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Hommage du président George W. Bush et du Congrès américain au base-balleur noir légendaire Jackie Robinson

Département d'État américain
"Plus d'une génération après sa mort, le légendaire base-balleur afro-américain Jackie Robinson - le premier Noir à être admis dans les ligues majeures, vers la fin des années 1940 - a été décoré à titre posthume, le 2 mars, de la Médaille d'or du Congrès."
Le premier Noir à être admis dans les Ligues majeures, il est décoré à titre posthume

Plus d'une génération après sa mort, le légendaire base-balleur afro-américain Jackie Robinson - le premier Noir à être admis dans les ligues majeures, vers la fin des années 1940 - a été décoré à titre posthume, le 2 mars, de la Médaille d'or du Congrès.

Lors de cette cérémonie tenue au Capitole, le siège du Congrès, le président Bush, qui lui-même connaît bien les milieux du base-ball professionnel puisqu'il était copropriétaire d'une équipe du Texas avant de se lancer dans la politique au milieu des années 1990, a présenté la médaille à la famille de cette ancienne vedette qui est mort en 1972 à l'âge de 53 ans.

Fils de métayers de l'État de Géorgie, Jackie Robinson se fit remarquer pour ses aptitudes athlétiques hors du commun à l'université de Californie, où il excella dans quatre disciplines sportives. Après son service dans l'armée, il fut sélectionné par une équipe de la Ligue professionnelle afro-américaine de base-ball. Deux ans plus tard, sur la demande insistante de Branch Rickey, le président légendaire des « Dodgers » de Brooklyn (New York), Robinson passa à cette équipe, devenant ainsi le premier joueur noir des Ligues majeures de base-ball depuis la ségrégation de ce sport en 1889.

La suite de sa carrière galvanisa les supporters non seulement des « Dodgers », mais de tout le base-ball professionnel, et sa renommée s'étendit dans le monde entier. Rapide comme l'éclair à l'attaque, puissant frappeur, audacieux voire agressif à la défense, Jackie Robinson fut au terme de son parcours intronisé dans le Panthéon du base-ball professionnel.

Saluant la veuve de cette superstar, Rachel Robinson, et ses proches, M. Bush a souligné la grandeur de toute une carrière consacrée à la lutte contre le racisme, qui montre « ce qu'une seule personne peut faire pour rappeler à l'Amérique sa promesse fondatrice de liberté et d'égalité ».

On trouvera ci-après des extraits de l'allocution faite par M. Bush au Capitole.

***

Allocution du président Bush à l'occasion de la cérémonie de remise de la Médaille d'or du Congrès à Jackie Robinson

Le 2 mars 2005
Le Capitole des Etats-Unis
Washington

C'est un honneur d'être ici pour présenter la Médaille d'or du Congrès à Madame Robinson. C'est une grande tradition de notre parlement que celle d'honorer des Américains fantastiques et nobles, et c'est bien à cette catégorie qu'appartient Jack Roosevelt Robinson.

Vous savez combien il excellait au base-ball. Tous ceux qui suivent le base-ball savent combien il était extraordinaire, et connaissent ses statistiques fantastiques ainsi que tous les lauriers qu'il a récoltés. Mais il avait surtout le don de galvaniser les esprits. Pensez-y : voici un homme qui inspirait des petits de sept ans à rêver de porter le numéro « 42 » et de piquer un sprint vers le but décisif à Brooklyn, et qui poussait le gamin de sept ans que j'étais à l'époque à espérer trouver sa carte de base-ball dans le paquet de chewing-gum Topps, bien que je fusse un irréductible supporter des « Giants ». C'était un homme extraordinaire, son histoire était puissante alors, elle le reste aujourd'hui.

Elle est, en effet, de celles qui montrent ce qu'une seule personne peut faire pour rappeler à l'Amérique sa promesse fondatrice de liberté et d'égalité. C'est une leçon pour les générations montantes : une seule personne peut faire énormément pour donner le ton de notre nation.

Il a toujours lutté pour ce qu'il appelait une « citoyenneté de première classe ». C'est une expression intéressante, ne trouvez-vous pas, cette « citoyenneté de première classe » : pas de deuxième classe, pas de troisième classe, mais la citoyenneté de première classe pour tout le monde. Ainsi que John Kerry l'a dit, cela a commencé dans l'armée. Évidemment, cela s'est vraiment manifesté sur le terrain de base-ball. N'était-ce pas Branch Rickey qui se disait à la recherche, pour briser le mur de la couleur, d'un homme qui sache jouer au base-ball et qui ait la trempe nécessaire pour le faire ? Jackie Robinson possédait ces deux atouts. C'est pourquoi nous l'honorons aujourd'hui.

J'ai trouvé intéressante la citation de Martin Luther King à son sujet. Je pense qu'elle vous intéressera aussi. Il disait de lui : « C'était un pistard de la liberté avant que ces pistes n'existent. » C'est un beau compliment, quand on y pense. Pour moi, il exprime simplement le courage, la justice et l'honneur.

Ce fils de métayers de Géorgie avait appris de sa mère que la meilleure des armes contre le racisme, c'était l'emploi de ses talents, de ses talents que Dieu lui avait donnés, à utiliser sans gaspiller une minute, ce qu'il fit. Et cet esprit, passé de mère en fils, et maintenant de fils en famille, vit toujours à travers la Fondation Jackie Robinson. La Fondation Jackie Robinson est une cause noble qui aide les étudiants de couleur doués à faire leurs études supérieures. Je sais que les « Dodgers » continueront de soutenir cette fondation. J'espère que le milieu professionnel du base-ball l'aidera également.

J'ai à présent l'honneur de me joindre au président de la Chambre, M. Hastert, et au sénateur Stevens pour présenter la Médaille d'or du Congrès à Rachel Robinson, au nom de son époux, cette grande vedette du base-ball et ce grand Américain, Jackie Robinson.

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