Le Phare d'Alexandrie

Victor Hugo
C'est alors que des flots dorant les sombres cimes,
Voulant sauver l'honneur des Jupiters sublimes.
Voulant montrer l'asile aux matelots rêvant
Dans son Alexandrie, à l'épreuve du vent,
La haute majesté d'un phare inébranlable
À la solidité des montagnes semblable,
Présent jusqu'à la fin des siècles sur la mer,
Avec du jaspe, avec du marbre, avec du fer,
Avec les durs granits taillés en tétraèdres,
Avec le roc des monts, avec le bois des cèdres,
Et le feu qu'un titan a presque osé créer,
Sostrate Gnidien me fit, pour suppléer,
Sur les eaux, dans les nuits fécondes en désastres,
À l'inutilité magnifique des astres.

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