| Nicolas Berdiaeff |
Nicolas Berdiaev ou Berdjaev ou Berdiaeff (Nicolaï Aleksandrovitch), né le 19 mars 1874 à Kiev (Russie), et décédé le 24 mars 1948 à Clamart (France), est un philosophe russe et d'expression française. Il se détourne du marxisme après la révolution bolchévique de 1917. Professeur à l'université de Moscou, il fuit la Russie en 1922. En 1924, il transfère à Paris l'Académie de philosophie et de religion qu'il avait fondée à Berlin. | | Henri Bergson |
Henri Bergson naît à Paris en 1839 d'une mère anglaise et d'un père polonais, tous deux d'origine juive. Quand, pour des raisons économiques, ses parents émigrent en Angleterre avec leurs deux autres enfants, Henri, âgé de neuf ans, demeure seul en France. Pensionnaire de l'Institut Springer, il fréquente le lycée Condorcet. En 1878, il entre à l'École normale. | | Confucius |
Confucius naquit à Qufu au pays de Lu en 551 avant J. C. et mourut en 479. Son nom est une latinisation du nom chinois Kongzi ou Kongfuzi (Maître Kong). Mettant les bases de ce que certains auteurs appellent l'«humanisme chinois», Confucius place l’homme au centre de ses préoccupations. Dès lors, il peut paraître étrange qu'il refuse de parler de la mort. | | Thomas D’Aquin |
Philosophe et théologien dominicain italien de langue latine, commentateur d’Aristote* et docteur de l’Église. Fondamentalement, il reprend les perspectives ontologiques d’Augustin* sur le suicide en tant que recherche illusoire du néant, mais en les intégrant à son discours sur le mal en tant que réalité de la nature. On ne peut pas désirer le néant pour lui-même. C’est seulement par accident qu’on cherche à éviter la vie et qu’on désire la mort. | | René Descartes |
La pensée sur la mort, développée par René Descartes (1596-1650), savant du Dubito et du Cogito, et glanée dans quelques-unes de ses lettres, est tributaire de sa conception de l'homme, composé d'un corps périssable et d'une âme immortelle, destinée à une éternité bienheureuse. Le temps de la vie ici-bas est si éphémère par rapport à l'éternité. | | Martin Heidegger |
Martin Heidegger (1889-1976), philosophe allemand né à Messkirch (Bade). Dossier sur le philosophe allemand (1889-1976) dans l'encyclopédie de l'Agora:agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Heidegger Présentation historico-encyclopédique du philosophe allemand:www.memo.fr/article.asp?ID=per_con_002 -«Der Tod ist die Möglichkeit der schlechtinnigen Daseinunmöglichkeit» (Heidegger, Sein und Zeit, amp50)«La mort est la possibilité de l'impossibilité pure et simple pour le Dasein». | | Héraclite |
Nous n’avons pas de mots pour dire la mort, car la mort est impensable, donc ineffable. « Nous voulons en parler, mais c’est pour dire qu’il faut nous taire. » (Médam*: p. 29) Inaccessible à l’intellect, la mort ne s’explique pas. Or, «sur ce dont on ne peut parler, il faut garder le silence» dit Wittgenstein* au début de son Traité logico-philosophique. Ainsi, le philosophe de Vienne assume l’inachèvement de tout discours humain ou la limite de toute approche rationnelle. | | Héraclite: Thanatos et Hypnos (Fragment DK 21) |
Nous présentons le texte grec du fragment 21 selon la numérotation de H. Diels et W. Kranz (D K) dans Die Fragmente der Vorsocratiken (Les fragments des présocratiques), Zurich 1974 (1912), suivi de quelques traductions du grec en français et anglais. Puis, nous résumons les commentaires de quelques auteurs.Texte grec:Thanatos éstin okosa egerthéntes orèomen, okosa dè eûdontes üpnos. | | Hypatie |
Hypatie, philosophe néoplatonicienne et mathématicienne, fille de Théon (v. 335 - v. 405), mathématicien et astronome célèbre, née à Alexandrie vers 350 futt tuée à Alexandrie en 415 par des moines chrétiens sur ordre de Cyrille, évêque d'Alexandrie, dans sa lutte contre les païens et les chrétiens partisans d'Oreste, gouverneur de la ville. | | L’altérité radicale de la mort |
La mort est le tout autre. Elle participe de la dimension du sacré. Elle échappe à la pensée. Elle se tient silencieuse derrière toutes les paroles, toutes les explications, toutes les interprétations. En elle-même, elle n’est pas touchée par celles-ci. Tout ce qui est pensée achoppe sur le mur infranchissable de la mort. La pensée ne peut parler de ce mur que tel qu’elle le voit de son point de vue, mais elle ne peut le franchir. | | La mort ? et après ? |
On pourrait penser que, si la mort fait l’histoire, ou même qu’elle l’est dans un certain sens, elle-même n’a pas d’histoire, et que l’on ne peut conséquemment rien en dire, un peu comme le prétendait Voltaire*, parlant de l’esprit et du corps (2). | | Montaigne (sur la mort) |
«Cicéron dit que philosopher ce n'est autre chose que s'apprêter à la mort.» C’est sur ce rappel de Cicéron* que Michel Eyquem de Montaigne (1533-1592), essayiste de l'art du bien mourir, ouvre le chapitre XX des Essais, livre I, intitulé «Que philosopher c’est apprendre à mourir ». En effet, dans les Tusculanes, Cicéron emprunte la forme oratoire de la disputatio ou de la discussion dialogique pour donner libre cours à sa réflexion sur les grands thèmes de la vie et de la mort. | | Mort fait biologique et phénomène social |
Pour qui sonnent les glas? Ils annoncent la mort aux vivants. La mort d'autrui annonce notre propre mort: tous nous mourrons! La proximité de la mort d'un être cher rend tout à coup notre propre vie extrêmement fragile: nous aussi, nous sommes mortels! La mort est donc une nécessité inéluctable qui n'épargne aucun vivant. Une vérité fondamentale et fatale que l'on peut énoncer avec certitude sur l'être humain, c'est que celui-ci est tôt ou tard la proie de la mort. | | Djalâl al_Din Rûmî |
Avant la venue des Mongols, l'Afghanistan d'aujourd'hui était le berceau d'une riche civilisation et la ville de Balkh était, parmi les cités, les plus importantes par son rayonnement. Bahaeddin Veled, le père de Rûmî, y était considéré comme le plus grand savant de l'lslam. Le sultan de cette contrée était sous l'influence d'un autre savant, Farreddin Razi, qui défendait la cause des philosophes de l'Islam. | | Spinoza (1632-1677) |
L’édition princeps duTractatus theologico-politicus fut publiée sans nom d’auteur et avec une adresse fictive en 1670 à Amsterdam par Jan Rieuwertsz l’aîné (1616-1687), l’éditeur de Spinoza(1632 - 1677). Une seconde édition fut publiée en 1672. La première traduction française fut publiée en 1678 avant même la traduction en néerlandais qui date de 1693. Cette traduction française présente deux particularités remarquables. |