| Âge |
Le suicide est un phénomène universel qui touche tous les groupes d’âge. Cependant, selon les études statistiques menées dans divers pays, le taux de suicide augmente avec l’âge. Par exemple, en 1999, en France*, chez les jeunes hommes de 15 à 24 ans, le taux de décès par suicide est de 12,3 sur 100 000. Ce nombre croît régulièrement avec les tranches d’âge. Ainsi, il double (26,1) pour les 25-34 ans et continue sa progression chez les 35-44 ans (35,8). | | Aînés, personnes âgées, vieillards |
Dans la plupart des pays industrialisés, le taux de suicide monte avec l’âge et atteint son sommet chez les hommes de 75 ans et plus. Cela est vrai pour beaucoup de pays, mais il y a des pays qui font exception à la règle. Selon les statistiques, sur 100 000 habitants en France*, près de 40 personnes de 75 ans et plus se suicident, ce qui constitue le double du taux national de suicide. Or, le taux de suicide des hommes y est quatre fois plus élevé que celui des femmes du même âge. | | J. Raphaël Boutin |
Directeur médical de l’hôpital Notre-Dame de Montréal pendant trente-six ans, le docteur Boutin, peu avant de se donner la mort, a fait parvenir au journal montréalais La Presse une lettre* dont voici des extraits qui rapportent certaines raisons de son suicide et qui révèlent l’esprit dans lequel il a accompli son geste. «À l’approche de mes quatre-vingt-trois ans, je prends de plus en plus conscience de mon vieillissement. | | Enfants (mort et suicide) |
L'enfant et sa propre mortCes trente dernières années, une abondante littérature (1) a été consacrée à la question de l'enfant gravement malade. E. Kübler -Ross, G. Raimbault, D. Oppenheim, D. Brun et plusieurs autres ont cherché à décrire et à analyser l'expérience de l'enfant confronté à l'éventualité de sa propre mort. | | Espérance de vie |
En France«Au milieu du XVIII° siècle, l'espérance de vie à la naissance est de 25 ans. Elle croit ensuite irrégulièrement pour atteindre à peine 45 ans il y a un siècle, en 1900. | | Jeunes |
D’après David Le Breton, sociologue de l’université Marc-Bloch de Strasbourg, les jeunes ne possèdent pas de la mort une vision fatale et irréversible comme leurs aînés. La mort n’est pas perçue comme une destruction de soi et n’a pas le sens de la finitude de l’existence. Selon les propos recueillis chez les adolescents, elle est à l’image du sommeil dont on s’éveille un jour, un temps de suspension ou de purification, qui permet de se dépouiller des scories qui infectent l’existence. |