Monnaie et gouvernance

Gilles Paquet
Définition de la monnaie et présentation de ses modifications récentes, jusqu'à la monnaie virtuelle.
«Les preuves fatiguent la vérité» Georges Braque

«Les manuels de théorie économique conventionnelle présentent la monnaie comme toute "chose" qui sert à la fois de médium d'échange ou de numéraire, d'unité de compte, et de réservoir de valeur. Son rôle premier est de faciliter les échanges. Avant la monnaie, c'était le régime du troc. Pour qu'il y ait échange, il fallait que les deux parties en présence aient exactement le bien qui convenait à l'autre. Sinon, l'échange ne pouvait s'effectuer. La monnaie a découpé la transaction en deux parties indépendantes: l'achat et la vente. Quand la monnaie existe, il suffit d'une cohésion sociale minimale et d'un faible degré de confiance pour qu'une personne accepte en contrepartie pour un bien qu'elle possède un numéraire qu'elle croit et compte pouvoir échanger contre d'autres biens plus tard.


Monnaie fiduciaire

Ce minimum de cohésion sociale et de confiance qui est au fondement de toute monnaie émane soit d'un acte de foi, d'une acceptation générale du numéraire par la communauté, soit d'un édit des autorités qui l'établit comme cours légal dans un territoire donné. Ces deux sources de monnaie ont des conséquences fort différentes. Dans le premier cas, la monnaie peut sourdre soit d'une coutume immémoriale, ou d'une convention émergeant par chance ou librement négociée, ou être le résultat d'une concurrence entre monnaies privées. Dans la plupart des cas, on voit émerger des monnaies qui vont se concurrencer sur la base de leur fiabilité ou coefficient de crédibilité respectives. Le ou les numéraires qui perdurent sont ceux qui sont le plus vastement ou localement acceptables dans un réseau d'échange donné. Des régimes de monnaies parallèles au niveau local, régional et national sont possibles. C'est ainsi qu'on a recensé pas moins de 300 devises locales de par le monde (dont 85 monnaies locales dans 26 états américains - la plus fameuse étant celle des "Ithaca HOURS"), servant surtout comme base de troc multilaréral au niveau local (Frick, 1996). Personne ne contrôle ces monnaies et elles sont une sorte de vaseline qui facilite les échanges.

Dans le second cas, la monnaie est la production d'un monopole d'État qui impose le médium d'échange et tente de le contrôler. L'État bénéficie de ce monopole de multiples façons: la monnaie sert à la fois de source d'unité symbolique du pays, de source de revenu pour l'État, pour autant que le coût de production de la monnaie est moindre que sa valeur nominale (c'est ce qu'on appelle le seigneuriage), d'instrument de politique publique de stabilisation du niveau de l'emploi et des prix à la Keynes, et de moyen pour le pays de se donner une certaine indépendance politique en ayant sa devise propre.


Deux courants récents

Pendant tout le siècle allant des années 1870 aux années 1970, ce fut l'âge d'or pour les gouvernements nationaux dans leurs efforts pour contrôler la monnaie. Au cours de cette période, les monnaies privées ont été à peu près éliminées de la scène, sauf au niveau des transactions essentiellement locales. Mais le dernier quart de siècle a transformé grandement la scène. Le double processus de déterritorialisation et de dématérialisation de la vie économique a miné l'hégémonie des monnaies nationales/territoriales.

La mondialisation et la conséquente déterritorialisation de l'activité économique ont en vérité réduit considérablement les avantages de la production monopoliste de monnaie nationale. De plus en plus, les "grandes monnaies" comme le dollar américain ont déplacé les monnaies nationales dans la facturation même des "grandes" transactions, comme c'est le cas pour certains secteurs comme les pâtes et papiers; les avantages du seigneuriage ont été dilués à mesure que la monnaie plastique a été davantage utilisée, la puissance managériale des banques centrales des pays de moyenne ou de petite tailles s'est estompée, et l'illusion de pouvoir s'immuniser contre les grands soubresauts internationaux par un bon usage de la monnaie nationale s'est évaporée.

Cela ne veut pas dire que les États nationaux ont perdu complètement tout rôle dans la gestion de la monnaie. Ils ont simplement cessé d'être des monopoleurs qui contrôlent complètement leur territoire monétaire. Tout au plus jouent-ils un rôle d'oligopoleur (l'un seulement parmi un certain nombre d'intervenants qui conjointement et souvent de manière informelle et implicite assurent la gouvernance du système monétaire). Et selon la puissance et les ressources du pays, le rôle du partenaire-État peut être soit important soit mineur. La dématérialisation de l'activité économique a aussi eu des effets dramatiques sur la monnaie territoriale/nationale. Même s'il n'y a pas eu beaucoup de changement entre le drachme d'argent d'Athènes (qui fut probablement la première vraie monnaie internationale au Ve siècle avant JC) et les régimes d'étalon-or qui ont perduré jusqu'en 1971, au cours des dernières décennies, la monnaie est devenue de moins en moins concrète. Elle a cessé d'être une "chose". Insensiblement, la monnaie scripturale des écritures comptables des banques avait commencé à rogner le lien entre les réserves garantissant les paiements et les mouvements de monnaie. Ces liens sont devenus encore plus ténus.

À la limite, ces liens plus ténus ont permis que naissent nombre d'agences non-bancaires qui émettent de l'argent électronique sans avoir formellement et légalement à garder des réserves quelconques pour faire face aux promesses de payer qu'elles ont émises. En ce sens, la monnaie a commencé à perdre tout point d'ancrage avec un numéraire concret et est devenue entièrement matière de fiat.


Monnaie virtuelle

Dès lors, il est devenu possible d'entrer dans le monde de la monnaie virtuelle, une monnaie qui peut n'être que potentialité. Cette monnaie vivante et active est bien différente de la monnaie morte et inerte qu'on retrouve dans les réconciliations de comptes bancaires à la fin de la journée. Même si les comptes sont balancés de temps en temps, c'est l'entre temps qui compte. Tout au long de la journée, des sommes infiniment plus grandes sont potentiellement entrées en jeu. On est loin des stocks mesurés de monnaie inerte, on est dans le monde des flux monétaires putatifs. On est au coeur d'un vaste casino où tout le monde peut opérer à découvert pourvu qu'il y ait réconciliation des comptes à un certain moment à déterminer, en fin de soirée peut-être...

La métaphore qui vient à l'esprit d'experts comme Elinor Harris Solomon (1997), quand on parle de monnaie virtuelle, est celle de la particule virtuelle telle qu'on la définit en mécanique quantique moderne - une particule, écrit Stephen Hawking (1988, p.187), qui ne peut jamais être détectée directement mais dont l'existence a des effets tangibles et mesurables même s'ils sont temporaires. Les photons virtuels émis par un électron n'existent vraiment que s'ils sont captés par un autre électron. C'est seulement quand cela se passe que le photon devient "réel" et déclenche un écartement des électrons, avant de disparaître, mais ce non sans avoir fait entre temps beaucoup de dommage.

La taille de ce crédit fantôme et éphémère qui circule entre les moments de réconciliation comptable n'est pas mesurable parce qu'il constitue seulement un potentiel, mais ce potentiel peut se multiplier à l'infini puisque la nécessité de réserves a été abolie. De plus, la vitesse avec laquelle cette expérience se produit est d'autant plus grande que la monnaie prend une forme électronique. Enfin, ce crédit potentiel est à la base d'un édifice qui peut le démultiplier d'autant plus vite, et donc avoir des effets tangibles importants, qu'il s'investit dans des produits dérivés pour lesquels les achats et ventes sur marges minimes sont possibles. Ce nuage monétaire fantôme est un multiplicateur puissant et potentiellement délétère ainsi que les expériences de la Baring Bank et du Long Term Capital Management Fund l'ont montré.


Gouvernance paradoxale

Dans ce monde de monnaie virtuelle dématérialisée et déterritorialisée, la gouvernance monétaire échappe aux banques centrales à tel point (1) qu'on ne sait plus tout à fait ce qui constitue une monnaie (2), que le stock de monnaie a cessé de prendre la mesure des véritables flux de monnaie en acte (3) que les transferts deviennent impossibles à mesurer, et (4) que le système bancaire devient de moins en moins le lieu unique de la monnaie et du crédit.

Certains ont suggéré que les flux financiers intercontinentaux continus - 24 heures par jour - ont créé un marché global et que la gouvernance de la monnaie a été prise en charge en fait par la "main invisible" du marché mondial. C'est une erreur. Un grand nombre de structures intermédiaires jouent encore un rôle déterminant. Par exemple, il existe un fort biais des nationaux en faveur des bourses locales et des transactions nationales. Voilà qui permet aux banques centrales nationales de conserver un certain pouvoir. Mais elles doivent partager ce pouvoir avec un certain nombre de nouveaux partenaires: les créateurs de monnaie virtuelle comme les institutions de cartes de crédit et de débit et les créateurs de monnaie plastique, les réseaux maffieux de lessivage de l'argent, les réseaux de transferts de monnaie électronique, et une panoplie de réglementeurs différents dans les systèmes financiers nationaux des divers continents.

Cette gouvernance distribuée a certains avantages. D'abord, elle rend le système monétaire multistable, comme diraient les cybernéticiens: en fragmentant le système monétaire mondial, elle le rend moins vulnérable à une défaillance globale. C'est ainsi que les chocs majeurs enregistrés dans les systèmes japonais ou russe dans le passé récent ont malgré tout eu des effets beaucoup plus limités qu'on ne l'avait prévu sur le reste du monde. Ensuite, le biais "national" qui perdure a permis, à cause de la force d'inertie même qu'elle impartit aux diverses zones monétaires, sinon d'imperméabiliser complètement tout au moins d'immuniser en partie les systèmes monétaires nationaux contre les nombreux chocs externes en provenance des macro-spéculations. Rappelons que seulement 10% des actifs des 500 plus gros investisseurs institutionnels sont en actifs étrangers. Enfin, elle a permis aux diverses zones monétaires de préserver une mince marge de manoeuvre qui a donné aux banques centrales certains atouts leur permettant de garder une place à la table. Mais cette gouvernance distribuée d'une monnaie fantôme a de la difficulté à prendre forme, car les nombreux intervenants qui ont part à la gouvernance ne sont pas tous présents autour de la table de concertation. Certains de ces intervenants ne sont même pas constitués en corps responsables. Cela n'empêche pas certaines négociations de se poursuivre et certains impairs d'être réparés. Cependant, il s'agit la plupart du temps d'opérations de rescapage organisées en catastrophe avec un petit groupe d'intéressés (comme ce fut le cas dans l'affaire du Long Term Capital Management Fund), ou d'arrangements improvisés plus ou moins à l'amiable (comme ceux qui se sont concrétisés entre les banques suisses et la communauté juive spoliée durant l'Holocauste), ou de manoeuvres diverses de la police judiciaire qui ne font rien pour réparer les failles institutionnelles dans les régimes monétaires et financiers (comme dans le cas de Nicholas Leeson dans l'affaire des contrats à terme à Osaka et à Singapour).

La gouvernance distribuée en place est incomplète, inadéquate et laxiste. Il faut donc la construire sur une base plus solide si l'on veut éviter un laisser-aller, une incurie criminelle suggèrent certains.


Citoyenneté économique

Le coeur du problème est la difficulté majeure de repérer, d'identifier et de donner la parole aux divers intervenants qui jouent un rôle déterminant dans le système monétaire, de leur permettre de se faire entendre à la table de concertation. Et au coeur de cette difficulté, il y a le problème qu'ils n'ont pas tous la légitimité nécessaire. Alors que les anciennes institutions de l'État-nation comme les banques centrales ont cette légitimité, ce n'est pas le cas pour les nouveaux venus comme les producteurs de monnaie plastique et de monnaie virtuelle, qui pourtant exercent des pouvoirs importants dans le monde monétaire et sont capables de discipliner les gouvernements ou de faire tourner au vinaigre même des économies saines en un tournemain.

L'idée de reconnaître à ces intervenants organisationnels non-étatiques une citoyenneté économique revient à leur refuser le droit au maquis, à l'anonymat, à leur nier le droit de simplement exercer un pouvoir sans avoir les obligations et les devoirs de justification et de prudence correspondants. Leur reconnaître la citoyenneté économique aurait le mérite de mettre en visibilité, clairement et inexorablement, les divers intervenants qui sont imputables dans ces dossiers monétaires, et de rendre possible qu'on négocie ouvertement les contrats moraux et les armistices sociaux qui s'imposent si l'on veut construire un ordre monétaire effectif.

C'est un besoin qu'on ressent dans divers forums sans l'admettre ouvertement. Ainsi, à l'OCDE, lors des débats sur l'Accord multilatéral sur les investissements, des intervenants représentant de nombreux pays de par le monde, mais provenant aussi de groupes transnationaux, sont venus à la barre pour défendre ou dénoncer l'accord. Quand on leur a refusé l'accès à la barre, ils se sont fait entendre dans la rue. Ces quasi-négociations malaisées ont réussi à faire dérailler le processus. Mais cela s'est fait sans qu'on reconnaisse à tous ces intervenants le statut qu'ils méritent.

Certains éprouveront un malaise à voir s'instaurer de tels arrangements à saveur corporatiste. Cependant, s'il y a communauté d'intérêts, et si ces communautés ont des droits de facto, elles doivent aussi reconnaître leurs obligations. Et tenter de mettre en visibilité les intervenants significatifs ne peut que faciliter la mise en place de concertations significatives et la création de consensus porteurs.

Vouloir créer ce genre d'arrangements peut paraître utopique et même répréhensible pour ceux qui n'ont pas compris l'urgence de reconstruire un ordre institutionnel capable d'assurer une gouvernance monétaire saine. Si l'on n'agit pas maintenant, un nouveau terrorisme économique qui ferait un usage déstabilisateur de la situation confuse est tout à fait pensable et même plausible. Or, de même que l'éthique permet de reconnaître la légitimité des terroristes d'hier et de les admettre à la table de négociation si on a l'espoir qu'ils vont accepter de négocier de bonne foi et accepter des responsabilités dans la mise en place d'un cadre réglementaire négocié, il devrait être possible de mettre en visibilité les grands groupes actifs dans le monde monétaire nouveau, de leur reconnaître une citoyenneté économique formelle, d'en faire des producteurs de gouvernance et de les faire participer à la mise en place d'un cadre réglementaire dans lequel chacun aura à la fois des droits et des responsabilités.

Ce stratagème aura non seulement l'avantage de faire sortir de l'ombre un groupe d'intervenants majeurs qui pour le moment vivent dans le maquis et refusent toute forme de responsabilité dans la gouvernance monétaire (comme les quasi-banques, les émetteurs de monnaie virtuelle, les blanchisseurs d'argent et leurs alliés bancaires, etc.), mais de forcer nombre de groupes bien en vue comme les banques centrales, les grandes banques à charte, les maisons de courtage, les coopératives de crédit, les producteurs de monnaies locales, les micro-banques, etc., à préciser la nature de leur engagement dans le terrain monétaire, les droits qu'ils réclament et les responsabilités qu'ils sont en mesure d'assumer.

En effet, les abus d'agiotage, de spéculation irresponsable, ou de court-circuitage de canaux officiels ne se font jamais sans la complicité d'acteurs éminents et de groupes officiels. L'occasion de mettre le plus grand nombre possible d'intervenants autour d'une table légitime de concertation permettra de demander des comptes aux banques et maisons de courtage qui ont non seulement fourni les crédits pour les folles spéculations du fond Long Term Investment Fund par exemple, mais qui ont permis à leurs officiers de prendre personnellement une part incestueuse à ces opérations d'agiotage.


Envoi

Mais il ne saurait s'agir évidemment de créer une seule table de concertation mondiale ou continentale. Il faut construire des tables régionales et métropolitaines où les forces de l'argent seront amenées à s'asseoir, à rendre des comptes, et à prendre leurs responsabilités. C'est peut-être là d'ailleurs l'un des défis cruciaux de l'économie sociale: se montrer capable d'amener toutes les forces de l'argent (et non seulement le secteur coopératif) à la table de concertation.

Au niveau global, une telle concertation a deux objectifs: mettre du sable dans la machine financière de manière à ne plus permettre aux poussées spéculatives de dominer le terrain monétaire et d'engendrer la déstabilisation des économies concrètes (c'est la suggestion d'une taxe sur les flux financiers spéculatifs mise de l'avant par le Nobel d'économie James Tobin), et responsabiliser les intervenants dans le jeu monétaire mondial, de manière à améliorer le régime actuel de gouvernance distribuée (c'est la direction que pourraient prendre les réformes du Fond Monétaire International dont il est question ces temps-ci).

Au niveau régional/métropolitain, une telle concertation a aussi deux objectifs: ré-ancrer le terrain monétaire et financier dans un espace et un réseau local qui en ont besoin pour prospérer, et redonner au système monétaire son rôle de dynamo, à l'argent son rôle de médiation dans le processus économique, c'est-à-dire de purger la phynance (comme dirait Alfred Jarry) de la logique d'accumulation aveugle qui l'anime pour le moment, pour s'assurer que l'argent accélère le processus dynamique de production et de créativité économique au lieu de réduire, comme on le fait trop souvent, l'économie à une simple occasion d'accumulation financière. Ce rôle de dynamo passe, entre autres choses, tout autant par une déconcentration des grandes institutions financières qui, par la voix de leurs présidents - Matthew Barrett de la Banque de Montréal et Léon Courville de la Banque Nationale-, nous promettent décentralisation administrative et attention nouvelle aux besoins locaux, que par la création de micro-banques au niveau local, etc.

Il ne s'agit donc pas d'honnir la monnaie, l'argent et la finance, comme le faisait Henri Bourassa, qui parlait de l'argent comme de "l'excrément du démon" (Le Devoir, 17/X/1927), mais de prendre la gouverne de la monnaie, de montrer son vrai visage, d'obliger les forces de l'argent à prendre leurs responsabilités, d'apprivoiser la finance.»

Bibliographie
R.L. Frick (1996), «Alternative Monetary Systems», Durell Journal of Money and Banking, 8, 2, p. 29-35.
E. Harris Solomon (1997), Virtual Money, New York, Oxford University Press.
S.W. Hawking (1988), A Brief History of Time, Toronto, Bantam Books.

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