George Henry Durrie - Plus que 7 milles avant Salem

Bernard Lebleu

Des millions d'Américains ont été en contact avec les charmantes scènes hivernales de George Durrie, sans jamais connaître son nom. Ses oeuvres ont été popularisées par les gravures bon marché diffusées par la firme Currier & Ives, deux imprimeurs au flair commercial particulièrement aiguisé. Durrie savait aussi comment plaire au public. Il fut le premier artiste américain à faire de l'hiver en milieu rural son thème de prédilection. Ses confrères le surnommaient amicalement le "Snowman". Son art prolonge les grandes traditions picturales anglaises, hollandaises, basées sur un dessin minutieux et raffiné, des compositions chargées de détails évoquant, non sans une pointe de nostalgie, les bonheurs simples de la vie quotidienne. Contrairement aux peintres de la Hudson River School qui durant la même époque adoptent les grandes perspectives plongeantes ou panoramiques, Durrie favorise les plans rapprochés où, pour reprendre l'expression d'un critique, les personnages sont toujours à portée de voix du spectateur. Les fermes représentées sont des espaces ouverts, des lieux de passage qui s'offrent à notre regard et nous plongent dans ce monde bucolique enveloppé dans la douce blancheur de l'hiver.

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Bûcherons dans la forêt l'hiver

Matin d'hiver à la campagne (gravure par Currier & Ives)

Promenade en traîneau - 1860




En marge de la Conférence de Glasgow