| Manon Brunelle |
Le 11 juin 2004, cette Québécoise s’est rendue à Zurich en Suisse afin d’être assistée dans son suicide par l’Association pour une mort digne, connue sous le nom de Dignitas*. Atteinte de sclérose en plaques et confinée dans une chambre d’un centre de soins de longue durée, elle souffre de solitude, de perte d’autonomie et d’un sentiment profond d’inutilité. Se voyant dépérir et parfaitement lucide, elle décide de mourir et engage sa démarche auprès de Dignitas. | | George Exoo |
Pasteur de l’église de la New River Unitarian Universalist Fellowship de Beckley, Virginie, États-Unis. Militant pour le droit au suicide*, il a affirmé dans la Charleston Gazette qu’il a aidé Rosemary Toole, une Irlandaise de quarante-neuf ans, à se suicider, de plein gré, en respirant de l’essence et en avalant des médicaments. | | Jack Kevorkian |
Surnommé le «docteur suicide», il affirme avoir aidé près de cent vingt personnes à mourir. La chaîne de télévision cbs a diffusé en novembre 1998 un reportage le montrant en train d’assister médicalement, en septembre de la même année, le suicide de Thomas Youk, cinquante-deux ans, atteint de sclérose latérale amyotrophique (maladie de Lou Gehrig ou de Charcot). | | Le suicide assisté au Canada |
La tolérance à l’égard du suicide qui s’est développée dans l’antiquité à l’époque classique traduisait jusqu’à un certain point un mépris pour la faiblesse, la maladie et l’incapacité de jouer un rôle dans la société après un certain âge. Mais, en même temps, elle témoignait du désir de mener une « vie bonne et utile », ce qui était presque impossible lorsqu’il y avait un déclin physique marqué. Dans l’Antiquité, les Grecs et les Romains ont réussi à dissiper l’ombre et le mystère qui entouraient le suicide et à faire en sorte qu’il fasse l’objet du discours et du débat publics. | | Diane Pretty |
Onze jours après le refus de la Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg de lui accorder le droit de mettre fin à ses jours avec l’aide de son mari, Diane, mère de deux enfants adultes, s’est éteinte le samedi 11 mai 2002 à l’unité de soins palliatifs d’un hôpital londonien. Son décès a été précédé de moments très douloureux d’insuffisance respiratoire et de suffocation. | | Sue Rodriguez |
À quarante et un ans, Sue Rodriguez, une mère de famille de la Colombie-Britannique (Canada), apprend qu’elle est atteinte de la sclérose latérale amyotrophique (als), appelée aussi maladie de Lou Gehrig, et qu’il ne lui reste que quelques années à vivre. En novembre 1992, elle présente à un sous-comité des Communes une requête d’amendement à la section du Code criminel qui considère comme un crime l’assistance au suicide. | | Ramon Sampedro |
L’histoire de Ramon Sampedro a touché beaucoup d’Espagnols, qui ont pu suivre l’homme dans son long combat, fort médiatisé, pour obtenir le droit de mourir. Sampedro a plongé du haut d’une falaise un jour de marée basse, perdant l’usage de ses membres. Cloué à son lit depuis vingt-huit ans, il affirme que sa vie lui appartient et qu’il peut en disposer librement. Assisté pour accomplir son acte, il met fin à ses jours le 12 janvier 1998. | | Maïa Simon |
Maïa Simon, née le 10 novembre 1939 à Marseille et décédée le 19 septembre 2007 à Zurich en Suisse* est une actrice française. Elle avait débuté au théâtre, jouant sous la direction de Maurice Béjart, Jean-Louis Barrault ou Jorge Lavelli, avant d'apparaître dans de nombreux téléfilms et feuilletons comme Thierry la Fronde, La famille Boussardel, Commissaire Moulin. Au cinéma, elle a joué dans Nous irons tous au paradis, dirigée par Yves Robert et dans Les témoins d'André Téchiné. | | Suicide assisté (assistance au suicide) |
L’expression suicide assisté est une traduction littérale de l’anglais assisted suicide, qui nous vient des États-Unis. Jacques Pohier, dans La mort opportune (p. 179-212) aborde la question de la terminologie. La notion du suicide assisté a peu de rapport avec le phénomène général du suicide et ne s’applique qu’aux cas de personnes atteintes de maladie mortelle qui seraient justifiées de demander une euthanasie volontaire. |