les parasites se reproduire)…

    Au Royaume-Uni, la brutalité du discours politique des partisans des réformes de l’État-providence est telle qu’on ne se surprendra pas d’entendre, à certains moments, des propositions extrêmes, notamment des appels au contrôle des naissances chez les pauvres. Des mesures plus radicales ont commencé à être entendues dans les médias, émanant de la classe politique au pouvoir. Jeremy Hunt, ministre de la Culture, des Jeux olympiques, des Médias et des Sports du cabinet Cameron, a par exemple exprimé l'avis, en 2010, que l’État britannique ne devrait plus soutenir, par des prestations, les familles pauvres ayant un grand nombre d’enfants. (7) 

    Howard Flight, un politicien conservateur nommé à la Chambre des Lords, a suscité la controverse en affirmant que le changements apportés à la politique d’allocations familiales allaient encourager les pauvres à se reproduire : (Il a déclaré au London Evening Standard: «Nous aurons un système qui découragera les classes moyennes d’avoir des enfants, pour des raisons d’argent. (...)." Mais pour ceux qui sont assistés, il y a tout le soutien possible. Eh bien, ce n'est pas très brillant."» (8)

    Chirurgien s'apprêtant à faire une vasectomie sur un patient mâle

    Cliché non daté : OMS - E. Schwab - Source : U.S. National Library of Medicine

     

    Un certain nombre de politiciens de droite, aux Etats-Unis notamment, convaincus que la pauvreté a une dimension génétique, que les pauvres sont en quelque sorte destinés à rester pauvres (9), préconisent à nouveau leur stérilisation afin de régler leur triste sort. Dans les années 1990, un projet de loi avait été présenté à la législature du Dakota du Sud, afin que les pauvres puissent, sur une base volontaire, être stérilisés en échange d'un soutien financier.

    En 2008, en Louisiane, un député à la Chambre des représentants de l’État, John LaBruzzo, a préconisé la stérilisation des femmes pauvres : « Horrifié de ce que les bénéficiaires de l'aide sociale puissent acquérir des téléphones cellulaires et des cigarettes grâce aux aides qu’ils reçoivent de l'Etat, il envisage de présenter un projet de loi afin de verser aux femmes qui le veulent un montant de 1000 $ pour qu’elles subissent une ligature des trompes de Fallope, et de promouvoir efficacement la stérilisation des femmes pauvres avec le soutien de l'État. Cette loi devrait également inclure des incitatifs fiscaux pour les couples plus riches, plus éduqués, afin qu’ils puissent avoir davantage d'enfants. Pour lui, la racine de la crise de l’assistanat s’explique par le fait que les pauvres se reproduisent plus vite que ceux qui seraient mieux qualifiés qu’eux pour avoir des enfants. La pauvreté est un fardeau pour l'État, et une solution simple pour le diminuer est la stérilisation des pauvres. » (10)

    Bien sûr, cette proposition du député louisianais a été condamnée par l’establishment politique et par les médias officiels. Mais si l’on consulte certains blogues et certains forums de discussion, on constate que bon nombre d'Américains sont loin d'être hostiles à cette proposition.

    LaBruzzo ne faisait que marcher dans les pas de l’un de ses prédécesseurs, le politicien d’extrême-droite David Duke, représentant à la même législature, qui proposait, en 1991, d’offrir une somme de cent dollars aux assistées sociales qui auraient accepté d’utiliser, sur une longue période, les implants contraceptifs Norplant.

    À l’époque, certains groupes de santé publique et de défense des droits de la personne craignaient que tels contraceptifs puissent être utilisés comme un instrument de contrôle social, dont on pourrait forcer « l’installation » chez des femmes pauvres ou chez celles dont la fécondité pourrait être vue comme une menace pour la société. (12). Trente ans plus tard, au vu de la radicalisation du débat sur les finances publiques et les coûts de l’État-providence dans certains pays, est-il irréaliste de penser qu’une telle approche pourrait être réactivée ? 

     

    Notes

    (1) Patrick Sabatier, « L'eugénisme hante encore les Etats-Unis. Plus de 60 000 stérilisations furent pratiquées de force de 1907 à 1960 », Libération, 28 août 1997 - http://www.liberation.fr/monde/0101221508-l-eugenisme-hante-encore-les-etats-unis-plus-de-60-000-sterilisations-furent-pratiquees-de-force-de-1907-a-1960
    (2) « La charité humaine peut-elle faire polémique? ». Cafés-Philo De Chevilly-Larue et De l'Haÿ-Les-Roses, 15 mai 2011 - http://cafes-philo.org/2011/05/theme-la-charite-humaine-peut-elle-faire-polemique/
    (3) Fabrice Dannequin, « L’influence de l’eugénisme galtonien dans la pensée de Joseph Alois Schumpeter », Revue Interventions économiques [Online], 46 | 2012, Online since 01 November 2012, connection on 21 June 2013. URL : http://interventionseconomiques.revues.org/1753. Les citations de Galton proviennent de cet article.
    (4) Joseph Wresinski, « Vivre dans la dignité ! ». Allocution de conclusions lors du colloque international Vivre dans la dignité, Familles du Quart Monde en Europe, Strasbourg, Conseil de l’Europe, 23 et 24 novembre 1984 - http://www.joseph-wresinski.org/Vivre-dans-la-dignite.html
    (5) John Blake, « Return of the 'Welfare Queen' », CNN, 23 janvier 2012 - http://www.cnn.com/2012/01/23/politics/weflare-queen
    (6) Raul Singh, « Lettin parasites breed ». Blogue Amerika, 11 février 2009 - http://www.amerika.org/darwinism/letting-parasites-breed/
    Traduction libre du passage suivant : « A big share of the financial burden of raising Nadya Suleman’s 14 children could fall on the shoulders of California’s taxpayers, compounding the public furor in a state already billions of dollars in the red.

    Even before the 33-year-old single, unemployed mother gave birth to octuplets last month, she had been caring for her six other children with the help of $490 a month in food stamps, plus Social Security disability payments for three of the youngsters.

    “It’s my opinion that a woman’s right to reproduce should be limited to a number which the parents can pay for,” Charles Murray wrote in a letter to the Los Angeles Daily News. “Why should my wife and I, as taxpayers, pay child support for 14 Suleman kids?” »
    (7) Daniel Sage, Attacking the poor in the UK. Site Inequalities. Publié le 26 octobre 2010 - http://inequalitiesblog.wordpress.com/2010/10/26/attackingthepoor/
    (8) Tory peer Flight apologises for benefits remark, BBC News, 25 novembre 2010 -
    http://www.bbc.co.uk/news/uk-politics-11837538
    Traduction libre du passage suivant : « He told the London Evening Standard: "We're going to have a system where the middle classes are discouraged from breeding because it's jolly expensive. (…) "But for those on benefits, there is every incentive. Well, that's not very sensible." »
    (9) Does eugenics have contemporary relevance? – Par Sociological Imagination, 21 mai 2012- http://sociologicalimagination.org/archives/10130
    (« that poverty is caused by fixed character attributes, that the poor are pre-destined to be poor »)
    (10) Rachel M. Singh, « The Undeserving Poor - More alarming than LaBruzzo’s eugenic proposal is America’s response », The Harvard Crimson, 5 octobre 2000 - http://www.thecrimson.com/article/2008/10/5/the-undeserving-poor-hurricanes-have-a/
    Traduction libre du passage suivant : « Horrified that welfare recipients should have cell phones and cigarettes on the state’s dime, he is considering a law to pay willing women $1000 to undergo Fallopian tube ligation and effectively promote state-sponsored sterilization of poor women. The law would also include tax incentives for wealthier, more educated couples to have more children. To him, the root of the welfare crisis lies in poor people reproducing faster than those who are presumably more qualified to have children. Poverty is a burden on the state, and diminishing that burden is apparently as simple as sterilizing poor people. »
    (11) Tamar Lewin, « 5-Year Contraceptive Implant Seems Headed for Wide Use », The New York Times, 29 novembre 1991 - http://www.nytimes.com/1991/11/29/us/5-year-contraceptive-implant-seems-headed-for-wide-use.html?pagewanted=all&src=pm
    (12) Voir ibid.
     

    Date de création : 2013-06-20 | Date de modification : 2013-06-25
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    Stéphane Stapinsky
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