| Altruisme |
Le mot «altruisme» appairait pour la première fois en 1854 dans le Catéchisme positiviste d'Auguste Comte et signifie une disposition désintéressée à aimer autrui et à se dévouer pour autrui. Dans certains cas, l’altruisme est une source d’inspiration pour la mort volontaire. | | Échec |
Un des facteurs qui favorisent le suicide est l’échec qui engendre l’humiliation ou la honte* et qui mène au découragement ou au désespoir. Selon l’hypothèse de Philippe Ariès, «À partir du 17e-18e siècle, et plus généralement au 19e-20e siècle, le moment du constat de l’échec a cessé de coïncider avec le moment de la mort. Il s’est avancé dans le temps d’une vie, il est devenu de plus en plus précoce, au point de se situer parfois aujourd’hui à l’âge de l’adolescence. | | Fuite |
Le suicide est très souvent un acte par lequel un individu ou un groupe tente d’échapper à l’adversité, qui peut prendre des formes multiples. Selon la typologie* de Baechler*, la fuite appartient au type escapiste. Ce type désigne tous les cas où le suicide est choisi comme un moyen d’échapper à un fait, un état ou un objet, perçus ou éprouvés comme mauvais et intolérables. | | Honte |
Dans la tragédie grecque, la mort volontaire des femmes est présentée comme une mort infligée sous le coup du déshonneur et de la honte (N. Loraux, Façons tragiques de tuer une femme). L’infamie a conduit nombre de militaires et de politiciens à choisir la mort à la suite de la défaite. Certains sujets estiment leur handicap physique, leur sexualité ou leur comportement moral comme déviants par rapport à la norme sociale. | | Typologies du suicide |
Il n’y a non pas un suicide, mais des suicides. Le profil des personnes qui se donnent la mort, leurs problèmes et les situations dans lesquelles elles sont engagées, le sens qu’elles veulent donner à leur acte, le but qu’elles poursuivent ainsi que les facteurs qui ont contribué à leur décision sont multiples et variés. |