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    Dossier: Résilience

    Répertoire de sites sur la résilience

    Josette Lanteigne
    Dans le banian géant, il y a un oiseau qui n'est pas fasciné par les fruits de l'arbre matériel. Il s'identifie à l'Âme suprême, l'Autre qui n'est pas mangeur mais témoin. (Bhagavad-Gita)
    Photo Otto Kohler, reproduite avec son autorisation.
    En plus de nous guider dans le choix des sites, les commentaires nous font découvrir les divers sens du mot résilience. Note: les sites qui ne sont plus disponibles sont désactivés.
    The Archaeomedes Research Programme
    Dr. James McGlade

    Présentation
    Ce site ne contient pas moins de 14 occurrences du mot «résilience» (resilience). On ne sait plus ce qui est le plus intéressant, de la résilience systémique, de la résilience naturelle ou de la résilience sociale. Mais on constate que le sens général que l'auteur donne à ce terme revient à la durabilité.

    Extrait
    La perspective auto-organisationnelle
    Cette approche considère la dynamique de tout système socio-naturel (comprenant une population humaine et son environnement social et naturel) comme capable d'«auto-organisation» [dans le sens du concept d'autopoïèse développé par Maturana et Varela Voir Andrée Mathieu, «Le réseau socio-sanitaire québécois», L'Agora, vol. 4, no 3, 1997.http://agora.qc.ca/textes/amathieu.html] . De tels systèmes sont toujours dans un état de transition, étant par essence non linéaires et métastables. Il y a toujours deux ou plusieurs domaines d'attraction différents, vers lesquels un tel système peut converger. À l'intérieur de chaque domaine, ce système peut subir des fluctuations rapides, sans pour autant perdre sa résilience. C'est ce qui lui permet de perdurer en dépit d'un haut degré de nuisance, et de manifester des changements qualitatifs rapides. Cette capacité d'adaptation est dans une large mesure le résultat de mécanismes de renforcement qui s'instaurent entre les différentes parties du système comme à l'intérieur de chacune d'elles, ce qui porte le système jusqu'à un nouveau niveau d'évolution.

    Ténacité des détails de construction. Essais de rupture
    Vincent Haesler

    Présentation
    Second chapitre (voir aussi le troisième chap.) d'une thèse présentée en 1997 à l'École polytechnique de Lausanne. La résilience y est définie comme énergie de rupture résultant d'un essai standardisé à la ténacité. Cet exemple est très bien présenté, schémas et définitions (ces dernières sont dans un document distinct) à l'appui. Le site est intéressant à d'autres égards, puisqu'on y retrouve également les paroles des chansons de Robert Charlebois, ainsi qu'une histoire de la vie quotidienne des horlogers du Jura berlinois.

    Extrait
    L'essai de résilience est un très bon moyen pour comparer différents aciers entre eux, mais il doit être utilisé avec prudence pour estimer les caractéristiques de ténacité d'un matériau. L'inconvénient principal de l'essai de résilience est qu'il ne permet pas une analyse pour prédire les charges de rupture sur la base des caractéristiques du matériau.

    De la résilience
    Jacques Languirand

    Présentation
    Sur le site de l'émission radiophonique Par 4 chemins, on trouve ce texte et plusieurs autres passages sur la résilience, au sens psychologique (synonyme de la persévérance dans l'adversité ou ténacité). Le problème est, en gros, le même depuis Freud: pourquoi certains réussissent-ils à se sortir des pires épreuves, alors que d'autres sont brisés? Qu'est-ce qui distingue le résilient de la victime? Ce n'est pas la force, car les forts peuvent aussi être brisés. Il y a une forme d'immobilité absolue, d'insensibilité, voire d'abandon et de tranquillité qui est la plus grande protection au milieu du danger.

    Extrait
    Je ne parle ici que de cette capacité que nous avons de rebondir, une qualité que nous devons au fait d’avoir surmonté l’épreuve d’un passé difficile. C’est ce que j’appelle la résilience, une qualité utile au point qu’il nous arrive de nous demander comment ceux qui n’ont pas eu à la forger dans l’enfance parviennent à affronter les vicissitudes de la vie. Je n’aurais pas osé, il y a encore quelque temps, exprimer cette opinion aussi crûment. Mais j’ai trouvé, dans l’oeuvre de l’éthologiste Boris Cyrulnik --Voir Un merveilleux malheur, Éditions Odile Jacob, 1999: «On s’est toujours émerveillé devant ces enfants qui ont su triompher d’épreuves immenses et se faire une vie d’homme, malgré tout. Le malheur n’est jamais pur, pas plus que le bonheur. Un mot permet d’organiser notre manière de comprendre le mystère de ceux qui s’en sont sortis. C’est celui de résilience, qui désigne la capacité à réussir, à vivre, à se développer en dépit de l’adversité. En comprenant cela, nous changerons notre regard sur le malheur et, malgré la souffrance, nous chercherons la merveille»-- , que le mot résilience définit bien la notion dont je parle ici. Il aborde cette question dans un article récent, évoquant une recherche entreprise en 1938 par deux chercheurs américains. Sur une période de cinquante ans, ces derniers ont suivi 204 étudiants de Harvard, âgés de 18 ans au début de l’expérience. Ces jeunes gens étaient tous issus de familles «fortifiantes et venaient d’être acceptés dans une glorieuse université». En 1990, les chercheurs constatèrent que vingt-trois des sujets étaient morts avant l’âge de 60 ans, dont cinq à la guerre. Cyrulnik remarque que parmi les survivants, ceux qui avaient eu l’enfance la plus dure avaient su utiliser les mécanismes de défense les plus efficaces: la sublimation, le contrôle des affects, l’altruisme et l’humour. Pourquoi donc les épreuves, chez certains jeunes, réussissent-elles à enraciner des mécanismes de défense dont l’adulte va bénéficier plus tard?

    Résilience et interdépendance
    Extrait d'un rapport du RCRPP (Réseaux canadiens de recherche en politiques publiques)


    Présentation
    La résilience des plus démunis repose nécessairement sur les réseaux d'entraide. Ce qu'ils ne trouvent pas à l'intérieur d'eux-mêmes, ils doivent aller le chercher à l'extérieur, ce qui suppose que les ressources existent dans la société civile.

    Extrait
    La résilience des personnes repose nécessairement sur une force intérieure et un appui de l'extérieur. Par définition, la résilience représente la capacité d'affronter avec succès les risques et les déboires sérieux de l'existence. Il s'agit d'une combinaison de force intérieure, d'appui de l'extérieur et d'apprentissage à partir de l'expérience acquise. La confiance en soi est importante, comme le sont aussi une bonne scolarité, la capacité d'apprendre et de résoudre des problèmes, et l'aptitude à entretenir de bons rapports humains. Une personne qui possède une bonne dose de ces attributs peut souvent être autonome, c'est-à-dire qu'elle peut faire face à l'adversité sans détresse apparente. Les personnes plus vulnérables s'appuieront davantage sur les réseaux qui les lient à d'autres personnes à l'intérieur et à l'extérieur de la famille.

    Développer la résilience chez les enfants des milieux défavorisés
    Paul D. Steinhauer

    Présentation
    Comment expliquer que certains enfants survivent, voire s'épanouissent, dans l'adversité? La réponse est dans la résilience, soit l'aptitude à s'adapter et à se ressaisir devant un stress aigu. Avec le temps, l'enfant résilient mobilise les ressources dont il ou elle a besoin pour faire face aux défis qui se présentent aux défavorisés et renforcer sa personnalité.

    Extrait
    Plusieurs facteurs favorisent la résilience:
    · les traits de caractère, dont la sociabilité, l'aptitude à régler des problèmes, l'autonomie, la persévérance et l'optimisme;
    · les familles et les écoles, qui prodiguent soins et soutien et qui ont des attentes élevées mais réalistes, et donnent aux enfants l'occasion de participer et de contribuer;
    · les familles qui ont la force de faire face et de résister au stress chronique et aux crises répétées;
    · les communautés et les nations soucieuses du bien-être général, qui viennent en aide à la famille et qui considèrent l'enfant comme une ressource commune et précieuse.

    66e Congrès de l'ACFAS
    L'écologie sociale de la résilience chez les enfants et les adolescents à risque.

    Présentation
    Une nouvelle manière d'approcher l'adolescence et ses problèmes, qui peuvent parfois aller jusqu'à la maladie et particulièrement la maladie mentale consiste à faire appel à des concepts complexes comme l'invulnérabilité psychologique, l'adaptation humaine, l'ajustement psychosocial, les mécanismes de défense, le savoir-faire, etc., en mettant l'accent sur la prévention au lieu de centrer le traitement sur le diagnostic pathologique et l'élimination des symptômes. Pour que le renouvellement ait un sens, il doit correspondre à une vérité supérieure et non à des motifs arbitraires.

    Extrait
    Les enfants et les adolescents sont résilients en autant que le milieu dans lequel ils évoluent puisse structurer un univers de signification qui leur permette de faire confiance dans l'avenir. Le soutien social et la certitude que soi-même et le groupe au sein duquel on évolue sont fondamentalement moraux constituent la clé pour comprendre la capacité d'affronter les épreuves de la vie et s'y adapter. Le soutien social doit reposer sur une confiance dans le sentiment moral des autres. Par ailleurs, la disposition de l'espace spatial doit permettre à l'entourage de trouver des lieux d'échange spontané où on peut partager des solutions sur les problèmes actuels. Enfin, la surprotection de l'enfant pour le mettre à l'écart des épreuves de la vie peut l'empêcher de développer des moyens de défense adéquats et mener à une pseudo-adaptation. (Michel Tousignant)

    La résilience
    Comment certains enfants ont des «airbags» affectifs
    Entretien de Ariane Racine avec Michel Manciaux
    Le Temps (Suisse), 9 octobre 1998.

    Présentation
    On ne connaît pas encore la formule de l'indice de résilience psychologique, mais une chose semble certaine: une manière de se sortir des situations impossibles et de surmonter les épreuves consiste parfois à opposer le non-agir, l'indifférence et l'insensibilité, voire «un zeste d'autisme», à l'injustice, au lieu de réagir vivement. On pense ici à l'inégalable film de Roberto Benigni, La vie est belle Voir Life is beautiful (1997), où un père réussit à faire «oublier» à son enfant qu'ils sont prisonniers d'un camp de concentration nazi. On comprend alors ce que veulent dire les philosophes par des expressions comme: «le monde est mon monde» (Wittgenstein), «le monde comme volonté et représentation» (Schopenhauer), «on peut être libre entre les quatre murs d'une prison» (Kant).

    Extrait
    -- Quels sont, selon vous, les éléments qui développent cette faculté à surnager?
    -- Il y a très probablement, disons-le, des enfants qui possèdent un bagage génétique plus favorable. Mais il existe de nombreux autres facteurs «protectifs»: la présence d'un adulte «supportif» qui redonne confiance, l'humour, les rites d'une communauté, la dimension intellectuelle, l'imagination, la religion, par exemple. Pour tout enfant, avoir une bonne relation avec au moins un des deux parents ou avec un grand-parent est un important facteur de résilience.

    -- La mise en mots du vécu de l'enfant, de ce qui lui est arrivé de grave, est-elle une condition de résilience?
    -- Je ne pense pas qu'il faille trop s'attacher à la communication langagière: l'adulte peut aussi faire comprendre qu'il a compris et qu'il fait confiance à cet enfant.

    -- Qu'est-ce que la résilience a changé dans votre métier de pédiatre, au jour le jour?
    -- Travaillant comme professeur de pédiatrie préventive et sociale, j'ai eu affaire à des enfants qui, en dépit d'un handicap ou d'une maltraitance précoces et sévères, réagissaient de manière très positive au traitement. J'avoue que j'en étais resté à ce simple constat jusqu'à mes lectures sur la résilience. Aujourd'hui, je pense que le pédiatre ne peut plus se considérer comme l'acteur tout puissant de la réhabilitation de l'enfant et de sa famille. Notre rôle est de les aider à prendre conscience de leurs ressources mobilisables. Les influences extérieures sont capitales. La résilience introduit aussi l'idée d'un compagnonnage avec l'enfant. Aider tout bébé à développer ses compétences «précocissimes» comme nous savons le faire aujourd'hui, c'est lui permettre de devenir résilient.

    -- L'enfant devenu résilient le restera-t-il toujours?
    -- La résilience est un mélange d'inné et d'acquis à entretenir tout au long de la vie. Elle est aussi une notion qui s'oppose à celle du recommencement fatal, à tort fort répandue. Par exemple, des enfants victimes de parents maltraitants peuvent devenir des adultes résilients et vont enrayer la répétition des abus de génération à génération. Or, on entend souvent dire que tout enfant maltraité deviendra un adulte maltraitant. Cela n'est vrai que pour un 20% des cas, les autres trouvent la force de reconstruire leur vie autrement. Devenir parent est une épreuve importante qui constitue un révélateur de résilience. La grossesse et la petite enfance nécessitent une attention particulière, avec des coups de pouce professionnels, mais aussi associatifs ou communautaires. C'est une période à risque de rechute.

    La personnalité résiliente
    Présentation
    Certains traits sont présentés comme étant des facteurs de protection contre des comportements déviants, comme la délinquance, l'agression, les infractions criminelles et la violence.

    Extrait
    · l'estime de soi;
    · la confiance, l'optimisme et un sentiment d'espoir;
    · l'autonomie ou un sens d'auto-développement et d'indépendance (la capacité d'exercer un effort, de satisfaire ses propres besoins);
    · l'endurance ou la capacité de combattre le stress;
    · la sociabilité;
    · la capacité de vivre une gamme d'émotions;
    · des aptitudes positives permettant de faire face à des problèmes et de les résoudre, de prévoir les conséquences;
    · développement approprié pour l'âge;
    · moins de tendance à se blâmer pour la violence dans la famille;
    · la compétence de l'enfance, démontrée par des signes comme se livrer à des activités régulières, avoir un emploi à temps partiel, participer aussi bien à des activités scolaires que parascolaires, réussir relativement bien à l'école.

    Résilience d'un système informatique
    Lexique sur l'informatique et les domaines connexes

    Présentation
    La résilience est définie comme l'insensibilité d'un système aux défaillances d'un ou plusieurs de ses éléments.

    Extrait
    Le temps de réponse ou le débit du système peuvent se trouver affectés jusqu'à ce que les défauts ou défaillances aient été éliminés.

    La résilience durable
    CIRAD - 42 rue Scheffer 75116 PARIS

    Présentation
    Site proposant plusieurs définitions du développement durable, citations à l'appui.

    Extrait
    La sustainability est définie comme capacité de résistance aux chocs extrêmes en permanence, ce qui assure la survie (au minimum), et éventuellement permet la croissance et le développement, car celle-ci n'est pas remise en cause. Elle est à l'abri d'une catastrophe (au sens d'une évolution brutale).

    La résilience des écosystèmes
    Conseil canadien des ministres de forêts

    Présentation
    Un rapport technique qui décrit la capacité du Canada à mesurer la durabilité des forêts.

    Extrait
    La résilience traduit la continuité des écosystèmes et leur capacité d'endurer les changements et les perturbations tout en conservant la même productivité et les mêmes relations entre les populations. Il s'agit ici de la possibilité, pour les populations, de se rétablir à partir d'effectifs très faibles, grâce à une capacité régénératrice adéquate et à une répartition équilibrée des types forestiers et des classes d'âge.

    Un art martial pour la paix
    Mark Binder
    Aïkido Journal, été1997.

    Présentation
    Cet art pour la paix est un art de la résilience et son fondateur, Morihei Ueshiba, aurait pu définir la résilience comme l'art de s'harmoniser avec les énergies de l'univers. Pourtant, à suivre l'évolution de pratiquants sur un tatami, on a peine à croire que cette «chorégraphie» pourrait sauver un piéton assailli par surprise. Et à voir les films d'art martiaux, de Hong Kong ou d'ailleurs, qu'on nous présente depuis quelques années au Festival FanTasia à Montréal, par exemple, on a peine à croire que des entraînements aussi violents puissent avoir pour but la pacification. Seule la pratique peut nous convaincre du contraire: «commence le premier et ne regarde pas l'autre».

    On raconte que l'expérience fondamentale du fondateur de l'Aikido partit du constat qu'il y avait peu de pratiquants âgés des arts martiaux, la grande majorité d'entre eux s'étant vus obligés de renoncer à leur art, à cause des blessures et/ou de la facilité des plus jeunes à les surpasser. Or Morihei Ueshiba a créé un art qui le rendait encore capable, à 80 ans et souffrant d'un cancer, d'envoyer valser les plus jeunes de ses élèves: un marine américain qui avait été autorisé à lui servir de partenaire (uke) rapporte qu'après l'avoir attaqué avec toute sa force, il se trouva soudainement soulevé dans les airs pour se retrouver quelques instants plus tard sur le dos. Mais ceci fait partie de la légende, qui attribue des pouvoirs quasi miraculeux au sensei.

    Cet exemple montre que la résilience n'est pas seulement une affaire de jeunesse et de résistance mais aussi bien de vieillesse et de renoncement, puisqu'il s'agit de prévoir qu'en vieillissant, nos forces diminuent. L'Aikido est la voie de l'harmonie avec le ki, qui est une union des énergies de l'univers. Il ne s'agit pas de se contenter de pratiquer sur le tatami seulement, mais de transférer cet apprentissage dans la vie, pour la transformer et lui redonner son caractère premier. Ainsi, les techniques apprises en vue de les maîtriser avec naturel et précision ne sont que des métaphores utiles pour régler les conflits qui font rage en nous et autour de nous. À celui qui se demanderait ce que vaut l'Aiki, comme art d'auto-défense, puisqu'il enseigne surtout à éviter la lutte, il faudrait répondre qu'il est aussi utile que peut l'être le fait de savoir nager dans un ouragan.

    Extrait
    Quelles techniques devrions-nous pratiquer pour ne plus avoir à lutter avec ceux qui nous aiment? Quel est la plus petite force qu'il convient d'utiliser pour détourner ce qui nous apparaît comme une attaque violente et injustifiée (sans l'être nécessairement), et se fondre avec l'énergie de l'opposant sans la bloquer?
    Date de création : 2012-04-01 | Date de modification : 2012-04-01
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    Informations
    L'auteur

    Josette Lanteigne
    Collaboratrice à L'Encyclopédie de L'Agora
    Mots-clés
    Résilience psychologique, systémique, physique, écologique
    Extrait
    Mais j’ai trouvé, dans l’oeuvre de l’éthologiste Boris Cyrulnik, Un merveilleux malheur, Éditions Odile Jacob, 1999: «On s’est toujours émerveillé devant ces enfants qui ont su triompher d’épreuves immenses et se faire une vie d’homme, malgré tout. Le malheur n’est jamais pur, pas plus que le bonheur. Un mot permet d’organiser notre manière de comprendre le mystère de ceux qui s’en sont sortis. C’est celui de résilience, qui désigne la capacité à réussir, à vivre, à se développer en dépit de l’adversité. En comprenant cela, nous changerons notre regard sur le malheur et, malgré la souffrance, nous chercherons la merveille.»
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