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Cité

«S’il est vrai que l’homme est un animal social, comme le dit Aristote, la cité – l’organisation sociale des groupes d’hommes – fait partie sinon de la nature, du moins de sa nature. En effet, on ne devient pleinement humain que par pleine appartenance à la cité. D’abord parce que la survie même du petit de l’homme exige un environnement social protecteur et nourricier. Mais plus précisément parce que certains attributs fondamentaux de l’humanité, dont la raison, les émotions et les comportements de solidarité ne se développent pas, on le sait aujourd’hui, en l’absence du langage, de l’interaction sociale et des institutions de la cité.»
Dominique Collin, Repenser la cité à la mesure de l'homme

Essentiel

«Si Dieu est du sexe de l'homme, la ville est du sexe de la femme! À l'origine du moins. Avant la ville, qui n'était au début qu'un village, c'était la vie au jour le jour, l'aventure perpétuelle. Ce monde où les vertus viriles assuraient la survie était caractérisé par des outils et des armes de forme virile eux-mêmes: le javelot, la hache, etc. La femme allait équilibrer les choses en imposant la ville. Qu'est-ce que la ville, initialement, sinon un prolongement du sein maternel, c'est-à-dire une enceinte destinée à protéger les vases qui contiennent la nourriture pour les mois à venir?

* * *


La ville éduque aussi par le dialogue qu'elle rend possible. Dialogue vertical, selon l'axe du temps, avec les morts, à travers les souvenirs qu'ils ont laissés: oeuvres d'art, monuments publics, mais aussi et peut-être surtout humbles maisons désormais dignes de la dignité des générations qui s'y sont succédé. Dialogue horizontal, selon l'axe de l'espace, avec les vivants.

Définir la cité, nous dit Mumford, comme le lieu où il est toujours possible de converser d'une façon stimulante et sensée, n'est-ce pas un des meilleurs moyens de reconnaître toute l'importance de son rôle? ... On découvre Jérusalem dans le livre de Job, Athènes dans les oeuvres de Platon, de Sophocle et d'Euripide, et le Londres de la période élisabéthaine dans Shakespeare, Marlowe, Dekser et Webster. La vie de la cité semble s'exprimer dans ces répliques d'un dialogue dramatique et y découvrir en même temps sa plus profonde justification. Et de même l'absence du dialogue témoigne de l'échec de la cité qui n'arrive pas à former sa personnalité sociale.»
Jacques Dufresne, Mumford ou la cité organique

Articles


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S’il est vrai que l’homme est un animal social, comme le dit Aristote, la cité – l’organisation sociale des groupes d’hommes – fait partie sinon de la nature, du moins de sa nature. En effet, on ne devient pleinem

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